Le Message du Graal (Extraits)

En guise d'accompagnement!

Le bandeau tombe et foi devient conviction. Dans la conviction uniquement résident libération et rédemption!

Je parle uniquement à ceux qui cherchent sérieusement. Ils doivent être aptes et disposés à examiner objectivement cette réalité objective! Que les fanatiques religieux et les rêveurs sans appui en demeurent éloignés; car ils sont nuisibles à la Vérité. Mais les malveillants et les inobjectifs doivent trouver, dans les paroles mêmes, leur jugement.

Le Message atteindra uniquement ceux qui portent, ouverte en eux, une étincelle de Vérité et la nostalgie d'être réellement des êtres humains. Pour eux tous, il devient aussi la lanterne et le bâton. Sans détours, il conduit, hors de tout le chaos de la présente confusion.

La Parole qui suit n'apporte pas une nouvelle religion, mais elle doit être, pour tous les auditeurs ou lecteurs sérieux, le flambeau pour trouver, par elle, le juste chemin, qui les conduit vers la hauteur à laquelle ils aspirent.

Seul celui qui se meut lui-même peut spirituellement venir de l'avant. Le fou qui, pour cela, sous forme de conceptions toutes faites, se sert d'aides étrangères, va son chemin comme sur des béquilles, alors que ses propres membres sains sont inutilisés.

Mais, aussitôt qu'il utilise hardiment, comme instrument pour l'ascension, toutes les facultés, qui, attendant son appel, sommeillent en lui, il met à profit le talent qui lui fut confié, selon la Volonté de son Créateur, et surmontera, en se jouant, tous les obstacles qui, pour l'en détourner, voudront se mettre en travers de son chemin.

C'est pourquoi, réveillez-vous! Uniquement dans la conviction repose la vraie foi, et la conviction n'arrive que par un soupesage et un examen sans égards! Tenez-vous, en tant que vivants, dans la merveilleuse Création de votre Dieu!


Abd-ru-shin 
Par Abd-ru-shin
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Que cherchez-vous?

Que cherchez-vous? Dites, qu'en est-il de cette poussée impétueuse? Telle un bouillonnement mugissant elle déferle à travers le monde et un raz-de-marée de livres submerge tous les peuples. Des érudits fouillent les vieux écrits, cherchent, ruminent jusqu'à l'épuisement spirituel. Des prophètes surgissent pour avertir, pour promettre... de tous côtés, on veut soudain, comme dans une fièvre, répandre une lumière nouvelle!

C'est ainsi que cela se déchaîne actuellement au-dessus de l'âme bouleversée de l'humanité, non en ranimant et en rafraîchissant, mais en brûlant, consummant et aspirant les dernières forces qui restent encore à cette déchirée, dans cette obscurité de l'époque présente.

De même s'animent çà et là un chuchotement, murmure, de l'attente croissante de quelque chose à venir. Excité est chaque nerf, tendu par une inconsciente aspiration. Cela bouillone et ondule et, au-dessus de tout, couvant tristement, repose une sorte de torpeur. Grosse de malheur. Que devra-t-elle enfanter? Désordre, pusillanimité et perdition, si la couche de ténèbres qui, à présent, enveloppe spirituellement le globe terrestre, n'est pas vigoureusement déchirée, qui, avec la visqueuse ténacité d'un marécage putride, absorbe et étouffe chaque pensée de lumière libre, en train de s'élever, avant qu'elle soit devenue forte, qui, dans le silence lugubre d'un bourbier, opprime, désagrège, anéantit déjà, dans son germe, tout bon vouloir, avant même qu'un acte ne puisse en résulter.

Le cri des chercheurs vers la Lumière, cependant, lequel recèle la force de fendre la fange, il est détourné, se perd sous la voûte impénétrable qu'échafaudent avec application précisément ceux qui s'imaginent porter secours: Ils offrent des pierres au lieu de pain!

Considérez ces innombrables livres:

L'esprit humain n'en est que fatigué, non vivifié! Et c'est la preuve de la stérilité de tout ce qui est là offert. Car ce qui fatigue l'esprit n'est jamais le juste.

Le Pain spirituel réconforte immédiatement; la Vérité désaltère et la Lumière vivifie!

Les êtres humains simples doivent donc se décourager, lorsqu'ils voient quels murs, autour de l'Au-delà, par l'ainsi-dénommée science de l'esprit sont érigés. Lequel de ces simples pourrait saisir les phrases savantes, lequel les façons-de-s'exprimer étranges? L'Au-delà doit-il donc seulement valoir pour scientifiques de l'esprit?

On y parle de Dieu! Une haute école doit-elle être érigée pour y acquérir d'abord les facultés de reconnaître la notion de la Divinité? Où conduit donc cette manie, qui, pour la plus grande part, s'enracine uniquement dans l'ambition?

Comme des ivrognes, les lecteurs et les auditeurs titubent, d'une place à l'autre, incertains, non-libres en eux-mêmes, partiaux, parce qu'ils ont été détournés du Chemin simple.

Ecoutez ceci, découragés! Regardez vers le Haut, vous les chercheurs sérieux: Le Chemin vers le Plus-Haut se tient prêt devant chaque être humain! L'érudition n'en est pas la porte!

Le Christ Jésus, ce grand Exemple sur le vrai Chemin vers la Lumière, a-t-Il choisi Ses Disciples parmi les pharisiens érudits? Parmi les chercheurs en écrits? Il les a choisis parmi la sobriété et la simplicité, parce qu'ils n'avaient pas à lutter contre cette grave erreur de croire que le Chemin vers la Lumière est pénible à apprendre et doit être difficile.

Cette pensée est la plus grande ennemie de l'être humain, elle est mensonge!

C'est pourquoi, arrière tout scientisme là où il s'agit de ce qu'il y a de plus sacré en l'être humain, qui veut être pleinement saisi! Renoncez-y, parce que la science, en tant qu'œuvre fabriquée par le cerveau humain, est œuvre-fragmentaire et doit demeurer œuvre-fragmentaire.

Réfléchissez, comment une science, péniblement apprise, pourrait-elle conduire vers la Divinité? Qu'est-ce donc que le savoir, après tout? Le savoir est ce que le cerveau peut saisir. Mais combien étroitement limitée est la capacité de compréhension du cerveau, qui demeure solidement liée à l'espace et au temps. Déjà l'Eternité et le sens de l'Infini, un cerveau humain n'est pas capable de le saisir. Précisément cela qui est inséparablement relié à la Divinité. Mais silencieux le cerveau se tient en face de cette insaisissable Force, qui flue à travers tout ce qui existe, d'où il puise lui-même son activité. La Force que tous ressentent chaque jour, à chaque heure, à chaque instant, comme quelque chose d'évident, que la science aussi a toujours reconnue comme existante et qu'on s'efforce, pourtant, vainement de saisir, de comprendre avec le cerveau, c'est-à-dire par le savoir et l'intellect.

Tellement insuffisante est donc l'activité d'un cerveau, pierre de base et instrument de la science, et sa limitation se retrouve donc naturellement aussi partout dans les œuvres qu'il édifie, donc dans toutes les sciences elles-mêmes. C'est pourquoi la science est tout à fait bonne comme celle qui succède, en vue de mieux comprendre, classer et ordonner ce qu'elle reçoit tout prêt de la Force-de-Création qui la précède, cependant, elle doit obligatoirement défaillir lorsqu'elle veut s'élever elle-même à la direction ou à la critique, aussi longtemps qu'elle s'attache aussi fermement que jusqu'ici à l'intellect, donc à la capacité de compréhension du cerveau.

Pour cette raison l'érudition, tout comme l'humanité qui se règle sur elle, reste constamment accrochée à des détails, alors que chaque être humain porte en lui, tel un cadeau, le grand, insaisissable Tout, tout à fait habilité pour atteindre, sans apprentissage pénible, le plus noble et le plus élevé!

C'est pourquoi, au loin cette inutile torture d'un esclavage de l'esprit! Le grand Maître ne nous lance pas en vain cet appel: Devenez comme les enfants!

Qui porte en lui le ferme vouloir pour le Bien et s'efforce de conférer à ses pensées pureté, celui-là a déjà trouvé le Chemin vers le Plus-Haut! A lui tout le reste est alors donné en partage. Pour cela il n'est besoin ni de livres ni d'astreinte spirituelle, ni de mortification ni d'isolement. Il devient sain de corps et d'âme, libéré de toute oppression de la rumination maladive; car tout excès nuit. Des êtres humains, vous devez être, et non des plantes de serre, qui, du fait d'un développement unilatéral, au premier souffle de vent, succombent!

Eveillez-vous! Regardez autour de vous! Ecoutez en vous! Cela seul peut vous ouvrir le Chemin!

Ne faites pas attention aux querelles des églises. Le Christ Jésus, le grand Porteur de Vérité, l'Incarnation de l'Amour Divin, ne Se préoccupa pas de confession. Que sont, d'ailleurs, aujourd'hui, les confessions? L'enchaînement de l'esprit humain libre, un asservissement de l'étincelle de Dieu qui réside en vous; des dogmes qui visent à comprimer l'Œuvre du Créateur et aussi Son grand Amour dans des formes forgées par le sens humain, ce qui signifie rabaissement du Divin, dépréciation systématique. Chaque chercheur sérieux, cette façon le rebute, puisqu'il ne peut jamais vivre ainsi en lui la grande Réalité, ce par quoi son aspiration à la Vérité devient toujours plus dépourvue d'espoir et il désespère finalement de lui-même et du monde! C'est pourquoi, réveillez-vous! Détruisez en vous les murs dogmatiques, arrachez le bandeau, afin que la pure Lumière du Plus-Haut puisse pénétrer jusqu'à vous, inestropiée. Alors, débordant d'allégresse, votre esprit s'élancera dans les Hauteurs, exultant, ressentira tout l'immense Amour du Père, Qui ne connaît pas les frontières de l'intellect terrestre. Vous savez enfin: vous êtes un morceau de Lui, Le saisissez sans peine et entièrement, vous unissez à Lui et gagnez ainsi, chaque jour, à chaque heure, une Force nouvelle, telle un cadeau qui vous rend l'ascension hors du chaos évidente!

Abd-ru-shin
Par Abd-ru-shin
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Eveillez-vous!

Eveillez-vous, vous, êtres humains, de votre sommeil de plomb! Reconnaissez l’indigne fardeau que vous portez, et qui pèse sur des millions d’êtres humains avec une pression indiciblement tenace. Rejetez-le! Vaut-il d’être porté? Pas une seule seconde!

Que recèle-t-il? De la balle vide, qui, devant le Souffle de la Vérité, se disperse craintivement. Vous avez gaspillé le temps et la force pour rien. Brisez donc les chaînes qui vous retiennent en bas, rendez-vous enfin libres!

L’être humain qui demeure intérieurement assujetti sera éternellement esclave, même s’il était roi.

Vous vous liez avec tout ce que vous cherchez à apprendre. Réfléchissez: Par l’apprentissage, vous vous contraignez constamment dans des formes étrangères, que d’autres ont conçues; vous vous rattachez docilement à une conviction étrangère, vous ne faites que vous approprier les expériences que d’autres, en eux, ont vécu pour eux. Pensez-y: un n’est pas pour tous! Ce qui profite à l’un peut nuire à l’autre. Chacun doit suivre son propre chemin, en vue du perfectionnement. Son équipement pour cela, ce sont les facultés qu’il porte en lui. C’est en fonction d’elles qu’il doit se diriger, c’est sur elles qu’il doit construire! S’il ne fait pas cela, il demeure un étranger pour lui-même, il se tiendra toujours à côté de ce qu’il a appris, cela ne peut jamais devenir vivant en lui. Tout profit est, ainsi, pour lui, exclu. Il végète, un progrès est impossible.

Faites attention, vous qui aspirez sérieusement à la Lumière et à la Vérité:

Le Chemin vers la Lumière, chacun individuellement doit le vivre en lui, il doit le découvrir lui-même, s’il veut y cheminer sûrement. Seul ce que l’être humain vit en lui, ressent avec toutes ses métamorphoses, il a pleinement saisi !

La souffrance et aussi la joie frappent constamment à la porte, pour encourager, secouer en vue d’un réveil spirituel. Pour quelques secondes, l’être humain est alors, très souvent, délivré de toute la nullité de la vie quotidienne et il ressent, dans le bonheur comme dans la douleur, en un pressentiment, la liaison avec l’Esprit, Qui flue à travers tout le Vivant.

Et tout est, oui, Vie, rien n’est mort! Bienheureux celui qui parvient à saisir et retenir de tels instants de liaison, et s’élance, grâce à eux, vers le Haut. Il ne doit pas s’en tenir à des formes rigides, mais chacun doit, au contraire, se développer lui-même, à partir de son intérieur.

Ayez pitié des railleurs et de tous ceux qui sont encore étrangers à la Vie de l’Esprit. Ne leur en veuillez pas, s’ils deviennent sarcastiques; car ceux-ci sont seulement à plaindre. Comme des ivrognes, comme des malades, ils se tiennent devant la grande Œuvre de la Création, qui nous offre tant. Comme des aveugles, qui se pressent à tâtons, tout au long de l’existence terrestre, et ne voient pas toute la magnificence autour d’eux!

Ces plus pauvres sont embrouillés, ils dorment; comment, en effet, un être humain peut-il, par exemple, encore affirmer que n’existe que ce qu’il voit? Que là où il ne peut rien remarquer avec ses yeux aucune vie n’existe? Qu’avec la mort de son corps il cesse aussi, lui-même, d’exister, uniquement parce que, jusqu’à ce jour, dans son aveuglement, il n’a pu se convaincre, par son œil, du contraire? Ne sait-il pas, déjà à présent, au sujet de nombreuses choses, combien étroitement limitée est la capacité de l’œil? Ne sait-il pas encore qu’elle est en rapport avec la capacité de son cerveau, liée à l’espace et au temps? Que, pour cette raison, tout ce qui s’élève au-dessus de l’espace et du temps, il ne peut pas le reconnaître avec son œil? A aucun de ces railleurs une aussi logique justification de l’intellect n’est-elle pas encore devenue claire? La Vie de l’Esprit, nommons-la aussi l’Au-delà, est pourtant uniquement quelque chose qui se tient pleinement au-dessus du découpage terrestre de l’espace et du temps, et qui, donc, nécessite un chemin de même genre pour être reconnue.

Cependant, notre œil ne voit même pas ce qui se laisse classer dans l’espace et le temps. Qu’on pense à la goutte d’eau, qui montre à tout œil une pureté absolue, mais qui, observée à travers un verre taillé, recèle des millions d’êtres vivants, qui, sans pitié, s’y combattent et s’y anéantissent. N’existe-t-il pas parfois des bacilles, dans l’eau, dans l’air, qui possèdent la force de détruire des corps humains, et qui ne sont pas reconnaissables à l’œil? Ils deviennent, pourtant, visibles à l’aide d’instruments précis. Qui veut, après cela, encore oser affirmer que vous ne puissiez rien voir de nouveau, encore présentement inconnu, aussitôt que vous aiguisez plus ces instruments? Aiguisez-les mille fois, des millions de fois, la vision ne trouvera pas de fin pour autant, mais, toujours, de nouveaux mondes s’ouvriront devant vous, que vous ne pouviez auparavant ni voir ni sentir, mais n’en étaient pas moins existants. Une pensée logique apporte les mêmes déductions au sujet de tout ce que les sciences ont pu rassembler jusqu’ici. Il existe une perspective sur une constante poursuite de l’évolution, mais jamais sur une fin.

Qu’est-ce donc que l’Au-delà? Beaucoup s’égarent sur le mot. L’Au-delà est simplement tout ce qui ne se laisse pas reconnaître à l’aide de moyens terrestres. Or, les moyens terrestres sont les yeux, le cerveau, ainsi que tout le reste du corps, de même que les instruments qui aident les parties à exercer leur activité encore plus précisément et plus exactement, à en étendre plus loin la portée. On pourrait donc dire: l’Au-delà est ce qui se trouve au-delà de la faculté visuelle de nos yeux corporels. Mais, une séparation entre l’En-deçà et l’Au-delà, il n’y en a pas! Ni de gouffres! C’est Tout Unitaire, comme la Création entière. Une Force pénètre l’En-deçà comme l’Au-delà; tout vit et agit à partir de cet unique Courant de Vie, et est, de ce fait, tout à fait inséparablement lié. De ce fait, ce qui suit devient compréhensible. Si une partie de ce Tout est malade, l’effet doit alors se rendre sensible dans l’autre partie, comme pour un corps. Les éléments malades de cette autre partie affluent alors vers la tombée malade, du fait de l’attraction du genre semblable, renforçant, de ce fait, encore plus, la maladie. Mais, une telle maladie devient-elle incurable, il en découle l’indispensable contrainte de rejeter violemment l’organe malade, si le Tout ne doit pas continuellement souffrir.

