Abd-ru-shin lui-même, dans l'exposé "Le combat" {I-15}, déclare ceci:
"La parole doit être examinée, pas la personne! Que l'on cherche toujours à mettre en lumière d'abord la
personne et examine ensuite si l'on peut écouter ses paroles est une habitude des êtres humains d'intellect. Ceux-ci, dans l'étroite limitation de leur capacité de compréhension, ont
besoin d'un tel appui extérieur, parce qu'ils doivent se cramponner aux apparences pour ne pas aboutir à la confusion."
Et plus loin:
"En outre, tout être humain intérieurement libre appréciera toujours une chose ou un enseignement en fonction de
ce qu'il apporte et non pas en fonction de qui l'apporte. Le dernier est un témoignage de pauvreté, de la part de l'examinateur, tel qu'il ne peut être plus grand. De l'or
c'est de l'or, qu'un prince l'ait dans la main ou un mendiant."
Cependant, je pense qu'il est préférable de donner des repères historiques et chronologiques solides, ainsi que quelques informations, afin de développer une authentique image de ce qu'a été la vie de Abd-ru-shin sur Terre, afin également d'éviter les fausses imaginations, les rumeurs et autres représentations erronées, qui jaillissent des cerveaux enfiévrés de ceux qui sont incapables d'objectivité et qui, de façon tout à fait irréfléchie ou sciemment malveillante, répandent des demi-vérités, de grossières erreurs ou des mensonges éhontés.
* * *
Oskar Ernst Bernhardt est né le 18 avril 1875, un dimanche, vers 12h30, en Allemagne, à Bischofswerda, à proximité de Dresde, en Saxe. Ses parents, Clemens Theodor Bernhardt et Emma Theresa Bernhardt, née Mittag, y tiennent l’auberge "Gambrinus". Oskar Ernst a deux frères aînés (l’un aurait été un ami de Jacob Lorber) et deux sœurs aînées. Il est donc le cinquième et dernier de la famille.
Il fréquente l’école publique, puis l’école de commerce et l’école professionnelle. Son apprentissage se fait chez "Huste & Sohn",
grossiste en aliments, sur le marché de Bischofswerda.
En 1897, il épouse Martha, née Oeser (ou Hamann?), avec laquelle il a un fils, tombé sur le champ de bataille pendant la première guerre mondiale, et une fille: Edith, mariée Nagel.
Il crée la même année une entreprise commerciale indépendante et travaille à son compte à Dresde de 1897 à 1900.
A partir de 1900, il entreprend plusieurs grands voyages à travers le monde: Orient, Turquie, Anatolie, Arabie, Perse, Inde, Japon, Hongrie, Grèce, Suisse..., au cours desquels il accumule une somme incroyable d'expériences vécues, grâce à ses contacts avec le monde, avec l'humanité dans toute sa diversité et avec des personnes de différentes cultures, expériences qu'il met ensuite à profit dans son activité littéraire. Il écrit ainsi des récits de voyage et d'expériences vécues ("Dans les pays lointains"), des récits romancés ("Parmi les peuples étrangers", dont l’action se déroule à Istanbul, à Smyrne, en Anatolie, en Arabie, en Inde), une comédie en trois jours, un scénario de film en deux semaines, des nouvelles ("Le Bracelet", "Annita"), etc...
A noter également, quelques déboires avec la justice terrestre, à cause de personnes malhonnêtes: en 1901/1902, procès à Dresde à cause de débiteurs insolvables, d’usuriers âpres au gain et de déclarations fausses émanant de son épouse et de sa belle-mère; puis en 1909, procès à Berne avec le baron Firks, avec lequel il s’est associé, mais qui provoque la faillite de leur société, et qui le charge injustement de l'entière responsabilité de cette faillite, devant le tribunal, en son absence.
C’est au cours des années 1909 à 1912 que se déploie son activité de dramaturge (entreprise théâtrale et maison d'édition "Kristall") pour des pièces notamment représentées au théâtre de Mainz et de Kassel. Il habite alors à Mainz.
En 1912, il part s’installer à New-York aux USA, pour y faire du commerce de produits cosmétiques (firme "Yaspis") et y reste environ un an. En 1913-1914, il est fabriquant d’articles cosmétiques (reprise de la firme "Yaspis") à Londres en Angleterre.
