Le Message du Graal (Divers)

Beaucoup de personnes qui réfléchissent et se posent des questions, en dépit de leurs croyances ou de leur foi en Dieu, se demandent: "Mais si Dieu existe, pourquoi laisse-t-Il faire de telles choses, comme les guerres, les nombreuses injustices ou souffrances qui marquent notre monde? Pourquoi n'intervient-Il pas?"


Abd-ru-shin, dans son Message du Graal, répond clairement à ces questions, au besoin de comprendre que nous portons en nous, quelle que soit notre vision du monde, notre foi, nos croyances, en accord avec l'Ordre Naturel et les Lois de la Création.


Tout d'abord, Dieu n'est pas ce Vieillard dans les cieux, avec une barbe blanche et sur les nuages, que beaucoup se représentent à l'évocation du mot "Dieu", conformément à l'imagerie populaire, issue de l'inconscient collectif, provenant de la façon dont le Divin a longtemps été représenté par les différents polythéismes ou monothéismes, comme par les différentes églises chrétiennes, de la même façon que dans d'autres religions également. Il s'agit là du problème de l'anthropomorphisme, c'est-à-dire le fait de se représenter un être sous des traits humains, sous une apparence humaine, à l'image de l'être humain et, pour Dieu, finalement, comme un superlatif de l'humain, à sa plus haute perfection. Cela induit le fait de penser que Dieu, avec Sa Puissance Divine, peut agir de façon arbitraire, comme le font les êtres humains, selon une appréciation bien limitée des choses.


Abd-ru-shin, dans son enseignement, présente plutôt Dieu, donc le Pur-Divin, comme la "Lumière-Originelle", la VIE Elle-même, à l'état pur, Absolue, Eternelle, Infinie et Illimitée, Indicible et sans forme, c'est-à-dire non pas forcément "Quelqu'Un", mais plutôt, d'une certaine manière, "Quelque Chose", Quelque Chose Qui porte en Soi la Vie, Qui est même la Vie, Qui puise en Soi Sa propre énergie et Se renouvelle Soi-même éternellement, l'Origine de tout l'Être, la Source de tout ce qui est, existe, vit, se développe et s'épanouit, la Force, incroyablement bienveillante et bienfaisante, Qui régit l'ensemble de tout ce qui existe. De Son Esprit, c'est-à-dire de Sa Volonté, sont issues les Lois de la Création, ou Lois de la Nature, qui sont l'expression de Sa Volonté Créatrice, parfaite depuis le commencement, et qui portent en elles Sa Volonté Créatrice, agissent et régissent l'ensemble de tout ce qui existe, visible et invisible, mais partout naturel, car appartenant à la Nature, qui n'est autre que l'Œuvre de Dieu, le Créateur.


Or, l'être humain, de par son origine et son essence spirituelles, comme le dit la Bible, est, en quelque sorte, porteur de cet Esprit, le Souffle de Dieu, en partie; il est donc, dans son noyau intérieur vivant, "esprit", autrement dit "souffle ou étincelle de Vie", et dispose ainsi, à l'image de la Volonté Divine Qui est Esprit, d'un libre arbitre, c'est-à-dire d'une libre volonté, libre faculté de résolution, tout en étant ensuite, systématiquement, conformément aux Lois, soumis aux conséquences de ses propres résolutions, et donc non seulement ainsi responsables de ses actes, mais également de ses paroles et même de ses pensées. Il doit donc inévitablement récolter ce qu'il a semé, par ses pensées, ses paroles et ses actes. Et, suivant ses propres choix, eh bien, l'être humain est ainsi capable du meilleur comme du pire. Le Créateur ne peut donc pas obliger l'humanité, seulement l'inciter, en prenant conscience de ses capacités et de ses responsabilités, à prendre une autre orientation, d'autres directions, qui la mènent vers le haut plutôt que vers le bas, c'est-à-dire qui lui apportent paix, bonheur et joie, plutôt que guerre, malheur et souffrance.


Ainsi furent envoyés au cours de l'histoire des êtres, des messagers, dont le but était d'apporter, par leur parole, leur enseignement, leur message, des images de la Création et de son activité, afin d'éveiller spirituellement, donc humainement, les êtres humains, afin qu'ils se développent et s'épanouissent pleinement en tant qu'êtres véritablement "humains". C'est ainsi que naquirent les différentes religions. Malheureusement, plutôt que d'accepter ces messages voulus du Divin comme le nécessaire mode d'emploi de la Vie, de la Création, et de les appliquer, de s'en servir, afin de trouver la plénitude et le bonheur, les êtres humains en firent des religions, c'est-à-dire quelque chose qui repose à côté de l'existence, non pas au coeur de l'existence, ils recouvrirent les purs enseignements de leurs propres interprétations erronées, de leurs restrictions de compréhension, les déformèrent et se perdirent dans des choses finalement secondaires, dans des formes bien souvent uniquement extérieures, matérielles, qui n'avaient plus la même signification que le noyau. Certains instrumentalisèrent même le tout afin de s'en servir égoïstement pour rassembler des richesses matérielles ou exercer le pouvoir terrestre. Cela devint alors uniquement une organisation humaine terrestre qui lutte, dans des vues purement matérielles et terrestres, afin de se maintenir et de se développer.


C'est pour cette raison que, à travers l'histoire des religions, monothéistes comme polythéistes, en laissant de côté les déformations, déviations ou récupérations, on assiste en fait à une construction continue vers le haut, ce sont des éléments qui sont parties intégrantes du Tout, comme les pièces d'un puzzle, comme des clichés indépendants permettant à la fin d'obtenir une image en trois dimensions.


Et, de la même façon que le christianisme, par exemple, trouve ses racines dans, se base et s'appuie sur le judaïsme, de la même façon aussi que l'islam trouve ses fondements dans ces deux religions qui le précède, de même l'enseignement de Abd-ru-shin, dans son Message du Graal, se fonde également essentiellement sur ces trois religions monothéistes, en particulier sur le christianisme. Raison pour laquelle les adhérents, les adeptes ou plutôt les "fidèles" du Message du Graal peuvent être considérés comme une communauté spirituelle de croyants, plutôt de sensibilité chrétienne, mais dont les conceptions incluent également les vérités présentes dans les différentes religions ou  autres enseignements spirituels et philosophies de vie existant par ailleurs sur Terre.


Avec le Message du Graal, il ne s'agit pas non plus d'un syncrétisme, mais en fait du développement d'une image de la Création, des Lois Divines Naturelles qui la régissent et de leur activité, image qui permet de remettre chaque chose, chaque pièce du puzzle à sa place, en les reliant justement de la bonne manière, afin d'obtenir un Tout logique et cohérent, dans lequel chaque question trouve sa réponse, juste, logique et objective, en corrélation avec le reste, avec la Réalité, l'Univers et la Vie!


C'est pourquoi aussi, du vivant de Abd-ru-shin, beaucoup d'adeptes de son enseignement appartenaient à d'autres religions et continuaient à pratiquer leur propre religion, en cherchant cependant à insuffler la vie aux enseignements de cette religion et à en devenir des membres vivants et constructifs. Des êtres humains finalement authentiquement "humains", adultes et responsables. Ce qui ne peut apporter que profit à tout peuple, à toute société, à tout pays comme à toute l'humanité dans son ensemble, évidemment dans le sens d'un ennoblissement de l'humanité et non pas dans le sens de l'accumulation de richesses matérielles ou de l'exercice de la puissance terrestre.


Telle est l'image globale développée par Abd-ru-shin dans son Message du Graal, tel est aussi ce qu'il a vécu et voulu transmettre! Evidemment, ce n'est qu'un résumé succinct, condensé, à chacun maintenant de se plonger lui-même dans la lecture, l'étude et l'examen, afin de voir ensuite comment il peut s'en servir pour développer sa propre existence dans un bel et noble épanouissement humain vers le haut!

Par Alexandre Emmanuel
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Abdruschin, dans son Message du Graal, ne dit absolument rien du tout sur la façon de se soigner, et de soigner le corps malade, même s'il donne quelques recommandations d'ordre général sur la nécessité de d'abord prendre soin du corps en bonne santé, attire l'attention sur l'importance de la composition et de l'irradiation du sang, d'une alimentation équilibrée, d'un exercice physique régulier, d'un sommeil suffisant, etc..., et sur le côté vivifiant des cures ou des changements temporaires et raisonnés d'alimentation. Il donne aussi, enfin, à l'occasion d'une question, une indication sur l'importance de la santé du foie dans les cas de cancer, mais uniquement comme une approche complémentaire, et certainement pas comme une méthode de soin exclusive!

D'ailleurs, d'une façon générale, à aucun moment, à aucun endroit, dans son œuvre tout entière, il ne dit: "Faites ceci exactement!" ou "Faites cela exactement!". Ainsi, ce que font les gens en général, quels qu'ils soient, d'ailleurs, adeptes du Message du Graal, de la Bible, du Coran, membres du "Mouvement du Graal", de l'église chrétienne catholique, d'un parti politique, du fan-club d'une star ou autres, ils ne le font que de leur propre chef, conformément à leur libre faculté de résolution, de décision, en fonction aussi, bien évidemment, de leurs convictions, représentations, selon leur degré de compréhension, de maturité, etc...

