L'Auteur du Message du Graal

Abd-ru-shin lui-même, dans l'exposé "Le combat" {I-15}, déclare ceci:

"La parole doit être examinée, pas la personne! Que l'on cherche toujours à mettre en lumière d'abord la personne et examine ensuite si l'on peut écouter ses paroles est une habitude des êtres humains d'intellect. Ceux-ci, dans l'étroite limitation de leur capacité de compréhension, ont besoin d'un tel appui extérieur, parce qu'ils doivent se cramponner aux apparences pour ne pas aboutir à la confusion."

Et plus loin:

"En outre, tout être humain intérieurement libre appréciera toujours une chose ou un enseignement en fonction de ce qu'il apporte et non pas en fonction de qui l'apporte. Le dernier est un témoignage de pauvreté, de la part de l'examinateur, tel qu'il ne peut être plus grand. De l'or c'est de l'or, qu'un prince l'ait dans la main ou un mendiant."

Cependant, je pense qu'il est préférable de donner des repères historiques et chronologiques solides, ainsi que quelques informations, afin de développer une authentique image de ce qu'a été la vie de Abd-ru-shin sur Terre, afin également d'éviter les fausses imaginations, les rumeurs et autres représentations erronées, qui jaillissent des cerveaux enfiévrés de ceux qui sont incapables d'objectivité et qui, de façon tout à fait irréfléchie ou sciemment malveillante, répandent des demi-vérités, de grossières erreurs ou des mensonges éhontés.


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Oskar Erns
t Bernhardt est né le 18 avril 1875, un dimanche, vers 12h30, en Allemagne, à Bischofswerda, à proximité de Dresde, en Saxe. Ses parents, Clemens Theodor Bernhardt et Emma Theresa Bernhardt, née Mittag, y tiennent l’auberge "Gambrinus". Oskar Ernst a deux frères aînés (l’un aurait été un ami de Jacob Lorber) et deux sœurs aînées. Il est donc le cinquième et dernier de la famille.

Il fréquente l’école publique, puis l’école de commerce et l’école professionnelle. Son apprentissage se fait chez "Huste & Sohn", grossiste en aliments, sur le marché de Bischofswerda.
En 1897, il épouse Martha, née Oeser (ou Hamann?), avec laquelle il a un fils, tombé sur le champ de bataille pendant la première guerre mondiale, et une fille: Edith, mariée Nagel.
Il crée la même année une entreprise commerciale indépendante et travaille à son compte à Dresde de 1897 à 1900.

A partir de 1900, il entreprend plusieurs grands voyages à travers le monde: Orient, Turquie, Anatolie, Arabie, Perse, Inde, Japon, Hongrie, Grèce, Suisse..., au cours desquels il accumule une somme incroyable d'expériences vécues, grâce à ses contacts avec le monde, avec l'humanité dans toute sa diversité et avec des personnes de différentes cultures, expériences qu'il met ensuite à profit dans son activité littéraire. Il écrit ainsi des récits de voyage et d'expériences vécues ("Dans les pays lointains"), des récits romancés ("Parmi les peuples étrangers", dont l’action se déroule à Istanbul, à Smyrne, en Anatolie, en Arabie, en Inde), une comédie en trois jours, un scénario de film en deux semaines, des nouvelles ("Le Bracelet", "Annita"), etc...

A noter également, quelques déboires avec la justice terrestre, à cause de personnes malhonnêtes: en 1901/1902, procès à Dresde à cause de débiteurs insolvables, d’usuriers âpres au gain et de déclarations fausses émanant de son épouse et de sa belle-mère; puis en 1909, procès à Berne avec le baron Firks, avec lequel il s’est associé, mais qui provoque la faillite de leur société, et qui le charge injustement de l'entière responsabilité de cette faillite, devant le tribunal, en son absence.

C’est au cours des années 1909 à 1912 que se déploie son activité de dramaturge (entreprise théâtrale et maison d'édition "Kristall") pour des pièces notamment représentées au théâtre de Mainz et de Kassel. Il habite alors à Mainz.

En 1912, il part s’installer à New-York aux USA, pour y faire du commerce de produits cosmétiques (firme "Yaspis") et y reste environ un an. En 1913-1914, il est fabriquant d’articles cosmétiques (reprise de la firme "Yaspis") à Londres en Angleterre.