Pour cette raison, convertissez-vous! Il n’y a pas d’En-deçà et d’Au-delà, mais seulement un Être Unitaire! Le concept de la séparation, seul l’être humain l’a inventé, parce qu’il ne peut pas tout voir et s’imagine être le point médian et le point principal de l’entourage pour lui visible. Cependant, son cercle d’action est plus grand. Mais, avec l’erreur de la dissociation, il ne fait que se contraindre violemment, entrave sa progression et donne place à une fantaisie débridée, qui apporte des images monstrueuses. Est-il dès lors surprenant que, comme conséquence, beaucoup aient seulement un sourire incrédule et d’autres une adoration maladive, qui devient servile ou dégénère en fanatisme? Qui peut encore s’étonner de la peur farouche, et même de l’angoisse et de la terreur qui sont cultivées chez certains? Au loin tout cela! Pourquoi cette torture? Renversez cette barrière, que l’erreur des êtres humains s’est efforcée d’ériger, qui, pourtant, n’a jamais existé! L’attitude, jusqu’ici fausse, vous donne aussi une fausse base, sur laquelle vous vous efforcez vainement d’édifier, sans fin, la vraie Foi, donc la Conviction intérieure. Vous vous heurtez ainsi à des points, à des écueils, qui doivent vous rendre chancelants, doutants, ou vous contraindre à démolir vous-mêmes, de nouveau, l’édifice entier, pour, ensuite, peut-être, découragés ou en proie à la rancœur, tout abandonner. Le dommage, vous l’avez, en l’occurrence, pour vous tout seuls, parce que, pour vous, il n’y a pas de marche en avant, mais bien stagnation ou recul. Le chemin, que vous devez, pourtant, parcourir, un jour, est, pour vous, de ce fait, rallongé.

Avez-vous, enfin, conçu la Création comme un Tout, ainsi qu’elle est, ne faites-vous aucune séparation entre En-deçà et Au-delà, alors vous avez le droit chemin, le véritable but se rapproche, et l’ascension vous procure de la joie, vous donne de la satisfaction. Vous pouvez alors aussi, beaucoup mieux, sentir et comprendre les fonctions de réciprocité, qui, ardentes de vie, pulsent à travers le Tout, Unitaire, parce que toute activité est propulsée et soutenue par l’unique Force. La Lumière de la Vérité se lève ainsi, pour vous!

Vous reconnaîtrez, bientôt, que, pour beaucoup, seules la commodité et la paresse sont la cause des railleries, uniquement parce qu’il leur en coûterait de la peine de renverser ce qu’ils ont appris et pensé jusqu’ici et d’édifier du nouveau. Pour d’autres, cela interviendrait dans la conduite habituelle de leur vie et cela leur serait donc incommode. Laissez ceux-là, ne les querellez pas, mais offrez secourablement votre savoir à ceux qui ne sont pas satisfaits avec les jouissances éphémères, qui cherchent davantage, dans l’existence terrestre, que de, pareils aux animaux, seulement se remplir le corps. Donnez-leur la reconnaissance qui vous échoit, n’enfouissez pas le "talent", car, avec le donner, de par l’effet de réciprocité, votre savoir aussi devient plus riche, plus fort.

Dans le Tout-Univers agit une Loi éternelle: Que c’est seulement dans le donner qu’on peut aussi recevoir, lorsqu’il s’agit de valeurs qui sont durables! Cela agit très profondément, pénètre la Création entière comme un legs sacré de son Créateur. Donner avec désintéressement, aider là où cela est nécessaire, avoir de la compréhension pour la souffrance de son prochain, de même que pour ses faiblesses, signifie recevoir, parce que c’est le chemin simple et vrai qui conduit vers ce qu’il existe de plus haut!

Et vouloir cela sérieusement vous apporte aussitôt aide, force! Un désir unique, sincère et profondément ressenti pour le Bien et, comme par une épée de feu, de l’autre côté qui vous est encore présentement invisible, le mur que vos pensées avaient jusqu’alors elles-mêmes érigé en obstacle est déchiqueté; car vous êtes, en effet, un avec cet Au-delà, craint, nié, ou souhaité de vous, vous êtes avec lui étroitement et indissolublement liés.

Essayez cela; car vos pensées sont des messagères que vous envoyez et qui vous reviennent lourdement chargées de ce que vous avez déposé, que ce soit en bien ou en mal. Cela arrive. Songez que vos pensées sont des choses qui se façonnent spirituellement, deviennent souvent des formes qui survivent à l’existence terrestre de votre corps; alors beaucoup vous devient clair. Il s’ensuit donc qu’il est tout à fait exact de dire: Car leurs œuvres les suivent! Les créations de pensées sont des œuvres qui vous attendent un jour! Qui forment, autour de vous, des cercles lumineux ou sombres, que vous devez traverser pour pénétrer dans le Monde de l’Esprit. Aucune protection ni aucune intervention ne peuvent, ici, aider, parce que vous avez la libre détermination. Le premier pas pour tout doit donc venir de vous. Ce n’est pas difficile, cela repose uniquement dans le vouloir, qui se fait connaître par les pensées. Ainsi portez-vous le Ciel comme l’enfer en vous-mêmes.

Décider, vous pouvez, mais les conséquences de vos pensées et de votre vouloir, vous en devenez alors la proie sans conditions! Vous créez vous-mêmes les conséquences; c’est pourquoi je vous lance ce cri d’appel: Gardez le foyer de vos pensées pur, vous fondez ainsi la Paix et vous êtes heureux!

N’oubliez pas que chacune des pensées produites et envoyées par vous, sur son chemin, attire tout genre semblable, ou adhère à d’autres pensées, devient, de ce fait, plus forte, toujours plus forte, et, pour finir, atteint, elle aussi, un but, un encéphale, qui, peut-être, s’oublie une fois lui-même, seulement quelques secondes, et donne ainsi place à de telles formes-pensées planantes, pour pénétrer et agir. Pensez seulement à la responsabilité qui tombe alors sur vous, si la pensée aboutit, un jour, à l’acte, par l’intermédiaire de n’importe qui, sur lequel elle aura pu agir! Cette responsabilité se déclenche, déjà, du fait que chaque pensée particulière conserve constamment la liaison avec vous, précisément comme par un fil infrangible, pour revenir alors avec la force acquise en chemin, pour vous charger vous-mêmes à votre tour ou vous combler de bonheur, selon le genre que vous avez produit.

Ainsi nous tenons-nous dans le monde des pensées et offrons-nous, avec le genre de pensée correspondant, aussi, de la place à ces formes-pensées semblables. C’est pourquoi ne gaspillez pas la force du penser, mais concentrez-la, au contraire, pour la défense et pour un penser acéré qui, pareil à la lance, s’élance au loin et agit sur tout. Faites ainsi de vos pensées la Sainte Lance qui combat pour le Bien, guérit les blessures et promeut la Création entière!

Pour l’action et la marche en avant, réglez donc le penser! Pour ce faire, vous devez ébranler de nombreux piliers qui soutiennent des conceptions ancestrales. Souvent c’est un concept qui, faussement saisi, empêche l’être humain de trouver le vrai Chemin. Il doit revenir en arrière au point d’où il est parti. Un Trait de Lumière fait s’effondrer l’édifice entier, qu’il avait péniblement érigé, durant des décennies, et il se met, ensuite, après un engourdissement plus ou moins court ou long, de nouveau à l’ouvrage! Il le doit, puisque, dans l’Univers, il n’y a aucune stagnation. Prenons, par exemple, la notion du temps:

Le temps passe! Les temps changent! Ainsi les êtres humains s’expriment-ils partout, et, involontairement, une image surgit à l’esprit: Nous voyons des temps remplis de changements passer devant nous!

Cette image devient une habitude et finit même, ainsi, par constituer, chez beaucoup, une base solide, sur laquelle ils continuent à construire, règlent toute leur recherche et toute leur rumination d’après elle. Mais cela ne dure pas longtemps avant qu’ils ne se heurtent à des obstacles, qui se tiennent en contradiction les uns avec les autres. Avec la meilleure volonté, rien ne veut plus aller ensemble. Ils s’y perdent et laissent des lacunes, qui, malgré toute la rumination, ne peuvent plus être comblées. Maint être humain s’imagine alors que, en de tels emplacements, c’est la foi qui doit être prise comme produit de remplacement, lorsque la pensée logique ne trouve pas de prise. Mais ceci est faux! L’être humain ne doit pas croire en des choses qu’il ne peut pas saisir! Il doit chercher à les comprendre; car, autrement, il ouvre la porte toute grande aux erreurs, et, avec les erreurs, la Vérité, Elle aussi, est constamment dépréciée.

Croire sans comprendre n’est que fainéantise, paresse de penser! Cela ne conduit pas l’esprit vers le Haut, mais l’oppresse vers le bas. C’est pourquoi, haut le regard, nous devons examiner, rechercher. L’impulsion pour cela ne repose pas en vain en nous.

Le temps! Passe-t-il véritablement? Pourquoi se heurte-t-on, à partir de ce principe, sur des obstacles, si on veut, en cela, penser plus loin? Tout simplement parce que la pensée de base est fausse; car le temps se tient immobile! Mais nous nous hâtons à sa rencontre! Nous nous précipitons dans le temps, qui est éternel, et y recherchons la Vérité. Le temps se tient immobile. Il est le même aujourd’hui, hier et dans mille ans! Seules les formes se modifient. Nous plongeons dans le temps pour puiser au sein de sa mémoire, pour promouvoir notre savoir dans les collections du temps! Car rien n’a été perdu pour lui, tout, il l’a conservé. Il ne s’est pas modifié, parce qu’il est éternel. Toi aussi, ô être humain, es toujours le même, que tu paraisses jeune ou bien un vieillard! Tu demeures celui que tu es! Ne l’as-tu pas déjà ressenti? Ne remarques-tu pas une nette différence entre la forme et ton "Je"? Entre ton corps, soumis aux transformations, et toi, l’esprit, qui est éternel?

Vous cherchez la Vérité! Qu’est-ce que la Vérité? Ce que vous sentez, aujourd’hui encore, comme la Vérité, vous le reconnaîtrez, demain déjà, comme des erreurs, pour, dans les erreurs, plus tard, de nouveau, découvrir des grains de Vérité! Car les révélations, elles aussi, modifient leurs formes. Ainsi cela se poursuit-il, pour vous, en une imperturbable recherche; cependant, dans le changement, vous devenez mûrs!

La Vérité, cependant, demeure toujours pareille; Elle ne se modifie pas, car Elle est éternelle! Et, puisqu’Elle est éternelle, Elle ne sera jamais purement et réellement saisie avec les sens terrestres, qui ne connaissent que la modification des formes! C’est pourquoi, devenez spirituels! Libres de toutes pensées terrestres, et vous possédez la Vérité, vous serez dans la Vérité, afin de vous y baigner, constamment irradiés de sa pure Lumière; car Elle vous entoure complètement. Vous nagez en Elle, aussitôt que vous devenez spirituels.

Alors, vous n’avez plus besoin d’apprendre péniblement les sciences, vous n’avez pas d’erreurs à craindre, mais vous avez, pour chaque question, déjà la réponse dans la Vérité Elle-même; encore plus, vous n’avez alors plus de questions, parce que, sans penser, vous savez tout, vous englobez tout, parce que votre esprit vit dans la pure Lumière, dans la Vérité!

Devenez donc spirituellement libres! Brisez tous les liens qui vous retiennent! Si des obstacles, alors, se présentent, exultez joyeusement au devant d’eux; car ils signifient pour vous le chemin vers la liberté et la force! Considérez-les comme un cadeau à partir duquel, pour vous, résultent des avantages et, en jouant, vous les surmonterez.

Ou bien ils ont été placés devant vous, afin que vous appreniez d’eux et vous développiez, ce par quoi vous accroissez votre équipement en vue de votre ascension, ou bien ce sont des répercussions d’un endettement que vous pouvez ainsi dénouer et duquel vous pouvez vous libérer. Dans les deux cas, ils vous portent en avant. C’est pourquoi allez-y fraîchement, c’est pour votre salut!

C’est folie que de parler de coups du destin ou d’épreuves. Progrès est chaque combat, chaque peine. Aux êtres humains est ainsi offerte l’occasion d’effacer les ombres de manquements antérieurs; car aucun sou ne peut être remis à l’individu; parce que le cycle des Lois éternelles, là aussi, dans le Tout-Univers, est impossible à dévier, des Lois dans lesquelles Se révèle la Volonté Créatrice du Père, Lequel nous pardonne ainsi et efface tout le ténébreux.

La plus petite déviation en cela et le Monde s’effondrerait en ruines, tellement tout est clairement disposé et si sagement.

Mais qui, maintenant, a tellement à compenser du passé, cet être humain ne doit-il pas se décourager, ne va-t-il pas s’horrifier devant le rachat des fautes?

Il peut être réconforté et commencer cela joyeusement, il peut être sans souci, aussitôt qu’il le veut sincèrement! Car une compensation peut être établie, grâce au contre-courant de la force du bon vouloir, qui, dans le Spirituel, pareille à d’autres formes-pensées, devient vivante et devient une arme puissante, capable d’enlever tout poids des ténèbres, toute lourdeur, et de porter le "Je" à la Lumière!

Force du vouloir! Une puissance insoupçonnée de si nombreux et qui, telle un aimant qui ne faillit jamais, attire à elle les forces semblables, dont elle s’accroît à la manière d’une avalanche, et, unie à d’autres forces spirituellement semblables, agit rétroactivement, atteint de nouveau le point de départ, donc l’origine, ou mieux, l’auteur, et élève celui-ci très haut vers la Lumière, ou bien le précipite, plus profondément, dans la fange et la saleté! Selon la manière avec laquelle l’auteur l’a tout d’abord lui-même voulu. Celui qui connaît cette constante et sûre fonction de réciprocité arrivant toujours à destination, et qui repose dans la Création entière, se déclenche et se déploie avec une sûreté infaillible, celui-ci sait l’utiliser, doit l’aimer, doit la craindre! Pour celui-ci, s’anime, peu à peu, le monde invisible autour de lui ; car il en ressent les manifestations avec une netteté qui le délie de tout doute. Il doit ressentir les fortes ondes de l’activité sans répit qui agissent sur lui à partir de l’immense Univers, aussitôt qu’il y fait un tant soit peu attention, et ressent, finalement, qu’il offre le foyer à de forts courants, tel une lentille qui capte les rayons du soleil, les réunit sur un point et, là, produit une force qui agit en enflammant, consumant et anéantissant, mais peut aussi fluer en guérissant, vivifiant, apportant la bénédiction, et qui est aussi à même d’enflammer un feu ardent! Et, de telles lentilles, nous le sommes aussi, capables, par notre vouloir, d’envoyer, rassemblés en vue d’une puissance, ces invisibles courants de force qui nous atteignent, pour de bons ou de mauvais objectifs, pour amener, à l’humanité, la bénédiction ou la ruine. Un feu ardent nous pouvons et nous devons ainsi allumer dans les âmes, feu de l’enthousiasme pour le Bien, le Noble, pour le Perfectionnement!

Pour cela, n’est requise que la force du vouloir, qui, de l’être humain, en un certain sens, fait le seigneur de la Création, pour la détermination de son propre destin. Son propre vouloir lui apporte l’anéantissement ou la rédemption! Lui procure la récompense ou les châtiments eux-mêmes, avec une inexorable certitude.

Maintenant, ne craignez pas que ce savoir vous éloigne du Créateur, affaiblisse, pour vous, la Foi ayant existé jusqu’ici. Au contraire! La connaissance de ces Lois éternelles, que nous pouvons utiliser, nous fait apparaître l’Œuvre entière de la Création comme encore bien plus sublime, il contraint le chercheur profond, rempli de recueillement, à genoux, à cause de sa grandeur!

Jamais plus l’être humain ne voudra, alors, le mal. Il se saisit, avec joie, du meilleur soutien qui soit pour lui: L’Amour! L’Amour pour toute la Création merveilleuse, l’Amour pour le prochain, pour le conduire, lui aussi, vers le Haut, vers la magnificence de cette jouissance, ce cette conscience de la Force!


Abd-ru-shin
Par Abd-ru-shin
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Le Silence

Une pensée surgit-elle en toi, alors retiens-la, ne l’exprime pas tout de suite, mais nourris-la; en effet, elle se condense, grâce à la rétention dans le silence, et gagne en force, comme la vapeur dans la contre-pression.