Je ne rentrerai pas en cela dans le détail.
Le but de cet article est surtout de montrer à quel point sont faux, malveillants, nuisibles et répréhensibles les amalgames qui sont faits parfois entre les actions, aussi aberrantes et dangereuses soient-elles, d'individus isolés et le "Mouvement du Graal" ou, pire encore, le Message du Graal et son auteur. Tout cela n'est que mensonge grossier et relève tout simplement de la diffamation! Mais c'est finalement tellement humainement stupide, méprisable et indigne, que cela ne mérite pas de s'en offusquer, de s'en énerver, ni de s'y attarder ou de s'y pencher plus longuement. En cela, chacun récoltera ce qu'il a semé, non seulement en actes, mais aussi en paroles et même en pensées.

Prenons, tout d'abord, l'exemple simple des vaccinations. La seule chose que dit Abdruschin, dans toute son œuvre, quant aux vaccinations, c'est la suivante:

"Jusqu'où cela en est-il, aujourd'hui, déjà arrivé? L'homme-muscle, voilà l'atout! Un chercheur sérieux qui, au cours de dizaines d'années de lutte, a trouvé un sérum qui, à des centaines de milliers d'êtres humains, chaque année, parmi grands et petits, offre protection et aussi assistance, en face de maladies mortelles, a-t-il jamais pu célébrer des triomphes pareils à un boxeur, qui, avec une brutalité purement terrestre et grossière, terrasse l'être humain d'à côté? Pourtant, y a-t-il en cela, pour une seule âme humaine, un quelconque profit?"

Exposé "Il était une fois!..." {I-19}

Ce qui laisse bien entendre qu'il considère comme bien plus important pour l'humanité,
et par conséquent digne d'être fêté, d'élaborer un vaccin permettant de sauver des êtres humains que de battre un autre être humain par la violence physique.

Quant aux controverses sur la vaccination, son efficacité, la façon dont les vaccins sont élaborés et fabriqués, ainsi que sur le lobbying pharmaceutique, c'est un tout autre sujet, qu'il appartient à chacun d'examiner, et par rapport auquel chacun peut se déterminer et se positionner comme il le veut, en fonction de ses connaissances, convictions, etc..., mais qui n'a plus rien à voir avec le "Mouvement du Graal", encore moins avec le Message du Graal et son auteur.

Il en va de même pour bien d'autres choses...

Dans son Message du Graal, Abdruschin ne parle pas, non plus, par exemple, à aucun moment, d'homéopathie ou de toute autre approche alternative dans le domaine de la santé physique et psychique! Mis à part, peut-être, du "magnétisme-guérisseur", mais jamais comme une méthode exclusive se substituant à la médecine conventionnelle ou à tout le reste de ce qui est à disposition de chacun pour se soigner, plutôt comme une approche complémentaire, enrichissante et non négligeable.

Abdruschin ne prône pas, non plus,
une alimentation exclusivement végétarienne, car il écrit même le contraire, il ne proscrit nullement le fait de boire de l'alcool ou de fumer (même s'il met en garde contre les effets néfastes du tabac comme de l'abus d'alcool), ni de regarder la télévision, de prendre des calmants, antidépresseurs, anxiolytiques, antibiotiques, etc..., il ne parle pas, non plus, encore une fois, à aucun moment, de transfusion sanguine ou de dons d'organes, d'opérations chirugicales, il n'est pas contre la médecine allopathique ou contre la chimiothérapie, tout simplement parce qu'il ne parle pas de la plupart de ces choses, surtout du fait que certaines d'entre elles n'existaient même pas à son époque ou n'étaient pas développées ou répandues comme elles le sont aujourd'hui!!

De plus, en passant, le Message du Graal laisse également penser que Abdruschin n'était ni pour le suicide, ni pour l'avortement. Car il explique clairement les conséquences de tels actes conformément à l'Ordre de la Création et aux Lois Divines Naturelles qui la régissent. Mais, là encore, de manière tout à fait objective et impersonnelle, sans jugement de valeur sur les personnes et ce qu'elles ont à vivre. Ce qui ne doit pas non plus, encore une fois, être naïvement interprété comme une prise de position contre ces actes, seulement comme l'explication objective du type de conséquences auxquelles s'expose celui qui commet de tels actes; tout cela, cependant, l'être humain doit le savoir afin d'assumer pleinement les conséquences de ses décisions, conformément aux Lois de la Création. La profondeur de la vision de la Création et la Sagesse qu'offre le Message du Graal en confondent encore un grand nombre, qui ne saisissent pas toute la dimension et la portée de ce qu'ils lisent dans les exposés de Abdruschin.

Tout cela pour répondre aux sombres inepties répandues par des personnes ou des associations si visiblement ignorantes, stupides, bornées, pleines de préjugés et de bêtise aveugle, parfois haineuses, agressives et violentes, de manière totalement irraisonnée et incompréhensible, à tel point que c'en est proprement ridicule et tout à fait humainement méprisable! Il est facile, derrière une telle attitude, un tel comportement, de tels discours, en examinant précisément et objectivement les choses, de discerner la bêtise humaine dans toute sa splendeur, voire la malveillance, la malfaisance et la pure volonté de nuire, à moins encore que ce ne soit plus trivialement l'indice révélateur d'une instabilité ou d'une maladie mentale!

Bref!

De toute façon, ce que dit fondamentalement Abdruschin dans son Message du Graal, c'est que l'être humain dispose à tout instant du libre arbitre, de la libre faculté de résolution, qui réside dans son esprit, au cœur de lui-même, et est ainsi entièrement responsable de chacune de ses décisions, de chacune de ses pensées, de  chacune de ses paroles et de chacun de ses actes!

Pour tous ces sujets, il appartient donc à chacun de se déterminer en son âme et conscience, de faire ses propres choix et d'assumer ensuite personnellement les conséquences de ses propres décisions. Il n'y a pas lieu de faire de quelconques amalgames et confusions, par ignorance, bêtise ou malveillance, malfaisance et volonté de nuire.

Enfin, il faudrait aussi, quand même, que les gens se rendent compte, en particulier ceux qui luttent contre les "sectes", qu'on ne peut pas retirer à chaque individu sa libre faculté de résolution, son libre arbitre, et nier sa propre responsabilité vis-à-vis des conséquences de ses propres décisions, qu'on ne peut empêcher personne d'être bête, de faire des erreurs, de croire à tout et n'importe quoi, que ce soit vrai ou faux, et d'agir en conséquence,
puisque, d'ailleurs, personne ne peut prétendre détenir à lui seul toute la Vérité absolue et en juger. On ne peut donc pas non plus empêcher les gens d'aduler un écrivain, une star de la chanson ou du cinéma, ou bien un messie quelconque, de suivre un gourou, un prêtre ou un homme politique, de faire partie d'un groupe ou d'une secte, d'un parti politique ou d'une religion, de se soigner comme ils l'entendent, de faire des dons à une église, à un parti politique, à un laboratoire de recherche médicale ou à la secte de leur choix, etc... Tout cela ne relève plus que du libre arbitre de chacun. Ensuite, des gens bêtes, bornés et méchants, il y en a partout! Et le problème des tendances et dérives sectaires provient surtout de là: de la bêtise individuelle additionnée à celle des autres!

Tout cela paraîtra évident à tout être réfléchi et posé, mais peut-être était-il malgré tout nécessaire de le rappeler, car, en effet, un raisonnement aussi simplement clair, objectif et logique semble bien souvent totalement hors de portée de beaucoup d'êtres humains qu'il faut qualifier, sans fausse indulgence, de stupides et bornés, et qu'on rencontre aussi, contrairement à ce que pourraient penser certaines personnes, dans les couches aisées et instruites de la population, parmi les personnes politiques, les hommes d'affaire, les religieux, les médecins, les scientifiques, etc... La bêtise humaine est indubitablement la chose la mieux partagée, répartie et répandue au monde, et comme dit l'adage: "Contre la bêtise, même les dieux sont impuissants!"
Par Alexandre Emmanuel
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Les extraits qui suivent, tirés du Message du Graal, doivent permettre au chercheur de se faire une juste idée des considérations qui sont celles de Abd-ru-shin vis-à-vis de la science et qui sont développées dans son enseignement, selon un point de vue totalement nouveau, en une vision ou conception du Monde, de l'Univers, totalement novatrice et bouleversante par sa logique, sa simplicité et son caractère d'évidence, unissant ainsi enfin harmonieusement science et religion ou spiritualité. Certains extraits montrent même également les contributions non négligeables qu'apporte Abd-ru-shin dans la compréhension de la dimension spirituelle de certaines découvertes scientifiques.


"Evénements universels" {II-38}

"Le Christ enseigna, en premier lieu, le total naturel, ce qui veut dire s'insérer dans les Lois de la Nature, donc de la Création. S'insérer, toutefois, le peut seulement celui qui connaît les Lois de la Nature. Les Lois de la Nature, à leur tour, portent en elles la Volonté du Créateur et peuvent ainsi aussi offrir le chemin vers la reconnaissance du Créateur Lui-même. Celui qui, maintenant, connaît les Lois de la Nature, expérimente, cependant, aussi, combien inamoviblement celles-ci, en agissant, s'engrènent; sait donc que cette activité, dans sa constante propulsante logique, est immodifiable, de même que, avec elle, aussi, la Volonté du Créateur, Dieu le Père.

