Sur toutes les publications de Abdruschin figurait un signe: un A dans un cercle en forme de serpent se mordant la queue. Il s'agissait du sceau personnel de Abdruschin, ainsi que du signe de la maison d'édition créée par lui, présent sur chacune de ses publications. Voici à ce sujet quelques indications...
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Signe de la Maison d'Edition

"Le signe de la maison d'édition, sur les cahiers et les livres, constitue, pour de nombreux lecteurs, une énigme et suscite le désir d'en expérimenter la signification. Des ignorants ou des mal intentionnés ont même tenté de trouver, pour cela, une explication, à vrai-dire, très étrange, en voulant présenter le serpent comme la preuve que, dans mes exposés, je travaille, inconsciemment, pour le ténébreux, donc, pour le mauvais et le mal. Le serpent étant, dans ce cas, pensé comme le symbole de tout mal.

Maintenant, quelque chose de semblable, ne peuvent l'avancer que des tout-à-fait ignorants et irréfléchis. Celui qui désigne comme étant propre ne serait-ce qu'un peu de formation saura que le serpent qui se mord la queue symbolise encore aussi tout-à-fait différent et contraire, comme, par exemple, la notion de l'Infini. Il se pourrait donc fort bien que le A et le cercle du serpent signifient que l'étude de Abdruschin cherche à explorer l'Infini, ou que ses exposés s'occupent des processus dans l'Infini. Mais l'on peut tout aussi bien dire que ce n'est pas le serpent qui doit retransmettre la notion de l'Infini, mais le O, de sorte que le signe de la maison d'édition indique: La maison d'édition s'efforce de transmettre tout ce que peuvent être le A et le O du Savoir spirituel, donc ce qui réside entre le commencement et la fin. Ceci est aussi le sens voulu du signe.
"

Abdruschin

  [07-10-03] "Feuilles du Graal" Série II Cahier 3-4-5
(de juin à juillet 1927)
Par Alexandre Emmanuel - Publié dans : Le Message du Graal (Présentation)
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Prologue : En guise d’accompagnement!
1. Que cherchez vous ?
2. Le cri d'appel au Guide
3. L'antichrist
4. Moralité
5. Eveillez-vous !
6. Le silence
7. Ascension
8. Culte
9. Engourdissement
10. Candeur
11. Chasteté
12. Le premier pas
13. L'Univers
14. L'Etoile de Bethléem
15. Le combat
16. Moderne science de l'esprit
17. Faux chemins
18. Qu'est-ce qui sépare aujourd'hui tant d'êtres humains de la Lumière ?
19. Il était une fois...!
20. Errements
21. La parole humaine
22. La femme de la Postcréation
23. Soumission
24. Paresse de l'esprit
25. L'être humain de la Terre devant son Dieu
26. Tout ce qui est mort, dans la Création, doit se réveiller, afin de se juger !
27. Le Livre de la Vie
28. Le Royaume de Mille Ans
29. Une parole nécessaire
30. La grande Comète
31. L'Instructeur des Mondes
32. L'Etranger
33. Salut ! Rédemption !
34. Le Langage du Seigneur
Par Alexandre Emmanuel - Publié dans : Le Message du Graal (Sommaire)
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1. Responsabilité
2. Destin
3. La création de l'être humain
4. L'être humain dans la Création
5. Péché-héréditaire
6. Dieu
7. La voix intérieure
8. La Religion de l'Amour
9. Le Rédempteur
10. Le secret de la naissance
11. Une formation occulte est-elle à conseiller ?
12. Spiritisme
13. Lié-à-la-Terre
14. L’abstinence sexuelle favorise-t-elle l'évolution spirituelle ?
15. Formes-pensées
16. Veille et prie !
17. Le mariage
18. Les droits de l'enfant sur ses parents
19. La Prière
20. Le Notre Père
21. Adoration de Dieu
22. L'être humain et sa libre volonté
23. Êtres humains idéaux
24. Rejetez sur Lui toute faute !
25. Le crime de l'hypnose
26. Astrologie
27. Symbolique dans la destinée humaine
28. Foi
29. Biens terrestres
30. La mort
31. Décédé
32. Miracle
33. Le Baptême
34. Le Saint Graal
35. Le mystère Lucifer
36. Les régions des ténèbres et la damnation
37. Les régions lumineuses et le Paradis
38. Événements universels
39. La différence d'origine entre être humain et animal
40. La scission entre l'humanité et la science
41. Esprit
42. Développement de la Création
43. Je suis le Seigneur ton Dieu !
44. La conception immaculée et la naissance du Fils de Dieu
45. La mort sur la croix du Fils de Dieu et la Cène
46. « Descends de la croix ! »
47. Ceci est Ma Chair ! Ceci est Mon Sang !
48. Résurrection du corps terrestre du Christ
49. Sens humain et Volonté de Dieu dans la Loi de l’effet de réciprocité
50. Le Fils de l’Homme
51. La force sexuelle dans son importance pour l’ascension spirituelle
52. « Je suis la Résurrection et la Vie, nul ne vient au Père que par Moi ! »
53. Matérialité-Fine, Matérialité-Grossière, radiations, espace et temps
54. L’erreur de la clairvoyance
55. Différents genres de clairvoyance
56. Dans le royaume des démons et des fantômes
57. Formation occulte, nourriture carnée ou végétale
58. Magnétisme-guérisseur
59. Vivez au présent !
60. Que doit faire l’être humain pour pouvoir entrer dans le Royaume de Dieu ?
61. Tu vois le copeau dans l’œil de ton frère et ne fais pas attention à la poutre dans ton œil
62. Le combat dans la Nature
63. L’Epanchement du Saint Esprit
64. Sexe
65. La vieillesse est-elle un obstacle à l’ascension spirituelle ?
66. « Père, pardonne-leur ; car ils ne savent ce qu’ils font ! »
67. Dieux – Olympe – Walhalla
68. Créature être humain
69. Et mille ans sont comme un jour !
70. Intuition
71. La Vie
Par Alexandre Emmanuel - Publié dans : Le Message du Graal (Sommaire)
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1. Au pays du crépuscule
2. Ressasseur
3. Martyrs volontaires, fanatiques religieux
4. Serviteurs de Dieu
5. Instinct des animaux
6. Le baiser d'amitié
7. L'instrument déformé
8. L'enfant
9. La tâche de la féminité humaine
10. Omniprésence
11. Le Christ a dit… !
12. Loi de la Création « Mouvement »
13. Le corps terrestre
14. Le secret du sang
15. Le tempérament
16. Vois, être humain, comment tu dois cheminer à travers cette Création, afin que les fils du destin n’entravent pas ton ascension, mais la favorisent !
17. Une Loi nouvelle
18. Devoir et fidélité
19. Beauté des peuples
20. C’est accompli !
21. A la frontière matérielle-grossière
22. La Reconnaissance de Dieu
23. Le nom
24. L'Entéallique
25. Les petits entéaux
26. Dans l’atelier matériel-grossier des entéaux
27. Une âme chemine
28. Femme et homme
29. Âmes déformées
30. Le guide spirituel de l'être humain
31. Fils lumineux au-dessus de vous !
32. La Reine-Originelle
33. Le cycle des radiations
34. Evitez les pharisiens !
35. Possédé
36. Demandez, ainsi vous sera-t-il donné !
37. Gratitude
38. Que la Lumière soit !
39. Inentéallique
40. Noël
41. Ne succombez pas à la tentation
42. Sens de la famille
43. Le foyer intime
44. Croyants par habitude
45. Vois ce qui t’es utile !
46. Omnisagesse
47. Le sexe faible
48. Le pont détruit
49. La gardienne de la Flamme
50. Vue d'ensemble de la Création
51. Âme
52. Nature
53. Germes d'esprits
54. Germes d’entités
55. L’Anneau de l’Entéallique
56. Les plaines spirituelles-originelles I
57. Les plaines spirituelles-originelles II
58. Les plaines spirituelles-originelles III
59. Les plaines spirituelles-originelles IV
60. Les plaines spirituelles-originelles V
61. Les plaines spirituelles-originelles VI
62. Les plaines spirituelles-originelles VII
Epilogue: Comment le Message doit être accueilli
Par Alexandre Emmanuel - Publié dans : Le Message du Graal (Sommaire)
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En guise d'accompagnement!