C’est ainsi qu’en 1914, observé depuis la rue, alors qu'il mélangeait de la poudre, avec une serviette devant la bouche, pour une de ces préparations cosmétiques, soupçonné, dénoncé et accusé à tort de préparer du poison, en plus en tant que ressortissant allemand, il est arrêté et interné sur l’île de Man jusqu’à la fin de la guerre. C’est là que, dans l’isolement, le silence et la paix, il fait le bilan de ses nombreuses expériences vécues et réfléchit sur le sens de la Vie, sur l’être humain, sa place dans la Création et son destin. Au cours de cette période de réflexion solitaire, le bandeau tombe, un puissant Savoir, issu de la Vérité, s’éveille en lui, des connaissances et des forces nouvelles affluent vers lui depuis les hauteurs lumineuses, depuis la Source. Devant la grande détresse spirituelle de l’humanité, s’éveille en lui, en même temps que ce haut Savoir spirituel, le désir ardent de le transmettre afin d’aider l’être humain en lui montrant le Chemin qui mène vers le haut, conduisant à nouveau vers la Lumière, l’Origine de la Vie.

Lorsqu’il est libéré, en 1919, il retourne en Allemagne, où il s’installe à Kötschenbroda, près de Dresde, et reprend ses activités littéraire (entreprise "Kristall") et commerciale (firme "Yaspis").
C’est là qu’il rencontre Maria, née Taubert, le 17 août 1887, adoptée Kauffer, mariée Freyer, veuve d’August Freyer, mort pendant la première guerre mondiale. Elle a alors déjà trois enfants: Irmgard, 7 septembre 1908, Alexander, 24 juillet 1911, et Elisabeth Marie-Louise, 20 juillet 1912.
En 1922 ou 1923, paraît la pièce "Emprise terrestre".
En 1923, il part s’installer avec Maria Freyer et ses enfants en Haute-Bavière à Bad Heilbrunn. Par la suite, il divorce et se remarie officiellement avec Maria Freyer.

Et c’est à cette époque qu’Oskar Ernst Bernhardt fonde la "Maison d'édition des "Feuilles du Graal"", en 1923, puis la "Maison d'édition "L’Appel"", en 1928, et publie, de 1923 à 1930, ses premiers exposés, ainsi que des réponses à des questions, tout d’abord dans les "Feuilles du Graal", puis dans les "Cahiers de l’Appel", sous le pseudonyme "Abdruschin".
En 1926, ses tout premiers exposés sont rassemblés et publiés sous forme d’un livre (dont la couverture est lilas) intitulé: "Dans la Lumière de la Vérité", "Nouveau Message du Graal", de "Abdruschin", dite "édition violette" de 1926.
Par la suite, au cours de l’année 1927, eurent lieu des conférences publiques ("Le mystère "Être Humain"", "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font!", "L’énigme de Konnersreuth").

En 1928, Oskar Ernst Bernhardt s’installe avec sa nouvelle famille sur le Vomperberg, près de Schwaz, dans le Tyrol, en Autriche.
A partir de ce moment-là, des personnes ayant reconnu les valeurs exceptionnelles du Message du Graal et entendu "L’Appel" résonner en leur for intérieur, désirant développer et épanouir leur "humanitude", et édifier ainsi un modèle de vie allant dans le sens de cet enseignement, s'installèrent bientôt dans sa proximité, sur sa propriété même, afin, tout simplement, de pouvoir mettre en pratique, concrètement, les principes de vie développés par Abdruschin dans son Message du Graal et fondés sur la reconnaissance et l'application éclairée des Lois Divines Naturelles de la Création. C'est ainsi que se forma l' "Agglomération du Graal", sur le Vomperberg. Il faut d'ailleurs préciser à ce sujet que Oskar Ernst Bernhardt payait tout lui-même de sa poche pour les nombreux travaux, constructions et installations nécessaires à l'existence et à l'activité de cette agglomération.

En 1929, début décembre, Oskar Ernst et Maria Bernhardt, espionnés et accusés à tort de vouloir former une "société secrète illégale", dans un pays où le christianisme catholique était encore la religion d'état une dizaine d'années auparavant, sont arrêtés, puis libérés quelques jours après. Face aux attaques de ce genre, incessantes et renouvelées, Abdruschin définit précisément sa position et ses intentions dans la déclaration "Mon but", en 1936.