La pression et la condensation engendrent la particularité d’une activation magnétique, en fonction de la Loi selon laquelle tout ce qui est plus fort attire à soi le faible. Des formes-pensées de genre semblable sont, de ce fait, attirées de tous côtés, retenues, renforcent toujours plus la force de la propre pensée originelle, et agissent, malgré cela, de sorte que la forme tout d’abord produite se polit par l’adjonction de formes étrangères, se modifie et reçoit, jusqu’à la maturité, une forme changeante. Tu sens bien tout cela en toi, pourtant, tu penses toujours que ce serait ton propre vouloir tout seul. Tu ne donnes, toutefois, en aucune chose, complètement ton propre vouloir, as toujours de l’étranger avec, en plus!

Que te dit ce processus?

Que seulement dans l’union de nombreuses particularités quelque chose de parfait peut être créé! Créé? Est-ce correct? Non pas, mais formé! Car, réellement créer quelque chose de nouveau, cela n’existe pas, il ne s’agit, en tout cela, que de former nouveau, puisque toutes les particularités existent déjà dans la grande Création. Mais ces particularités doivent être poussées sur le chemin du perfectionnement, ce qu’apporte l’unir.

Union! Ne glisse pas avec légèreté là-dessus, mais efforce-toi d’approfondir la notion selon laquelle la maturité et la perfection sont atteintes par l’union. La phrase repose dans la Création entière, telle un joyau qui veut être dégagé! Elle est intimement liée à la Loi selon laquelle ce n’est que dans le donner qu’il peut aussi être reçu! Et que nécessite la juste compréhension de cette phrase? Donc, l’expérience vécue? L’Amour! Et c’est pourquoi l’Amour se tient comme la Force la plus haute, comme la Puissance illimitée dans les mystères du grand Être!

De même que l’union, pour une pensée unique, forme, aiguise et façonne, ainsi en est-il aussi avec l’être humain lui-même et avec la Création entière, qui, en une union – ne finissant jamais – de formes particulières existantes, expérimente, par la Force du Vouloir, de nouvelles-formations, et ainsi le chemin conduit à la perfection.

Un individu ne peut pas t’offrir la perfection, mais l’humanité entière, dans la multiplicité des genres propres! Chaque être humain possède quelque chose qui appartient absolument au Tout. Et c’est ainsi qu’un très avancé, qui ne connaît plus toutes les convoitises terrestres, aime l’humanité entière pas un individu, car seule l’humanité entière peut faire résonner les cordes, libérées par les décantations, de son âme mûrie, pour l’accord de la céleste harmonie. Il porte en lui l’harmonie, puisque toutes les cordes vibrent!

Retour à la pensée qui attira à elle les formes étrangères et, de ce fait, devint vigoureuse, et encore plus vigoureuse: Elle te dépasse finalement en ondes de force compactes, transperce l’aura de ta propre personne et exerce, sur un entourage plus étendu, une influence.

Cela, l’humanité le nomme magnétisme de la personne. Les non-initiés disent: "Tu irradies quelque chose!". Selon le genre propre, agréable ou désagréable. Attirant ou repoussant. C’est ressenti!

Cependant, tu n’irradies rien! Le processus pour la production de ce sentiment chez ces autres trouve son origine dans le fait que tu attires tout ce qui est spirituellement de genre semblable magnétiquement à toi. Et cette attraction se rend sensible pour le prochain. Cependant, là aussi repose la fonction de réciprocité. Dans la relation, l’autre ressent alors distinctement ta force et, la sympathie, de ce fait, s’éveille.

Maintiens-toi toujours devant les yeux: Tout Spirituel est, exprimé selon nos concepts, magnétique, et il t’est aussi connu que toujours le plus fort domine le faible, par l’attraction, par absorption. De ce fait est, "au pauvre (au faible), en outre, encore pris le peu qu’il a". Il devient dépendant.

Il n’y a là nulle injustice, mais cela s’effectue en fonction des Lois Divines. L’être humain a seulement besoin de se ressaisir, de vouloir correctement, et il en est protégé.

Maintenant, tu soulèves, certes, la question: Qu’en est-il si tous veulent être forts? Si, à personne, plus rien n’est à prendre? Alors, cher ami il y aura échange volontaire, lequel a pour fondement la Loi que seulement dans le donner il peut aussi être reçu. Il n’y a donc aucune stagnation, mais tout le médiocre est éliminé.

Ainsi, arrive-t-il que, par paresse, beaucoup deviennent dépendants en esprit, possèdent, parfois, en définitive, à peine encore, la faculté de cultiver leurs propres pensées.

A remarquer que seul le genre semblable est attiré. C’est pourquoi le proverbe: "Les pareils s’assemblent volontiers." Ainsi les buveurs se trouvent-ils toujours, les fumeurs ont des "sympathies", les bavards, les joueurs, etc…, cependant, les nobles aussi se réunissent, en vue d’un but élevé.

Maintenant, cela va, toutefois, plus loin: Ce qui spirituellement s’efforce, se répercute finalement aussi physiquement, puisque tout le Spirituel interpénètre le Matériel-Grossier, ce par quoi nous devons avoir devant les yeux la Loi de la rétroactivité, parce qu’une pensée se tient constamment en liaison avec son origine et, dans cette liaison, produit le rayonnement-rétroactif.

Je ne parle ici, toujours, que des pensées réelles, qui portent en elles la force de vie de l’intuition de l’âme. Pas du gaspillage de force de la substance cérébrale, à toi confiée en tant qu’instrument, qui ne forme que des pensées fugitives, lesquelles ne se manifestent, en un sauvage emmêlement, que par des exhalaisons fantomatiques, et, par bonheur, se dispersent très rapidement. De telles pensées ne font que te coûter temps et force, et tu brades ainsi un bien confié.

Réfléchis-tu, par exemple, sur une chose quelconque, sérieusement, alors cette pensée devient, en toi, fortement magnétique, par la force du silence, attire tout semblable et s’en trouve ainsi fécondée. Elle mûrit et sort du cadre de l’ordinaire, pénètre même, de ce fait, aussi, dans d’autres sphères, et reçoit, de là, un afflux de pensées plus hautes… l’inspiration! C’est ainsi que, lors de l’inspiration, la pensée fondamentale doit sortir de toi-même, au contraire de la médialité, doit former un pont vers l’Au-delà, le Monde Spirituel, pour, là, puiser consciemment à une source. L’inspiration n’a donc avec la médialité rien à voir. De ce fait, la pensée est mûrie en toi. Tu passes à la réalisation et, condensé par ta force, portes à exécution ce qui, déjà, en d’innombrables éléments isolés, auparavant, en tant que formes-pensées, dans le Tout-Univers, planait.

De cette manière, tu crées, avec le spirituellement existant depuis longtemps, par l’union et la condensation, une forme nouvelle! Ainsi donc, dans la Création entière, changent toujours uniquement les formes, puisque tout le reste est éternel et indestructible.

Garde-toi des pensées embrouillées, de toute platitude dans la pensée. La versatilité se venge amèrement; car elle t’abaisse rapidement au niveau d’un terrain de jeu pour les influences étrangères, ce par quoi tu deviens très facilement maussade, capricieux et injuste à l’égard de ton entourage le plus proche.

As-tu une pensée réelle et t’y tiens-tu fermement, alors, en définitive, la force concentrée doit aussi pousser à la réalisation; car le processus évolutif de tout se déroule entièrement spirituellement, puisque toute force est uniquement spirituelle! Ce qui te devient alors visible, ce ne sont jamais que les dernières répercussions d’un processus préalable spirituel-magnétique, qui, en fonction d’un ordre établi, s’exécute constamment régulièrement.

Observe, et si tu réfléchis et ressens, bientôt, te sera apportée la preuve que toute vie réelle ne peut être, en vérité, que la spirituelle, en laquelle seules reposent l’origine et aussi l’évolution. Tu dois en venir à la conviction que tout ce que tu vois avec les yeux corporels n’est, en fait, que les répercussions de l’Esprit éternellement pulsant.

Chaque acte, même le plus infime mouvement d’un être humain, est, en effet, auparavant, toujours spirituellement voulu. Les corps ne jouent, en cela, que le rôle d’instruments spirituellement vivifiés, qui parvinrent eux-mêmes, d’abord, à la condensation par la Force de l’Esprit. De même aussi les arbres, les pierres et la Terre entière. Tout est vivifié, pénétré, propulsé par l’Esprit Créateur.

Puisque la matière entière, toutefois, donc le terrestrement visible, n’est qu’un effet de la vie spirituelle, alors il ne t’est pas difficile de comprendre que même les conditions terrestres se forment selon le genre de la vie de l’esprit environnante la plus proche de nous. Ce qui en découle logiquement est clair: A l’humanité elle-même a été donnée la force, par la sage disposition de la Création, de se former, créant par elle-même, les circonstances avec la Force même du Créateur. Heureux celui qui ne l’utilise que pour le bien! Mais malheur à celui qui se laisse entraîner à l’utiliser pour le mal!

L’esprit, chez l’être humain, est seulement entouré et obscurci par la convoitise terrestre, qui, comme des scories, adhère à lui, l’alourdit et l’entraîne vers le bas. Or, ses pensées sont des actes de volonté en lesquels repose la force de l’esprit. L’être humain dispose de la décision de bien ou de mal penser, et peut ainsi diriger la Force Divine vers le bien comme vers le mal! Là réside la responsabilité que l’être humain porte; car la récompense ou le châtiment pour cela ne font pas défaut, puisque toutes les conséquences des pensées refluent vers leur point d’origine, de par la fonction de réciprocité enclenchée, laquelle ne faillit jamais, et est, en cela, tout à fait immuable, donc inexorable. De ce fait, aussi, incorruptible, rigoureuse, juste! Or, ne dit-on pas aussi la même chose de Dieu?

Si de nombreux adversaires de la Foi, au sujet d’une Déité, aujourd’hui, ne veulent plus rien savoir, alors tout ceci ne peut rien changer aux faits que j’ai mentionnés. Les gens ont seulement besoin de laisser le petit mot "Dieu" de côté, de se plonger sérieusement dans la science, alors ils trouvent exactement la même chose, seulement exprimée avec d’autres mots. N’est-il pas ridicule, dès lors, d’en discuter encore? Contourner les Lois Naturelles, aucun être humain n’y arrive, personne ne peut nager contre. Dieu est la Force Qui active les Lois de la Nature; la Force Qu’encore personne n’a saisie, personne n’a vue, mais Dont les effets, chacun, journellement, à chaque heure, oui, à chaque fraction de seconde, doit voir, ressent et observe, si seulement il veut voir, en lui-même, dans chaque animal, chaque arbre, chaque fleur, chaque fibre d’une feuille, lorsque, en se gonflant, elle jaillit, hors de son enveloppe, pour parvenir à la lumière. N’est-ce pas de l’aveuglement que s’y opposer obstinément, alors que chacun, y compris ces rigides négateurs eux-mêmes, confirme l’existence de cette Force, La reconnaît? Qu’est-ce qui les empêche de nommer, maintenant, "Dieu" cette Force reconnue? Est-ce une bravade puérile? Ou une certaine honte de devoir concéder que, pendant tout ce temps, ils se sont obstinément évertués à nier une Chose Dont l’existence leur était claire depuis toujours?

Certes, rien de tout cela. La raison réside dans le fait que, à l’humanité, des caricatures de la Grandeur de la Déité, de tant de côtés, sont présentées, auxquelles, au cours d’une recherche sérieuse, elle ne peut acquiescer. La Force de la Déité, englobant tout et pénétrant tout, doit, en effet, être rapetissée et dégradée, lors de la tentative de La comprimer dans une image!

Par une profonde réflexion, aucune image ne se laisse accorder avec cela! Précisément parce que chaque être humain porte en lui la Pensée de Dieu, il se hérisse en un pressentiment contre le rétrécissement de la grande, insaisissable Force, Qui l’a engendré, Qui le guide.

Le dogme porte la culpabilité du fait qu’une grande partie de ceux qui, dans leur opposition, cherchent à outrepasser tout objectif, très souvent, vont à l’encontre de la vivante certitude dans leur intérieur.

Mais l’heure n’est pas loin où le réveil spirituel arrive! Où on interprète les Paroles du Rédempteur correctement, saisit correctement Sa grande Œuvre de Rédemption; car le Christ nous apporta la Libération hors des ténèbres en nous indiquant le Chemin vers la Vérité, en nous montrant, en tant qu’être humain, le Chemin vers les Hauteurs Lumineuses! Et par le sang sur la croix, Il imprima le sceau de Sa conviction!

La Vérité n’a encore jamais été différente de ce qu’Elle était alors, déjà aussi, et de ce qu’Elle est aujourd’hui et de ce qu’Elle sera encore dans des dizaines de milliers d’années; car Elle est éternelle!

C’est pourquoi apprenez à connaître les Lois qui reposent dans le grand Livre de la Création tout entière. S’y conformer signifie: Aimer Dieu! Car, tu ne provoques, de ce fait, aucune dissonance dans l’harmonie, mais contribues à former ce mugissant accord, jusqu’à sa pleine hauteur.

Que, maintenant, tu dises: Je me soumets volontairement aux Lois existantes de la Nature, parce que c’est pour mon bien, ou que tu affirmes: Je me conforme à la Volonté de Dieu Qui Se révèle dans les Lois Naturelles, ou à la Force inconcevable Qui active les Lois de la Nature… Y a-t-il une différence dans son effet? La Force est là et tu La reconnais, dois, oui, La reconnaître, parce que tu n’as absolument rien d’autre à faire, aussitôt que tu réfléchis un tant soit peu… Et ainsi, tu reconnais ton Dieu, le Créateur!

Et cette Force agit en toi aussi, lors de la pensée! Ne mésuse donc pas avec Elle pour le mal, mais pense le bien! N’oublie jamais: Lorsque tu engendres des pensées, tu emploies la Force Divine, avec Laquelle tu es capable d’atteindre le plus pur, le plus haut!

Essaye, en cela, de ne jamais laisser hors attention que toutes les conséquences de ton penser retombent toujours sur toi, en fonction de la force, de la grandeur et de l’étendue de l’effet des pensées, dans le bien comme dans le mal!

Mais puisque la pensée est spirituelle, ses conséquences viennent spirituellement de nouveau. Elles t’atteignent, par conséquent, égal ici sur Terre ou, alors, après ton décès, dans le Spirituel. Elles ne sont pas, parce que spirituelles, non plus, liées à la matière. Cela a pour conséquence que la décomposition du corps n’en suspend pas le déclenchement! La rétribution, dans la rétroactivité, arrive sûrement, plus tôt ou plus tard, ici ou là-bas, précisément. La liaison spirituelle avec toutes tes œuvres demeure solide; car les œuvres terrestres, matérielles, aussi, ont, oui, une origine spirituelle du fait des pensées qui les ont engendrées, et demeurent, même si tout le terrestre est passé, subsistent. De là il est juste de dire: "Tes œuvres t’attendent, aussi longtemps que, toi, le déclenchement, dans la rétroactivité, ne t’a pas encore atteint".

Es-tu, lors d’une rétroaction, encore ici sur Terre, ou de nouveau ici, alors la force des conséquences se répercute, à partir du Spirituel, selon le genre, dans le bien comme dans le mal, à travers les circonstances, ton entourage, ou sur toi-même, directement sur ton corps.

Ici, qu’il soit, encore une fois, tout particulièrement, attiré l’attention là-dessus: La vraie vie, véritable, se déroule spirituellement! Et cela ne connaît ni temps ni espace, donc, non plus, aucune séparation. Elle se tient au-dessus des concepts terrestres. Pour cette raison, les conséquences t’atteignent, où que tu sois, au moment où, selon la Loi éternelle, la répercussion revient vers le point d’origine. Rien, en l’occurrence, ne se perd, cela vient assurément.

Cela solutionne, maintenant, aussi, la question déjà si souvent posée, comment se fait-il que des êtres humains visiblement bons aient, parfois, si durement à souffrir au cours de la vie terrestre, de sorte qu’il y soit vu comme une injustice? Ce sont des déclenchements qui doivent les atteindre!

Tu connais la solution de cette question, à présent; en effet, ton corps du moment ne joue, en cela, aucun rôle. Ton corps n’est, en effet, pas toi-même, il n’est pas ton "Je" entier, mais un outil que tu t’es choisi, ou que tu as dû prendre en fonction des Lois de la vie spirituelle en vigueur, que tu peux encore nommer Lois cosmiques, si elles te paraissent ainsi plus compréhensibles. La vie terrestre du moment n’est qu’un court laps de temps de ton existence véritable.