Le bandeau tombe et foi devient conviction. Dans la conviction uniquement résident libération et rédemption!

Je parle uniquement à ceux qui cherchent sérieusement. Ils doivent être aptes et disposés à examiner objectivement cette réalité objective! Que les fanatiques religieux et les rêveurs sans appui en demeurent éloignés; car ils sont nuisibles à la Vérité. Mais les malveillants et les inobjectifs doivent trouver, dans les paroles mêmes, leur jugement.

Le Message atteindra uniquement ceux qui portent, ouverte en eux, une étincelle de Vérité et la nostalgie d'être réellement des êtres humains. Pour eux tous, il devient aussi la lanterne et le bâton. Sans détours, il conduit, hors de tout le chaos de la présente confusion.

La Parole qui suit n'apporte pas une nouvelle religion, mais elle doit être, pour tous les auditeurs ou lecteurs sérieux, le flambeau pour trouver, par elle, le juste chemin, qui les conduit vers la hauteur à laquelle ils aspirent.

Seul celui qui se meut lui-même peut spirituellement venir de l'avant. Le fou qui, pour cela, sous forme de conceptions toutes faites, se sert d'aides étrangères, va son chemin comme sur des béquilles, alors que ses propres membres sains sont inutilisés.

Mais, aussitôt qu'il utilise hardiment, comme instrument pour l'ascension, toutes les facultés, qui, attendant son appel, sommeillent en lui, il met à profit le talent qui lui fut confié, selon la Volonté de son Créateur, et surmontera, en se jouant, tous les obstacles qui, pour l'en détourner, voudront se mettre en travers de son chemin.

C'est pourquoi, réveillez-vous! Uniquement dans la conviction repose la vraie foi, et la conviction n'arrive que par un soupesage et un examen sans égards! Tenez-vous, en tant que vivants, dans la merveilleuse Création de votre Dieu!


Abd-ru-shin 
Par Abd-ru-shin - Publié dans : Le Message du Graal (Extraits)
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Que cherchez-vous?

Que cherchez-vous? Dites, qu'en est-il de cette poussée impétueuse? Telle un bouillonnement mugissant elle déferle à travers le monde et un raz-de-marée de livres submerge tous les peuples. Des érudits fouillent les vieux écrits, cherchent, ruminent jusqu'à l'épuisement spirituel. Des prophètes surgissent pour avertir, pour promettre... de tous côtés, on veut soudain, comme dans une fièvre, répandre une lumière nouvelle!

C'est ainsi que cela se déchaîne actuellement au-dessus de l'âme bouleversée de l'humanité, non en ranimant et en rafraîchissant, mais en brûlant, consummant et aspirant les dernières forces qui restent encore à cette déchirée, dans cette obscurité de l'époque présente.

De même s'animent çà et là un chuchotement, murmure, de l'attente croissante de quelque chose à venir. Excité est chaque nerf, tendu par une inconsciente aspiration. Cela bouillone et ondule et, au-dessus de tout, couvant tristement, repose une sorte de torpeur. Grosse de malheur. Que devra-t-elle enfanter? Désordre, pusillanimité et perdition, si la couche de ténèbres qui, à présent, enveloppe spirituellement le globe terrestre, n'est pas vigoureusement déchirée, qui, avec la visqueuse ténacité d'un marécage putride, absorbe et étouffe chaque pensée de lumière libre, en train de s'élever, avant qu'elle soit devenue forte, qui, dans le silence lugubre d'un bourbier, opprime, désagrège, anéantit déjà, dans son germe, tout bon vouloir, avant même qu'un acte ne puisse en résulter.

Le cri des chercheurs vers la Lumière, cependant, lequel recèle la force de fendre la fange, il est détourné, se perd sous la voûte impénétrable qu'échafaudent avec application précisément ceux qui s'imaginent porter secours: Ils offrent des pierres au lieu de pain!

Considérez ces innombrables livres:

L'esprit humain n'en est que fatigué, non vivifié! Et c'est la preuve de la stérilité de tout ce qui est là offert. Car ce qui fatigue l'esprit n'est jamais le juste.

Le Pain spirituel réconforte immédiatement; la Vérité désaltère et la Lumière vivifie!

Les êtres humains simples doivent donc se décourager, lorsqu'ils voient quels murs, autour de l'Au-delà, par l'ainsi-dénommée science de l'esprit sont érigés. Lequel de ces simples pourrait saisir les phrases savantes, lequel les façons-de-s'exprimer étranges? L'Au-delà doit-il donc seulement valoir pour scientifiques de l'esprit?

On y parle de Dieu! Une haute école doit-elle être érigée pour y acquérir d'abord les facultés de reconnaître la notion de la Divinité? Où conduit donc cette manie, qui, pour la plus grande part, s'enracine uniquement dans l'ambition?

Comme des ivrognes, les lecteurs et les auditeurs titubent, d'une place à l'autre, incertains, non-libres en eux-mêmes, partiaux, parce qu'ils ont été détournés du Chemin simple.

Ecoutez ceci, découragés! Regardez vers le Haut, vous les chercheurs sérieux: Le Chemin vers le Plus-Haut se tient prêt devant chaque être humain! L'érudition n'en est pas la porte!

Le Christ Jésus, ce grand Exemple sur le vrai Chemin vers la Lumière, a-t-Il choisi Ses Disciples parmi les pharisiens érudits? Parmi les chercheurs en écrits? Il les a choisis parmi la sobriété et la simplicité, parce qu'ils n'avaient pas à lutter contre cette grave erreur de croire que le Chemin vers la Lumière est pénible à apprendre et doit être difficile.

Cette pensée est la plus grande ennemie de l'être humain, elle est mensonge!

C'est pourquoi, arrière tout scientisme là où il s'agit de ce qu'il y a de plus sacré en l'être humain, qui veut être pleinement saisi! Renoncez-y, parce que la science, en tant qu'œuvre fabriquée par le cerveau humain, est œuvre-fragmentaire et doit demeurer œuvre-fragmentaire.

Réfléchissez, comment une science, péniblement apprise, pourrait-elle conduire vers la Divinité? Qu'est-ce donc que le savoir, après tout? Le savoir est ce que le cerveau peut saisir. Mais combien étroitement limitée est la capacité de compréhension du cerveau, qui demeure solidement liée à l'espace et au temps. Déjà l'Eternité et le sens de l'Infini, un cerveau humain n'est pas capable de le saisir. Précisément cela qui est inséparablement relié à la Divinité. Mais silencieux le cerveau se tient en face de cette insaisissable Force, qui flue à travers tout ce qui existe, d'où il puise lui-même son activité. La Force que tous ressentent chaque jour, à chaque heure, à chaque instant, comme quelque chose d'évident, que la science aussi a toujours reconnue comme existante et qu'on s'efforce, pourtant, vainement de saisir, de comprendre avec le cerveau, c'est-à-dire par le savoir et l'intellect.