Toute déviation devrait signifier une modification de la Volonté Divine. Cependant, une modification indiquerait une imperfection. Mais, puisque la Source-Originelle de tout Être, Dieu le Père, est uniquement Unitaire et Parfaite, alors la plus petite déviation dans le cadre des Lois de la Nature, donc des Lois de l'évolution, doit aussi simplement être impossible et, d'emblée, exclue. Ce fait implique que la science de la religion et la science de la Nature, aussi, doivent, sous tous rapports, être une, en une clarté et une logique sans lacunes, si elles doivent retransmettre la Vérité.

Que la science de la Nature, aujourd'hui encore, ait, par rapport à la Création entière, une limite de savoir très basse n'est pas nié, puisqu'elle s'est exclusivement tenue au Matériel-Grossier, parce que l'intellect, au sens actuel, n'est, en effet, capable d'aborder que ce qui est lié à l'espace et au temps. La seule faute, sans doute aussi impardonnable, est, en l'occurrence, uniquement que les disciples de cette science cherchent à nier railleusement, comme inexistant, tout ce qui va au-dessus et au-delà, à l'exception de quelques érudits qui ont dépassé la moyenne et sont devenus voyants-loin, et qui se sont refusés à recouvrir le ne-pas-savoir avec de la présomption.

La science de la religion, quant à elle, intervient beaucoup plus loin, mais, malgré cela, demeure, elle aussi, contrôlée par les Lois de la Nature, intervenant au-delà de ce qui est lié à l'espace et au temps, qui, arrivant de la Source-Originelle, pénètrent dans le terrestrement visible, sans interruption et sans modification de leur genre. Pour cette raison, les enseignements religieux, non plus, ne peuvent receler ni lacunes ni contradictions, s'ils doivent réellement correspondre à la Vérité, donc aux Lois de la Nature ou à la Volonté Divine, s'ils doivent, par conséquent, receler la Vérité. Les libertés d'une foi aveugle, des enseignements servant à la conduite et riches de responsabilité ne peuvent pas se les permettre!"


"La séparation entre l'humanité et la science" {II-40}

"Cette séparation n'aurait pas besoin d'exister; car l'humanité entière a plein droit à la science. Celle-ci cherche seulement, en effet, à rendre plus compréhensible le cadeau de Dieu de la Création. L'activité réelle de chaque branche de la science réside dans la tentative d'approfondir de plus près les Lois du Créateur, afin que celles-ci, grâce à leur connaissance plus exacte, puissent, pour le profit et le service de l'humanité, être plus largement utilisées.

Tout cela n'est rien d'autre qu'un vouloir-se-subordonner à la Volonté Divine.

Mais, puisque, maintenant, la Création et les Lois - de la Nature ou de Dieu - qui la portent, sont, dans leur perfection, si extrêmement claires et simples, alors la conséquence naturelle devrait aussi offrir une explication sobre et simple de la part de celui qui les a véritablement reconnues."

"Le vrai Savoir ne doit pas avoir besoin de se rendre incompréhensible; car, en lui réside, simultanément, aussi, la faculté, et même le besoin, de s'exprimer en mots sobres. La Vérité est, sans exception, pour tous les êtres humains; car ceux-ci proviennent d'Elle, oui, parce que la Vérité, dans l'Entéallique-Spirituel, le point d'origine de l'esprit humain, est vivante. Cela laisse inférer que la Vérité, dans sa sobriété naturelle, peut aussi de tous les êtres humains être comprise. Mais, aussitôt que, au cours de la reproduction, elle est rendue compliquée et incompréhensible, alors elle ne reste plus pure et vraie, ou bien les descriptions se perdent dans l'accessoire, qui n'a pas la même signification que le noyau. Ce noyau, l'authentique Savoir, doit à tous être compréhensible. Ce qui est artificiellement échaffaudé ne peut, dans son éloignement du naturel, receler en lui que peu de sagesse."


"La création de l'être humain" {II-3}

" "Dieu créa l'être humain à Son Image-même et lui insuffla Son Souffle!" Ce sont deux événements: le créer et le vivifier.

Les deux processus, comme tout, ont été rigoureusement soumis aux Lois Divines existantes. Rien ne peut se produire hors de leur cadre. Aucun Acte-de-Volonté Divin ne s'opposera à ces Lois immuables, portant en elles-mêmes la Volonté Divine. De même, chaque révélation et chaque promesse se produisent en considération de ces Lois et doivent s'accomplir en elles, pas autrement!

Ainsi aussi du devenir-être-humain sur la Terre, qui fut un progrès de la puissante Création, le passage du Matériel-Grossier à une séquence d'évolution toute nouvelle, élevée.

Parler de l'incarnation de l'être humain conditionne le savoir du monde matériel-fin; car l'être humain dans la chair et le sang est placé, en tant que chaînon promoteur de liaison, entre la partie matérielle-fine et la matérielle-grossière de la Création, tandis que sa racine demeure dans le Pur-Spirituel.

"Dieu créa l'être humain à Son Image-même." Ce façonner ou créer fut une longue chaîne de l'évolution, qui se déroula rigoureusement à l'intérieur des Lois tissées par Dieu Lui-même dans la Création. Instaurées par le Plus-Haut, ces Lois travaillent, avec une puissance d'acier, inébranlablement, à l'accomplissement de Sa Volonté, auto-activement, en tant qu'une Fraction de Lui, en direction de leur achèvement.

Aussi ainsi avec la création de l'être humain, en tant que couronne de l'Œuvre entière, en lequel devaient se réunir tous les genres qui reposent dans la Création. C'est pourquoi fut formé, dans le monde matériel-grossier, la matière terrestrement visible, peu à peu, au cours de la poursuite de l'évolution, le réceptacle, en lequel une étincelle, issue du Pur-Spirituel, put être incarnée, laquelle était immortelle. Par cette formation en constante aspiration, naquit, avec le temps, l'animal le plus hautement évolué, qui, pensant, se servait déjà de différents moyens, pour l'entretien de sa vie et pour sa défense. Nous pouvons, aujourd'hui encore, observer des espèces animales inférieures, qui se servent de moyens particuliers pour l'obtention et la conservation de leurs besoins vitaux, et qui, pour leur défense, manifestent souvent une ruse époustouflante.

Ces animaux hautement évolués mentionnés ci-dessus, qui furent enlevés au cours des bouleversements terrestres ayant eu lieu, on les désigne, aujourd'hui, par le nom d' "êtres-humains-originels" [NdT: en fait, en français: "primates"]. Mais, les appeler ancêtres de l'être humain est une grande erreur! Avec le même droit on pourrait désigner les vaches comme "mères-partielles" de l'humanité, puisque le plus grand nombre des enfants, au cours des premiers mois de leur vie, a directement besoin du lait de la vache pour l'édification de leur corps, grâce à leur aide, demeurent donc viables et grandissent. Bien plus, l'animal, noble et pensant, "être-humain-originel" [NdT: "primate"], n'a pas, non plus, à voir avec l'être humain réel; car le corps matériel-grossier de l'être humain n'est rien de plus que l'indispensable aide, dont il a besoin pour pouvoir agir, dans chaque direction, dans le Matériel-Grossier terrestre et s'y rendre compréhensible.

Avec l'affirmation que l'être humain descend du singe, "l'enfant" est littéralement "versé avec le bain". Ainsi, on dépasse de beaucoup l'objectif. Elève un processus partiel au niveau de tout-unique fait objectif complet. La chose-principale y fait défaut!

Cela serait pertinent si le corps de l'être humain était effectivement "l'être humain". Mais le corps matériel-grossier n'est que son vêtement, qu'il dépose aussitôt qu'il retourne dans la Matérialité-Fine.

Comment s'effectua donc la première incarnation?

Après l'apogée dans le monde matériel-grossier avec l'animal le plus achevé, un changement en vue de l'évolution ultérieure devait survenir, pour qu'aucune stagnation ne puisse intervenir, qui, avec ses dangers, aurait pu se transformer en régression. Et ce changement était prévu et arriva: Parti en tant qu'étincelle d'esprit, ayant traversé le monde matériel-fin en renouvelant et élevant tout, à la limite de celui-ci, à l'instant où le réceptacle matériel-grossier-terrestre, dans son évolution, avait atteint son point culminant, l'être humain spirituel-matériel-fin se tenait, de même, fin prêt à se relier avec le Matériel-Grossier, pour le promouvoir et l'élever.

Par conséquent, tandis que le réceptacle, dans la Matérialité-Grossière, était parvenu à maturité, l'âme s'était, dans la Matérialité-Fine, tellement développée qu'elle possédait une force suffisante pour, lors de l'entrée dans le réceptacle matériel-grossier, conserver son indépendance.

La liaison de ces deux parties signifiait donc une union plus intime du monde matériel-grossier avec le monde matériel-fin, jusqu'en haut, dans le Spirituel.

Ce processus uniquement fut la naissance de l'être humain! "

"Donc la grande séquence dans l'évolution de la Création était arrivée: D'un côté, dans le monde matériel-grossier, se tenait l'animal le plus hautement évolué, qui devait fournir le corps matériel-grossier, en tant que réceptacle pour l'être humain en train d'arriver, de l'autre côté, dans le monde matériel-fin, se tenait l'âme humaine évoluée, qui, venant à sa rencontre, attendait la liaison avec le réceptacle matériel-grossier, afin de donner ainsi, à tout le Matériel-Grossier, un nouvel essor, en vue de sa Spiritualisation.