A l'ensemble des exposés de l’ "édition violette" de 1926 vinrent donc ensuite s’ajouter les autres exposés qui suivirent, de 1926 à 1930, ce qui aboutit à la publication, en 1931, de l'œuvre: "Dans la Lumière de la Vérité", "Message du Graal", de "Abdruschin", dite "grande édition" ou "édition complète" de 1931.

Abdruschin poursuit donc son enseignement en tenant des conférences sur le Vomperberg. Ces différents exposés sont d'abord publiés sous formes d'exposés-individuels polycopiés numérotés chronologiquement, par la "Maison d'édition "L'Appel"", et ensuite seulement regroupés, dans un premier temps, dans un recueil intitulé "Résonances au Message du Graal", tome I, de "Abdruschin", publié en 1934.

Par ailleurs, des personnes reçoivent, par clairvoyance, grâce à la présence de Abdruschin et à la guidance élevée ainsi accordée, des récits concernant l’histoire de l’humanité et la vie des différents "Préparateurs-de-Chemin" ou "Porteurs-de-Vérité": "Krishna", "Zoroastre", "Lao-Tseu", "Bouddha", "Mahomet", "Moïse", "Jésus", etc…
L’une d’elle écrit, entre autres, selon ce même mode de réception médiale, en 1932, un récit ("Le Jugement Dernier") décrivant l'ascension, puis l'effondrement politiques d'Hitler et du nazisme, ainsi que de l’Allemagne. Malheureusement, du fait de son revirement, et à cause de sa malveillance, ce récit est transmis à un homme appartenant au proche entourage d’Hitler…

En 1937, une nouvelle parution voit le jour: "La Voix", dans laquelle Abdruschin publie à nouveau quelques exposés, ainsi que des réponses à des questions.
L’aspect caritatif n’est pas oublié, des repas et des vêtements sont distribués aux nécessiteux des alentours. Et bien d'autres choses...
Ainsi la vie sur le Vomperberg, dans l’ "Agglomération du Graal", est-elle riche en expériences vécues spirituelles et terrestres.

Mais, malheureusement, pas sans inconvénients pour Abdruschin lui-même, qui n’a qu’un seul désir: accomplir son œuvre en paix et transmettre son savoir. En effet, il est en proie, dès le départ, à l'hostilité infondée de l'église comme des autorités locales, et exposé régulièrement aux attaques injustifiées, méprisables et extrêmement nuisibles de gens malveillants, malhonnêtes et malfaisants.

C'est ainsi que, par exemple, à Noël 1932, il
établit très logiquement, dans un de ses exposés, que la naissance du Christ Jésus, bien qu'étant "Fils de Dieu", devait être nécessairement et inévitablement précédée d'une procréation préalable, comme pour tout corps matériel physique terrestre, conformément aux Lois Divines Naturelles, qui ne sont rien d'autre que l'expresssion parfaite et immuable de la Volonté du Créateur. Or, à la suite de cela, un ex-adhérent renégat communiqua un exemplaire de cet exposé au supérieur du couvent de Fiecht, dans les environs, qui déposa alors une plainte à Vienne auprès du président de la république en affirmant que "Abdruschin avait avili la Mère de Dieu de manière on ne peut plus outrageante". Le tribunal d'Innsbruck fut saisi de l'affaire, et Oskar Ernst Bernhardt accusé d' "offense envers une église ou une communauté religieuse reconnue par la loi". Cette affaire se clôtura cependant, le 8 août 1935, par un arrêt du procureur de la république qui déclara "qu'il n'y avait pas lieu de poursuivre Ernst Bernhardt".

De même, en 1936, il était de plus en plus difficile d'obtenir des autorités allemandes l'autorisation de transférer des devises en Autriche. Situation particulièrement préjudiciable pour les résidents allemands de l' "Agglomération du Graal": leur argent se trouvait en Allemagne et il leur était impossible de le faire venir en Autriche. Or, Oskar Ernst Bernhardt
avait donné carte blanche à deux messieurs, des personnes proches et de confiance, pour gérer matériellement l' "Agglomération du Graal", qui était en fait sa propriété, pour laquelle il payait pratiquement tout de sa poche, comme déjà dit, en les priant cependant expressément de tout faire correctement et légalement. C'est ainsi que les résidents allemands obtinrent de ces deux personnes de faire venir en fraude des billets de banque. Les autorités allemandes, informées de ces transferts illégaux, envoyèrent des douaniers allemands, qui, avec des douaniers autrichiens, arrêtèrent Oskar Ernst Bernhardt (qui n'était au courant de rien), ainsi qu'une de ces deux personnes, le 11 mars 1936. C'est seulement le 17 juin 1936, qu'il fut libéré, après avoir été innocenté.