Tellement insuffisante est donc l'activité d'un cerveau, pierre de base et instrument de la science, et sa limitation se retrouve donc naturellement aussi partout dans les œuvres qu'il édifie, donc dans toutes les sciences elles-mêmes. C'est pourquoi la science est tout à fait bonne comme celle qui succède, en vue de mieux comprendre, classer et ordonner ce qu'elle reçoit tout prêt de la Force-de-Création qui la précède, cependant, elle doit obligatoirement défaillir lorsqu'elle veut s'élever elle-même à la direction ou à la critique, aussi longtemps qu'elle s'attache aussi fermement que jusqu'ici à l'intellect, donc à la capacité de compréhension du cerveau.

Pour cette raison l'érudition, tout comme l'humanité qui se règle sur elle, reste constamment accrochée à des détails, alors que chaque être humain porte en lui, tel un cadeau, le grand, insaisissable Tout, tout à fait habilité pour atteindre, sans apprentissage pénible, le plus noble et le plus élevé!

C'est pourquoi, au loin cette inutile torture d'un esclavage de l'esprit! Le grand Maître ne nous lance pas en vain cet appel: Devenez comme les enfants!

Qui porte en lui le ferme vouloir pour le Bien et s'efforce de conférer à ses pensées pureté, celui-là a déjà trouvé le Chemin vers le Plus-Haut! A lui tout le reste est alors donné en partage. Pour cela il n'est besoin ni de livres ni d'astreinte spirituelle, ni de mortification ni d'isolement. Il devient sain de corps et d'âme, libéré de toute oppression de la rumination maladive; car tout excès nuit. Des êtres humains, vous devez être, et non des plantes de serre, qui, du fait d'un développement unilatéral, au premier souffle de vent, succombent!

Eveillez-vous! Regardez autour de vous! Ecoutez en vous! Cela seul peut vous ouvrir le Chemin!

Ne faites pas attention aux querelles des églises. Le Christ Jésus, le grand Porteur de Vérité, l'Incarnation de l'Amour Divin, ne Se préoccupa pas de confession. Que sont, d'ailleurs, aujourd'hui, les confessions? L'enchaînement de l'esprit humain libre, un asservissement de l'étincelle de Dieu qui réside en vous; des dogmes qui visent à comprimer l'Œuvre du Créateur et aussi Son grand Amour dans des formes forgées par le sens humain, ce qui signifie rabaissement du Divin, dépréciation systématique. Chaque chercheur sérieux, cette façon le rebute, puisqu'il ne peut jamais vivre ainsi en lui la grande Réalité, ce par quoi son aspiration à la Vérité devient toujours plus dépourvue d'espoir et il désespère finalement de lui-même et du monde! C'est pourquoi, réveillez-vous! Détruisez en vous les murs dogmatiques, arrachez le bandeau, afin que la pure Lumière du Plus-Haut puisse pénétrer jusqu'à vous, inestropiée. Alors, débordant d'allégresse, votre esprit s'élancera dans les Hauteurs, exultant, ressentira tout l'immense Amour du Père, Qui ne connaît pas les frontières de l'intellect terrestre. Vous savez enfin: vous êtes un morceau de Lui, Le saisissez sans peine et entièrement, vous unissez à Lui et gagnez ainsi, chaque jour, à chaque heure, une Force nouvelle, telle un cadeau qui vous rend l'ascension hors du chaos évidente!

Abd-ru-shin
Par Abd-ru-shin - Publié dans : Le Message du Graal (Extraits)
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Eveillez-vous!

Eveillez-vous, vous, êtres humains, de votre sommeil de plomb! Reconnaissez l’indigne fardeau que vous portez, et qui pèse sur des millions d’êtres humains avec une pression indiciblement tenace. Rejetez-le! Vaut-il d’être porté? Pas une seule seconde!

Que recèle-t-il? De la balle vide, qui, devant le Souffle de la Vérité, se disperse craintivement. Vous avez gaspillé le temps et la force pour rien. Brisez donc les chaînes qui vous retiennent en bas, rendez-vous enfin libres!

L’être humain qui demeure intérieurement assujetti sera éternellement esclave, même s’il était roi.

Vous vous liez avec tout ce que vous cherchez à apprendre. Réfléchissez: Par l’apprentissage, vous vous contraignez constamment dans des formes étrangères, que d’autres ont conçues; vous vous rattachez docilement à une conviction étrangère, vous ne faites que vous approprier les expériences que d’autres, en eux, ont vécu pour eux. Pensez-y: un n’est pas pour tous! Ce qui profite à l’un peut nuire à l’autre. Chacun doit suivre son propre chemin, en vue du perfectionnement. Son équipement pour cela, ce sont les facultés qu’il porte en lui. C’est en fonction d’elles qu’il doit se diriger, c’est sur elles qu’il doit construire! S’il ne fait pas cela, il demeure un étranger pour lui-même, il se tiendra toujours à côté de ce qu’il a appris, cela ne peut jamais devenir vivant en lui. Tout profit est, ainsi, pour lui, exclu. Il végète, un progrès est impossible.

Faites attention, vous qui aspirez sérieusement à la Lumière et à la Vérité:

Le Chemin vers la Lumière, chacun individuellement doit le vivre en lui, il doit le découvrir lui-même, s’il veut y cheminer sûrement. Seul ce que l’être humain vit en lui, ressent avec toutes ses métamorphoses, il a pleinement saisi !

La souffrance et aussi la joie frappent constamment à la porte, pour encourager, secouer en vue d’un réveil spirituel. Pour quelques secondes, l’être humain est alors, très souvent, délivré de toute la nullité de la vie quotidienne et il ressent, dans le bonheur comme dans la douleur, en un pressentiment, la liaison avec l’Esprit, Qui flue à travers tout le Vivant.

Et tout est, oui, Vie, rien n’est mort! Bienheureux celui qui parvient à saisir et retenir de tels instants de liaison, et s’élance, grâce à eux, vers le Haut. Il ne doit pas s’en tenir à des formes rigides, mais chacun doit, au contraire, se développer lui-même, à partir de son intérieur.

Ayez pitié des railleurs et de tous ceux qui sont encore étrangers à la Vie de l’Esprit. Ne leur en veuillez pas, s’ils deviennent sarcastiques; car ceux-ci sont seulement à plaindre. Comme des ivrognes, comme des malades, ils se tiennent devant la grande Œuvre de la Création, qui nous offre tant. Comme des aveugles, qui se pressent à tâtons, tout au long de l’existence terrestre, et ne voient pas toute la magnificence autour d’eux!

Ces plus pauvres sont embrouillés, ils dorment; comment, en effet, un être humain peut-il, par exemple, encore affirmer que n’existe que ce qu’il voit? Que là où il ne peut rien remarquer avec ses yeux aucune vie n’existe? Qu’avec la mort de son corps il cesse aussi, lui-même, d’exister, uniquement parce que, jusqu’à ce jour, dans son aveuglement, il n’a pu se convaincre, par son œil, du contraire? Ne sait-il pas, déjà à présent, au sujet de nombreuses choses, combien étroitement limitée est la capacité de l’œil? Ne sait-il pas encore qu’elle est en rapport avec la capacité de son cerveau, liée à l’espace et au temps? Que, pour cette raison, tout ce qui s’élève au-dessus de l’espace et du temps, il ne peut pas le reconnaître avec son œil? A aucun de ces railleurs une aussi logique justification de l’intellect n’est-elle pas encore devenue claire? La Vie de l’Esprit, nommons-la aussi l’Au-delà, est pourtant uniquement quelque chose qui se tient pleinement au-dessus du découpage terrestre de l’espace et du temps, et qui, donc, nécessite un chemin de même genre pour être reconnue.