Lorsque, alors, se produisit un acte de procréation chez le couple plus noble de ces animaux hautement évolués, ce ne fut plus, à l'heure de l'incarnation, comme jusqu'ici, une âme animale, mais, à sa place, s'incarna l'âme humaine, se tenant prête pour cela, qui portait en elle l'immortelle étincelle de l'Esprit."


"L'Univers" {I-13}

"L'Univers! Lorsque l'être humain emploie ce mot, il le prononce souvent sans y réfléchir, sans se faire une image au sujet de comment cet Univers mentionné par lui est véritablement. Cependant, beaucoup de ceux qui essayent, en l'occurrence, de se représenter quelque chose de déterminé voient, en esprit, d'innombrables corps cosmiques, de constitution et de grandeur les plus diverses, ordonnés en systèmes solaires, suivre leurs orbites dans l'Univers. Ils savent qu'il y a toujours plus de nouveaux corps cosmiques à voir, au fur et à mesure que, toujours plus pointus et atteignant toujours plus loin, les instruments sont créés. L'être humain moyen s'accommode alors du mot "infini", avec lequel naît, chez lui, l'erreur d'une représentation fausse.

L'Univers n'est pas infini. Il est la Création, c'est-à-dire l'Œuvre du Créateur. Cette Œuvre, comme toute œuvre, se tient à côté du Créateur et est, comme telle, limitée.

Des soi-disant avancés sont souvent fiers d'avoir la reconnaissance que Dieu repose dans la Création entière, dans chaque fleur, chaque rocher, que Dieu est dans les forces motrices de la Nature, c'est-à-dire tout l'Impénétrable, ce qui se rend perceptible, mais ne peut être réellement saisi. Une Force Originelle constamment en action, la Source de Force se renouvelant éternellement d'Elle-même, la Lumière Originelle Inentéallique. Ils s'imaginent puissamment évolués dans la conscience de trouver Dieu partout, de Le rencontrer partout, Tel une Force motrice pénétrant tout, agissant toujours avec comme unique but la poursuite de l'évolution vers la perfection.

Mais ce n'est juste que dans un certain sens. Nous ne rencontrons dans la Création entière que Sa Volonté, et ainsi Son Esprit, Sa Force. Il Se tient Lui-même bien au-dessus de la Création. La Création, en tant que Son Œuvre, en tant que l'expression de Son Vouloir, fut liée, dès la naissance, aux Lois immuables du devenir et de la décomposition; car ce que nous nommons Lois de la Nature est la Volonté-de-Création de Dieu qui, en se répercutant continuellement, forme et dissout des mondes. Cette Volonté-de-Création est unitaire dans la Création entière, à laquelle les mondes matériel-fin et matériel-grossier appartiennent en tant que un. L'unité absolue et inébranlable des Lois Originelles, donc de la Volonté Originelle, entraîne cela avec soi que, dans le plus petit processus de la Terre matérielle-grossière, toujours exactement, cela se déroule comme lors de tout événement, donc aussi dans les plus puissants événements de toute la Création, et comme dans le créer même.

La forme rigoureuse de la Volonté Originelle est sobre et simple. Nous la retrouvons, une fois reconnue, facilement, en tout. L'enchevêtrement et l'incompréhensibilité de tant de processus résident uniquement dans l'engrènement multiple des détours et des chemins latéraux formés par le vouloir divers des êtres humains.

L'Œuvre de Dieu, l'Univers, est donc, en tant que Création, soumise aux - demeurant en tout les mêmes et parfaites - Lois Divines, et aussi née d'elles, et, de ce fait, limitée.

L'artiste, par exemple, est aussi dans son œuvre, s'investit totalement en elle et se tient pourtant, personnellement, à côté d'elle. L'œuvre est limitée et éphémère, le pouvoir de l'artiste pas pour autant. L'artiste, donc le créateur de l'œuvre, peut anéantir son œuvre, dans laquelle réside son vouloir, sans qu'il en soit atteint lui-même. Il demeurera, malgré cela, toujours encore l'artiste. Nous reconnaissons et retrouvons l'artiste dans son œuvre, et il nous devient familier, sans que nous ayons besoin de l'avoir vu personnellement. Nous avons ses œuvres, son vouloir réside dedans et agit sur nous, il vient au devant de nous en elles, et peut, pourtant, lui-même, loin de nous, vivre pour lui.

L'artiste créant-par-lui-même et son œuvre retransmettent un pâle reflet du rapport de la Création au Créateur.

Eternel et sans fin, donc infini, seul l'est le parcours circulaire de la Création, dans le constant devenir, le disparaître et le se reformer de nouveau.

Dans cet événement s'accomplissent également toutes les révélations et promesses. Finalement, s'y accomplira aussi, pour la Terre, le "Jugement Dernier"!

Le plus récent, c'est-à-dire le dernier Jugement, arrive un jour pour chaque corps cosmique, mais il ne se produira pas simultanément dans la Création entière.

C'est un processus indispensable dans cette partie de la Création concernée, qui, dans son cycle, atteint le point en lequel doit commencer sa dissolution, pour, au cours du chemin ultérieur, pouvoir, de nouveau, se reformer.

Avec ce cycle éternel n'est pas signifiée la course de la Terre et d'autres astres autour de leurs soleils, mais le grand puissant cercle que, à leur tout, doivent parcourir tous les systèmes solaires, tandis qu'ils effectuent, en eux-mêmes, en particulier, encore leurs mouvements propres.

Le point en lequel la dissolution de chaque corps cosmique doit commencer est précisément défini, aussi, de nouveau, en raison de la logique des Lois Naturelles. Un emplacement tout à fait déterminé, à partir duquel le processus de la décomposition doit se dérouler, indépendamment de l'état du corps cosmique concerné et de ses habitants. Irrésistiblement, le cycle y entraîne chaque corps cosmique, sans délai s'accomplira l'heure du déclin, lequel, comme toute chose dans la Création, en réalité, ne signifie qu'une transformation, l'occasion d'une évolution ultérieure. Alors, l'heure du "ou bien-ou bien" est là, pour chaque être humain. Ou bien il est élevé vers la Lumière, s'il aspire au Spirituel, ou bien il demeure enchaîné à la matière, à laquelle il est accroché, si, par conviction, il déclare seulement le Matériel comme précieux. En un tel cas, il ne peut pas, dans la conséquence, conforme aux Lois, de son propre vouloir, s'élever de la matière et est alors entraîné avec elle sur l'ultime trajet du chemin dans la dissolution. C'est alors la mort spirituelle! Equivalent à l'effacement du Livre de la Vie. Ce processus, tout à fait naturel en soi, est aussi désigné comme la damnation éternelle, parce que celui qui est ainsi entraîné dans la décomposition, "doit cesser d'être". Le plus terrible qui puisse atteindre l'être humain. Il a valeur de "pierre de rebut", qui ne peut pas servir à une édification spirituelle et doit donc être broyée.

Cette séparation de l'esprit d'avec la matière se produisant aussi sur la base de processus et de lois tout à fait naturels est le "Jugement Dernier" ainsi dénommé, lequel est lié à de grands bouleversements et transformations.

Que cette dissolution ne se produise pas en un jour terrestre, est, certes, pour chacun, facilement compréhensible; car, dans l'événement cosmique, mille ans sont comme un jour.

Mais nous nous trouvons au milieu du début de ce laps de temps. La Terre arrive à présent au point où elle s'écarte de la voie suivie jusqu'ici, ce qui, grossier-matériellement aussi, doit se rendre très perceptible. Alors, le tri entre tous les êtres humains se met en place de façon plus tranchée, qui a déjà été préparé au cours du temps dernier, mais ne s'est fait connaître, jusqu'ici, que par "des opinions et des convictions".

Chaque heure d'une existence terrestre est donc précieuse, plus que jamais. Qui cherche sincèrement et veut apprendre, qu'il s'arrache, avec tous ses efforts, aux pensées inférieures, qui doivent l'enchaîner au terrestre. Il court, sinon, le danger de demeurer accroché à la matière, et d'être entraîné, avec elle, au devant de la complète dissolution. Mais les aspirants à la Lumière sont, peu à peu, délivrés de la matière et élevés, pour finir, vers la patrie de tout spirituel.

Alors la scission entre Lumière et ténèbres est définitivement consommée et le Jugement accompli.

"L'Univers", donc la Création entière, ne périt pas en cette circonstance, mais les corps cosmiques ne sont entraînés dans le processus de la dissolution qu'au moment où leur course atteint le point en lequel la dissolution, et ainsi aussi la séparation préalable, doit commencer.

L'accomplissement surgit de par la répercussion conforme à la Nature des Lois Divines, qui, dès le commencement originel de la Création, reposaient en elle, qui produisaient la Création elle-même et, tant aujourd'hui qu'à l'avenir, portent inébranlablement la Volonté du Créateur. Dans le cycle éternel, il existe un constant créer, semer, mûrir, récolter et fondre pour, fraîchement renforcé dans l'alternance de la liaison, adopter, à nouveau, d'autres formes, lesquelles se hâtent au-devant d'un prochain cycle.