Quelle pensée accablante, s’il n’existait, en cela, pas d’échappatoire, pas de puissance qui agisse de façon protectrice pour lui. Plus d’un devrait, là, perdre courage, lorsqu’il s’éveille au Spirituel, et aimerait encore mieux dormir, dans le vieux train-train. Il ne sait pas, non, tout ce qui l’attend, ce qui doit encore l’atteindre dans sa rétroaction de jadis! Ou bien, comme disent les êtres humains: "Ce qu’il doit réparer".

Pourtant, pas de souci! Avec le réveil, à toi, dans la sage disposition de la grande Création, aussi, un chemin est montré, grâce à cette force du bon vouloir, sur laquelle j’ai déjà tout particulièrement attiré l’attention, qui atténue les dangers d’un karma en cours de déclenchement, ou le pousse complètement de côté. Cela aussi, l’Esprit du Père l’a déposé dans ta main. La force du bon vouloir t’entoure d’un cercle qui est capable de décomposer le mal qui t’assiège, ou, tout au moins, l’affaiblit à un très haut degré, tout comme la couche atmosphérique protège aussi le globe terrestre. Mais, la force du bon vouloir, cette forte protection, est cultivée et stimulée par la puissance du silence.

C’est pourquoi, chercheurs, je vous appelle, encore une fois, de façon pressante:

Gardez le foyer de vos pensées pur, et utilisez, ensuite, en premier lieu, la grande puissance du silence, si vous voulez progresser vers le haut.

Le Père a déjà déposé en vous la force pour tout! Vous avez seulement besoin de l’utiliser!

Abd-ru-shin
Par Abd-ru-shin
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Ascension

Ne vous empêtrez pas dans un filet, vous qui aspirez à la Connaissance, mais devenez lucides!

Une immuable contrainte d’expiation pèse, de par une Loi éternelle, sur vous, que vous ne pouvez jamais faire retomber sur d’autres. Ce dont vous vous chargez par vos pensées, paroles et œuvres, personne d’autre ne saurait le dénouer que vous-mêmes! Réfléchissez, autrement la Justice Divine ne serait qu’un son vide, avec Elle aussi, tout le reste s’effondrerait en ruine.

C’est pourquoi rendez-vous libres! Ne gaspillez pas une heure pour mettre, à cette contrainte d’expiation, un terme! Un vouloir sincère pour le Bien, le Mieux, qui, par une prière vraiment ressentie, reçoit une force plus grande, apporte la Rédemption!

Sans le sincère, ferme, vouloir pour le Bien, l’expiation ne peut jamais s’ensuivre. De façon continue, ce qui est bas se donnera, alors, à lui-même, toujours à nouveau, une nouvelle nourriture, pour continuer à se maintenir, et exiger ainsi, toujours à nouveau, de nouvelles expiations, sans interruption, de sorte que ce constant renouvellement ne vous apparaît que comme une seule tare, ou souffrance! Pourtant, c’est une chaîne entière, sans fin, liant constamment, de façon renouvelée, avant même que ce qui a précédé n’ait pu se dénouer. Il n’y a jamais, dès lors, de Rédemption, puisqu’il y a constante exigence d’expiation. C’est comme une chaîne qui vous tient rivés au sol. En outre, le danger est très grand que cela aille encore plus profondément vers le bas. C'est pourquoi ressaisissez-vous enfin pour le bon vouloir, vous qui êtes encore dans l'En-deçà ou bien, selon vos conceptions, déjà dans l'Au-delà! Grâce à un constant bon vouloir, la fin de toutes les expiations doit arriver, puisque celui qui veut le Bien et agit en conséquence n'accorde pas de nouvelle nourriture à une exigence d'expiation renouvelée. Et c'est ainsi qu'arrive la libération, la rédemption, qui seule permet l'ascension vers la Lumière. Ecoutez cet avertissement! Il n'y a pas d'autre chemin pour vous! Pour personne!

Mais ainsi chacun reçoit aussi la certitude qu'il ne peut jamais être trop tard. Certes, pour l'acte isolé, certainement, vous avez alors à l'expier, à le racheter, mais, dès l'instant où votre effort vers le Bien se met en place sérieusement, vous posez la borne pour la fin de votre expiation, êtes assurés que cette fin doit arriver un jour, et votre ascension commencera ainsi! Alors, vous pouvez joyeusement œuvrer à la liquidation de toutes les expiations. Ce qui, ensuite, vous arrive encore, arrive pour votre salut, vous rend plus proche l'heure de la Rédemption, de la Libération.

Comprenez-vous, à présent, la valeur, lorsque je vous conseille de commencer, de toutes vos forces, le bon vouloir, le pur penser? De ne pas vous relâcher, mais de vous y accrocher avec toute votre nostalgie, toute votre énergie? Cela vous élève haut! Cela transforme, vous et votre entourage! Réfléchissez au fait que chaque périple terrestre est une courte école qu'avec le dépôt de la chair, pour vous-mêmes, aucune fin n'arrive. Vous vivrez constamment ou vous mourrez constamment! Constamment jouirez du bonheur ou constamment souffrirez! Que celui qui s'imagine qu'avec l'enterrement terrestre, aussi, pour lui, tout est liquidé, tout est compensé, qu'il se détourne et aille son chemin; car, ainsi, il ne veut que se leurrer lui-même. Epouvanté, il se trouvera, alors, devant la Vérité et… devra commencer son chemin de douleur! Son vrai "Soi-même", dépouillé de la protection de son corps, dont la densité l'entourait comme un rempart, sera alors attiré, entouré et retenu par le même genre que lui.

Le ressaisissement, du sérieux vouloir pour le mieux, qui pourrait le libérer, le porter plus haut, lui devient plus difficile, pour longtemps impossible, parce qu'il n'est soumis qu'à l'influence de l'entourage, qui ne porte en lui aucune pensée de lumière de même genre qui puisse le réveiller, le soutenir. Il doit doublement souffrir sous tout ce qu'il s'est créé.

Pour cette raison, une progression vers le haut est alors beaucoup plus difficile que dans la chair et le sang, où le bien chemine à côté du mal, ce que rend seulement possible la protection du corps terrestre, parce que… cette vie terrestre est une école où, à chaque "Je", la possibilité de la poursuite de l'évolution est donnée, en fonction de son libre vouloir. C'est pourquoi, ressaisissez-vous enfin! Le fruit de chaque pensée retombe sur vous, ici ou là-bas, vous devez le savourer! Devant ce fait, aucun être humain ne peut fuir! A quoi cela vous sert-il si, comme l'autruche, vous cherchez à vous cacher la tête craintivement dans le sable, devant cette réalité? Regardez donc les faits hardiment en face! Vous vous rendrez, de ce fait, la chose facile; car, ici, on peut plus rapidement progresser. Commencez! Mais dans la conscience que tout l'ancien doit être compensé. N'attendez pas, comme de nombreux fous, que le bonheur vous tombe dans le giron immédiatement, par portes et fenêtres. Peut-être plus d'un, parmi vous, a-t-il encore à se défaire d'une chaîne gigantesque. Mais celui qui se décourage, à cause de cela, celui-là ne se nuit qu'à lui-même, parce que cela ne peut pas lui être épargné ni ôté. Par l'hésitation il se rend seulement tout plus difficile, peut-être même impossible, pour longtemps. Une stimulation, cela devrait être pour lui, à ne plus gaspiller une heure plus longtemps; car avec le premier pas il commence seulement à vivre! Heureux celui qui se ressaisit énergiquement, cela se détache de lui, maillon après maillon. Avec des bonds de géant il peut s'élancer en avant, exultant et remerciant, prendre aussi les derniers obstacles; car il devient libre!

Les pierres que son activité, jusqu'ici fausse, a amoncelées devant lui, telles un mur qui devait empêcher la marche en avant, ne lui sont alors nullement enlevées, mais, au contraire, soigneusement placées devant lui, afin qu'il les reconnaisse et les surmonte, parce qu'il doit procéder à la compensation de toutes ses fautes. Cependant, étonné et émerveillé, il voit bientôt l'Amour qui, en cela, règne autour de lui, aussitôt que, seulement, il montre la bonne volonté. Le chemin lui est, par de délicats ménagements, tellement facilité, comme à un enfant par la mère, lors de ses premières tentatives pour marcher. Est-il des choses de sa vie jusqu'ici, qui l'effrayaient, en l'angoissant secrètement, et qu'il aurait voulu, de préférence, laisser continuellement dormir…, de façon tout à fait inattendue, il est placé devant! Il doit décider, agir. De manière frappante, il y est poussé par l'enchaînement. Ose-t-il ensuite faire le premier pas, dans la confiance en la victoire du bon vouloir, alors le nœud fatal se défait, il le franchit et s'en trouve libéré.

Mais, à peine cette faute est-elle dénouée, déjà, une autre s'approche de lui, sous une forme quelconque, exigeant pareillement d'être aussi dénouée. Ainsi éclatent, l'un après l'autre, les anneaux qui l'enserraient, devaient l'accabler. Pour lui cela devient si léger! Et ce sentiment de légèreté, que maint d'entre vous a, de façon tout à fait certaine, déjà, une fois, vécu, ce n'est pas une illusion, mais l'effet d'une réalité. L'esprit ainsi libéré de la pression devient léger et s'élance, conformément à la Loi de la pesanteur spirituelle, haut, vers cette région à laquelle, désormais, conformément à sa légèreté, il appartient. Ainsi cela doit constamment aller vers le haut, vers la Lumière tant désirée. Le mauvais vouloir oppresse l'esprit vers le bas et le rend lourd, tandis que le bon vouloir le pousse vers le haut.

Jésus vous a montré, pour ceci, déjà, le simple chemin qui, immanquablement, conduit au but; car une profonde vérité repose dans ces simples mots: "Aime ton prochain comme toi-même!"

Ainsi Il a donné la clef pour la liberté, pour l'ascension! Comment cela? Parce que cela vaut comme intangible: Ce que vous faites au prochain, cela vous ne le faites, en réalité, que pour vous! Pour vous seuls, puisque, suivant les Lois éternelles, tout retombe obligatoirement sur vous, le bien ou le mal, que ce soit déjà ici ou là-bas. Cela arrive! Ainsi le plus simple des chemins vous est-il indiqué comment vous devez entreprendre la marche vers le bon vouloir. Par votre manière d'être vous devez donner à votre prochain, votre genre! Pas obligatoirement avec argent et biens. Sinon, les démunis seraient exclus de la possibilité de donner. Et dans cette manière d'être, dans le "se donner" au cours de la fréquentation de votre prochain, dans les égards, la considération, que vous lui offrez volontairement, repose l' "Aimer", que Jésus nous mentionne, repose aussi l'aide, que vous accordez à votre prochain, parce qu'en elle il devient capable de se transformer lui-même ou d'escalader plus avant sa hauteur, parce qu'en elle il peut s'affermir.

Les rayonnements rétroactifs de cela, cependant, vous élèvent, dans leur fonction de réciprocité, vite. Par eux, vous recevez constamment une force nouvelle. Dans un enivrant essor, vous pouvez alors aspirer vers la Lumière…

Pauvres fous, qui peuvent encore demander: "Que gagne-je, si je renonce à tant de vieilles habitudes et me transforme?" Est-ce un marché qui doit être conclu? Et s'ils n'y gagnaient, en qualité d'êtres humains en soi, qu'en tant que tels, dans une manière d'être plus élevée, alors cela serait, en fait de récompense, déjà suffisant. Mais c'est infiniment plus! Je le répète: Avec le commencement du bon vouloir, chacun place aussi la borne pour la fin de sa contrainte d'expiation, qu'il doit accomplir, à laquelle il ne peut jamais échapper. Aucun autre ne peut, à cet égard, pour lui, intervenir. Il place ainsi, avec sa décision, à la contrainte d'expiation, une fin prévisible. C'est une valeur que tous les trésors du monde ne sont pas capables de contrebalancer. Il s'arrache ainsi des chaînes d'esclave, qu'il se forge constamment lui-même. Et c'est pourquoi debout hors de ce sommeil qui énerve. Laissez enfin survenir le réveil!

Au loin cette ivresse qui, de façon paralysante, procure l'illusion que la Rédemption par le Sauveur est un sauf-conduit par lequel vous pouvez, votre vie durant, avec insouciance, vous adonner à la "passion du Je", pourvu que, pour finir, vous deveniez encore croyants, vous convertissiez et vous sépariez de cette Terre avec la foi dans le Sauveur et dans Son Œuvre! Fous, d'attendre, de la Divinité, une telle pitoyable lacunaire œuvre-fragmentaire! Cela signifierait, oui, cultiver le mal! Pensez-y, rendez-vous libres!

Abd-ru-shin
Par Abd-ru-shin
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Responsabilité

Cette question est toujours l'une des premières, puisque le plus grand nombre – et de loin – des êtres humains aimerait trop volontiers se décharger de toute responsabilité et en charger n'importe quoi d'autre en dehors d'eux-mêmes. Que ceci constitue en soi une dépréciation-de-soi-même ne joue, pour eux, en l'occurrence, aucun rôle. En cela ils sont réellement très humbles et modestes, mais uniquement pour pouvoir, de ce fait, vivre d'autant plus gaiement et sans scrupules.

Ce serait, en effet, si bien de pouvoir accomplir tous ses désirs et de pouvoir laisser se déchaîner, tranquillement impunies, toutes ses convoitises, même vis-à-vis de son prochain. Les lois terrestres se laissent, en cas de besoin, facilement contourner et les conflits éviter. Les plus adroits peuvent même, sous leur couvert, procéder à de très fructueux coups de filets et faire mainte autre chose, qui ne résisterait pas à un examen de plus près. Ils jouissent même, en l'occurrence, encore souvent, de la réputation d'êtres humains tout particulièrement capables. Il serait donc possible, avec quelque habileté, de vivre de façon réellement très agréable, conformément à ses propres conceptions, s'il… n'existait pas, quelque part, quelque chose qui éveille un ressenti inconfortable, si, de temps à autre, une inquiétude croissante ne se manifestait pas au sujet du fait que mainte chose, cependant, pourrait, finalement, être différente de ce que leur propre désir s'était formé.

Et il en est bien ainsi, en effet! La réalité est grave et inexorable. Les désirs des êtres humains ne peuvent, sous ce rapport, y provoquer aucune sorte de dérogation. D'airain demeure la Loi: "Ce que l'être humain sème, cela il le récoltera de multiples fois!"

Ces quelques mots recèlent et disent beaucoup plus que plus d'un ne se l'imagine. Au cheveu près et précisément, ils correspondent au processus réel de la fonction de réciprocité reposant dans la Création. Il ne pourrait pas être trouvé d'expression plus juste pour cela. Exactement comme la récolte rapporte le multiple d'une semence, l'être humain retrouve-t-il toujours, multiplié, ce qu'il éveille et émet, dans ses propres ressentis, selon le genre de son vouloir.

L'être humain porte donc spirituellement la responsabilité pour tout ce qu'il fait. Cette responsabilité se met déjà en place lors de la décision, pas seulement lorsque l'acte est accompli, lequel n'est, en effet, qu'une conséquence de la décision. Et la décision est l'éveil d'un sérieux vouloir!

Il n'y a pas de séparation entre l'En-deçà et l'ainsi dénommé Au-delà, mais tout est, au contraire, un unique grand Être. La puissante Création tout entière, visible et invisible aux êtres humains, s'engrène comme un mécanisme étonnamment ingénieux, jamais défaillant, ne va pas l'une à côté de l'autre. Des Lois uniformes portent le Tout, lesquelles, pareilles à des cordons nerveux, interpénètrent tout, le maintiennent uni et se répercutent l'une sur l'autre, dans une constante fonction de réciprocité!

Si les écoles et les églises, maintenant, à ce sujet, parlent du Ciel et de l'enfer, de Dieu et du diable, alors cela est juste. Mais fausse est la déclaration des forces bonnes et mauvaises. Cela doit plonger immédiatement tout chercheur sérieux dans les erreurs et le doute; car là où existent deux forces, doivent logiquement exister aussi deux souverains, en ce cas, par conséquent, deux dieux, un bon et un mauvais.

Et ce n'est pas le cas!

Il n'y a qu'Un Créateur, Un Dieu, et, par conséquent aussi, seulement Une Force, Qui transpénètre, vivifie et promeut tout ce qui existe!

Cette pure Force Créatrice de Dieu flue continuellement à travers la Création entière, Elle repose en elle, en est inséparable. Partout on peut La trouver: dans l'air, dans chaque goutte d'eau, dans la pierre en croissance, la plante en effort, l'animal, et naturellement aussi l'être humain. Il n'est rien où Elle ne serait pas.