C’est ainsi qu’en 1914, observé depuis la rue, alors qu'il mélangeait de la poudre, avec une serviette devant la bouche, pour une de ces préparations cosmétiques, soupçonné, dénoncé et accusé à tort de préparer du poison, en plus en tant que ressortissant allemand, il est arrêté et interné sur l’île de Man jusqu’à la fin de la guerre. C’est là que, dans l’isolement, le silence et la paix, il fait le bilan de ses nombreuses expériences vécues et réfléchit sur le sens de la Vie, sur l’être humain, sa place dans la Création et son destin. Au cours de cette période de réflexion solitaire, le bandeau tombe, un puissant Savoir, issu de la Vérité, s’éveille en lui, des connaissances et des forces nouvelles affluent vers lui depuis les hauteurs lumineuses, depuis la Source. Devant la grande détresse spirituelle de l’humanité, s’éveille en lui, en même temps que ce haut Savoir spirituel, le désir ardent de le transmettre afin d’aider l’être humain en lui montrant le Chemin qui mène vers le haut, conduisant à nouveau vers la Lumière, l’Origine de la Vie.
Lorsqu’il est libéré, en 1919, il retourne en Allemagne, où il s’installe à Kötschenbroda, près de Dresde, et reprend ses activités littéraire (entreprise "Kristall") et commerciale (firme "Yaspis").
C’est là qu’il rencontre Maria, née Taubert, le 17 août 1887, adoptée Kauffer, mariée Freyer, veuve d’August Freyer, mort pendant la première guerre mondiale. Elle a alors déjà trois enfants: Irmgard, 7 septembre 1908, Alexander, 24 juillet 1911, et Elisabeth Marie-Louise, 20 juillet 1912.
En 1922 ou 1923, paraît la pièce "Emprise terrestre".
En 1923, il part s’installer avec Maria Freyer et ses enfants en Haute-Bavière à Bad Heilbrunn. Par la suite, il divorce et se remarie officiellement avec Maria Freyer.
Et c’est à cette époque qu’Oskar Ernst Bernhardt fonde la "Maison d'édition des "Feuilles du Graal"", en 1923, puis la "Maison d'édition "L’Appel"", en 1928, et publie, de 1923 à 1930, ses premiers exposés, ainsi que des réponses à des questions, tout d’abord dans les "Feuilles du Graal", puis dans les "Cahiers de l’Appel", sous le pseudonyme "Abdruschin".
En 1926, ses tout premiers exposés sont rassemblés et publiés sous forme d’un livre (dont la couverture est lilas) intitulé: "Dans la Lumière de la Vérité", "Nouveau Message du Graal", de "Abdruschin", dite "édition violette" de 1926.
Par la suite, au cours de l’année 1927, eurent lieu des conférences publiques ("Le mystère "Être Humain"", "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font!", "L’énigme de Konnersreuth").
En 1928, Oskar Ernst Bernhardt s’installe avec sa nouvelle famille sur le Vomperberg, près de Schwaz, dans le Tyrol, en Autriche.
A partir de ce moment-là, des personnes ayant reconnu les valeurs exceptionnelles du Message du Graal et entendu "L’Appel" résonner en leur for intérieur, désirant développer et épanouir leur "humanitude", et édifier ainsi un modèle de vie allant dans le sens de cet enseignement, s'installèrent bientôt dans sa proximité, sur sa propriété même, afin, tout simplement, de pouvoir mettre en pratique, concrètement, les principes de vie développés par Abdruschin dans son Message du Graal et fondés sur la reconnaissance et l'application éclairée des Lois Divines Naturelles de la Création. C'est ainsi que se forma l' "Agglomération du Graal", sur le Vomperberg. Il faut d'ailleurs préciser à ce sujet que Oskar Ernst Bernhardt payait tout lui-même de sa poche pour les nombreux travaux, constructions et installations nécessaires à l'existence et à l'activité de cette agglomération.
En 1897, il épouse Martha, née Oeser (ou Hamann?), avec laquelle il a un fils, tombé sur le champ de bataille pendant la première guerre mondiale, et une fille: Edith, mariée Nagel.
Il crée la même année une entreprise commerciale indépendante et travaille à son compte à Dresde de 1897 à 1900.