Pour ce cycle de la Création, on peut se représenter un entonnoir géant, ou une cavité géante, de genre matériel-fin, à partir duquel, en un flot irrésistible, jaillit constamment la semence originelle, également matérielle-fine, laquelle, en des mouvements giratoires, tend vers une nouvelle liaison et évolution. Exactement comme la science le sait déjà et l'a justement noté. Des nébuleuses compactes, grossier-matériellement naissantes, se forment par frottement et par assemblage, à partir desquelles, à leur tour, des corps cosmiques, qui, en vertu de Lois inflexibles, selon une logique certaine, se groupent en systèmes solaires et, en tournant sur eux-mêmes, doivent, comme un tout, suivre le grand cycle, qui est l'éternel. Comme, dans l'événement visible à l'œil terrestre, à partir de la semence s'ensuivent le développement, la formation, la maturation et la récolte ou le déclin, ce qui entraîne avec soi une transformation, une décomposition en vue d'une évolution ultérieure, pour les corps végétaux, animaux et humains, il en va exactement ainsi aussi lors du grand événement cosmique. Les corps cosmiques grossier-matériellement visibles, qui emmènent avec eux un bien plus grand entourage matériel-fin, donc non visible à l'œil terrestre, sont soumis au même événement, dans leur cours éternel, parce que les mêmes Lois sont en eux actives.

L'existence de la semence originelle, même le sceptique le plus fanatique ne peut la nier, et, pourtant, elle ne peut être vue d'aucun œil terrestre, parce qu'elle est d'un autre genre de matière, "de l'Au-delà". Qualifions-la tranquillement, de nouveau, de matérielle-fine.

Il n'est pas, non plus, difficile de comprendre que, conformément à la Nature, le monde se formant d'abord d'elle est, de même, matériel-fin et n'est pas reconnaissable avec les yeux terrestres. Seul le plus grossier précipité - en résultant ensuite, plus tard, plus loin - forme, à partir et de façon dépendante du monde matériel-fin, peu à peu, le monde matériel-grossier, avec ses corps matériels-grossiers, et cela seulement est observable, à partir des plus petits débuts, avec les yeux terrestres, et tous les moyens auxiliaires matériels-grossiers qui s'y ajoutent.

Pas autrement de l'enveloppe de l'être humain proprement dit, dans son genre spirituel, sur lequel j'en viens encore à parler, en propre. Au cours de ses pérégrinations à travers les mondes de genres différents, son vêtement, manteau, écorce, corps ou instrument - peu importe comment on veut nommer l'enveloppe - doit toujours être du même genre de matériau que l'entourage du moment, dans lequel il pénètre, pour s'en servir comme protection et moyen auxiliaire indispensable, s'il veut avoir la possibilité de s'y activer directement efficacement. Puisque, maintenant, le monde matériel-grossier procède et est dépendant du monde matériel-fin, de là s'ensuit aussi la répercussion de tout événement dans le monde matériel-grossier vers le monde matériel-fin.

Cet immense entourage matériel-fin a été créé à partir de la semence originelle, parcourt le cycle éternel et est, finalement, aussi, poussé et aspiré dans le côté arrière de cet entonnoir géant, déjà mentionné, où s'effectue la décomposition, pour, de l'autre côté, à son tour, être expulsé, en tant que semence originelle, en vue d'un nouveau cycle. Semblable à l'activité du cœur et à la circulation du sang, ainsi l'entonnoir est comme le cœur de la Création matérielle. Le processus de décomposition atteint donc la Création entière, aussi la partie matérielle-fine, puisque tout se dissout, de nouveau, en semence originelle pour nouvellement se former. Nulle part il n'est possible de trouver en cela un arbitraire, mais tout se développe, au contraire, à partir de la logique évidente des Lois Originelles, qui n'admettent pas un autre chemin. A un certain point du grand cycle arrive, pour tout le créé, matériel fin ou grossier, l'instant où le processus de décomposition, à partir du créé, indépendamment se prépare et, finalement, surgit."

Remarques:
On sait désormais - ce qui semblerait confirmer scientifiquement les explications données par Abd-ru-shin - que la matière visible connue (dite matière  "baryonique") ne représente en fait qu'une toute petite partie seulement de la masse totale de l'Univers, d'où les concepts de "matière noire" et d' "énergie noire" élaborés par les scientifiques afin de rendre compte, au moins partiellement et temporairement, de ces observations, en attendant de pouvoir les expliquer véritablement.
De même, la nouvelle théorie dite "du rebond", qui a de bonnes chances de remplacer l'ancienne théorie bien connue "du Big Bang", et d'après laquelle l'Univers ne serait pas né de rien, mais préexistait déjà, se serait effondré sur lui-même avant de "rebondir" et d'entrer ainsi à nouveau en expansion, cette nouvelle théorie, donc, se révèle en parfaite adéquation avec la description que fait Abd-ru-shin de ces processus dans leurs grandes lignes. Il existait d'ailleurs déjà une théorie de ce genre, quelques centaines d'années avant Jésus-Christ, en Inde, au sein d'un système philosophique hindou ("Vaiseshika"): la matière est formée d'éléments fondamentaux indestructibles, leur assemblage forme donc les choses visibles, mais est dégradable, et, après une période du monde, les liaisons entre ces éléments fondamentaux se dissolvent, puis, après une phase de repos, ces éléments fondamentaux se réunissent à nouveau pour former un nouveau monde.
Par Alexandre Emmanuel
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Beaucoup de personnes, qui abordent l'œuvre "Dans la Lumière de la Vérité" de Abd-ru-shin pour la première fois, sont pour le moins décontenancées et éprouvent des difficultés avec le ton employé par l'auteur dans ses exposés, en particulier, et surtout, dans le premier tome du Message du Graal. Ces personnes trouvent en effet la parole de Abd-ru-shin très dure, sévère et incisive.


Ceci est tout à fait compréhensible. A cela, il y a plusieurs éléments d'explication, qui méritent d'être développés dans le but d'aider ceux qui sont de bonne volonté et qui, sincères, en dépit de ces difficultés, souhaitent malgré tout approfondir l'enseignement de Abd-ru-shin, parce qu'ils en pressentent l'intérêt et l'éminente valeur. Evidemment, par conséquent, ces quelques lignes ne s'adressent pas à ceux qui se focalisent sur cet aspect du Message du Graal (notamment dans le tome I), donc uniquement sur la forme, sur la façon dont cela est dit, et qui ne sont plus capables de considérer la seule chose véritablement importante, autrement dit le fond, c'est-à-dire ce qui est dit.


Il faut tout d'abord savoir et prendre en compte, sans le perdre de vue, le fait que  Oskar Ernst Bernhardt, l'auteur du Message du Graal, sous le pseudonyme "Abd-ru-shin", est né en Allemagne à la fin du 19ème siècle, en 1875, dans un milieu protestant. Lui-même fut d'ailleurs baptisé chrétien protestant, élevé ensuite dans la foi protestante, et a même exprimé dans sa jeunesse le désir de devenir pasteur, ce qui était manifestement l'expression d'une vocation spirituelle. Tout cela, ainsi que son milieu, son environnement, a nécessairement fortement influé sur sa personnalité, ainsi que sur son genre d'expression dans le style des prédicateurs protestants. Il faut également savoir, par ailleurs, que Abd-ru-shin a écrit l'ensemble de ses exposés entre 1923 et 1937, donc dans la première moitié du 20ème siècle. Il a, par conséquent, dû inévitablement s'adapter aussi au genre et au style de son époque et de ses contemporains, à leurs représentations, mentalités, capacités de compréhension, modes de communication et d'expression. Il ne faut donc pas se préoccuper du style, du genre, donc de la forme, mais uniquement du fond, du contenu, du sens, de la même façon que lorsque nous lisons aujourd'hui d'anciens textes "sacrés", comme la Bible, par exemple, un minimum de connaissances sur le contexte social, politique, culturel de l'époque, ainsi que sur les modes d'expression, s'avère indispensable afin de "traduire" en quelque sorte ces écrits dans notre langage moderne actuel, selon nos conceptions actuelles, afin d'en dégager le sens, qui réside seulement dans l'image développée par les mots, la seule chose finalement qui ait une valeur véritable.


Ensuite, oui, le Message du Graal, la parole de Abd-ru-shin, est sévère et impitoyable, quand il s'agit de démasquer le faux ainsi que les chemins erronés sur lesquels les êtres humains se sont engagés. Mais, là encore, seul celui qui est capable de regarder autour de lui, de voir l'humanité, le monde et la société moderne tels qu'ils sont, celui qui est à même de considérer objectivement la situation mondiale actuelle, avec les inévitables conséquences que cela implique, donc aussi celui qui a suffisamment souffert ici bas de tout ce qui est faux, injuste et erroné pour le reconnaître comme tel, celui-là, donc, saluera cette sévérité impitoyable comme salutaire, indispensable, et même libératrice, salvatrice! Car, finalement, pour celui qui se refuse à faire l'autruche, mais qui assume le fait de voir la réalité en face, sans se voiler justement la face par complaisance, vanité ou faiblesse, pour celui-là, la sévérité, qui porte en elle le pressentiment, voire la (re)connaissance de ce qui est juste, ainsi que la droiture, l'honnêteté et le goût de l'effort et du dépassement de soi, sans égards pour soi-même, dans le respect de l'autre, cette sorte de sévérité, donc, est la seule chose vitale, essentielle, d'une importance capitale, qui peut éventuellement permettre à l'humanité de s'extraire, de revenir et de se sauver elle-même du bourbier infâme dans lequel elle s'est enfoncée, comme tout un chacun peut aujourd'hui le constater librement et objectivement à travers les nombreuses aberrations ainsi que les germes de souffrance et de mort que porte la société humaine mondiale moderne.