En plus de ces désagréments, des personnes malveillantes font courir à son sujet la rumeur qu’il serait juif, ce qui relève d’une évidente volonté de nuire d’après le contexte de l’époque… - D’ailleurs, à ce sujet, dès 1929, Abdruschin prend position de façon très claire contre l’antisémitisme très répandu à l’époque, chose qu’il condamne fermement avec indignation. -

Finalement, en mars 1938, la "Wehrmacht" envahit l’Autriche, Oskar Ernst Bernhardt est arrêté par les SA, sa famille est consignée, le Vomperberg doit être évacué, réquisitionné par les nazis, le Message du Graal et sa diffusion sont interdits. Toute activité publique se rapportant à ce qui lui tenait à cœur lui est interdite, et les adeptes du Message du Graal ne sont pas autorisés à entrer en contact avec lui. Le 19 juillet 1938, Oskar Ernst Bernhardt fait une déclaration par laquelle il demande la dissolution de toutes les associations formées autour de son "Message du Graal". Grâce à la persévérance et à l'influence de certains de ses proches, il est finalement libéré, en septembre 1938, et part à Schlauroth, près de Görlitz, avec sa famille. Il emménage ensuite, en mars 1939, à Kipsdorf, dans l’Erzgebirge, où il est à nouveau assigné à résidence, surveillé en permanence et régulièrement interrogé par la gestapo. Dans les années 1938/1939, il fait donc quelques déclarations aux autorités allemandes nazies concernant ses convictions et ses objectifs.

C'est pendant cette même période que Abdruschin lui-même remanie son œuvre, sous la forme d'une nouvelle édition en 3 tomes, dite "de dernière main" ou "posthume".

À la suite de ces années de bannissement et d'isolement, Oskar Ernst Bernhardt, alias "Abdruschin", décède prématurément à Kipsdorf le 6 décembre 1941, à l'âge de 66 ans. Il est alors inhumé à Bischofswerda, sa ville natale. Après la guerre, en 1945, l'armée française qui occupe l'Autriche rend à Maria Freyer-Bernhardt la propriété "Bernhardt" du Vomperberg et, en 1949, les autorités de la zone d'occupation soviétique donnent l'autorisation de transférer le corps de Abdruschin de Bischofswerda au Tyrol. Depuis lors, la dépouille mortelle de Abdruschin repose dans un monument funéraire qui fut édifié dans l' "Agglomération du Graal".
Par Alexandre Emmanuel
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Réponse aux attaques

Question: "Abdruschin ne veut-il pas répondre aux multiples attaques? Moi-même, en tant que questionneur, je sais, par hasard, qu'en beaucoup de choses il lui serait facile de retourner les traits dirigés contre lui."


Réponse: "Ma parole est pour moi trop précieuse pour que je la gaspille pour de telles choses. Cela ne m'est pas, non plus, du tout indispensable, puisque les réponses à ce sujet viendront d'un tout autre côté. Soyez tout à fait tranquille, rien ne demeure sans réponse, même pas ce qu'il y a de plus petit. D'une manière qui, assurément, pour l'humanité tout entière, servira d'enseignement permanent. Je n'ai besoin d'y contribuer en rien.

Et, en ce qui concerne les nombreux "avis" et opinions, ou même communications, des soi-disant chercheurs en races et interprètes d'écrits que vous m'avez joints, lesquels veulent précisément reconnaître en moi un Juif de pure race, ceux-là ne pouvaient certes pas produire un meilleur témoignage de leur incapacité en ce qui concerne leur "savoir" que justement cela; car il n'existe pas de famille plus originellement allemande et plus chrétienne, comme on dit, en remontant loin en arrière, que celle dont je viens. Mais cela n'aurait, pour moi, joué aucun rôle, qui ne connais que l'être humain et ne juge pas les races, les nations ou les religions. Cela est trop petit et indigne du véritable être humain. Ces gens croient-ils pouvoir entrer, un jour, avec leurs couleurs nationales et leurs hymnes nationaux, dans le Royaume de Dieu? Non, de telles étroitesses ne peuvent pas m'inciter à répondre.