A partir de 1900, il entreprend plusieurs grands voyages à travers le monde: Orient, Turquie, Anatolie, Arabie, Perse, Inde, Japon, Hongrie, Grèce, Suisse..., au cours desquels il accumule une somme incroyable d'expériences vécues, grâce à ses contacts avec le monde, avec l'humanité dans toute sa diversité et avec des personnes de différentes cultures, expériences qu'il met ensuite à profit dans son activité littéraire. Il écrit ainsi des récits de voyage et d'expériences vécues ("Dans les pays lointains"), des récits romancés ("Parmi les peuples étrangers", dont l’action se déroule à Istanbul, à Smyrne, en Anatolie, en Arabie, en Inde), une comédie en trois jours, un scénario de film en deux semaines, des nouvelles ("Le Bracelet", "Annita"), etc...
A noter également, quelques déboires avec la justice terrestre, à cause de personnes malhonnêtes: en 1901/1902, procès à Dresde à cause de débiteurs insolvables, d’usuriers âpres au gain et de déclarations fausses émanant de son épouse et de sa belle-mère; puis en 1909, procès à Berne avec le baron Firks, avec lequel il s’est associé, mais qui provoque la faillite de leur société, et qui le charge injustement de l'entière responsabilité de cette faillite, devant le tribunal, en son absence.
C’est au cours des années 1909 à 1912 que se déploie son activité de dramaturge (entreprise théâtrale et maison d'édition "Kristall") pour des pièces notamment représentées au théâtre de Mainz et de Kassel. Il habite alors à Mainz.
En 1912, il part s’installer à New-York aux USA, pour y faire du commerce de produits cosmétiques (firme "Yaspis") et y reste environ un an. En 1913-1914, il est fabriquant d’articles cosmétiques (reprise de la firme "Yaspis") à Londres en Angleterre.
C’est ainsi qu’en 1914, observé depuis la rue, alors qu'il mélangeait de la poudre, avec une serviette devant la bouche, pour une de ces préparations cosmétiques, soupçonné, dénoncé et accusé à tort de préparer du poison, en plus en tant que ressortissant allemand, il est arrêté et interné sur l’île de Man jusqu’à la fin de la guerre. C’est là que, dans l’isolement, le silence et la paix, il fait le bilan de ses nombreuses expériences vécues et réfléchit sur le sens de la Vie, sur l’être humain, sa place dans la Création et son destin. Au cours de cette période de réflexion solitaire, le bandeau tombe, un puissant Savoir, issu de la Vérité, s’éveille en lui, des connaissances et des forces nouvelles affluent vers lui depuis les hauteurs lumineuses, depuis la Source. Devant la grande détresse spirituelle de l’humanité, s’éveille en lui, en même temps que ce haut Savoir spirituel, le désir ardent de le transmettre afin d’aider l’être humain en lui montrant le Chemin qui mène vers le haut, conduisant à nouveau vers la Lumière, l’Origine de la Vie.
Lorsqu’il est libéré, en 1919, il retourne en Allemagne, où il s’installe à Kötschenbroda, près de Dresde, et reprend ses activités littéraire (entreprise "Kristall") et commerciale (firme "Yaspis").
C’est là qu’il rencontre Maria, née Taubert, le 17 août 1887, adoptée Kauffer, mariée Freyer, veuve d’August Freyer, mort pendant la première guerre mondiale. Elle a alors déjà trois enfants: Irmgard, 7 septembre 1908, Alexander, 24 juillet 1911, et Elisabeth Marie-Louise, 20 juillet 1912.
En 1922 ou 1923, paraît la pièce "Emprise terrestre".
En 1923, il part s’installer avec Maria Freyer et ses enfants en Haute-Bavière à Bad Heilbrunn. Par la suite, il divorce et se remarie officiellement avec Maria Freyer.
Et c’est à cette époque qu’Oskar Ernst Bernhardt fonde la "Maison d'édition des "Feuilles du Graal"", en 1923, puis la "Maison d'édition "L’Appel"", en 1928, et publie, de 1923 à 1930, ses premiers exposés, ainsi que des réponses à des questions, tout d’abord dans les "Feuilles du Graal", puis dans les "Cahiers de l’Appel", sous le pseudonyme "Abdruschin".
En 1926, ses tout premiers exposés sont rassemblés et publiés sous forme d’un livre (dont la couverture est lilas) intitulé: "Dans la Lumière de la Vérité", "Nouveau Message du Graal", de "Abdruschin", dite "édition violette" de 1926.