Cependant, notre œil ne voit même pas ce qui se laisse classer dans l’espace et le temps. Qu’on pense à la goutte d’eau, qui montre à tout œil une pureté absolue, mais qui, observée à travers un verre taillé, recèle des millions d’êtres vivants, qui, sans pitié, s’y combattent et s’y anéantissent. N’existe-t-il pas parfois des bacilles, dans l’eau, dans l’air, qui possèdent la force de détruire des corps humains, et qui ne sont pas reconnaissables à l’œil? Ils deviennent, pourtant, visibles à l’aide d’instruments précis. Qui veut, après cela, encore oser affirmer que vous ne puissiez rien voir de nouveau, encore présentement inconnu, aussitôt que vous aiguisez plus ces instruments? Aiguisez-les mille fois, des millions de fois, la vision ne trouvera pas de fin pour autant, mais, toujours, de nouveaux mondes s’ouvriront devant vous, que vous ne pouviez auparavant ni voir ni sentir, mais n’en étaient pas moins existants. Une pensée logique apporte les mêmes déductions au sujet de tout ce que les sciences ont pu rassembler jusqu’ici. Il existe une perspective sur une constante poursuite de l’évolution, mais jamais sur une fin.

Qu’est-ce donc que l’Au-delà? Beaucoup s’égarent sur le mot. L’Au-delà est simplement tout ce qui ne se laisse pas reconnaître à l’aide de moyens terrestres. Or, les moyens terrestres sont les yeux, le cerveau, ainsi que tout le reste du corps, de même que les instruments qui aident les parties à exercer leur activité encore plus précisément et plus exactement, à en étendre plus loin la portée. On pourrait donc dire: l’Au-delà est ce qui se trouve au-delà de la faculté visuelle de nos yeux corporels. Mais, une séparation entre l’En-deçà et l’Au-delà, il n’y en a pas! Ni de gouffres! C’est Tout Unitaire, comme la Création entière. Une Force pénètre l’En-deçà comme l’Au-delà; tout vit et agit à partir de cet unique Courant de Vie, et est, de ce fait, tout à fait inséparablement lié. De ce fait, ce qui suit devient compréhensible. Si une partie de ce Tout est malade, l’effet doit alors se rendre sensible dans l’autre partie, comme pour un corps. Les éléments malades de cette autre partie affluent alors vers la tombée malade, du fait de l’attraction du genre semblable, renforçant, de ce fait, encore plus, la maladie. Mais, une telle maladie devient-elle incurable, il en découle l’indispensable contrainte de rejeter violemment l’organe malade, si le Tout ne doit pas continuellement souffrir.

Pour cette raison, convertissez-vous! Il n’y a pas d’En-deçà et d’Au-delà, mais seulement un Être Unitaire! Le concept de la séparation, seul l’être humain l’a inventé, parce qu’il ne peut pas tout voir et s’imagine être le point médian et le point principal de l’entourage pour lui visible. Cependant, son cercle d’action est plus grand. Mais, avec l’erreur de la dissociation, il ne fait que se contraindre violemment, entrave sa progression et donne place à une fantaisie débridée, qui apporte des images monstrueuses. Est-il dès lors surprenant que, comme conséquence, beaucoup aient seulement un sourire incrédule et d’autres une adoration maladive, qui devient servile ou dégénère en fanatisme? Qui peut encore s’étonner de la peur farouche, et même de l’angoisse et de la terreur qui sont cultivées chez certains? Au loin tout cela! Pourquoi cette torture? Renversez cette barrière, que l’erreur des êtres humains s’est efforcée d’ériger, qui, pourtant, n’a jamais existé! L’attitude, jusqu’ici fausse, vous donne aussi une fausse base, sur laquelle vous vous efforcez vainement d’édifier, sans fin, la vraie Foi, donc la Conviction intérieure. Vous vous heurtez ainsi à des points, à des écueils, qui doivent vous rendre chancelants, doutants, ou vous contraindre à démolir vous-mêmes, de nouveau, l’édifice entier, pour, ensuite, peut-être, découragés ou en proie à la rancœur, tout abandonner. Le dommage, vous l’avez, en l’occurrence, pour vous tout seuls, parce que, pour vous, il n’y a pas de marche en avant, mais bien stagnation ou recul. Le chemin, que vous devez, pourtant, parcourir, un jour, est, pour vous, de ce fait, rallongé.

Avez-vous, enfin, conçu la Création comme un Tout, ainsi qu’elle est, ne faites-vous aucune séparation entre En-deçà et Au-delà, alors vous avez le droit chemin, le véritable but se rapproche, et l’ascension vous procure de la joie, vous donne de la satisfaction. Vous pouvez alors aussi, beaucoup mieux, sentir et comprendre les fonctions de réciprocité, qui, ardentes de vie, pulsent à travers le Tout, Unitaire, parce que toute activité est propulsée et soutenue par l’unique Force. La Lumière de la Vérité se lève ainsi, pour vous!

Vous reconnaîtrez, bientôt, que, pour beaucoup, seules la commodité et la paresse sont la cause des railleries, uniquement parce qu’il leur en coûterait de la peine de renverser ce qu’ils ont appris et pensé jusqu’ici et d’édifier du nouveau. Pour d’autres, cela interviendrait dans la conduite habituelle de leur vie et cela leur serait donc incommode. Laissez ceux-là, ne les querellez pas, mais offrez secourablement votre savoir à ceux qui ne sont pas satisfaits avec les jouissances éphémères, qui cherchent davantage, dans l’existence terrestre, que de, pareils aux animaux, seulement se remplir le corps. Donnez-leur la reconnaissance qui vous échoit, n’enfouissez pas le "talent", car, avec le donner, de par l’effet de réciprocité, votre savoir aussi devient plus riche, plus fort.

Dans le Tout-Univers agit une Loi éternelle: Que c’est seulement dans le donner qu’on peut aussi recevoir, lorsqu’il s’agit de valeurs qui sont durables! Cela agit très profondément, pénètre la Création entière comme un legs sacré de son Créateur. Donner avec désintéressement, aider là où cela est nécessaire, avoir de la compréhension pour la souffrance de son prochain, de même que pour ses faiblesses, signifie recevoir, parce que c’est le chemin simple et vrai qui conduit vers ce qu’il existe de plus haut!

Et vouloir cela sérieusement vous apporte aussitôt aide, force! Un désir unique, sincère et profondément ressenti pour le Bien et, comme par une épée de feu, de l’autre côté qui vous est encore présentement invisible, le mur que vos pensées avaient jusqu’alors elles-mêmes érigé en obstacle est déchiqueté; car vous êtes, en effet, un avec cet Au-delà, craint, nié, ou souhaité de vous, vous êtes avec lui étroitement et indissolublement liés.

Essayez cela; car vos pensées sont des messagères que vous envoyez et qui vous reviennent lourdement chargées de ce que vous avez déposé, que ce soit en bien ou en mal. Cela arrive. Songez que vos pensées sont des choses qui se façonnent spirituellement, deviennent souvent des formes qui survivent à l’existence terrestre de votre corps; alors beaucoup vous devient clair. Il s’ensuit donc qu’il est tout à fait exact de dire: Car leurs œuvres les suivent! Les créations de pensées sont des œuvres qui vous attendent un jour! Qui forment, autour de vous, des cercles lumineux ou sombres, que vous devez traverser pour pénétrer dans le Monde de l’Esprit. Aucune protection ni aucune intervention ne peuvent, ici, aider, parce que vous avez la libre détermination. Le premier pas pour tout doit donc venir de vous. Ce n’est pas difficile, cela repose uniquement dans le vouloir, qui se fait connaître par les pensées. Ainsi portez-vous le Ciel comme l’enfer en vous-mêmes.