Il est vrai cependant qu'il n'est pas donné à tout le monde de pouvoir supporter d'être exposé aux rayons de la Lumière de la Vérité, d'accepter de se voir soi-même et de voir ses semblables, ainsi que le monde, tels qu'ils sont réellement. Plus d'un préfère en effet se leurrer sur lui-même ou sur le monde, par vanité, par complaisance, par confort, ou bien encore par faiblesse, paresse et lâcheté, parce que cela nécessite un effort intellectuel, humain et spirituel, et implique également des responsabilités que beaucoup préfèrent fuir.


Mais celui qui est capable de se surmonter lui-même, et de traverser cette épreuve du feu d'une saine sévérité, notamment avec le premier tome du Message du Graal, sera également capable d'en découvrir et reconnaître la grande valeur et l'immense richesse.


C'est la raison pour laquelle, déjà à son époque, Abd-ru-shin s'exprimait lui-même à ce sujet en ses termes:


"En vérité, cela résonne bizarrement, mais c'est, hélas!, un fait objectif, que la plus grande partie des êtres humains ne sait pas du tout ce que cela signifie lorsque je dis que la parole doit être minutieusement "examinée" par chacun, afin qu'à partir de sa conviction intime il puisse vivre en fonction d'elle.

Examiner n'est pas critiquer, mais c'est là quelque chose qui fait largement défaut à l'être humain: le ressenti intérieur! Et c'est ici que se présente le premier écueil.

Ce ressenti intuitif libre de préjugés, l'être humain ne le connaît plus, mais il approche toutes choses avec sa propre petite dose de sagesse, pour tout évaluer d'après elle. Cette faute, presque chacun la commet. Mais ceux qui pèchent le plus en cela, ce sont les associations et, avant tout, les rédactions des journaux, dans l'illusion qu'elles doivent absolument dire quelque chose, lorsqu'un membre ou un lecteur questionne, bien qu'elles n'aient, bien souvent, pas le temps d'aborder sérieusement la question.

Si donc la petite dose de savoir personnel n'y suffit pas, ainsi que cela n'est que trop naturel vis-à-vis de la Parole Vivante, on se met alors, plus ou moins, à "faire de l'esprit", en brocardant ou raillant, en partie par réelle étroitesse d'esprit, en partie pour masquer ainsi sa propre incapacité. Maintenant, celui à qui il est commode de se reposer sur une sagesse terrestre de ce genre, qui s'y conforme ou s'en irrite, celui-là devient victime de cette commodité corruptrice pour lui, néglige l'instant où le Salut l'a effleuré, et court à sa perte.

Quant à ceux qui propagent, légèrement, un tel malheur, au travers de leurs "traits d'esprit", qu'ils ne font que trop volontiers briller en voulant enseigner, leurs victimes s'accrocheront à eux dans l'Au-delà, telles un fardeau, de telle sorte qu'ils ne pourront plus, un jour, parvenir à l'Ascension que lorsque toutes leurs victimes auront trouvé le chemin vers les Hauteurs, pas avant! Ce que cela signifie, tout chercheur peut facilement se l'expliquer.

Sur cet écueil de la commodité, consistant à écouter les autres, à aller d'abord chercher l'opinion des autres, nombreux, à nouveau, sont ceux qui échouent, exactement comme pour l'écueil de l'incapacité d'un juste examen.

Le véritable examen, que j'ai tant de fois exigé, requiert, dès l'abord, la tension des facultés personnelles et de la propre force! Et ainsi s'y trouve aussi étroitement et simultanément lié, dans la fonction de réciprocité, ... le réveil de chacun en particulier, pour lui-même. La bénédiction, liée à l'effort, suit donc immédiatement. Elle ne peut, cependant, jamais survenir, lorsque quelqu'un prend pour base l'opinion d'autrui.

L'examen, donc le sérieux ressenti intuitif, chaque être humain doit donc le réaliser pour lui seul, tout à fait tranquillement, dans son intérieur. Il doit écouter en lui-même! Il doit prêter l'oreille pour percevoir si se présentent en lui-même des résonances analogues, à l'encontre d'une conception ayant existé jusqu'ici.

[...]

Quant à celui qui ne peut pas suivre spirituellement le Message du Graal, il est mieux pour lui qu'il poursuive sa route, sans y prêter attention, plutôt que de vouloir manifester à son sujet les traits de sa sagesse; car l'heure ne tarde pas où il aimerait, mais alors trop tard, réfléchir à quelque chose de meilleur, cependant que son actuelle puérile présomption forme une lourde meule de pierre qui le retient. - -

* * *

Le Message du Graal saisit tous les êtres humains par leur point le plus faible: leur présomption nourrie pendant des millénaires! C'est le pourquoi de tant de susceptibilité, de tant de sourires railleurs, et, encore davantage, de l'indulgence d'une apparente supériorité, qui n'exprime que trop distinctement le plus profond dépit et témoigne précisément, au bout du compte, de ce que dit le Message du Graal au sujet de l'humanité. Dans toutes leurs pirouettes, virevoltes, voltefaces, railleries, emportements, haines et vouloir-être-avisés, ils montrent à l'observateur réfléchi, ainsi que dans le plus clair des miroirs, l'existence effective de tout ce qu'ils veulent ne pas reconnaître et combattre! Mais la lutte est complètement vaine! C'est bien dommage pour la force ainsi déployée; car cette Vérité maintient tout avec une inexorable fermeté et Elle triomphe. Cette fois, les rébellions et les pirouettes ne serviront à rien aux êtres humains.

Ils ne font ainsi que se paralyser eux-mêmes et, dans l'épuisement qui en résulte, ils doivent aller par le fond, ou alors ils doivent se décider à s'engager sur la bonne voie. Déjà à présent, et pour leur salut, cela se fixe en de nombreuses âmes, même si cela n'est d'abord perceptible que par l'inquiétude, jusqu'à ce qu'un jour, de façon inattendue, la claire flamme de la sainte Reconnaissance jaillisse à travers les scories qui la recouvrent encore aujourd'hui et qui, malgré l'opposition, remplissent leur fonction, en développant, grâce à la lourde résistance, jusqu'à l'intensité la plus grande, toute la force de l'étincelle couvant sous elles. Donc, le mal doit, lui aussi, désormais, être profitable au bien."

"Toutes sortes de choses remarquables" [12-09]
"L'Appel" Cahier 10-11-12 (juin 1928)

De même:

"Ce que les êtres humains disent, aujourd'hui, de mon Message et de mes réponses aux questions, m'est parfaitement égal. Il m'est indifférent que cela leur plaise ou non. Les approbations les plus chaleureuses me touchent tout aussi peu que les lettres d'enseignement bien intentionnées, ou que les attaques acharnées, que celles-ci soient du genre correct ou méprisant. Je sais que pour beaucoup d'esprits humains l'heure n'est plus éloignée en laquelle ils briseront violemment la limitation de leur ne-pas-pouvoir-comprendre, du fait de la détresse des âmes. Ainsi seulement ils apprendront alors à comprendre et à saisir mes paroles, ce qu'ils doivent faire, s'ils ne veulent pas sombrer dans leur confusion actuelle. "

"Déclaration-finale" [12-11]
"L'Appel" Cahier 10-11-12 (juin 1928)
Par Alexandre Emmanuel
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Il est indispensable, surtout pour les nouveaux lecteurs et étudiants débutants du Message du Graal, de se pencher quelque peu sur les notions essentielles utilisées par Abd-ru-shin pour aborder et transmettre le Savoir de la Création, la connaissance de sa structure et de son organisation.

Deux de ces principales notions sont celles exprimées par les termes allemands "wesenlos" et "wesenhaft", traduits jusqu'ici d'abord par les expressions "insubstantiel" et "substantiel", puis, plus récemment, par les mots "inessentiel" et "essentiel".

En fait, concrètement, dans le Message du Graal, Abd-ru-shin utilise le terme "wesenlos" ("insubstantiel", "inessentiel") pour caractériser Dieu, le Pur-Divin, le Créateur, l'Origine de la Vie, si tant est que cela puisse être possible, et, par opposition, le terme "wesenhaft" ("substantiel", "essentiel") pour désigner tout ce qui existe en dehors de Dieu, donc tout ce qui fut créé, s'est formé et développé, par la Volonté du Créateur.

Et, afin de bien comprendre toute la portée de ces désignations, ainsi que les notions fondamentales qu'elles véhiculent, il nous faut les examiner plus précisément.

Tout d'abord, pour en comprendre la signification, il suffit de décomposer ces termes en distinguant le radical commun "wesen" et le suffixe "haft", d'une part, et "los", d'autre part. Ainsi, "wesenlos" signifie textuellement "sans wesen", tandis que "wesenhaft" veut littéralement dire "avec wesen".

Quant au terme "wesen", il est assez complexe à cerner et à traduire. En général, deux types fondamentaux de traduction sont possibles: on peut en effet traduire le substantif "wesen", d'une part, par les termes "essence", "nature", "genre", et, d'autre part, par les mots "entité", "créature", "être créé" ou "être formé", désignant ainsi, alors, "ce qui a pris forme".