Par la suite, au cours de l’année 1927, eurent lieu des conférences publiques ("Le mystère "Être Humain"", "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font!", "L’énigme de Konnersreuth").
En 1928, Oskar Ernst Bernhardt s’installe avec sa nouvelle famille sur le Vomperberg, près de Schwaz, dans le Tyrol, en Autriche.
A partir de ce moment-là, des personnes ayant reconnu les valeurs exceptionnelles du Message du Graal et entendu "L’Appel" résonner en leur for intérieur, désirant développer et épanouir leur "humanitude", et édifier ainsi un modèle de vie allant dans le sens de cet enseignement, s'installèrent bientôt dans sa proximité, sur sa propriété même, afin, tout simplement, de pouvoir mettre en pratique, concrètement, les principes de vie développés par Abdruschin dans son Message du Graal et fondés sur la reconnaissance et l'application éclairée des Lois Divines Naturelles de la Création. C'est ainsi que se forma l' "Agglomération du Graal", sur le Vomperberg. Il faut d'ailleurs préciser à ce sujet que Oskar Ernst Bernhardt payait tout lui-même de sa poche pour les nombreux travaux, constructions et installations nécessaires à l'existence et à l'activité de cette agglomération.
En 1929, début décembre, Oskar Ernst et Maria Bernhardt, espionnés et accusés à tort de vouloir former une "société secrète illégale", dans un pays où le christianisme catholique était encore la religion d'état une dizaine d'années auparavant, sont arrêtés, puis libérés quelques jours après. Face aux attaques de ce genre, incessantes et renouvelées, Abdruschin définit précisément sa position et ses intentions dans la déclaration "Mon but", en 1936.
A l'ensemble des exposés de l’ "édition violette" de 1926 vinrent donc ensuite s’ajouter les autres exposés qui suivirent, de 1926 à 1930, ce qui aboutit à la publication, en 1931, de l'œuvre: "Dans la Lumière de la Vérité", "Message du Graal", de "Abdruschin", dite "grande édition" ou "édition complète" de 1931.
Abdruschin poursuit donc son enseignement en tenant des conférences sur le Vomperberg. Ces différents exposés sont d'abord publiés sous formes d'exposés-individuels polycopiés numérotés chronologiquement, par la "Maison d'édition "L'Appel"", et ensuite seulement regroupés, dans un premier temps, dans un recueil intitulé "Résonances au Message du Graal", tome I, de "Abdruschin", publié en 1934.
Par ailleurs, des personnes reçoivent, par clairvoyance, grâce à la présence de Abdruschin et à la guidance élevée ainsi accordée, des récits concernant l’histoire de l’humanité et la vie des différents "Préparateurs-de-Chemin" ou "Porteurs-de-Vérité": "Krishna", "Zoroastre", "Lao-Tseu", "Bouddha", "Mahomet", "Moïse", "Jésus", etc…
L’une d’elle écrit, entre autres, selon ce même mode de réception médiale, en 1932, un récit ("Le Jugement Dernier") décrivant l'ascension, puis l'effondrement politiques d'Hitler et du nazisme, ainsi que de l’Allemagne. Malheureusement, du fait de son revirement, et à cause de sa malveillance, ce récit est transmis à un homme appartenant au proche entourage d’Hitler…
En 1937, une nouvelle parution voit le jour: "La Voix", dans laquelle Abdruschin publie à nouveau quelques exposés, ainsi que des réponses à des questions.
L’aspect caritatif n’est pas oublié, des repas et des vêtements sont distribués aux nécessiteux des alentours. Et bien d'autres choses...
Ainsi la vie sur le Vomperberg, dans l’ "Agglomération du Graal", est-elle riche en expériences vécues spirituelles et terrestres.
Mais, malheureusement, pas sans inconvénients pour Abdruschin lui-même, qui n’a qu’un seul désir: accomplir son œuvre en paix et transmettre son savoir. En effet, il est en proie, dès le départ, à l'hostilité infondée de l'église comme des autorités locales, et exposé régulièrement aux attaques injustifiées, méprisables et extrêmement nuisibles de gens malveillants, malhonnêtes et malfaisants.