Mais c'est aussi devenu une mode que, dans certains cercles, on cherche, simplement sans scrupule, à présenter maintes choses, qui pourraient devenir un danger pour des désirs ou des idées personnels, comme tendances pro-juives, afin de tenir éloignés beaucoup de ceux qui s'en occupent et ne perdre ni sol ni terrain, grâce à une autoprotection peu coûteuse, mais pour pouvoir, au contraire, ainsi promouvoir ses propres objectifs, avec des moyens pas précisément dignes de louanges.

Combien partiaux sont, en outre, les savants raciaux, qui cherchent à juger uniquement sur l'apparence extérieure, sur la matérialité-grossière, tandis que le véritable être humain est l'esprit, qui, seul, est déterminant. Et cet esprit est plus ancien que l'actuel corps terrestre et que les précédents. Considérons cela, une fois, de façon simplement terrestre: Un bon être humain sera toujours le même, même s'il change ses habits plusieurs fois. Il est, dans l'habit du jour de semaine, exactement le même que dans l'habit du dimanche. Il n'en va pas autrement pour l'esprit, l'être humain véritable.

Cela m'écœure, lorsque je réfléchis à ces absurdités. Et sur quoi repose tout cet orgueil, toute cette infatuation que se permettent tant de personnes envers les Juifs, parmi lesquels il y a des êtres humains auxquels on préférerait de beaucoup serrer amicalement les mains, plutôt que ses co-Chrétiens? Sur quoi se fonde le Christianisme, de façon générale? Uniquement sur le Judaïsme! Le Christianisme n'a à faire état que des prophètes juifs de l'Ancien Testament, aucun autre. Les dix Commandements vinrent uniquement par un Juif. Les Disciples étaient des Juifs. L'avenir apportera, au cours de ces éclaircissements, maintes choses au sujet desquelles les chers railleurs d'aujourd'hui devront avoir honte de leur opinion et de leur savoir actuels. Maintes heures viendront pour eux en lesquelles ils souhaiteront avoir gardé le silence au lieu de s'être gonflés en une misérable présomption. Il est annoncé que "Tout doit devenir nouveau"! De cette prophétie, il en est tant qui se réjouissent. Mais y a-t-il une condamnation plus terrible que, précisément, cette prophétie? N'y réside-t-il pas le fait objectif que tout, tout, est faux, si tout doit devenir nouveau, donc différent, pour enfin être juste? Et cette époque, nous nous tenons à présent dedans! Il n'existe effectivement plus rien qui ne soit faux à partir de la base, parmi tout ce que les êtres humains se sont pensé et créé. Une preuve plus grande pour cela que la décadence actuelle, ainsi que l'affligeante confusion actuelle, n'est, certes, pas nécessaire."

Abdruschin

[13-05] "L'Appel" Cahier 13
(juin 1929)
Par Alexandre Emmanuel
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Comme déjà expliqué, lorsque, en 1938, la "Wehrmacht" envahit l'Autriche, Oskar Ernst Bernhardt "Abdruschin" fut arrêté par les nazis. Puis, comme rien ne pouvait être concrètement retenu contre lui, et du fait de la persévérance et de l'influence de certains de ses proches restés fidèles, il fut ensuite libéré, mais, jusqu'à sa mort, assigné à résidence, constamment surveillé et régulièrement interrogé par la gestapo. Ainsi, à cause aussi des attaques dont il était l'objet, Abdruschin dut faire, pendant les années 1938/1939, différentes déclarations officielles aux autorités nazies, par rapport à son œuvre principale "Dans la Lumière de la Vérité", "Message du Graal", par rapport à ses convictions et à ses objectifs, en particulier concernant les accusations d'avoir créé et de diriger une secte ou une société secrète, notamment avec cette communauté formée sur sa propriété, sur le Vomperberg, en Autriche.
En voici donc quelques extraits, qui, avec d'autres déclarations déjà reproduites, permettent clairement de reconnaître la volonté de l'auteur du Message du Graal, ses convictions, ses objectifs, et de se faire aussi une juste représentation, une juste opinion de l'authentique réalité de ces choses.

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Déclarations sur le Message du Graal

"Mes œuvres montrent distinctement que je veux donner aux êtres humains un rafraîchissement de l'âme, qui a pour conséquence naturelle la joie croissante de vivre et de travailler.