Décider, vous pouvez, mais les conséquences de vos pensées et de votre vouloir, vous en devenez alors la proie sans conditions! Vous créez vous-mêmes les conséquences; c’est pourquoi je vous lance ce cri d’appel: Gardez le foyer de vos pensées pur, vous fondez ainsi la Paix et vous êtes heureux!

N’oubliez pas que chacune des pensées produites et envoyées par vous, sur son chemin, attire tout genre semblable, ou adhère à d’autres pensées, devient, de ce fait, plus forte, toujours plus forte, et, pour finir, atteint, elle aussi, un but, un encéphale, qui, peut-être, s’oublie une fois lui-même, seulement quelques secondes, et donne ainsi place à de telles formes-pensées planantes, pour pénétrer et agir. Pensez seulement à la responsabilité qui tombe alors sur vous, si la pensée aboutit, un jour, à l’acte, par l’intermédiaire de n’importe qui, sur lequel elle aura pu agir! Cette responsabilité se déclenche, déjà, du fait que chaque pensée particulière conserve constamment la liaison avec vous, précisément comme par un fil infrangible, pour revenir alors avec la force acquise en chemin, pour vous charger vous-mêmes à votre tour ou vous combler de bonheur, selon le genre que vous avez produit.

Ainsi nous tenons-nous dans le monde des pensées et offrons-nous, avec le genre de pensée correspondant, aussi, de la place à ces formes-pensées semblables. C’est pourquoi ne gaspillez pas la force du penser, mais concentrez-la, au contraire, pour la défense et pour un penser acéré qui, pareil à la lance, s’élance au loin et agit sur tout. Faites ainsi de vos pensées la Sainte Lance qui combat pour le Bien, guérit les blessures et promeut la Création entière!

Pour l’action et la marche en avant, réglez donc le penser! Pour ce faire, vous devez ébranler de nombreux piliers qui soutiennent des conceptions ancestrales. Souvent c’est un concept qui, faussement saisi, empêche l’être humain de trouver le vrai Chemin. Il doit revenir en arrière au point d’où il est parti. Un Trait de Lumière fait s’effondrer l’édifice entier, qu’il avait péniblement érigé, durant des décennies, et il se met, ensuite, après un engourdissement plus ou moins court ou long, de nouveau à l’ouvrage! Il le doit, puisque, dans l’Univers, il n’y a aucune stagnation. Prenons, par exemple, la notion du temps:

Le temps passe! Les temps changent! Ainsi les êtres humains s’expriment-ils partout, et, involontairement, une image surgit à l’esprit: Nous voyons des temps remplis de changements passer devant nous!

Cette image devient une habitude et finit même, ainsi, par constituer, chez beaucoup, une base solide, sur laquelle ils continuent à construire, règlent toute leur recherche et toute leur rumination d’après elle. Mais cela ne dure pas longtemps avant qu’ils ne se heurtent à des obstacles, qui se tiennent en contradiction les uns avec les autres. Avec la meilleure volonté, rien ne veut plus aller ensemble. Ils s’y perdent et laissent des lacunes, qui, malgré toute la rumination, ne peuvent plus être comblées. Maint être humain s’imagine alors que, en de tels emplacements, c’est la foi qui doit être prise comme produit de remplacement, lorsque la pensée logique ne trouve pas de prise. Mais ceci est faux! L’être humain ne doit pas croire en des choses qu’il ne peut pas saisir! Il doit chercher à les comprendre; car, autrement, il ouvre la porte toute grande aux erreurs, et, avec les erreurs, la Vérité, Elle aussi, est constamment dépréciée.

Croire sans comprendre n’est que fainéantise, paresse de penser! Cela ne conduit pas l’esprit vers le Haut, mais l’oppresse vers le bas. C’est pourquoi, haut le regard, nous devons examiner, rechercher. L’impulsion pour cela ne repose pas en vain en nous.

Le temps! Passe-t-il véritablement? Pourquoi se heurte-t-on, à partir de ce principe, sur des obstacles, si on veut, en cela, penser plus loin? Tout simplement parce que la pensée de base est fausse; car le temps se tient immobile! Mais nous nous hâtons à sa rencontre! Nous nous précipitons dans le temps, qui est éternel, et y recherchons la Vérité. Le temps se tient immobile. Il est le même aujourd’hui, hier et dans mille ans! Seules les formes se modifient. Nous plongeons dans le temps pour puiser au sein de sa mémoire, pour promouvoir notre savoir dans les collections du temps! Car rien n’a été perdu pour lui, tout, il l’a conservé. Il ne s’est pas modifié, parce qu’il est éternel. Toi aussi, ô être humain, es toujours le même, que tu paraisses jeune ou bien un vieillard! Tu demeures celui que tu es! Ne l’as-tu pas déjà ressenti? Ne remarques-tu pas une nette différence entre la forme et ton "Je"? Entre ton corps, soumis aux transformations, et toi, l’esprit, qui est éternel?

Vous cherchez la Vérité! Qu’est-ce que la Vérité? Ce que vous sentez, aujourd’hui encore, comme la Vérité, vous le reconnaîtrez, demain déjà, comme des erreurs, pour, dans les erreurs, plus tard, de nouveau, découvrir des grains de Vérité! Car les révélations, elles aussi, modifient leurs formes. Ainsi cela se poursuit-il, pour vous, en une imperturbable recherche; cependant, dans le changement, vous devenez mûrs!

La Vérité, cependant, demeure toujours pareille; Elle ne se modifie pas, car Elle est éternelle! Et, puisqu’Elle est éternelle, Elle ne sera jamais purement et réellement saisie avec les sens terrestres, qui ne connaissent que la modification des formes! C’est pourquoi, devenez spirituels! Libres de toutes pensées terrestres, et vous possédez la Vérité, vous serez dans la Vérité, afin de vous y baigner, constamment irradiés de sa pure Lumière; car Elle vous entoure complètement. Vous nagez en Elle, aussitôt que vous devenez spirituels.

Alors, vous n’avez plus besoin d’apprendre péniblement les sciences, vous n’avez pas d’erreurs à craindre, mais vous avez, pour chaque question, déjà la réponse dans la Vérité Elle-même; encore plus, vous n’avez alors plus de questions, parce que, sans penser, vous savez tout, vous englobez tout, parce que votre esprit vit dans la pure Lumière, dans la Vérité!

Devenez donc spirituellement libres! Brisez tous les liens qui vous retiennent! Si des obstacles, alors, se présentent, exultez joyeusement au devant d’eux; car ils signifient pour vous le chemin vers la liberté et la force! Considérez-les comme un cadeau à partir duquel, pour vous, résultent des avantages et, en jouant, vous les surmonterez.

Ou bien ils ont été placés devant vous, afin que vous appreniez d’eux et vous développiez, ce par quoi vous accroissez votre équipement en vue de votre ascension, ou bien ce sont des répercussions d’un endettement que vous pouvez ainsi dénouer et duquel vous pouvez vous libérer. Dans les deux cas, ils vous portent en avant. C’est pourquoi allez-y fraîchement, c’est pour votre salut!

C’est folie que de parler de coups du destin ou d’épreuves. Progrès est chaque combat, chaque peine. Aux êtres humains est ainsi offerte l’occasion d’effacer les ombres de manquements antérieurs; car aucun sou ne peut être remis à l’individu; parce que le cycle des Lois éternelles, là aussi, dans le Tout-Univers, est impossible à dévier, des Lois dans lesquelles Se révèle la Volonté Créatrice du Père, Lequel nous pardonne ainsi et efface tout le ténébreux.