Mais pour aller plus loin, il est nécessaire de se pencher sur l'étymologie du terme "wesen". Or, en allemand, le participe passé du verbe "sein", le verbe "être", se forme en "gewesen". Il y a donc incontestablement un lien entre le verbe "être", la notion de l' "être", et le mot "wesen". Pour l'approfondissement, on peut ici renvoyer à l'étude de l'étymologie du verbe "être" que fait Martin Heidegger dans son "Introduction à la métaphysique", publiée en 1935.

Disons simplement ici que Heidegger dégage trois racines principales du verbe "être" pour les langues indo-européennes:

1) "Es", du sanskrit "Asus" qui signifie la "Vie", le "Vivant", désignant ainsi plutôt l'Absolu, l'Infini (illustré par l'infinitif) qu'est l'Être, en tant qu' "Être-Vie", "Être-Origine".

2) "Bhû" ou "Bheu", dont dérive le grec "fuo" ou "phuo", qui signifie "croître", "s'épanouir", mais aussi "fuein", qui veut dire "briller", et "fusiz" ou "phusis", la "nature", désignant ainsi l'être qui s'épanouit, parvient à la conscience et à la forme, et se développe dans le temps.

3) "Ves" ou "Wes", du sanskrit "vasami", qui veut dire "demeurer", "habiter", et dont provient le vieil anglo-saxon "wesan", qui signifie "être" dans le sens d' "exister", "rester", "demeurer", "habiter", désignant ainsi l'être qui demeure, dans le temps et la durée, autrement dit l' "étant" de chaque chose, c'est-à-dire, de quelque chose, "ce que cela est", son essence, son genre, sa nature, ses caractéristiques, qualités, attributs, et ainsi, par extension, ce qui a pris forme, poids et mesure, ce qui est dicible et descriptible, ce qui est créé, formé, développé, et qui s'inscrit ainsi forcément dans l'existence, le devenir et le temps.

Evidemment, il s'agit là d'un condensé d'analyse et de réflexion sur cette étude de Heidegger, avec ses raccourcis, présenté succinctement dans un souci de simplification et de concision, seulement dans ses grandes lignes.

Ainsi, une autre traduction des termes allemands originaux utilisés par Abd-ru-shin dans son Message du Graal est possible. On peut, en effet, prendre pour base, comme équivalent du radical "wesen", afin de transcrire en français cette notion d' "étant", le participe présent "ens, entis" du verbe "esse", le verbe "être" en latin. Ce qui donne donc: pour les adjectifs "wesenlos" et "wesenhaft", respectivement, "inentéallique" et "entéallique"; pour les substantifs "die Wesenlosigkeit" et "die Wesenhaftigkeit", "l'Inentéallité" et "l'Entéallité"; enfin, pour les adjectifs subtantivés "ein Wesenhaftes", au singulier, "die Wesenhaften", au pluriel, on obtient respectivement "un entéal", "des entéaux", termes désignant alors, par extension, les entités ayant pris forme dans la Création et donnant forme à tout ce qui existe, donc les façonneurs de forme, dont font partie les entités de la Nature agissant dans la Matérialité.

On peut ainsi à juste titre désigner Dieu, le Pur-Divin, la Lumière-Originelle, comme "inentéallique", c'est-à-dire, à partir de ce qui a été dit, comme "sans étant", "dépourvu d'étant", puisqu'il s'agit de la Pure Vie Créatrice, Absolue, Infinie, Eternelle, Indicible, sans forme et sans limite. Par opposition, on peut qualifier tout ce qui existe en dehors de Dieu-Créateur, donc tout ce qui a pris forme dans l'irradiation de la Lumière-Vie, comme "entéallique", c'est-à-dire "avec étant", "pourvu d'un étant", cela désigne alors ce qui est créé, formé, façonné, développé, ce qui a pris forme, poids et mesure, ce qui est limité à soi-même, donc
nettement défini, déterminé, mesurable, dicible.
Par Alexandre Emmanuel
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Voici un témoignage très intéressant de Wilhem Lichtenberg, qui explique dans quel contexte et de quelle manière il a été amené à découvrir le Message du Graal:

"Fils de quincailler, je repris l'entreprise familiale à l'âge de 23 ans, suite au décès prématuré de mon père.

Sept ans plus tard, je fis la connaissance de Clara Boeck, une actrice bavaroise réputée, catholique convaincue, qui avait été reçue en audience privée par deux papes. Elle avait ses entrées dans le haut clergé catholique et, de ce fait, elle avait reçu les confidences suivantes:

  • Pour le haut clergé, les vies successives sur Terre sont une évidence.

  • Le Christ était le fils d'un Romain.

  • Les missionnaires catholiques en Afrique du Nord firent à maintes reprises des rapports à Rome, attestant que les indigènes qui se convertissaient au Christianisme venaient à la mission avec la conviction que le Messie annoncé était déjà né sur la Terre.

En 1931,
ma rencontre avec Frau Jaaks-Muncheberg, une magnétiseuse formée en Inde, fut déterminante pour mon évolution spirituelle. En automne 1935, elle me dit textuellement ce qui suit:


Ils viennent à moi plus dans le but d'apprendre que pour recevoir des soins. J'ai étudié six religions et philosophies, mais, maintenant, je crois avoir trouvé ce que je cherchais. Je dois prochainement rencontrer Monsieur Freeman-Eales. Si mes dernières questions trouvent des réponses satisfaisantes, vous aurez bientôt de mes nouvelles."

C'est donc ainsi que Wilhem Lichtenberg découvrit le Message du Graal de Abdruschin.
Par Alexandre Emmanuel
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Depuis quelques années déjà sévissent, parmi les adeptes du Message du Graal, de terribles polémique et dissension trouvant leur origine dans le fait que la forme sous laquelle le Message du Graal est édité aujourd'hui, en 3 volumes, ne correspond pas exactement à la forme sous laquelle il fut progressivement publié par l'auteur lui-même, de son vivant.

-Par "Message du Graal", nous entendrons ici l'enseignement de Abd-ru-shin dans sa globalité, donc l'ensemble de ses écrits, des exposés qu'il a publiés, qui constituent donc la totalité de son message spirituel.-

Mais rappelons ici la suite chronologique des publications de Abd-ru-shin, tel qu'elle est déjà décrite, finalement, dans l'article "La vie de Abd-ru-shin sur Terre".
Abd-ru-shin commença donc à publier ses écrits, ses premiers exposés, ainsi que des réponses à des questions, dans la publication périodique des "Feuilles du Graal" ou "Feuillets du Graal", à partir de 1923 et jusqu'en 1930, de même également dans une autre publication périodique parallèle intitulée "L'Appel", de 1927 à 1929.
En 1926, fut publiée une première compilation de ses exposés sous forme de livre: "Dans la Lumière de la Vérité", "Nouveau Message du Graal", de "Abdruschin".
Finalement, en 1931, fut publié le recueil complet de ses exposés, sous forme d'un livre un peu plus volumineux: "Dans la Lumière de la Vérité", "Message du Graal", de "Abdruschin", dite "grande édition" ou "édition complète" de 1931.
Ensuite, d'autres exposés, qu'il tenait sous forme de conférences sur le Vomperberg, furent publiés, d'abord sous forme d'exposés-individuels polycopiés numérotés. Il les rassembla en 1934 sous forme d'un recueil nommé "Résonances au Message du Graal" tome 1.
Enfin, d'autres exposés suivirent, toujours sous formes d'exposés-individuels polycopiés numérotés, de 1934 à 1936, qui ne furent cependant jamais rassemblés, mis en forme et publiés par Abd-ru-shin lui-même, sous forme d'un recueil, "Résonances au Message du Graal" tome 2, comme ce devait pourtant être le cas, tout simplement à cause des événements qui se produisirent dès 1938.
En 1937, cependant, quelques autres exposés furent publiés directement dans une nouvelle revue périodique appelée "La Voix", qui parut à raison d'un livret par mois.

Et maintenant, en face de cela, existe aujourd'hui uniquement une édition en 3 tomes du Message du Graal, qui rassemble, à peu de choses près, l'ensemble de tous ces exposés.

Ce qui pose problème, c'est le fait que, d'une part, effectivement l'ensemble des exposés fut nettement chamboulé et beaucoup d'entre eux modifiés, et que, d'autre part, aucun écrit officiel de la main de l'auteur n'existe, validant cette nouvelle édition.

Concernant ce dernier point, il ne faut pas perdre de vue le fait que, de 1938 à 1941, donc jusqu'à son décès, Abd-ru-shin fut assigné à résidence et constamment surveillé et régulièrement interrogé par la gestapo. La suite logique aurait d'ailleurs pu en être une déportation en camp de concentration, comme ce fut le cas pour d'autres "intellectuels" et opposants politiques d'Hitler. Or, pendant cette période, il était absolument interdit à Oskar Ernst Bernhardt d'écrire ou même seulement de retravailler son œuvre. Il existe cependant certains témoins de qualité qui rapportent que, durant cette période, Abd-ru-shin leur fit effectivement part de son travail de remaniement de l'ensemble de ses exposés, sans compter la parole des membres de sa famille terrestre. Mais, de toute façon, un exemplaire du Message du Graal existe également, sur lequel figurent des modifications de la propre écriture de l'auteur lui-même, ce qu'explique d'ailleurs Irmingard Bernhardt dans une déclaration du 15 mai 1956, certifiée conforme par le tribunal cantonal de Schwaz.