Puisque le contenu de mes œuvres écarte le mécontentement, du fait de la prise de conscience, il ne peut être que le bienvenu, au particulier ainsi qu'à l'état. En 1927, j'ai déjà indiqué que les lecteurs doivent seulement prêter attention à la parole elle-même et non à son apporteur. Examiner sérieusement les œuvres et n'en accepter seulement que ce que chacun peut lui-même reconnaître comme vrai avec une réelle conviction est mon conseil fondamental, parce qu'un profit ne peut seulement en résulter que sur une telle base.

Si, maintenant, plus d'un être humain rempli d'exaltation veut ériger une auréole autour de l'auteur, alors ceci n'est pas ma volonté, qui, elle, cherche seulement à aider et à promouvoir, mais cela résulte des êtres humains. Cela doit, vraisemblablement, exprimer la gratitude, par une sorte de vénération telle que celle qu'on offre aussi aux artistes bien-aimés.

Naturellement, en ce domaine, les hostilités ne manquent pas non plus, par jalousie ou par envie, ainsi qu'il en est pour toute chose qui sort du cadre de l'ordinaire.

L'exaltation est toujours fâcheuse, et même nuisible, et c'est pourquoi j'insiste, si souvent, sur la nécessité de la saine sobriété et aussi de la froide réflexion au cours de la lecture de mes œuvres, lesquelles sont capables d'y faire face à tous points de vue. Seul le plus grand sérieux peut y trouver des valeurs et celui-ci n'autorise aucune exaltation.

Avec mes œuvres, j'ai voulu former des êtres humains digne de confiance et de valeur, qui soient conscients qu'ils portent la pleine responsabilité, non seulement pour leurs actes, mais aussi pour chacune de leurs paroles, et même pour chacune de leurs pensées, à travers la vivante Activité de la Création, que j'ai cherché à expliquer, en une rigoureuse logique, afin d'aider.

Etant donné que je refuse aussi, en ce domaine, toute mystique, parce qu'une telle chose ne peut avoir aucune place d'aucune sorte ni aucune légitimation dans la claire ordonnance de la Création et dans son évolution, les plus forts piliers des dogmes religieux en furent naturellement ébranlés et je fus donc traité, par leurs représentants, en ennemi qui doit être combattu.

Qu'en cela des moyens très répréhensibles soient souvent utilisés par ceux-là est déjà suffisamment prouvé par l'histoire universelle et il n'en va pas autrement pour moi, de sorte que j'ai eu à en souffrir presque constamment."

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Déclaration du 22 octobre 1939

"Que je n'aspirais à aucune sorte d'avantages personnels est manifeste et ressort clairement d'un bref aperçu concernant la vie menée sur le Vomperberg.

En considérant utilement les nombreux employés et personnels auxiliaires, qui exigeaient environ 70.000 schillings de frais par année, ils n'étaient pas là pour moi, mais étaient uniquement nécessaires du fait de la présence de nombreux habitants, pour assurer leur confort et leur commodité.

Je n'aurais pas eu besoin de toutes ces personnes, mais il est évident que j'ai supporté seul toutes ces dépenses.

Il n'en alla pas différemment au sujet de beaucoup de choses que je ne veux pas mentionner particulièrement. Mais cela était considéré tout à fait objectivement, presque de façon irréelle, et c'est seulement à présent que beaucoup de choses m'apparaissent sous un tout autre éclairage.

Que j'ai aussi, en outre, distribué des milliers de repas de midi aux nécessiteux de Vomp et de Schwaz, etc..., complète l'image de mon activité. Les noms de tous ceux qui ont bénéficié de ce genre de nourriture, avec, souvent en plus, des vêtements pour les adultes et les enfants, ont été enregistrés au cours de la dernière année.

L'école, elle non plus, n'existait pas à cause de moi, mais était devenue nécessaire exclusivement à cause des enfants des autres et cela exigea, de ma part, un important supplément annuel pour payer les professeurs et le local concerné. Il n'en alla pas autrement avec la blanchisserie électrique, avec la cuisine et les salles pour les repas en commun, et tout ce qui fait partie de ce genre de choses, comme aussi le funiculaire, la construction des chemins et leur entretien, les installations d'arrivée d'eau et les pompiers. J'ai subvenu seul à tout cela, comme à tout ce que, de façon générale, comporte la présence d'un grand nombre de personnes, ainsi que leurs commodités.