La plus petite déviation en cela et le Monde s’effondrerait en ruines, tellement tout est clairement disposé et si sagement.

Mais qui, maintenant, a tellement à compenser du passé, cet être humain ne doit-il pas se décourager, ne va-t-il pas s’horrifier devant le rachat des fautes?

Il peut être réconforté et commencer cela joyeusement, il peut être sans souci, aussitôt qu’il le veut sincèrement! Car une compensation peut être établie, grâce au contre-courant de la force du bon vouloir, qui, dans le Spirituel, pareille à d’autres formes-pensées, devient vivante et devient une arme puissante, capable d’enlever tout poids des ténèbres, toute lourdeur, et de porter le "Je" à la Lumière!

Force du vouloir! Une puissance insoupçonnée de si nombreux et qui, telle un aimant qui ne faillit jamais, attire à elle les forces semblables, dont elle s’accroît à la manière d’une avalanche, et, unie à d’autres forces spirituellement semblables, agit rétroactivement, atteint de nouveau le point de départ, donc l’origine, ou mieux, l’auteur, et élève celui-ci très haut vers la Lumière, ou bien le précipite, plus profondément, dans la fange et la saleté! Selon la manière avec laquelle l’auteur l’a tout d’abord lui-même voulu. Celui qui connaît cette constante et sûre fonction de réciprocité arrivant toujours à destination, et qui repose dans la Création entière, se déclenche et se déploie avec une sûreté infaillible, celui-ci sait l’utiliser, doit l’aimer, doit la craindre! Pour celui-ci, s’anime, peu à peu, le monde invisible autour de lui ; car il en ressent les manifestations avec une netteté qui le délie de tout doute. Il doit ressentir les fortes ondes de l’activité sans répit qui agissent sur lui à partir de l’immense Univers, aussitôt qu’il y fait un tant soit peu attention, et ressent, finalement, qu’il offre le foyer à de forts courants, tel une lentille qui capte les rayons du soleil, les réunit sur un point et, là, produit une force qui agit en enflammant, consumant et anéantissant, mais peut aussi fluer en guérissant, vivifiant, apportant la bénédiction, et qui est aussi à même d’enflammer un feu ardent! Et, de telles lentilles, nous le sommes aussi, capables, par notre vouloir, d’envoyer, rassemblés en vue d’une puissance, ces invisibles courants de force qui nous atteignent, pour de bons ou de mauvais objectifs, pour amener, à l’humanité, la bénédiction ou la ruine. Un feu ardent nous pouvons et nous devons ainsi allumer dans les âmes, feu de l’enthousiasme pour le Bien, le Noble, pour le Perfectionnement!

Pour cela, n’est requise que la force du vouloir, qui, de l’être humain, en un certain sens, fait le seigneur de la Création, pour la détermination de son propre destin. Son propre vouloir lui apporte l’anéantissement ou la rédemption! Lui procure la récompense ou les châtiments eux-mêmes, avec une inexorable certitude.

Maintenant, ne craignez pas que ce savoir vous éloigne du Créateur, affaiblisse, pour vous, la Foi ayant existé jusqu’ici. Au contraire! La connaissance de ces Lois éternelles, que nous pouvons utiliser, nous fait apparaître l’Œuvre entière de la Création comme encore bien plus sublime, il contraint le chercheur profond, rempli de recueillement, à genoux, à cause de sa grandeur!

Jamais plus l’être humain ne voudra, alors, le mal. Il se saisit, avec joie, du meilleur soutien qui soit pour lui: L’Amour! L’Amour pour toute la Création merveilleuse, l’Amour pour le prochain, pour le conduire, lui aussi, vers le Haut, vers la magnificence de cette jouissance, ce cette conscience de la Force!


Abd-ru-shin
Par Abd-ru-shin - Publié dans : Le Message du Graal (Extraits)
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Le Silence

Une pensée surgit-elle en toi, alors retiens-la, ne l’exprime pas tout de suite, mais nourris-la; en effet, elle se condense, grâce à la rétention dans le silence, et gagne en force, comme la vapeur dans la contre-pression.

La pression et la condensation engendrent la particularité d’une activation magnétique, en fonction de la Loi selon laquelle tout ce qui est plus fort attire à soi le faible. Des formes-pensées de genre semblable sont, de ce fait, attirées de tous côtés, retenues, renforcent toujours plus la force de la propre pensée originelle, et agissent, malgré cela, de sorte que la forme tout d’abord produite se polit par l’adjonction de formes étrangères, se modifie et reçoit, jusqu’à la maturité, une forme changeante. Tu sens bien tout cela en toi, pourtant, tu penses toujours que ce serait ton propre vouloir tout seul. Tu ne donnes, toutefois, en aucune chose, complètement ton propre vouloir, as toujours de l’étranger avec, en plus!

Que te dit ce processus?

Que seulement dans l’union de nombreuses particularités quelque chose de parfait peut être créé! Créé? Est-ce correct? Non pas, mais formé! Car, réellement créer quelque chose de nouveau, cela n’existe pas, il ne s’agit, en tout cela, que de former nouveau, puisque toutes les particularités existent déjà dans la grande Création. Mais ces particularités doivent être poussées sur le chemin du perfectionnement, ce qu’apporte l’unir.

Union! Ne glisse pas avec légèreté là-dessus, mais efforce-toi d’approfondir la notion selon laquelle la maturité et la perfection sont atteintes par l’union. La phrase repose dans la Création entière, telle un joyau qui veut être dégagé! Elle est intimement liée à la Loi selon laquelle ce n’est que dans le donner qu’il peut aussi être reçu! Et que nécessite la juste compréhension de cette phrase? Donc, l’expérience vécue? L’Amour! Et c’est pourquoi l’Amour se tient comme la Force la plus haute, comme la Puissance illimitée dans les mystères du grand Être!

De même que l’union, pour une pensée unique, forme, aiguise et façonne, ainsi en est-il aussi avec l’être humain lui-même et avec la Création entière, qui, en une union – ne finissant jamais – de formes particulières existantes, expérimente, par la Force du Vouloir, de nouvelles-formations, et ainsi le chemin conduit à la perfection.

Un individu ne peut pas t’offrir la perfection, mais l’humanité entière, dans la multiplicité des genres propres! Chaque être humain possède quelque chose qui appartient absolument au Tout. Et c’est ainsi qu’un très avancé, qui ne connaît plus toutes les convoitises terrestres, aime l’humanité entière pas un individu, car seule l’humanité entière peut faire résonner les cordes, libérées par les décantations, de son âme mûrie, pour l’accord de la céleste harmonie. Il porte en lui l’harmonie, puisque toutes les cordes vibrent!

Retour à la pensée qui attira à elle les formes étrangères et, de ce fait, devint vigoureuse, et encore plus vigoureuse: Elle te dépasse finalement en ondes de force compactes, transperce l’aura de ta propre personne et exerce, sur un entourage plus étendu, une influence.

Cela, l’humanité le nomme magnétisme de la personne. Les non-initiés disent: "Tu irradies quelque chose!". Selon le genre propre, agréable ou désagréable. Attirant ou repoussant. C’est ressenti!

Cependant, tu n’irradies rien! Le processus pour la production de ce sentiment chez ces autres trouve son origine dans le fait que tu attires tout ce qui est spirituellement de genre semblable magnétiquement à toi. Et cette attraction se rend sensible pour le prochain. Cependant, là aussi repose la fonction de réciprocité. Dans la relation, l’autre ressent alors distinctement ta force et, la sympathie, de ce fait, s’éveille.