Et de même qu'Elle flue à travers tout, de même transpénètre-t-Elle aussi sans interruption l'être humain. Celui-ci est alors ainsi constitué qu'il ressemble à une lentille. De même qu'une lentille rassemble les rayons du soleil qui fluent à travers elle et les transmet, réunis, de telle sorte que les rayons chauffants concentrés sur un point, roussissent et enflamment, en allumant un feu, de même l'être humain, par sa constitution particulière, concentre-t-il la Force-de-Création fluant à travers lui, grâce à son ressenti, et La dirige-t-il, concentrée, plus loin, par ses pensées.

Selon le genre de ce ressenti et des pensées liées à celui-ci, il dirige, par conséquent, la Force-de-Dieu Créatrice – agissant auto-activement – vers une bonne ou mauvaise répercussion!

Et c'est la responsabilité que l'être humain doit porter! Là réside aussi son libre vouloir!

Vous qui cherchez souvent si convulsivement à trouver le vrai Chemin, pourquoi vous rendez-vous la chose si difficile? Représentez-vous, en toute simplicité, l'image de la pure Force du Créateur qui, à travers vous, flue et que vous dirigez avec vos pensées vers la bonne ou la mauvaise direction. Ainsi vous avez tout sans peine et sans casse-tête! Réfléchissez qu'il repose dans la simplicité de votre ressentir et de votre penser que, par cette puissante Force, soit provoqué, maintenant, le bien ou le mal. Quelle puissance, promotrice ou destructrice, vous est ainsi donnée!

Vous n'avez pas besoin de faire des efforts au point que la transpiration coule sur votre front, n'avez pas besoin de vous cramponner à un soi-disant entraînement occulte pour atteindre, par toutes les contorsions, corporelles et spirituelles, possibles et impossibles, un quelconque degré ne signifiant, pour votre véritable essor spirituel, absolument rien.

Abandonnez cet amusement, dérobeur de temps, qui vous a déjà si souvent causé un pénible tourment, qui ne signifie rien d'autre que les anciennes autoflagellations et mortifications dans les cloîtres. C'est seulement une forme différente de la même chose, qui ne peut vous apporter que tout aussi peu de profit.

Les soi-disant maîtres et élèves occultes sont de modernes pharisiens! Dans le plus vrai sens du mot. Ils offrent le reflet fidèle des pharisiens à l'époque de Jésus de Nazareth.

Avec une joie pure, pensez que vous pouvez, sans peine, par votre ressentir et votre penser simples et bienveillants, diriger l'unique et puissante Force-de-Création. Exactement selon le genre de votre ressentir et de vos pensées la Force se répercute alors. Elle travaille seule, vous avez seulement besoin de La diriger. Et cela se produit en toutes simplicité et sobriété! Pour cela il n'est besoin d'aucune érudition, ni même de lire ou d'écrire. Cela est donné à chacun de vous dans une égale mesure! En cela n'existe aucune différence.

De même qu'un enfant peut, en jouant, avec le commutateur actionner un courant électrique qui exerce des effets extraordinaires, de même vous est-il offert, par vos simples pensées, de diriger la Force Divine. Vous pouvez vous en réjouir, pouvez en être fiers, aussitôt que vous L'utilisez pour le bien! Mais tremblez, si vous La gaspillez sans profit, ou, pire, l'employez pour l'impur! Car aux Lois de la fonction de réciprocité qui reposent dans la Création vous ne pouvez pas échapper. Et, eussiez-vous les ailes de l'aurore, la Main du Seigneur, de la Force Duquel vous auriez ainsi mésusé, vous atteindrait, par cette fonction de réciprocité travaillant auto-activement, où que vous vouliez vous cacher.

Le mal est effectué avec la même pure Force Divine que le bien!

Et ce genre, librement laissée à chacun, de l'utilisation de cette Force de Dieu unitaire, recèle en elle la responsabilité, que personne ne peut éviter. C'est pourquoi je lance, à tout chercheur, ce cri d'appel: "Garde le foyer de tes pensées pur, tu instaures ainsi la paix et es heureux!"

Réjouissez-vous, vous les ignorants et les faibles; car à vous est donnée la même puissance qu'aux forts! Ne vous rendez donc pas la chose trop difficile! N'oubliez pas que la pure Force de Dieu, créant par Elle-même, flue aussi à travers vous, et qu'en tant qu'êtres humains vous êtes aussi capables de donner à cette Force une direction déterminée par le genre de vos ressentis intérieurs, donc de votre vouloir, pour le bien comme pour le mal, dévastant ou construisant, apportant joie ou souffrance!

Puisqu'il n'existe que cette unique Force de Dieu, s'explique aussi par là le secret pourquoi les ténèbres doivent céder devant la Lumière, le mal devant le bien, dans chaque grave combat final. Dirigez-vous la Force de Dieu vers le Bien, alors Elle demeure, dans Sa Pureté-Originelle, inaltérée et Elle déploie, de ce fait, une Force beaucoup plus vigoureuse, tandis qu'avez le trouble dans l'impur, il se produit simultanément un affaiblissement. C'est ainsi que, dans un combat final, la Pureté de la Force agira toujours de façon efficace et s'avérera décisive.

Ce qui est bien et ce qui est mal, cela chacun le sent jusqu'au bout des doigts, sans même en parler. Ruminer à ce sujet ne ferait qu'embrouiller. Une étouffante rumination est un gaspillage de force, comme un bourbier, un marécage tenace qui étouffe et enserre, de façon paralysante, tout ce qu'il peut atteindre. Une rafraîchissante gaieté, cependant, déchire l'emprise de la rumination. Vous n'avez pas besoin d'être tristes ni oppressés! A tout instant vous pouvez vous engager sur le Chemin vers les Hauteurs et réparer le passé, quel qu'il soit! Ne faites rien d'autre que de penser au processus de la pure Force de Dieu Se répandant constamment à travers vous, alors vous craindrez vous-mêmes de diriger cette Pureté dans les canaux malpropres des mauvaises pensées, parce que, sans aucun effort, de la même manière, vous pouvez atteindre le plus haut et le plus noble. Vous avez seulement besoin, en effet, d'orienter, la Force agit alors seule, dans la direction voulue de vous.

Vous avez ainsi le bonheur ou le malheur en main propre. Levez donc fièrement la tête, et librement et hardiment le front. Le mal ne peut s'approcher, si vous ne l'appelez pas! Ainsi que vous le voulez, ainsi cela vous arrivera!

Abd-ru-shin
Par Abd-ru-shin
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Sens humain et Volonté de Dieu dans la Loi de l'effet de réciprocité

S’il doit être parlé du sens humain et de la conception humaine, auxquels sont liés aussi le jugement terrestre, alors il ne faut pas s’attendre à ce que ceux-ci soient synonymes de Justice Divine, ou même, seulement, s’en rapprochent. Il doit, au contraire, malheureusement, être dit que, dans la plupart des cas, là, existe même "une largeur de ciel" de différence. Vis-à-vis de cette confrontation, l’expression populaire "large comme le ciel" est, dans son sens le plus vrai, parfaitement appropriée. Cette différence se laisserait souvent expliquer en considération de l’intellect de l’humanité limité à l’espace et au temps, qui, dans son étroitesse, n’est pas capable de reconnaître le véritablement non-juste et de le distinguer du juste, puisque celui-ci est rarement reconnaissable à travers les formes extérieures, mais réside exclusivement, au contraire, au plus intime de chaque être humain, pour le jugement duquel les paragraphes de loi rigides et la sagesse scolaire ne suffisent pas. Mais il est affligeant que, à cause de cela, tant de verdicts du jugement terrestre doivent se tenir en opposition abrupte avec la Justice Divine.

Il ne doit pas être parlé des temps du Moyen Âge, pas des tristes époques de tourmentantes tortures, ainsi que des ainsi dénommés bûchers de sorcières, et des autres crimes de la justice. Tout aussi peu doivent être concernés les nombreux bûchers, la torture et les meurtres, qui tombent dans le compte débiteur des communautés religieuses, et, de par leurs fonctions de réciprocité, doivent atteindre de façon doublement terrible leurs auteurs, parce qu’ils ont ainsi mésusé du Nom du Dieu Parfait, ont exécuté tous ces crimes en Son Nom, comme prétendument agréables pour Lui, et, ainsi, devant les êtres humains, L’en ont estampillé comme responsable. Des mésusages et des horreurs qui ne peuvent pas être si vite oubliés, mais qu’on devrait, au contraire, toujours à nouveau, aussi, lors des jugements actuels, comme avertissement, rappeler à son souvenir, précisément puisque les auteurs de jadis exécutèrent ces empiètements avec zèle, avec une apparence de plein droit et de meilleure foi.

Beaucoup de choses sont devenues différentes. Et pourtant, évidemment, aussi, le temps viendra en lequel on regardera rétrospectivement l’actuel exercice de la justice avec un frisson semblable à celui avec lequel nous regardons, aujourd’hui, les temps mentionnées plus haut, qui, selon notre reconnaissance actuelle, comportaient tant d’injustice. Tel est le cours du monde et il y a là un certain progrès.

Plus profondément considéré, cependant, le grand progrès apparent entre l’alors et l’aujourd’hui existe exclusivement dans les formes extérieures. La toute-puissance de l’individu, intervenant de façon si profonde sur l’existence de maint être humain, sans responsabilité personnelle à l’égard de ceux-ci, sur la Terre, est, bien souvent, toujours encore, la même. De même, les êtres humains eux-mêmes, et les mobiles de leur action, n’ont pas beaucoup changé. Et là où la vie intérieure est encore la même, sont aussi les mêmes fonctions de réciprocité, qui portent en elles le Jugement Divin.

Si l’humanité, en cela, soudain, devenait voyante, un unique cri de désespoir pourrait seulement en être la conséquence. Une terreur, qui se dépose au-dessus des peuples. Pas un seul n’élèverait sa main en reproche à l’encontre de son prochain, puisque chaque individu, d’une manière quelconque, devrait aussi sentir peser sur lui la même faute. Aucun n’a le droit de traiter l’autre, en cela, avec des reproches, étant donné que, jusqu’ici, chacun a jugé, de façon erronée, uniquement en fonction de l’apparence extérieure, et a négligé toute véritable vie.

Beaucoup désespéreraient d’eux-mêmes, au premier Rayon de Lumière, si celui-ci pouvait pénétrer en eux sans préparation, tandis que d’autres qui, pour eux, jusqu’ici, n’avaient jamais pris le temps de la réflexion, devraient éprouver, à ce sujet, une amertume sans mesure d’avoir si longtemps dormi.

C’est pourquoi l’impulsion à la tranquille réflexion est maintenant donnée, ainsi qu’au développement de la faculté personnelle en vue d’un jugement équitable, laquelle refuse tout appui aveugle sur des opinions étrangtères, et uniquement en fonction du propre ressenti accueille, pense, parle et agit!

Jamais l’être humain ne doit oublier que lui tout seul doit, pleinement et totalement, répondre de tout ce qu’il ressent, pense, et fait, même lorsqu’il l’a inconditionnellement accepté des autres!

Heureux celui qui atteint cette hauteur, et affronte tout jugement en examinant, pour n’agir alors que d’après ses propres intuitions. Il ne se rend pas ainsi co-coupable, comme des milliers, qui, souvent, uniquement par irréflexion et envie de sensation, par préjugé et par des propos malveillants, se chargent d’un lourd karma, lequel les conduit dans des domaines dont ils n’auraient jamais eu besoin de connaître la peine et les souffrances. Ils se laissent, de ce fait, aussi, déjà sur Terre, souvent, détourner de beaucoup de réellement bon et gaspillent ainsi non seulement beaucoup pour eux-mêmes, mais mettent, peut-être, tout, ainsi, en jeu, leur existence entière.

Ainsi en fut-il lors de la haine insensée qui flamba contre Jésus de Nazareth, et dont seuls quelques malveillants braillards connaissaient le véritable motif, tandis que tous les autres, en un zèle aveugle complètement ignorant, s’excitèrent simplement et crièrent avec les autres, sans, eux-mêmes, jamais, avec Jésus, personnellement, être entrés en contact. N’en sont pas moins perdus, aussi, tous ceux qui, sur la base des fausses conceptions des autres, se détournèrent de Lui et n’écoutèrent pas une fois Ses paroles, et, encore bien moins, se donnèrent la peine d’un examen objectif, ce par quoi ils auraient, finalement, quand même pu, encore, en reconnaître la valeur.

Uniquement ainsi put mûrir la tragédie insensée qui, de façon calculée, plaça le Fils de Dieu sous l’accusation de blasphème et Le conduisit à la croix ! L’Unique Qui venait Lui-même directement de Dieu, et leur annonça la Vérité au sujet de Dieu et de Sa Volonté!

L’événement est si grotesque que s’y manifeste, avec une éblouissante netteté, toute l’étroitesse des êtres humains!

Et l’humanité, depuis lors jusqu’à aujourd’hui, non seulement n’a pas intérieurement progressé, mais, précisément en cela, malgré toutes les découvertes et inventions, a, encore davantage, régressé.

A uniquement progressé, du fait de succès apparents, la présomption voulant, avec cela aussi, savoir plus, que, précisément, l’étroitesse engendre et cultive, qui est, à vrai dire, le signe caractéristique de l’étroitesse.

Et de ce terrain, depuis deux millénaires devenu toujours plus fertile, ont jailli les conceptions actuelles de l’humanité, qui agissent de façon décisive et dévastatrice, tandis que les êtres humains, eux-mêmes, sans s’en rendre compte, s’empêtrent, toujours plus, dans ces conceptions, vers leur propre épouvantable destin.

Qui, alors, pour tout, par de fausses conceptions, souvent de bonne foi, s’attire les mauvaises répercussions d’un courant de réciprocité, donc viole les Lois Divines, est, jusqu’ici, rarement devenu quelqu’un de lucide. Le nombre est grand et beaucoup en sont, dans leur superbe, dépourvus de pressentiment, même fiers, jusqu’à ce qu’un jour, en une épouvante remplie de tourment, ils doivent reconnaître la Vérité, Qui est si différente de ce que leur conviction leur laissait s’imaginer.

Alors, il est, toutefois, trop tard. La faute dont ils se sont chargés doit être expiée, souvent des dizaines d’années durant, en une pénible lutte contre eux-mêmes.

Le chemin est long et difficile jusqu’à la reconnaissance, aussitôt qu’un être humain a négligé l’occasion favorable de l’existence terrestre et s’y est même parfois chargé, de façon voulue ou par ignorance, encore, d’une nouvelle faute.

Des excuses ne peuvent, là, jamais être placées dans la balance. Chacun peut le savoir, s’il le veut!

Qui aspire à reconnaître, une fois, dans le cours des fonctions de réciprocité, la Justice Divine, par contraste avec les conceptions terrestres, qu’il s’efforce de considérer un exemple quelconque issu de la vie terrestre, et de l’examiner, de quel côté se trouve réellement le juste et le non-juste. Il lui en arrivera quotidiennement beaucoup.

Bientôt, sa propre faculté d’intuition se déploiera, plus forte et plus vivante, pour, en définitive, rejeter tous les préjugés appris de conceptions défectueuses. Ainsi naît une intuition de justice, qui peut se fier à elle-même, parce que, dans la reconnaissance de toutes les fonctions de réciprocité, elle saisit la Volonté Divine, s’Y tient et agit en Elle.

Abd-ru-shin
Par Abd-ru-shin
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Il était une fois…!

Quatre mots seulement, mais ils sont comme une formule magique; car ils portent en eux la propriété de déclencher, en tout être humain, immédiatement, un ressenti spécial. Rarement ce ressenti est de genre semblable. Analogue à l'effet de la musique. Exactement comme la musique, les quatre mots trouvent aussi leur chemin, directement jusqu'à l'esprit de l'être humain, jusqu'à son véritable "Je". Naturellement, seulement chez ceux qui n'ont pas complètement enclos en eux l'esprit, et, de ce fait, déjà perdu la véritable humanité, ici sur Terre.

Chaque être humain, cependant, à ces mots, repense aussitôt, involontairement, à quelque ancienne expérience vécue. Celle-ci se dresse, vivante, devant lui, et, avec l'image, aussi, une intuition correspondante.

Douceur remplie de nostalgie chez l'un, bonheur mélancolique, aussi désir silencieux, irréalisable. Pour d'autres cependant, ce sera la fierté, la colère, l'horreur ou la haine. Toujours, l'être humain pense à quelque chose qu'il a autrefois vécu, qui a produit sur lui une impression extraordinaire, mais qu'il s'imaginait aussi, pourtant, éteint en lui depuis déjà longtemps.