Si je voulais, en cela, entrer dans tous les détails, cela résonnerait comme quelque chose d'invraisemblable, en dépit de la parfaite objectivité des faits, mais cela ne ferait, en définitive, que prouver, de nouveau, que j'étais trop absorbé dans mes travaux d'écrivain, dont je vivais, pour reconnaître à quel point, souvent, et de façons différentes, je fus précisément utilisé par tous ceux-là mêmes qui se sont, par la suite, dressés contre moi, aussitôt qu'ils ne purent plus me soutirer quoi que ce soit de profitable.

Pour moi, ce fut un fardeau, du début à la fin, malgré quelques heures de vraie joie, par-ci par là. La pensée d'un quelconque avantage ne pouvait pas exister et ne me serait, non plus, jamais venu. Celui qui observe tout avec exactitude et objectivité doit aussi en être convaincu.

Je peux seulement dire ceci: J'ai vécu ce que j'ai écrit et tout cela venait, oui, de ma conviction vivante.

Et cela n'avait d'autre vue que le bien des autres!

En ce qui concerne, maintenant, l'expression "secte" ou "communauté religieuse", alors je peux seulement redire, toujours à nouveau, que ce n'était pas le cas!

Depuis des années déjà, je n'ai cessé d'indiquer que je ne veux fonder ni une église ni une secte ni une communauté religieuse, que je n'apporte pas non plus une nouvelle religion, mais que mon intention est exclusivement d'expliquer les Lois agissant autoactivement dans la Création, de même que ce que doit impérativement connaître chaque être humain vivant dans cette Création, ce qui ne peut seulement procurer à tous que ce qui leur est utile.

En ce domaine, tous mes travaux d'écrivain le prouvent également. C'est pourquoi je n'ai pas besoin de m'étendre plus longuement sur ce sujet.

Maintenant, si, en différents pays et états, de nombreux lecteurs de mon œuvre se sont retrouvés ensemble pour eux-mêmes et se sont unis en qualité d'associations spécialement enregistrées, ceci ne s'est ainsi produit que pour pouvoir approfondir toujours davantage la difficile matière; car ils prenaient mon œuvre comme base de leur association, ainsi que cela doit, en effet, finalement, distinctement ressortir de leurs statuts respectifs. Je n'avais aucun droit de les en empêcher, ni n'en voyais, du reste, aucune raison.

Je n'ai, cependant, jamais fait partie de ces associations ni n'y avais, non plus, aucune sorte d'avantage, car celles-ci travaillaient seulement pour elles-mêmes et ne versaient, naturellement, aussi leurs contributions que pour elles-mêmes également, de telle sorte qu'une solidarité avec ces différentes associations nationales n'a jamais existé.

Les fondations de personnalités particulières n'entrent pas en contradiction avec ce qui est dit ici.

C'est pourquoi il ne peut donc pas être parlé de secte, mais tous ces bruits ne sont, de nouveau, de façon prédominante, que des rumeurs malveillantes, qui furent intentionnellement propagées, avec beaucoup d'autres invraisemblances, par différentes parties des églises catholiques, ainsi que je le sais pertinemment, parce que celles-ci voyaient et craignaient toujours en moi une sorte de concurrence, ce qui n'est, non plus, pourtant pas fondé.

C'est de ces mêmes sources que sont aussi émanées les rumeurs au sujet de cultes nudistes ou autres absurdités, toutes choses en contradiction directe avec ma vie et mon œuvre.

Ainsi, par une observation plus précise, tout se déplace pour donner une tout autre image, exacte cette fois, et tout sera aussi jugé de façon correspondante à partir de cette base objective, mais jamais condamné.

J'ai voulu transmettre aux êtres humains le résultat correspondant de mes observations et recherches sur le domaine des Lois autoactives de la Création - ou Lois de la Nature - et les rendre utilisables, rien d'autre. Cela résulte aussi suffisamment clairement de mes travaux, ce qui, précisément, devrait déjà constituer une preuve suffisante à ce sujet.

A lui seul le prologue que j'ai placé en tête de mon œuvre principale parle à l'encontre de tout sectarisme et indique clairement le chemin qui est pour moi demeuré un fondement..."