Maintiens-toi toujours devant les yeux: Tout Spirituel est, exprimé selon nos concepts, magnétique, et il t’est aussi connu que toujours le plus fort domine le faible, par l’attraction, par absorption. De ce fait est, "au pauvre (au faible), en outre, encore pris le peu qu’il a". Il devient dépendant.

Il n’y a là nulle injustice, mais cela s’effectue en fonction des Lois Divines. L’être humain a seulement besoin de se ressaisir, de vouloir correctement, et il en est protégé.

Maintenant, tu soulèves, certes, la question: Qu’en est-il si tous veulent être forts? Si, à personne, plus rien n’est à prendre? Alors, cher ami il y aura échange volontaire, lequel a pour fondement la Loi que seulement dans le donner il peut aussi être reçu. Il n’y a donc aucune stagnation, mais tout le médiocre est éliminé.

Ainsi, arrive-t-il que, par paresse, beaucoup deviennent dépendants en esprit, possèdent, parfois, en définitive, à peine encore, la faculté de cultiver leurs propres pensées.

A remarquer que seul le genre semblable est attiré. C’est pourquoi le proverbe: "Les pareils s’assemblent volontiers." Ainsi les buveurs se trouvent-ils toujours, les fumeurs ont des "sympathies", les bavards, les joueurs, etc…, cependant, les nobles aussi se réunissent, en vue d’un but élevé.

Maintenant, cela va, toutefois, plus loin: Ce qui spirituellement s’efforce, se répercute finalement aussi physiquement, puisque tout le Spirituel interpénètre le Matériel-Grossier, ce par quoi nous devons avoir devant les yeux la Loi de la rétroactivité, parce qu’une pensée se tient constamment en liaison avec son origine et, dans cette liaison, produit le rayonnement-rétroactif.

Je ne parle ici, toujours, que des pensées réelles, qui portent en elles la force de vie de l’intuition de l’âme. Pas du gaspillage de force de la substance cérébrale, à toi confiée en tant qu’instrument, qui ne forme que des pensées fugitives, lesquelles ne se manifestent, en un sauvage emmêlement, que par des exhalaisons fantomatiques, et, par bonheur, se dispersent très rapidement. De telles pensées ne font que te coûter temps et force, et tu brades ainsi un bien confié.

Réfléchis-tu, par exemple, sur une chose quelconque, sérieusement, alors cette pensée devient, en toi, fortement magnétique, par la force du silence, attire tout semblable et s’en trouve ainsi fécondée. Elle mûrit et sort du cadre de l’ordinaire, pénètre même, de ce fait, aussi, dans d’autres sphères, et reçoit, de là, un afflux de pensées plus hautes… l’inspiration! C’est ainsi que, lors de l’inspiration, la pensée fondamentale doit sortir de toi-même, au contraire de la médialité, doit former un pont vers l’Au-delà, le Monde Spirituel, pour, là, puiser consciemment à une source. L’inspiration n’a donc avec la médialité rien à voir. De ce fait, la pensée est mûrie en toi. Tu passes à la réalisation et, condensé par ta force, portes à exécution ce qui, déjà, en d’innombrables éléments isolés, auparavant, en tant que formes-pensées, dans le Tout-Univers, planait.

De cette manière, tu crées, avec le spirituellement existant depuis longtemps, par l’union et la condensation, une forme nouvelle! Ainsi donc, dans la Création entière, changent toujours uniquement les formes, puisque tout le reste est éternel et indestructible.

Garde-toi des pensées embrouillées, de toute platitude dans la pensée. La versatilité se venge amèrement; car elle t’abaisse rapidement au niveau d’un terrain de jeu pour les influences étrangères, ce par quoi tu deviens très facilement maussade, capricieux et injuste à l’égard de ton entourage le plus proche.

As-tu une pensée réelle et t’y tiens-tu fermement, alors, en définitive, la force concentrée doit aussi pousser à la réalisation; car le processus évolutif de tout se déroule entièrement spirituellement, puisque toute force est uniquement spirituelle! Ce qui te devient alors visible, ce ne sont jamais que les dernières répercussions d’un processus préalable spirituel-magnétique, qui, en fonction d’un ordre établi, s’exécute constamment régulièrement.

Observe, et si tu réfléchis et ressens, bientôt, te sera apportée la preuve que toute vie réelle ne peut être, en vérité, que la spirituelle, en laquelle seules reposent l’origine et aussi l’évolution. Tu dois en venir à la conviction que tout ce que tu vois avec les yeux corporels n’est, en fait, que les répercussions de l’Esprit éternellement pulsant.

Chaque acte, même le plus infime mouvement d’un être humain, est, en effet, auparavant, toujours spirituellement voulu. Les corps ne jouent, en cela, que le rôle d’instruments spirituellement vivifiés, qui parvinrent eux-mêmes, d’abord, à la condensation par la Force de l’Esprit. De même aussi les arbres, les pierres et la Terre entière. Tout est vivifié, pénétré, propulsé par l’Esprit Créateur.

Puisque la matière entière, toutefois, donc le terrestrement visible, n’est qu’un effet de la vie spirituelle, alors il ne t’est pas difficile de comprendre que même les conditions terrestres se forment selon le genre de la vie de l’esprit environnante la plus proche de nous. Ce qui en découle logiquement est clair: A l’humanité elle-même a été donnée la force, par la sage disposition de la Création, de se former, créant par elle-même, les circonstances avec la Force même du Créateur. Heureux celui qui ne l’utilise que pour le bien! Mais malheur à celui qui se laisse entraîner à l’utiliser pour le mal!

L’esprit, chez l’être humain, est seulement entouré et obscurci par la convoitise terrestre, qui, comme des scories, adhère à lui, l’alourdit et l’entraîne vers le bas. Or, ses pensées sont des actes de volonté en lesquels repose la force de l’esprit. L’être humain dispose de la décision de bien ou de mal penser, et peut ainsi diriger la Force Divine vers le bien comme vers le mal! Là réside la responsabilité que l’être humain porte; car la récompense ou le châtiment pour cela ne font pas défaut, puisque toutes les conséquences des pensées refluent vers leur point d’origine, de par la fonction de réciprocité enclenchée, laquelle ne faillit jamais, et est, en cela, tout à fait immuable, donc inexorable. De ce fait, aussi, incorruptible, rigoureuse, juste! Or, ne dit-on pas aussi la même chose de Dieu?

Si de nombreux adversaires de la Foi, au sujet d’une Déité, aujourd’hui, ne veulent plus rien savoir, alors tout ceci ne peut rien changer aux faits que j’ai mentionnés. Les gens ont seulement besoin de laisser le petit mot "Dieu" de côté, de se plonger sérieusement dans la science, alors ils trouvent exactement la même chose, seulement exprimée avec d’autres mots. N’est-il pas ridicule, dès lors, d’en discuter encore? Contourner les Lois Naturelles, aucun être humain n’y arrive, personne ne peut nager contre. Dieu est la Force Qui active les Lois de la Nature; la Force Qu’encore personne n’a saisie, personne n’a vue, mais Dont les effets, chacun, journellement, à chaque heure, oui, à chaque fraction de seconde, doit voir, ressent et observe, si seulement il veut voir, en lui-même, dans chaque animal, chaque arbre, chaque fleur, chaque fibre d’une feuille, lorsque, en se gonflant, elle jaillit, hors de son enveloppe, pour parvenir à la lumière. N’est-ce pas de l’aveuglement que s’y opposer obstinément, alors que chacun, y compris ces rigides négateurs eux-mêmes, confirme l’existence de cette Force, La reconnaît? Qu’est-ce qui les empêche de nommer, maintenant, "Dieu" cette Force reconnue? Est-ce une bravade puérile? Ou une certaine honte de devoir concéder que, pendant tout ce temps, ils se sont obstinément évertués à nier une Chose Dont l’existence leur était claire depuis toujours?