C'est ainsi que, par exemple, à Noël 1932, il établit très logiquement, dans un de ses exposés, que la naissance du Christ Jésus, bien qu'étant "Fils de Dieu", devait être nécessairement et inévitablement précédée d'une procréation préalable, comme pour tout corps matériel physique terrestre, conformément aux Lois Divines Naturelles, qui ne sont rien d'autre que l'expresssion parfaite et immuable de la Volonté du Créateur. Or, à la suite de cela, un ex-adhérent renégat communiqua un exemplaire de cet exposé au supérieur du couvent de Fiecht, dans les environs, qui déposa alors une plainte à Vienne auprès du président de la république en affirmant que "Abdruschin avait avili la Mère de Dieu de manière on ne peut plus outrageante". Le tribunal d'Innsbruck fut saisi de l'affaire, et Oskar Ernst Bernhardt accusé d' "offense envers une église ou une communauté religieuse reconnue par la loi". Cette affaire se clôtura cependant, le 8 août 1935, par un arrêt du procureur de la république qui déclara "qu'il n'y avait pas lieu de poursuivre Ernst Bernhardt".
De même, en 1936, il était de plus en plus difficile d'obtenir des autorités allemandes l'autorisation de transférer des devises en Autriche. Situation particulièrement préjudiciable pour les résidents allemands de l' "Agglomération du Graal": leur argent se trouvait en Allemagne et il leur était impossible de le faire venir en Autriche. Or, Oskar Ernst Bernhardt avait donné carte blanche à deux messieurs, des personnes proches et de confiance, pour gérer matériellement l' "Agglomération du Graal", qui était en fait sa propriété, pour laquelle il payait pratiquement tout de sa poche, comme déjà dit, en les priant cependant expressément de tout faire correctement et légalement. C'est ainsi que les résidents allemands obtinrent de ces deux personnes de faire venir en fraude des billets de banque. Les autorités allemandes, informées de ces transferts illégaux, envoyèrent des douaniers allemands, qui, avec des douaniers autrichiens, arrêtèrent Oskar Ernst Bernhardt (qui n'était au courant de rien), ainsi qu'une de ces deux personnes, le 11 mars 1936. C'est seulement le 17 juin 1936, qu'il fut libéré, après avoir été innocenté.
En plus de ces désagréments, des personnes malveillantes font courir à son sujet la rumeur qu’il serait juif, ce qui relève d’une évidente volonté de nuire d’après le contexte de l’époque… - D’ailleurs, à ce sujet, dès 1929, Abdruschin prend position de façon très claire contre l’antisémitisme très répandu à l’époque, chose qu’il condamne fermement avec indignation. -
Finalement, en mars 1938, la "Wehrmacht" envahit l’Autriche, Oskar Ernst Bernhardt est arrêté par les SA, sa famille est consignée, le Vomperberg doit être évacué, réquisitionné par les nazis, le Message du Graal et sa diffusion sont interdits. Toute activité publique se rapportant à ce qui lui tenait à cœur lui est interdite, et les adeptes du Message du Graal ne sont pas autorisés à entrer en contact avec lui. Le 19 juillet 1938, Oskar Ernst Bernhardt fait une déclaration par laquelle il demande la dissolution de toutes les associations formées autour de son "Message du Graal". Grâce à la persévérance et à l'influence de certains de ses proches, il est finalement libéré, en septembre 1938, et part à Schlauroth, près de Görlitz, avec sa famille. Il emménage ensuite, en mars 1939, à Kipsdorf, dans l’Erzgebirge, où il est à nouveau assigné à résidence, surveillé en permanence et régulièrement interrogé par la gestapo. Dans les années 1938/1939, il fait donc quelques déclarations aux autorités allemandes nazies concernant ses convictions et ses objectifs.
C'est pendant cette même période que Abdruschin lui-même remanie son œuvre, sous la forme d'une nouvelle édition en 3 tomes, dite "de dernière main" ou "posthume".
À la suite de ces années de bannissement et d'isolement, Oskar Ernst Bernhardt, alias "Abdruschin", décède prématurément à Kipsdorf le 6 décembre 1941, à l'âge de 66 ans. Il est alors inhumé à Bischofswerda, sa ville natale. Après la guerre, en 1945, l'armée française qui occupe l'Autriche rend à Maria Freyer-Bernhardt la propriété "Bernhardt" du Vomperberg et, en 1949, les autorités de la zone d'occupation soviétique donnent l'autorisation de transférer le corps de Abdruschin de Bischofswerda au Tyrol. Depuis lors, la dépouille mortelle de Abdruschin repose dans un monument funéraire qui fut édifié dans l' "Agglomération du Graal".