Cependant, rien n'est éteint en lui, rien n'est perdu de ce que, réellement, jadis, il a, en lui, vécu. Tout cela, il peut encore le désigner comme son bien propre, comme réellement acquis et, ainsi, impérissable. Mais, aussi, uniquement le vécu! Autre chose ne pourra pas naître à ces mots.

L'être humain fait-il, une fois, avec soin, et le sens en éveil, exactement attention à cela, alors il reconnaîtra bientôt ce qui, réellement, est vivant en lui, et ce qui peut être considéré comme mort, comme une écorce sans âme d'inutiles souvenirs.

Raison d'être et profit, pour l'être humain – ce par quoi nous ne pouvons pas penser au corps –, a seulement ce qui, au cours de sa vie terrestre, a agi assez profondément pour imprimer sur l'âme un sceau qui ne passe pas, ne se laisse pas, de nouveau, effacer. Seules de telles empreintes ont une influence sur la formation de l'âme humaine, et, de ce fait, en se poursuivant, aussi, sur la progression de l'esprit en vue de sa constante évolution.

En réalité, est donc uniquement vécu et ainsi devenu propre ce qui laisse une impression d'une telle profondeur derrière soi. Tout le reste passe en bruissant, ou sert, tout au plus, comme adjuvant pour former des événements qui sont capables de produire d'aussi grandes impressions.

Heureux celui qui peut désigner comme son propre beaucoup de ces si fortes expériences, il est égal que, maintenant, cela ait été joie ou peine qui les aient provoquées, car leurs impressions sont, un jour, le plus précieux qu'une âme humaine emportera avec elle sur son chemin dans l'Au-delà. –

L'activité purement terrestre de l'intellect, telle qu'elle est, aujourd'hui, habituelle, ne sert, uniquement dans le cas d'une bonne utilisation, qu'à la facilitation de l'existence terrestre corporelle. Tel est, rigoureusement réfléchi, le véritable but final de toute activité de l'intellect! Elle n'a, en dernière extrémité, jamais d'autre résultat. Dans toute sagesse scolaire, quel qu'en soit le domaine, et aussi lors de toute activité, que ce soit dans l'organisation de l'état ou dans la famille, pour chaque être humain particulier ou pour les nations, comme, aussi, en définitive, pour l'humanité entière. Tout s'est, cependant, hélas, entièrement inconditionnellement, soumis uniquement à l'intellect et se trouve, de ce fait, lourdement dans les pesantes chaînes de l'étroitesse terrestre de la capacité d'entendement, ce qui, évidemment, devait entraîner avec soi de funestes conséquences dans toute activité et dans tout événement, et en entraînera encore d'autres avec soi.

Il n'y a qu'une exception à cela sur toute cette Terre. Cette exception, ce n'est pourtant par l'église qui nous l'offre, comme plus d'un le pensera, et aussi comme cela devrait être, mais l'art! Chez celui-ci, l'intellect joue, maintenant, inévitablement le second rôle. Là où, cependant, l'intellect, en cela, gagne la suprématie, l'art s'abaisse aussitôt au rang de métier, il décline immédiatement et s'enfonce aussi, tout à fait indiscutablement, profondément bas. C'est là une déduction qui, dans son simple naturel, n'est pas du tout possible autrement. Pas une exception ne peut y être démontrée.

Cette même conclusion est, cependant, évidemment, aussi, à tirer pour tout le reste! Cela ne donne-t-il pas, à l'être humain, à penser? Il doit, pourtant, lui tomber comme des écailles des yeux. A celui qui réfléchit ou qui compare, cela dit tout à fait distinctement que, pour tout le reste, que l'intellect domine, il ne peut obtenir qu'un ersatz, du médiocre! A ce fait objectif, l'être humain devrait reconnaître à quelle place l'intellect, par nature, appartient, si quelque chose de juste et de précieux doit être créé!

L'art seul est, jusqu'ici, né de l'activité de l'esprit vivant, de l'intuition. Lui seul a eu une origine et un processus de devenir naturels, donc normaux et sains. L'esprit ne s'exprime, toutefois, pas dans l'intellect, mais, au contraire, dans les ressentis et ne se manifeste que dans ce qu'on désigne si communément par le "cœur". Précisément ce que le si démesurément fier de lui-même être humain d'intellect d'aujourd'hui, volontiers, raille et ridiculise. Il bafoue ainsi le plus précieux en l'être humain, oui, précisément ce qui, de façon générale, fait de l'être humain un être humain!

Avec l'intellect, l'esprit n'a rien à voir. L'être humain veut-il enfin une amélioration, une fois, en tout, il doit tenir compte de la parole du Christ: A leurs œuvres vous devez les reconnaître! L'heure est là où ceci va se produire!

Seules les œuvres de l'esprit portent en elles, de par leur origine, la vie et, ainsi, durée et stabilité. Et tout le reste doit sur soi-même s'effondrer, lorsque son temps de floraison est passé. Aussitôt que les fruits correspondants doivent apparaître, la vacuité devient manifeste!

Considérez seulement l'histoire! Seule l'œuvre de l'esprit, donc l'art, a survécu aux peuples, qui, du fait de l'activité de leur – en lui-même dépourvu de vie – froid intellect, se sont déjà effondrés. Leur haut savoir, tellement vanté, ne put leur offrir, devant cela, aucun salut. Egyptiens, grecs, romains, suivirent ce chemin; plus tard aussi espagnols et français, à présent les allemands, – cependant les œuvres d'art authentiques leur ont à tous survécu! Elles ne peuvent, non plus, jamais périr. Personne, cependant, n'a vu la rigoureuse régularité dans le processus de ces répétitions. Aucun être humain n'a songé ici à sonder jusqu'à la véritable racine de ce pénible mal.

Au lieu de chercher celle-ci et de, à la décadence toujours répétée, une fois, imposer un arrêt, on s'est aveuglément avoué vaincu devant elle et on s'est soumis, avec plainte et rancœur, à ce grand "impossible-à-changer".

A présent, cela touche, désormais, pour finir, l'humanité entière! Beaucoup de misère repose déjà derrière nous, une encore plus grande se tient devant nous. Et une profonde douleur traverse les rangs serrés de ceux qui, en partie, déjà à présent, par elle, sont touchés.

Pensez à tous les peuples qui, déjà, durent s'effondrer, aussitôt qu'ils furent arrivés, au temps de la floraison, au point culminant de l'intellect. Les fruits mûrissant de ce temps de floraison étaient partout les mêmes! Immoralité, impudeur, débauche sous toutes sortes de formes, auxquelles, inévitablement, s'adjoignent la décadence et l'effondrement.

L'absolu genre semblable est, pour chacun, très frappant! Aussi, tout pensant doit trouver un genre et une logique tout à fait déterminés des lois les plus rigoureuses dans cet événement.

Ces peuples, l'un après l'autre, durent finalement reconnaître que leur grandeur, leur puissance et leur magnificence n'étaient qu'apparentes, n'étaient maintenues que par la violence et la contrainte, n'étaient pas, par santé, en elles-mêmes, affermies.

Ouvrez donc vos yeux, au lieu de vous décourager! Regardez autour de vous, apprenez du passé, comparez-le avec les Messages qui, du Divin, déjà, il y a des milliers d'années, vous sont parvenus, et vous devez trouver la racine du mal dévorant, qui, tout à fait exclusivement, forme l'obstacle vis-à-vis de l'ascension de l'humanité entière.

Seulement lorsque le mal, fondamentalement, aura été extirpé, le chemin pour l'ascension générale sera ouvert, pas plus tôt. Et celle-ci est alors faite de stabilité, parce qu'elle peut porter en elle le vivant de l'esprit qui, jusqu'alors, était exclu. –

Avant d'entrer plus dans le détail, je veux expliquer ce qu'est l'esprit, en tant qu'unique réellement vivant dans l'être humain. L'esprit n'est pas l'humour, pas l'intellect! L'esprit n'est pas non plus le savoir appris. Par erreur on qualifie donc un être humain de "riche d'esprit", s'il a beaucoup étudié, lu, observé, et, sur cela, sait bien converser. Ou s'il brille par de bonnes idées et par la plaisanterie intellectuelle.

L'esprit est quelque chose de tout autre. Il est une constitution indépendante. Venant du monde de son genre-semblable, qui est différent de la partie à laquelle appartient la Terre et, par là même, le corps. Le monde spirituel réside plus haut, il forme la partie supérieure et la plus légère de la Création. Cette partie spirituelle en l'être humain porte en soi, de par sa constitution, la mission de retourner vers le Pur-Spirituel, aussitôt que toutes les enveloppes matérielles se sont détachées d'elle. L'impulsion pour cela devient libre à un degré tout à fait déterminé de la maturité, et la conduit alors vers le haut, vers son genre-semblable, elle est élevée par sa force d'attraction.

L'esprit n'a avec l'intellect terrestre rien à voir, mais seulement avec la qualité qu'on désigne par le "cœur". Riche d'esprit est donc synonyme de "plein de cœur", mais pas de plein d'intellect.

Pour découvrir cette différence, une fois, plus facilement, que l'être humain utilise maintenant la phrase: "Il était une fois!" De très nombreux chercheurs trouveront, de cette manière, déjà, un éclaircissement. S'observent-ils attentivement eux-mêmes, alors ils peuvent reconnaître tout ce qui fut utile, au cours de la vie terrestre ayant existé jusqu'ici, à leur âme, ou ce qui leur servit exclusivement à faciliter leur réussite et leur travail dans l'entourage terrestre. Donc ce qui a une valeur, non seulement terrestre, mais aussi pour l'Au-delà, et ce qui sert uniquement aux objectifs terrestres, mais, pour l'Au-delà, demeure, au contraire, sans valeur. L'un, il peut l'emporter avec lui de l'autre côté, l'autre, cependant, il l'abandonne, lors du trépas, comme n'appartenant qu'à ici-bas, puisque cela ne peut plus, plus longtemps, lui servir à quelque chose. Ce qu'il laisse en arrière n'est, toutefois, qu'un outil pour l'événement terrestre, un auxiliaire pour le temps terrestre, sinon rien.

Si, maintenant, un outil n'est pas, toutefois, utilisé comme tel, mais placé beaucoup plus haut, alors il ne peut évidemment pas suffire à cette hauteur, il est à une fausse place, apporte naturellement ainsi aussi des carences de nombreuses sortes, qui, avec le temps, entraînent avec elles des conséquences tout à fait funestes.

De ces instruments fait partie, en tant que le plus élevé, l'intellect terrestre, qui, en tant que produit du cerveau humain, est obligé de porter en lui la limitation à laquelle tout le matériel-grossier-corporel, de par sa constitution propre, est toujours soumis. Et, différent de l'origine, le produit, non plus, ne peut pas l'être. Celui-ci demeure toujours lié au genre de l'origine. De même les œuvres qui naissent par l'intermédiaire du produit.

Cela entraîne pour l'intellect, naturellement, la plus étroite capacité d'entendement, uniquement terrestre, étroitement liée à l'espace et au temps. Etant donné qu'il provient de la matière grossière, morte en elle-même, qui ne porte aucune vie propre en elle, il est, lui aussi, sans force vivante. Cette circonstance se prolonge, évidemment, de même, dans toute action de l'intellect, auquel il est, de ce fait, impossible de poser, dans ses œuvres, aussi, le vivant.

Dans cet inflexible événement naturel réside la clef des événements troubles au cours de l'existence humaine, sur cette petite Terre.

Nous devons enfin apprendre à distinguer l'esprit de l'intellect, le vivant noyau de l'être humain de son instrument! Cet instrument est-il placé au-dessus du noyau vivant, comme cela s'est passé jusqu'ici, il en résulte quelque chose de malsain qui doit porter en soi le germe de la mort, dès la naissance, et le vivant, le plus haut, le plus précieux, s'en trouve ligaturé, lié, coupé de son indispensable activité, jusqu'à ce que, dans l'inévitable effondrement d'une construction morte, il s'élève, inachevé, libre, hors des décombres.

Représentons-nous, maintenant, au lieu de: "Il était une fois", la question: "Comment était-ce autrefois?" Combien différent est l'effet. On remarque aussitôt la grande différence. La première parle à l'intuition, qui se tient en liaison avec l'esprit. La deuxième, toutefois, s'adresse à l'intellect. De toutes autres images surgissent alors. Elles sont, dès l'abord, restreintes, froides, dépourvues de chaleur vitale, parce que l'intellect n'a rien d'autre à donner.

La plus grande faute de l'humanité, toutefois, est que, depuis le début, elle a placé cet intellect, qui, pourtant, ne peut créer que du lacunaire, dépourvu de vie, sur un haut piédestal et qu'elle a, en l'adorant, littéralement dansé autour de lui. On lui donna une place qui ne pouvait être réservée qu'à l'esprit.

Ce commencement se place, à tous égards, à l'encontre des déterminations du Créateur, et par là même contre la Nature, puisque celles-là, en effet, se trouvent ancrées dans l'événement naturel. C'est pourquoi rien ne peut, non plus, conduire vers un vrai but, mais, au contraire, tout doit échouer au point où la récolte doit commencer. Cela n'est pas autrement possible, mais, au contraire, un événement naturel, prévisible.

Uniquement dans la technique pure, il en va différemment, dans chaque industrie. Celle-ci est, à cause de l'intellect, parvenue à une grande hauteur et, dans l'avenir, progressera encore bien davantage! Le fait objectif sert, toutefois, comme preuve de la vérité de mes explications. La technique est et demeure, en toutes choses, toujours uniquement, purement terrestre, morte. Etant donné que l'intellect, maintenant, pareillement, appartient à tout le terrestre, il peut se déployer dans la technique brillamment et réellement accomplir grand. Il s'y trouve à sa juste place, dans sa véritable tâche! Mais là où, aussi, le "vivant", donc le purement humain, doit être pris en considération, l'intellect, du fait de son genre, n'y suffit pas, et doit donc défaillir, aussitôt qu'il n'est pas, en cela, guidé par l'esprit! Car seul l'esprit est vie. Le succès, dans un genre tout à fait déterminé, ne peut toujours l'apporter que l'activité du genre semblable. Jamais l'intellect terrestre ne pourra, par conséquent, œuvrer dans l'esprit! Pour cette raison, c'est devenu un grave crime de cette humanité que d'avoir placé l'intellect au-dessus de la vie.

L'être humain inversa ainsi sa tâche, à l'encontre de la Détermination Créatrice, donc tout à fait naturelle, et la plaça, pour ainsi dire, sur la tête, lorsqu'il accorda à l'intellect venant en seconde place, uniquement terrestre, la place la plus haute, qui appartient à l'esprit vivant. De ce fait, il est, à son tour, tout à fait naturel qu'il soit, désormais, contraint à chercher péniblement du bas vers le haut, cependant que l'intellect placé au-dessus, avec sa capacité d'entendement limitée, empêche toute perspective plus vaste, au lieu de pouvoir, grâce à l'esprit, regarder du haut vers le bas.

Veut-il s'éveiller, alors il est contraint, auparavant, d'abord, de "changer la place des lumières". Mettre l'intellect, qui, à présent, est en haut, à la place donnée à lui par la Nature, et l'esprit, de nouveau, le porter à la place la plus haute. Cette indispensable interversion n'est, pour l'être humain d'aujourd'hui, plus si facile.

L'acte d'inversion d'alors des êtres humains, qui se dressa si radicalement contre la Volonté du Créateur, donc contre les Lois de la Nature, fut la véritable "chute dans le péché", dont les conséquences, en effroyabilité, ne laissent rien à désirer; car elle se développa alors jusqu'à devenir le "péché héréditaire", parce que l'élévation de l'intellect au rang d'autocrate entraîna aussi, de nouveau, avec soi, la conséquence naturelle que des soins et une activation aussi unilatérales, avec le temps, fortifièrent aussi, unilatéralement, le cerveau, de sorte que seule la partie qui a à effectuer le travail de l'intellect se développa, et que l'autre dut s'atrophier. De ce fait, cette partie, atrophiée par négligence, ne peut plus, aujourd'hui, s'activer encore qu'en tant que cerveau-à-rêve peu fiable, qui, aussi en ce cas, se trouve encore sous la forte influence de l'ainsi dénommé cerveau diurne, lequel actionne l'intellect.