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Extrait de la déclaration du 26 octobre 1939

"L'entier domaine de mon activité,
au cours de mon effort vers des buts uniquement spirituels, réside sur un champ sur lequel, déjà depuis des milliers d'années, à côté des cherchants réellement sérieux se meuvent aussi beaucoup d'êtres humains qui, épiant, séjournent aux bords des chemins remplis d'épines, pour aussitôt s'accrocher là où ils attendent quelque chose de particulier, pour alors se rassasier eux-mêmes en premier lieu des succès péniblement gagnés par autrui et les mettre à profit pour eux-mêmes.

Là où cela ne leur réussit pas, ils combattent, remplis de haine et avides de vengeance, celui auquel, sous de tels désirs personnels, ils s'étaient imposés et accrochés. En cela, ils ne craignent aucun moyen, même le plus répréhensible, dans l'illusion que cela est difficile, en de tels domaines, de réfuter et d'expliquer les fausses assertions consignées par eux.

Heureusement, cependant, c'est en ce cas qui est le mien quelque chose de différent, parce qu'est imprimé tout ce que j'ai dit, donc tous mes travaux entiers, dont il est question de façon générale, et à cause desquels les êtres humains m'ont trouvé et firent aussi d'eux-mêmes tout ce qu'ils ont fait, donc accordèrent aussi les prêts qui servaient aux buts idéaux de l'exigence terrestre de cette activité spirituelle.

A ces paroles qui sont les miennes, maintenant, la plus petite chose n'a pas été changée. Elles sont, aujourd'hui encore, à lire exactement comme depuis le début et peuvent être considérées comme preuve et base de ma réponse.

Telles qu'elles sont encore à présent, elles étaient depuis le commencement. Si, pour cet être humain-ci ou cet être humain-là, une conviction personnelle devait être déformée ou modifiée, du fait d'autres influences ou intentions, alors on ne peut pas me reprocher l'intention d'une tromperie quelconque!

De mon côté, rien n'est arrivé d'autre ou n'a été modifié, mais, au contraire, tout est resté tel quel, mot pour mot. Et ces paroles sont ma conviction inchangée et totale, dont je n'ai jamais voulu persuader un autre être humain, parce que je n'éprouve que de la joie au travail lui-même et qu'il m'est indifférent qui et combien d'êtres humains disent alors que cette conviction est la leur.

Dans ces œuvres disponibles écrites par moi, et dont le contenu laisse clairement entrevoir mon vouloir, j'ai reconnu la véritable tâche de ma vie, qui, selon ma conviction, consiste à ouvrir les chemins à un nouveau Savoir sur Terre! Un Savoir de la Création jusqu'ici inconnu, qui procure aux êtres humains la clarté et la solidité intérieures.

C'est pour cette raison que je me considère aussi comme un Envoyé de Dieu, parce qu'un être humain, de lui-même, n'aurait jamais pu écrire les œuvres relatives à un tel Savoir, avec des explications complètement nouvelles, et pourtant simples, sans qu'il y ait été destiné par une aptitude particulière. Il doit, de ce fait également, exister une liaison particulière avec la Sagesse Divine.

Pour moi, les œuvres elles-mêmes en sont la preuve, c'est pourquoi j'ai vécu, sans doute, cette conviction, sans vouloir en retirer de quelconques avantages, si ce n'est la joie de pouvoir écrire quelque chose de ce genre pour les êtres humains.

[...]

Il est constamment demeuré éloigné de moi, au sujet de cette conviction qui est mienne, et qui est fondée sur mes œuvres au sujet du Savoir de la Création, d'en faire un commerce, ce qui m'apparaîtrait comme une profanation de ma tâche.

Ce n'est donc pas moi en tant que personne qui suis la cause et le centre de ce qui est arrivé jusqu'ici, et dont font aussi partie les constitutions d'associations particulières, mais exclusivement mes œuvres "Dans la Lumière de la Vérité" en tant que "Nouveau Message du Graal".

Tous les êtres humains n'entrèrent en relation avec moi qu'après la lecture de mes travaux, jamais auparavant, en tant que la conséquence de leur propre et libre conviction personnelle au sujet de la justesse de mes explications.

Si, maintenant, de tels êtres humains, qui se sentent intérieurement libérés, par mes œuvres, d'une grande absence de clarté et d'une lourde oppression, dans la gratitude et la joie, ont voulu me témoigner, ici et là, des attentions de différentes sortes, alors il n'y avait, pour moi, aucun motif de les refuser, et, à ma connaissance, personne n'a, non plus, le droit de me reprocher l'acceptation de telles choses comme injuste ou même comme une escroquerie."
Par Alexandre Emmanuel
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