Ensuite, concernant le premier point, c'est effectivement un bouleversement certain pour ceux qui découvrent cette "version originale" du Message du Graal, surtout lorsqu'il s'agit de personnes, d'adhérents dans le vrai sens du terme, qui se comportaient auparavant comme des moutons de Panurge dociles au sein d'un mouvement, d'une organisation, comme d'autres au sein de leurs églises. Ils se sentent trahis et trompés. Et certains vont ensuite en faire un cheval de bataille et lutter pour ce qu'ils croient juste, avec un militantisme forcené, et bien trop souvent des conceptions bornées et un fanatisme aveugle. Mais cela illustre plusieurs choses et s'explique très facilement. D'une part, ils ont sans doute toujours cru très naïvement que le Message du Graal était directement tombé du ciel sous la forme sous laquelle ils le lisaient jusque là, et, d'autre part, ils en restent à une perception très superficielle de la question, ils n'approfondissent pas ce qu'ils ont découvert, ils ne vont pas jusqu'au bout de leur démarche, sinon ils verraient le travail évolutif constant de l'auteur pour donner forme à son œuvre, à son message spirituel.

Effectivement, lorsqu'on se plonge au cœur de l'étude des différentes formes sous lesquelles furent publiés les exposés de Abd-ru-shin, on peut constater que l'auteur lui-même a constamment et incessamment procédé à de multiples modifications, que ce soit dans la composition en exposés des différents recueils, dans l'ordre de ces exposés ou bien dans leur contenu, puisque l'auteur lui-même opéra la suppression, l'ajout ou la reformulation de nombreuses phrases. Que ce soit lors du passage des exposés des "Feuilles du Graal" au "Message du Graal", "grande édition" de 1931, ou bien des exposés-individuels polycopiés numérotés au livre "Résonances au Message du Graal" tome 1 de 1934. Ce fut même encore le cas pour certains exposés qui suivirent, qui existent en fait en deux versions, toutes deux écrites et publiées par l'auteur lui-même de son vivant. Et ainsi de suite...

Leur tort est de vouloir ainsi opposer ces deux formes. Comme, par exemple, en utilisant les expressions "version originale" et "version remaniée". Ainsi que je viens de le mettre en avant, et ainsi que toute personne sérieuse qui approfondit réellement avec objectivité peut s'en apercevoir, ces expressions n'ont aucun sens. On ne peut décemment et logiquement pas parler de "version originale", car que devrait donc désigner cette expression? Les "Feuilles du Graal" et les "Cahiers de l'Appel" ou le "Nouveau Message du Graal" de 1926 ou bien le "Message du Graal" de 1931? Les exposés-individuels polycopiés numérotés ou bien encore les "Résonances au Message du Graal" de 1934? Et, pour certains des exposés-individuels polycopiés numérotés qui suivirent, leur première ou leur deuxième version?...

Bref! L'ampleur de l'ensemble les confond, ils ne vont pas, à l'instar de beaucoup d'êtres humains superficiels, jusqu'au bout des choses, ne prennent pas le temps d'examiner sérieusement et objectivement, mais en restent à la surface, à la peau du fruit, aux apparences, et s'emportent alors sur la base de leur représentation uniquement, donc sur la base de préjugés, de conceptions partielles, imparfaites et partiales. Ils partent alors ensuite en guerre, pour ce qu'ils croient être juste, ils pensent lutter pour la Vérité, se sentent investis d'une mission, mais sont en réalité manipulés par des courants ténébreux, ainsi que c'est souvent le cas d'êtres humains mals dans leur peau, en souffrance, excessifs dans leur militantisme, dont la lutte ressemble à une croisade contre des moulins à vent, et qui ne luttent en fait, inconsciemment, que contre quelque chose en eux qu'ils projettent sur les autres. Mais le combat véritable, le fameux "Djihad" dont parle l'Islam, c'est le combat intérieur, c'est en soi-même que chaque être humain doit lutter contre ses mauvais instincts et ses mauvais penchants, et combattre tout ce qui pourrait dégrader son humanité, nuire directement à son prochain et indirectement à lui-même, par voie de conséquence, du fait de la Loi de la Création de l'action en retour.

Je rajouterais d'ailleurs une chose significative: Les personnes qui ne jurent que par la version "originale" du Message du Graal et qui crient au scandale, sèment le trouble, la confusion et la dissension, dégagent bien souvent une certaine agressivité, une certaine malveillance, se montrent bien peu engageantes humainement, et font même parfois preuve d'une effrayante présomption et d'une obtusité incroyable. Tout cela est simplement révélateur de ce qu'elles sont humainement, intérieurement, de leur mentalité mauvaise et de leur état intérieur médiocre.

Oui, il s'agit de formes différentes, mais, dans le fond, c'est exactement la même chose, le même enseignement spirituel, le même message, le même Esprit de Vérité! Aveuglés par leur bêtise et leur haine, ils ne le voient plus. Alors que, dans ce fait objectif, apparemment anodin, auquel beaucoup ne font pas attention, réside l'essentiel de la solution du problème apparent. C'est quelque chose d'extrêmement simple, qui relève de l'évidence, mais seuls les êtres humains intérieurement clairs, car éclairés par leur intuition, leur ressenti spirituel intérieur, capables ainsi de raisonner aussi logiquement et sainement, tout simplement en faisant preuve de bon sens, seuls ceux-là sont véritablement capables de reconnaître et de comprendre cette évidence. L'évidence du fait que, même si la forme change, le fond reste le même. C'est malheureusement quelque chose que les êtres humains bornés, limités par la capacité de compréhension restreinte de leur intellect terrestre, produit grossier de leur cerveau matériel physique, ne sont pas capables de saisir, parce qu'ils ne voient que la forme, les apparences extérieures, et ne ressentent pas le fond. Celui qui est intérieurement libre et spirituellement ouvert, pourra nettement ressentir que le fond est le même, que l'essentiel ne réside pas dans la forme, mais dans le fond, dans le contenu, et, au lieu d'entreprendre une lutte vaine et erronée, il s'attellera à un sérieux travail sur l'essence de ce message, de cet enseignement, ainsi que sur lui-même, en poursuivant son propre chemin personnel et individuel, en expérimentant, en apprenant par l'expérience vécue et en recherchant avant toute autre chose l'épanouissement personnel et le bonheur intérieur. Pour celui-là, l'essence, le fond, le contenu de ce message ou enseignement spirituel apporté dans le Message du Graal par Abd-ru-shin est trop précieux, trop puissant, pour s'égarer sur les formes extérieures et perdre son temps avec de telles futilités.

En conclusion, je reprendrais cette parole de Jésus: "Il faut laisser les morts enterrer leurs morts!". Les êtres humains qui sont spirituellement aveugles et sourds, sont comptés comme spirituellement morts. C'est le cas également de ceux qui sont incapables d'examiner les choses sérieusement et objectivement, en écoutant leur bon sens, donc leur intuition, incapables également de reconnaître et de comprendre ce qui relève de l'évidence, mais qui s'égarent, trompés par les apparences, doublées d'une interprétation erronée et malveillante, qui ne tire d'ailleurs son origine qu'en eux-mêmes. Ainsi faut-il donc laisser ces êtres humains se rassembler autour de leurs "gourous" et autres faux guides, qui les conduisent ainsi sur des chemins erronés, au contact de courants obscurs, en des errements pénibles et douloureux. Libres à eux ensuite de prendre conscience de la réalité de leur situation et de s'en arracher afin de se sauver.

Tout ceci n'était dit qu'à titre succinct, afin d'aider ceux qui sont intérieurement ouverts et réceptifs, car on ne peut rien faire pour ceux qui sont ainsi devenus tellement bornés, obtus, voire autistes dans leurs fausses représentations, que toute communication véritable s'avère tout simplement impossible. Afin aussi, pour moi, de prendre fermement et explicitement position sur ce point précis. Ma conviction personnelle, après bien des méandres et des tergiversations, suite à une analyse poussée et approfondie du sujet, est donc que Abd-ru-shin a bien lui-même remanié l'ensemble de son œuvre, de ses exposés, sous la forme de l'édition en 3 volumes actuellement officiellement publiée, et donc la seule forme voulue et autorisée par l'auteur pour la publication et la diffusion. Il s'agit là d'une question d'honnêteté intellectuelle et de respect moral de la volonté de l'auteur.

Pour ceux qui en douteraient encore, mais qui seraient ouverts à l'examen d'autres éléments, d'autres points de vue, c'est-à-dire pour ceux qui se posent des questions, mais qui ressentent encore ce que leur murmure leur intuition, leur voix intérieure, pour ceux-là seulement existe une étude privée de ces questions, qui y répond, en partie, comme à d'autres également, d'une manière bien plus claire que tous ces verbiages creux et insipides, toutes ces bêtises proférées idiotement à droite à gauche, qui nourrissent et entretiennent l'actuelle confusion autour du Message du Graal et de son auteur. Il leur suffit de prendre contact et de le demander. Le simple fait, d'ailleurs, que certains ne le fassent pas, alors qu'ils en ont facilement et gratuitement l'opportunité, montre clairement qu'ils sont de mauvaise foi, qu'ils ne veulent pas vraiment connaître la vérité en la matière. Il n'y a donc rien d'autre à ajouter, le sujet est clos.
Par Alexandre Emmanuel
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