La partie de l'encéphale qui doit former le pont vers l'esprit, ou, mieux, le pont de l'esprit vers tout le terrestre, est donc, de ce fait, paralysée, la liaison interrompue ou, pour le moins, très fortement relâchée, ce par quoi l'être humain s'est à lui-même ligaturé chaque activation de l'esprit, et, par là même, la possibilité de rendre son intellect "animé", spiritualisé et vivifié. Les deux parties de l'encéphale auraient dû être développées de façon complètement équilibrée, en vue d'une commune activité harmonieuse, comme tout dans le corps. L'esprit dirigeant, l'intellect exécutant ici sur Terre. Que, de ce fait, aussi, toute l'activation du corps, et même celui-ci lui-même, jamais, ne puissent être comme ils doivent être, est évident. Cet événement s'étend, d'ailleurs, conformément à la Nature, à travers tout. Parce qu'ainsi la chose principale pour tout le terrestre fait défaut!

Qu'à la ligature, simultanément, aussi, l'éloignement et l'aliénation du Divin étaient liés, est un événement facilement compréhensible. Il n'y avait, en effet, pour Lui, plus aucun chemin.

Cela eut, en définitive, encore en plus, l'inconvénient que, déjà depuis des millénaires, chaque corps d'enfant qui naît, de par l'hérédité s'étendant toujours plus, apporte avec lui sur Terre un cerveau d'intellect antérieur si gros que, d'emblée, chaque enfant  – cette circonstance jouant – est à son tour soumis à l'intellect, aussitôt que ce cerveau déploie sa pleine activité. Le gouffre entre les deux parties de l'encéphale est devenu, maintenant, si grand, le rapport de leur possibilité de travail tellement inégal, que, pour le grand nombre de tous les êtres humains, sans catastrophe, une amélioration n'est plus possible.

L'actuel être humain d'intellect n'est plus un être humain normal, mais, au contraire, il lui manque tout développement de la partie principale de son encéphale, qui appartient à l'être humain accompli, du fait de l'atrophie depuis des milliers d'années. Tout être humain d'intellect ne possède, sans exception, qu'un cerveau-normal estropié! Des infirmes de l'encéphale dominent donc, depuis des millénaires, la Terre, considèrent l'être humain normal comme ennemi et cherchent à l'opprimer. Ils s'imaginent, dans leur atrophie, accomplir énormément, et ne savent pas que l'être humain normal est dans la situation d'en accomplir dix fois plus et crée des œuvres qui ont de la durée, qui sont plus perfectionnées que l'effort actuel ne le permet! Pour parvenir à cette capacité, à un chercheur réellement sérieux, le chemin est ouvert!

Un être humain d'intellect, cependant, ne pourra plus devenir aussi facilement capable de saisir quelque chose qui fait partie de l'activité de cette partie atrophiée de son encéphale! Il ne le peut simplement pas, même s'il le souhaitait, et ce n'est qu'à cause de sa restriction volontaire qu'il se moque de tout ce qui, pour lui, est inaccessible, et qui ne sera aussi jamais plus saisi par lui, en conséquence de son encéphale en réalité arriéré, non normal. Là réside, précisément, la partie la plus terrible de la malédiction de cette aberration contre Nature. L'harmonieux travail commun des deux parties de l'encéphale humain, absolument inhérent à un être humain normal, est, pour les êtres humains d'intellect d'aujourd'hui, qu'on nomme matérialistes, à jamais exclue. –

Être matérialiste n'est pas un louange, mais bien la preuve d'un encéphale atrophié.

A donc régné, jusqu'ici, sur cette Terre, l'encéphale antinaturel, dont l'activité, en définitive, évidemment, doit aussi apporter l'irrésistible effondrement en tout, puisque tout ce qu'il veut aussi apporter, du fait de l'atrophie, conformément à la Nature, recèle en soi dysharmonie et morbidité, dès le début.

A cela, il n'y a, maintenant, plus rien à changer, mais on doit, au contraire, tranquillement laisser subvenir l'effondrement se développant naturellement. Alors, cependant, vient le jour de la résurrection de l'esprit, et aussi une vie nouvelle! L'esclave de l'intellect, maniant la parole depuis des millénaires, est ainsi éliminé pour toujours! Jamais il ne pourra se relever, parce que la preuve et l'expérience vécue personnelle le contraindront finalement, en tant que malade et spirituellement appauvri, à enfin volontairement se courber devant ce qu'il ne pouvait pas comprendre. L'occasion de se dresser contre l'esprit ne lui sera plus jamais offerte, ni par la raillerie ni par une apparence de droit, par la violence, ainsi que cela fut, oui, utilisé même à l'encontre du Fils de Dieu, et qu'Il dut combattre. En ce temps-là, il aurait été encore temps de détourner beaucoup de malheur. A présent, cependant, ce n'est plus possible; car, entre-temps, la liaison relâchée entre les deux parties de l'encéphale ne se laisse plus rétablir.

Il y aura beaucoup d'êtres humains d'intellect qui, de nouveau, voudront se moquer des explications de cet exposé, mais sans pouvoir, en l'occurrence, comme toujours, en dehors de slogans vides, fournir une contre-preuve réellement objective. Cependant, tout chercheur et penseur sérieux devra considérer un tel zèle aveugle uniquement comme une preuve renouvelée de ce que j'ai, ici, tiré au clair. Les gens ne peuvent simplement pas, même s'ils s'y efforcent. Considérons-les donc, maintenant, à partir d'aujourd'hui, comme des malades, qui auront bientôt besoin d'aide, et… attendons cela tranquillement. Aucun combat et aucun acte de violence ne sont nécessaires pour forcer l'indispensable progrès; car la fin arrive d'elle-même. Aussi ici l'événement naturel s'effectue dans les inflexibles Lois de toutes les fonctions de réciprocité, tout à fait inexorablement et aussi ponctuellement. - -

Une "nouvelle génération" doit ensuite naître, selon tant d'annonciations en tous genres. Celle-ci ne se composera, toutefois, pas seulement de naissances nouvelles, comme elles ont, présentement, déjà été observées en Californie et aussi en Australie, en tant que doués d'un "sens nouveau", mais, au contraire, pour l'essentiel, d'êtres humains déjà vivants, qui, dans un proche avenir, deviennent "voyants" du fait de nombreux événements qui arrivent. Alors, ils auront le même "sens" que les actuels nouveau-nés; car celui-ci n'est rien d'autre que la faculté de se tenir dans le monde l'esprit ouvert et non rétréci, lequel ne se laissera plus opprimer par l'étroitesse de l'intellect. Le péché héréditaire sera ainsi enfin effacé!

Tout ceci n'a pourtant rien à voir avec les facultés jusqu'ici désignées par "facultés occultes". Il s'agit alors exclusivement de l'être humain normal, tel qu'il doit être! Le "devenir-voyant" n'a rien à faire avec la "clairvoyance", mais il signifie: "voir-clair", reconnaître.

Les êtres humains sont alors dans la situation de tout voir sans être influencés, ce qui ne signifie rien d'autre que juger. Ils voient l'être humain d'intellect tel qu'il est réellement, avec son étroitesse, pour lui et pour son entourage, si dangereuse, de laquelle, simultanément, proviennent l'autoritarisme prétentieux et la manie-d'avoir-toujours-raison, qui, à proprement parler, en fait partie.

Ils verront aussi comment, depuis des millénaires, en une rigoureuse logique, une fois sous cette forme-ci, une autre fois sous cette forme-là, l'humanité entière a souffert sous ce joug, et comment ce mal cancéreux, en tant qu'ennemi héréditaire, s'est toujours dressé contre l'évolution de l'esprit humain libre, contre le but principal au cours de l'existence de l'être humain! Rien ne leur échappera, pas même l'amère certitude que les tribulations, toutes les souffrances, chaque effondrement, devaient arriver à cause de ce mal et que l'amélioration n'a jamais pu survenir, parce que toute reconnaissance, d'emblée, à cause de la restriction de la capacité d'entendement, était exclue.

Mais avec le réveil, cependant, toute l'influence, toute la puissance de ces êtres humains d'intellect a aussi cessé. Pour tout le temps; car une époque nouvelle et meilleure pour l'humanité se met alors en place, en laquelle l'ancien ne peut plus tenir.

Ainsi arrive l'indispensable victoire – espérée déjà aujourd'hui par des centaines de milliers d'êtres humains – de l'esprit sur l'intellect défaillant. Beaucoup, parmi les masses jusqu'ici induites en erreur, reconnaîtront alors que, jusque là, ils avaient interprété l'expression "intellect" de manière complètement fausse. La plupart l'ont simplement acceptée comme une idole, de façon complètement invérifiée, uniquement parce que d'autres le leur proposaient comme tel, et parce que tous ses adhérents, constamment, surent jouer les souverains infaillibles sans limites, par la violence et par les lois. Beaucoup ne se donnent donc pas du tout la peine de dévoiler la réelle vacuité et les lacunes qui se cachaient derrière.

Il y en a, maintenant, pourtant, aussi, de nombreux qui, depuis déjà des dizaines d'années, combattent cet ennemi, avec une énergie et une conviction tenaces, en secret, et partiellement aussi ouvertement, parfois aussi exposés aux pires souffrances. Cependant, ils combattent sans connaître l'ennemi lui-même! Et cela rendit, évidemment, difficile le succès. Cela le rendit, dès l'abord, impossible. Le glaive des combattants n'était pas bien aiguisé, parce qu'au cours d'événements secondaires ils l'avaient constamment ébréché. Avec ces choses secondaires, cependant, ils frappaient aussi constamment à côté, dans le vide, gaspillaient leur propre force et ne faisaient que provoquer l'éclatement parmi eux.

Il n'y a, en réalité, q'un ennemi de l'humanité sur toute la ligne: La domination, jusqu'ici illimitée, de l'intellect! Cela fut la grande chute dans le péché, la plus lourde faute de l'être humain, qui entraîna tout le mal avec elle. C'est cela qui devint le péché héréditaire, et c'est aussi l'Antichrist, dont il est annoncé qu'il relèvera la tête. Plus distinctement exprimé, la domination de l'intellect est son instrument, par lequel les êtres humains lui sont échus. A lui, l'hostile à Dieu, l'Antichrist lui-même… Lucifer!

Nous nous tenons au milieu de cette époque! Il habite, aujourd'hui, en chaque être humain, prêt à le perdre, car son activité apporte aussitôt le détournement de Dieu comme conséquence toute naturelle. Il ampute l'esprit, aussitôt qu'il peut dominer.

Par conséquent, que l'être humain soit strictement sur ses gardes. –

Son intellect, il ne doit pas, pour autant, le rapetisser, mais en faire un instrument, ce qu'il est, et non pas la volonté déterminante. Pas le seigneur!

L'être humain de la génération à venir ne pourra considérer l'époque ayant existé jusqu'ici qu'avec dégoût, horreur et honte. A peu près comme cela nous arrive, lorsque nous entrons dans une ancienne chambre de torture. Là aussi, nous voyons les mauvais fruits de la froide administration de l'intellect. Car il est, certes, incontestable qu'un être humain avec seulement un peu de cœur, et, par conséquent, une activité de l'esprit, n'aurait jamais imaginé une telle horreur! Ce n'est, dans l'ensemble, aujourd'hui, du reste, pas différent, seulement un peu plus fardé, et les misères des masses en sont les mêmes fruits pourris que la torture individuelle d'alors.

Lorsque l'être humain, ensuite, jettera un regard en arrière, alors il n'en finira pas de secouer la tête. Il se demandera comment il fut possible de supporter en silence ces errements durant des millénaires. La réponse se présente d'elle-même, simplement: par la violence. Où qu'on regarde, c'est tout à fait distinctement reconnaissable. Abstraction faite des époques de la grise Antiquité, nous n'avons besoin que d'entrer dans les chambres de tortures déjà mentionnés, qui peuvent encore aujourd'hui être vues partout, et dont l'utilisation n'est pas à rechercher très loin en arrière.

Nous frémissons lorsque nous contemplons ces vieux appareils. Que de froide brutalité réside là, quelle bestialité! A peine un être humain de l'époque actuelle ne doutera que dans cette façon d'agir d'alors n'ait résidé le pire crime. Envers les criminels, était, en outre, commis un crime encore plus grand. Mais, arraché à sa famille et à la liberté, plus d'un innocent fut, lui aussi, brutalement jeté dans ces caves. Que de lamentations, que de cris de douleurs ont résonné ici de la part de ceux qui étaient abandonnés là, totalement privés de défense, à la merci des tortionnaires. Des êtres humains durent subir des choses devant lesquelles, en pensée, on ne peut se tenir qu'avec horreur et répulsion. Chacun se demande, involontairement, si c'était humainement possible tout ce qui arriva à ces sans-défense et, encore en plus, sous une apparence de plein droit. Un droit qu'on s'était, pourtant, jadis, uniquement arrogé par la violence. Et alors on obtint par la contrainte, de nouveau, par des souffrances corporelles, les aveux de culpabilité des suspects, afin qu'on puisse, ensuite, en toute tranquillité, les assassiner. Si ces aveux de culpabilité aussi n'étaient obtenus que sous la contrainte, afin d'échapper à ces tortures corporelles insensées, cela satisfaisait quand même les juges, parce qu'ils en avaient besoin pour satisfaire à la "lettre" de la loi. Ces tellement bornés s'imaginaient-ils réellement qu'ils pourraient, par ce moyen, se blanchir aussi devant la Volonté Divine? S'affranchir de la Loi fondamentale – travaillant inexorablement – de la fonction de réciprocité?

Ou bien tous ces êtres humains étaient le rebut des criminels les plus durs à cuire, qui avaient l'audace d'en passer d'autres en jugement, ou bien il s'y montrait très distinctement la maladive étroitesse de l'intellect terrestre. Un moyen terme, il ne peut pas y en avoir.

D'après les Lois Divines de la Création, tout dignitaire, tout juge, peu importe la fonction qu'il assume ici sur Terre, ne devrait, dans son activité, jamais être placé sous une protection de cette fonction, mais il doit, au contraire, seul et de façon purement personnelle, sans protection, comme tout autre être humain, pour tout, porter lui-même la pleine responsabilité de ce qu'il fait, dans sa fonction. Non seulement spirituellement, mais aussi terrestrement. Alors, chacun la prendrait beaucoup plus sérieusement, soigneusement. Et les prétendues "erreurs", de façon tout à fait assurée, ne se produiraient plus aussi facilement, avec les conséquences, qui, jamais, ne sont réparables. Abstraction complètement faite des souffrances corporelles et psychiques des concernés et de leurs apparentés.

Toutefois, considérons donc, une fois, en outre, le chapitre, faisant aussi partie du même sujet, des procès des prétendues "sorcières".

Qui, un jour, a eu accès aux actes de jugement relatifs à de tels procès souhaiterait, sous la flambée d'une cuisante honte, ne jamais devoir être compté parmi une telle humanité. Un être humain possédait-il, alors, ne serait-ce que la connaissance des herbes guérisseuses, que ce soit par expérimentations pratiques ou par traditions, et secourait-il ainsi les êtres humains souffrants qui l'en priaient, alors il arrivait inexorablement, à cause de cela, à cette torture, de laquelle, en définitive, seule la mort par le feu finissait par le délivrer, si son corps n'avait pas déjà auparavant succombé à ces cruautés.

La beauté corporelle elle-même pouvait, en ce temps-là, en donner le motif, notamment une chasteté qui n'était pas consentante.

Et, par la suite, les terreurs de l'inquisition! Ce ne sont que relativement peu d'années seulement qui nous séparent de cet "autrefois"!

De même que nous reconnaissons, au jour d'aujourd'hui, cette injustice, exactement pareil, la ressentait alors le peuple. Car celui-ci n'était, par l'"intellect", pas encore aussi rétréci; chez eux perçait encore, ça et là, la sensibilité, l'esprit.

Ne reconnaît-on pas, aujourd'hui, une totale étroitesse dans tout cela? Une irresponsable sottise?

On en parle avec supériorité et haussements d'épaules; pourtant, cela ne s'est, au fond, en rien modifié. La même prétention bornée vis-à-vis de tout incompris est encore là exactement pareille! Seulement, à la place de ces tortures, à présent, existe la raillerie publique à l'égard de tout ce que, du fait de sa propre étroitesse, on ne comprend pas. Que plus d'un se frappe donc une fois la poitrine et réfléchisse sérieusement, sans en l'occurrence se ménager, d'abord, à ce sujet. Est, d'emblée, par les héros de l'intellect, c'est-à-dire, par conséquent, par des êtres humains pas tout à fait normaux, considéré comme un escroc, peut-être même devant un tribunal, tout être humain qui possède la capacité de savoir quelque chose qui est fermé à d'autres, peut-être de voir avec les yeux matériels-fins aussi le monde matériel-fin , comme un événement tout naturel, ce dont, dans un temps tout à fait bref, on ne doutera plus, et ce qui, encore moins, ne sera plus férocement combattu.

Et malheur à celui qui ne sait lui-même rien faire avec, mais, en toute innocence, parle de ce qu'il a vu et de ce qu'il a entendu. Il doit, par crainte, s'en garder, comme les premiers chrétiens sous Néron, avec ses assistants, à tous moments prêts au meurtre.

Si, maintenant, il possède, même, encore d'autres facultés qui, des êtres humains d'intellect avérés, ne peuvent jamais être comprises, alors il sera, inconditionnellement, sans pitié, poursuivi, calomnié, rejeté, s'il ne fait pas la volonté de chacun; si c'est, de quelque manière, possible, il sera rendu "inoffensif", comme on affecte si joliment de s'exprimer. Personne ne s'en fera quelque remords que ce soit. Un tel être humain, aujourd'hui encore, est considéré comme hors-la-loi par chacun de ces êtres humains, intérieurement, parfois, très malpropres. Plus étroits, d'autant plus grands sont l'illusion de la sagacité et le penchant à la surestimation.

On n'a, de ces événements de l'ancien temps, avec leurs tortures et bûchers, et des si ridicules actes de procès, rien appris! Car chacun peut, encore aujourd'hui, impunément souiller et insulter l'extra-ordinaire, l'incompris! Ce n'est, en cela, pas différent de ce que cela était jadis.

Encore pire que la justice furent les inquisitions, qui eurent l'église comme point de départ. Ici, les cris des torturés étaient couverts par de pieuses prières. C'était un outrage à la Volonté Divine dans la Création! Les représentants ecclésiastiques de ce temps-là prouvèrent ainsi qu'ils n'avaient aucun pressentiment du véritable Enseignement du Christ, ni de la Divinité et de Sa Volonté Créatrice, dont les Lois reposent inébranlablement dans la Création, et y agissent de la même manière, déjà depuis le commencement et jusqu'à la fin de tous les jours.

Dieu donna à l'esprit humain, dans sa constitution, la libre volonté de la décision. Dans celle-ci uniquement il peut mûrir comme il doit, se polir et pleinement se développer. Seulement en cela réside, pour lui, la possibilité pour ceci. Ce libre vouloir vient-il à être ligaturé, alors c'est une entrave si ce n'est pas même une violente projection en arrière. Les églises chrétiennes, cependant, comme de nombreuses religions, combattirent alors cette Détermination Divine, s'y opposèrent avec la plus grande cruauté. Par le martyre et, pour finir, par la mort, elles voulurent contraindre les êtres humains à prendre et à suivre des chemins, à faire des professions de foi, qui étaient contre leur conviction, donc contre leur volonté. Ainsi elles violèrent le Commandement Divin. Cependant, pas seulement cela, mais elles entravèrent les êtres humains dans la progression de leur esprit, et les repoussèrent, encore, de plusieurs siècles en arrière.

S'il s'y était montré ne serait-ce qu'une étincelle de véritable sensibilité, donc d'esprit, alors une telle chose n'aurait jamais dû, jamais pu, arriver! C'est, par conséquent, uniquement la froideur de l'intellect qui produisit l'inhumain.

Combien de papes ont, eux-mêmes, de façon historiquement prouvée, fait jouer le poison et le poignard pour réaliser leurs désirs purement terrestres, leurs objectifs. Cela ne put exister que sous la souveraineté de l'intellect, qui, dans sa marche victorieuse, subjuguait tout et ne faisait halte devant rien. –

Et, au-dessus de tout, résidait et réside, en un inéluctable processus, la Volonté d'airain de notre Créateur. Lors du passage dans l'Au-delà, chaque être humain est dévêtu de la puissance terrestre et de sa protection. Son nom, sa position, tout est resté en arrière. Seule une pauvre âme humaine passe de l'autre côté, pour y recevoir, y déguster ce qu'elle sema. Pas une exception n'est possible! Son chemin la conduit à travers tous les rouages de l'absolue fonction de réciprocité de la Justice Divine. Là, il n'y a aucune église, aucun état, mais, au contraire, uniquement des âmes humaines individuelles, qui, personnellement, ont à rendre compte pour chaque erreur qu'elles ont commise!

Qui agit contre la Volonté de Dieu, donc pèche dans la Création, est soumis aux conséquences de cette transgression. Peu importe qui cela peut être et sous quel prétexte cela fut commis. Que ce soit un être humain individuel sous le couvert de l'église, de la justice… un crime contre le corps ou contre l'âme est et demeure un crime! Il ne peut être changé par rien, pas même par une apparence de droit, qui n'est absolument pas toujours le droit; car, évidemment, les lois, elles aussi, n'ont été établies que par les êtres humains d'intellect, et doivent, à cause de cela, porter la restriction terrestre en elles.

Qu'on considère, une fois, le droit de tant d'états, notamment en Amérique Centrale et du Sud. L'être humain qui, aujourd'hui, dirige le gouvernement, et dispose, de ce fait, de tous les honneurs, peut, demain déjà, en tant que criminel, se retrouver au cachot, ou être exécuté, si cela réussit à son adversaire, de se saisir du gouvernement, par un acte de violence. S'il n'y réussit pas, il sera, au lieu d'être reconnu comme le régent, considéré comme un criminel et poursuivi. Et tous les organes officiels servent avec empressement l'un comme l'autre. Même un voyageur à travers le monde doit souvent changer sa conscience comme un vêtement, lorsqu'il passe d'un pays dans un autre, pour être considéré, partout, comme bien. Ce qui, dans un pays, est considéré comme un crime, est, dans un autre, très souvent permis, voire même salué.

C'est naturellement seulement possible à cause des conquêtes de l'intellect terrestre, mais jamais là où l'intellect doit assumer son rang naturel d'instrument de l'esprit vivant; car qui écoute l'esprit ne négligera jamais les Lois de Dieu. Et là où celles-ci sont prises pour base, là il ne peut y avoir ni défauts ni lacunes, mais seulement l'Unité qui entraîne avec elle bonheur et paix. Les expressions de l'esprit ne peuvent, partout, dans leurs traits fondamentaux, qu'être toujours tout à fait les mêmes. Elles ne s'opposeront jamais l'une à l'autre.

L'art du droit, l'art de guérir, l'art de l'état, ne peuvent demeurer que métiers défectueux là où seul l'intellect en constitue la base et où le Spirituel fait défaut. Ce n'est simplement pas possible autrement. En l'occurrence, naturellement, toujours en partant de la véritable notion d'"esprit". –

Le savoir est  produit, mais l'esprit est vie, dont la valeur et la force ne peuvent être mesurées qu'en fonction de son lien avec l'origine du Spirituel. Plus intime est ce lien, plus précieuse, plus puissante est la partie issue de l'origine. Plus lâche, cependant, devient ce lien, d'autant plus éloignée, étrangère, isolée et faible doit aussi être la partie issue, donc l'être humain concerné.

Ce sont là de tellement simples évidences qu'on ne peut pas comprendre comment les êtres humains d'intellect égarés, toujours et toujours à nouveau, comme des aveugles, passent outre. Car, ce que la racine apporte, le reçoivent le tronc, la fleur et le fruit! Mais, là encore, se manifeste cette désespérante autorestriction dans la compréhension. Péniblement, ils se sont érigé une muraille devant eux, et ne peuvent, maintenant, plus regarder par dessus, encore moins à travers.

A tous les spirituellement vivants, cependant, ils doivent, avec leur sourire supérieurement infatué, railleur, leur présomption et leur condescendance vis-à-vis des autres pas aussi profondément asservis, apparaître comme de pauvres fous malades, qu'on doit, en dépit de toute compassion, laisser dans leur illusion, parce que leur limite de compréhension elle-même les fera passer, sans impressions, devant les réalités des preuves contraires. Tout effort d'y améliorer quoi que ce soit doit ressembler uniquement à la tentative sans succès de procurer, aussi, simultanément, la santé à un corps malade, par l'endossement d'un mantelet neuf et brillant.

Déjà, à présent, le matérialisme est au-delà de son point culminant et doit, maintenant, partout défaillant, bientôt s'écrouler sur lui-même. Non sans entraîner avec lui beaucoup de bon. Les adhérents sont déjà au bout de leur pouvoir, seront bientôt déconcertés au sujet de leurs œuvres, et puis au sujet d'eux-mêmes, sans reconnaître le précipice qui, devant eux, s'est ouvert. Ils seront bientôt comme un troupeau sans berger, l'un ne faisant pas confiance à l'autre, chacun suivant son propre chemin, tout en s'élevant, en l'occurrence, malgré cela, encore fièrement au-dessus des autres. Sans y avoir réfléchi, uniquement en suivant une habitude antérieure.

Avec tous les signes d'apparence extérieure de leur vacuité, ils s'effondreront, pour finir, aussi, aveuglément, dans l'abîme. Ils tiennent encore pour esprit ce qui n'est que produits de leurs propres cerveaux. Mais comment la matière morte pourrait-elle engendrer l'esprit vivant? En de nombreuses choses ils sont fiers de leur pensée exacte, mais laissent, en ce qui concerne les choses principales, sans aucun scrupule, les lacunes les plus irresponsables.

Chaque nouveau pas, chaque tentative d'amélioration, devra toujours porter, à son tour, en elle, toute la sécheresse de l'œuvre de l'intellect et, de ce fait, le germe de l'inéluctable ruine.

Tout ce que je dis de cette manière n'est pas prophétie ni inconsistante prédiction, mais l'immuable conséquence de la Volonté Créatrice vivifiant tout, dont j'ai déjà expliqué les Lois dans mes nombreux exposés passés. Celui qui, avec moi, en esprit, suit le chemin précisément indiqué en eux, doit aussi embrasser du regard et reconnaître l'inévitable fin. Et tous les signes pour cela sont déjà là.

On se plaint et hurle, on voit avec écœurement comment, aujourd'hui, les excroissances du matérialisme se manifestent en des formes qui sont à peine croyables. On implore et prie pour la libération hors du tourment, pour l'amélioration, la guérison de la décadence sans bornes. Les quelques-uns qui purent sauver une quelconque émotion de la vie de leur âme de cette marée d'incroyables événements, qui, spirituellement, n'ont pas été étouffés dans la décadence générale, laquelle, trompeusement, porte fièrement au front le nom de "progrès", ceux-là se sentent comme des expulsés, des demeurés en arrière, et sont aussi considérés comme tels et ridiculisés par les suiveurs sans âme de l'époque moderne.

Une couronne de lauriers pour tous ceux qui ont eu le courage de ne pas se joindre aux masses! Qui, fièrement, sont demeurés en arrière, sur la pente abrupte et escarpée!

Un somnambule, celui qui, aujourd'hui encore, pour cela, veut encore se considérer comme malheureux! Ouvrez les yeux! Ne voyez-vous donc pas que tout ce qui vous oppresse est déjà le commencement de la fin subite du matérialisme, ne dominant plus à présent qu'en apparence? L'édifice entier est déjà sur le point de s'effondrer, sans intervention de ceux qui en ont souffert et doivent encore en souffrir. Le genre humain d'intellect doit, désormais, récolter ce que, au cours de milliers d'années, il a produit, nourri, cultivé et adulé.

Pour le calcul humain, une longue période; pour les meules autoactives de Dieu dans la Création, un court laps de temps. Où que vous regardiez, partout arrive la faillite. Cela déferle et s'amoncelle, de façon menaçante, comme une lourde muraille, pour bientôt, en se précipitant et s'effondrant, profondément enterrer sous elle ses adorateurs. C'est l'inexorable Loi de l'effet de réciprocité, qui, lors de ce déclenchement, doit se manifester de façon effroyable, parce que, durant des milliers d'années, malgré toutes sortes d'expériences, jamais un changement vers le plus haut n'a eu lieu, mais qu'au contraire le même faux chemin fut encore élargi.

Découragés, le temps est là! Levez le front, que vous avez dû, souvent, remplis de honte, baisser, lorsque l'injustice et la bêtise vous causaient une si profonde souffrance. Considérez, aujourd'hui, tranquillement, l'adversaire qui voulait ainsi vous opprimer!

L'habit d'apparat jusqu'ici est déjà très sévèrement râpé. Par tous les trous, on voit, enfin, la silhouette sous sa véritable forme. Mal assuré, mais pas moins infatué, regardant à travers, le produit exténué de l'encéphale humain, l'intellect, qui se faisait élever au rang de l'esprit… sans rien comprendre, surgit!

Ôtez donc, réconfortés, le bandeau et regardez plus précisément autour de vous. Rien que l'examen de journaux, par ailleurs tout à fait bien, donne, à un regard clair, bien des choses à connaître. On voit l'effort convulsif pour se cramponner encore à toute l'ancienne apparence. Avec prétention et des plaisanteries souvent très lourdaudes, on cherche à dissimuler une absence de compréhension se montrant toujours plus distinctement. Avec des expressions insipides, un être humain veut souvent juger quelque chose dont il n'a, pourtant, en réalité, de façon frappante pour l'œil, aucune notion de compréhension. Même des êtres humains avec de tout à fait bonnes dispositions se réfugient, aujourd'hui, désemparés, sur ces chemins malpropres, uniquement pour ne pas avouer que tant de choses dépassent la capacité d'entendement de leur propre intellect, auquel, uniquement, ils ont voulu, jusqu'ici, s'abandonner. Ils ne ressentent pas le ridicule de ce comportement, ne voient pas les points faibles qu'ils contribuent seulement ainsi à agrandir. Déconcertés, aveuglés, ils se tiendront, bientôt, devant la Vérité, et, affligés, embrasseront du regard leur vie ratée, y reconnaissant enfin, honteux, que ne résidait que sottise précisément là où on se croyait sage.

Jusqu'où cela en est-il, aujourd'hui, déjà arrivé? L'homme-muscle, voilà l'atout! Un chercheur sérieux qui, au cours de dizaines d'années de lutte, a trouvé un sérum qui, à des centaines de milliers d'êtres humains, chaque année, parmi grands et petits, offre protection et aussi assistance, en face de maladies mortelles, a-t-il jamais pu célébrer des triomphes pareils à un boxeur, qui, avec une brutalité purement terrestre et grossière, terrasse l'être humain d'à côté? Pourtant, y a-t-il en cela, pour une seule âme humaine, un quelconque profit? Uniquement terrestre, entièrement terrestre, ce qui veut dire inférieur par rapport à l'Œuvre entière de la Création! Tout à fait correspondant au veau d'or de l'activité de l'intellect. En tant que triomphe de ce tellement lié à la Terre pseudo-prince d'argile sur l'humanité rétrécie! - -

Et personne ne voit cette vertigineuse glissade vers l'horrible abîme!

Qui la ressent s'enveloppe, provisoirement, encore, dans le silence, avec la conscience humiliante d'être ridiculisé s'il parle. C'est déjà un fol étourdissement, en lequel, cependant, réside, déjà, la conscience germante de l'impuissance. Et avec le pressentiment de cette conscience, tout ne fait que se cabrer encore davantage, déjà par bravade, par vanité, et, pas en dernier, par crainte et horreur devant ce qui arrive. On ne veut, à aucun prix, déjà, penser à la fin de cette immense erreur! Cela devient un cramponnement convulsif au fier édifice des millénaires écoulés, qui ressemble tout à fait à la tour de Babel et finira aussi de la même manière!

Le matérialisme, jusqu'ici indompté, porte le pressentiment de la mort en lui, lequel, chaque mois, arrive plus distinctement au jour. –

Cependant, en de nombreuses âmes humaines, cela s'anime, en tous lieux, sur la Terre entière! Au-dessus de l'éclat de la Vérité n'est plus répandue qu'une mince couche des anciennes fausses conceptions, que balayera le premier coup de vent de la Purification, afin de libérer le Noyau, dont le brillant s'unira à tant d'autres, pour déployer son cône de rayonnement, qui, tel un feu de gratitude, s'élèvera vers le Royaume de la joie lumineuse, aux pieds du Créateur.

Ce sera l'époque du tellement espéré Royaume Millénaire, qui, devant nous, se tient, comme une grande étoile d'espérance, en une rayonnante promesse!

Et ainsi est enfin dénoué le grand péché de toute l'humanité contre l'esprit, qui, par l'intellect, le retenait attaché à la Terre! Cela uniquement est alors le juste chemin du retour  au naturel, le chemin de la Volonté du Créateur, Qui veut faire que les œuvres des êtres humains soient grandes et pénétrées de vivantes intuitions! La victoire de l'esprit sera, cependant, simultanément, aussi, la victoire du plus pur Amour!

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