Certes, rien de tout cela. La raison réside dans le fait que, à l’humanité, des caricatures de la Grandeur de la Déité, de tant de côtés, sont présentées, auxquelles, au cours d’une recherche sérieuse, elle ne peut acquiescer. La Force de la Déité, englobant tout et pénétrant tout, doit, en effet, être rapetissée et dégradée, lors de la tentative de La comprimer dans une image!

Par une profonde réflexion, aucune image ne se laisse accorder avec cela! Précisément parce que chaque être humain porte en lui la Pensée de Dieu, il se hérisse en un pressentiment contre le rétrécissement de la grande, insaisissable Force, Qui l’a engendré, Qui le guide.

Le dogme porte la culpabilité du fait qu’une grande partie de ceux qui, dans leur opposition, cherchent à outrepasser tout objectif, très souvent, vont à l’encontre de la vivante certitude dans leur intérieur.

Mais l’heure n’est pas loin où le réveil spirituel arrive! Où on interprète les Paroles du Rédempteur correctement, saisit correctement Sa grande Œuvre de Rédemption; car le Christ nous apporta la Libération hors des ténèbres en nous indiquant le Chemin vers la Vérité, en nous montrant, en tant qu’être humain, le Chemin vers les Hauteurs Lumineuses! Et par le sang sur la croix, Il imprima le sceau de Sa conviction!

La Vérité n’a encore jamais été différente de ce qu’Elle était alors, déjà aussi, et de ce qu’Elle est aujourd’hui et de ce qu’Elle sera encore dans des dizaines de milliers d’années; car Elle est éternelle!

C’est pourquoi apprenez à connaître les Lois qui reposent dans le grand Livre de la Création tout entière. S’y conformer signifie: Aimer Dieu! Car, tu ne provoques, de ce fait, aucune dissonance dans l’harmonie, mais contribues à former ce mugissant accord, jusqu’à sa pleine hauteur.

Que, maintenant, tu dises: Je me soumets volontairement aux Lois existantes de la Nature, parce que c’est pour mon bien, ou que tu affirmes: Je me conforme à la Volonté de Dieu Qui Se révèle dans les Lois Naturelles, ou à la Force inconcevable Qui active les Lois de la Nature… Y a-t-il une différence dans son effet? La Force est là et tu La reconnais, dois, oui, La reconnaître, parce que tu n’as absolument rien d’autre à faire, aussitôt que tu réfléchis un tant soit peu… Et ainsi, tu reconnais ton Dieu, le Créateur!

Et cette Force agit en toi aussi, lors de la pensée! Ne mésuse donc pas avec Elle pour le mal, mais pense le bien! N’oublie jamais: Lorsque tu engendres des pensées, tu emploies la Force Divine, avec Laquelle tu es capable d’atteindre le plus pur, le plus haut!

Essaye, en cela, de ne jamais laisser hors attention que toutes les conséquences de ton penser retombent toujours sur toi, en fonction de la force, de la grandeur et de l’étendue de l’effet des pensées, dans le bien comme dans le mal!

Mais puisque la pensée est spirituelle, ses conséquences viennent spirituellement de nouveau. Elles t’atteignent, par conséquent, égal ici sur Terre ou, alors, après ton décès, dans le Spirituel. Elles ne sont pas, parce que spirituelles, non plus, liées à la matière. Cela a pour conséquence que la décomposition du corps n’en suspend pas le déclenchement! La rétribution, dans la rétroactivité, arrive sûrement, plus tôt ou plus tard, ici ou là-bas, précisément. La liaison spirituelle avec toutes tes œuvres demeure solide; car les œuvres terrestres, matérielles, aussi, ont, oui, une origine spirituelle du fait des pensées qui les ont engendrées, et demeurent, même si tout le terrestre est passé, subsistent. De là il est juste de dire: "Tes œuvres t’attendent, aussi longtemps que, toi, le déclenchement, dans la rétroactivité, ne t’a pas encore atteint".

Es-tu, lors d’une rétroaction, encore ici sur Terre, ou de nouveau ici, alors la force des conséquences se répercute, à partir du Spirituel, selon le genre, dans le bien comme dans le mal, à travers les circonstances, ton entourage, ou sur toi-même, directement sur ton corps.

Ici, qu’il soit, encore une fois, tout particulièrement, attiré l’attention là-dessus: La vraie vie, véritable, se déroule spirituellement! Et cela ne connaît ni temps ni espace, donc, non plus, aucune séparation. Elle se tient au-dessus des concepts terrestres. Pour cette raison, les conséquences t’atteignent, où que tu sois, au moment où, selon la Loi éternelle, la répercussion revient vers le point d’origine. Rien, en l’occurrence, ne se perd, cela vient assurément.

Cela solutionne, maintenant, aussi, la question déjà si souvent posée, comment se fait-il que des êtres humains visiblement bons aient, parfois, si durement à souffrir au cours de la vie terrestre, de sorte qu’il y soit vu comme une injustice? Ce sont des déclenchements qui doivent les atteindre!

Tu connais la solution de cette question, à présent; en effet, ton corps du moment ne joue, en cela, aucun rôle. Ton corps n’est, en effet, pas toi-même, il n’est pas ton "Je" entier, mais un outil que tu t’es choisi, ou que tu as dû prendre en fonction des Lois de la vie spirituelle en vigueur, que tu peux encore nommer Lois cosmiques, si elles te paraissent ainsi plus compréhensibles. La vie terrestre du moment n’est qu’un court laps de temps de ton existence véritable.

Quelle pensée accablante, s’il n’existait, en cela, pas d’échappatoire, pas de puissance qui agisse de façon protectrice pour lui. Plus d’un devrait, là, perdre courage, lorsqu’il s’éveille au Spirituel, et aimerait encore mieux dormir, dans le vieux train-train. Il ne sait pas, non, tout ce qui l’attend, ce qui doit encore l’atteindre dans sa rétroaction de jadis! Ou bien, comme disent les êtres humains: "Ce qu’il doit réparer".

Pourtant, pas de souci! Avec le réveil, à toi, dans la sage disposition de la grande Création, aussi, un chemin est montré, grâce à cette force du bon vouloir, sur laquelle j’ai déjà tout particulièrement attiré l’attention, qui atténue les dangers d’un karma en cours de déclenchement, ou le pousse complètement de côté. Cela aussi, l’Esprit du Père l’a déposé dans ta main. La force du bon vouloir t’entoure d’un cercle qui est capable de décomposer le mal qui t’assiège, ou, tout au moins, l’affaiblit à un très haut degré, tout comme la couche atmosphérique protège aussi le globe terrestre. Mais, la force du bon vouloir, cette forte protection, est cultivée et stimulée par la puissance du silence.

C’est pourquoi, chercheurs, je vous appelle, encore une fois, de façon pressante:

Gardez le foyer de vos pensées pur, et utilisez, ensuite, en premier lieu, la grande puissance du silence, si vous voulez progresser vers le haut.

Le Père a déjà déposé en vous la force pour tout! Vous avez seulement besoin de l’utiliser!

Abd-ru-shin
Par Abd-ru-shin - Publié dans : Le Message du Graal (Extraits)
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Ascension

Ne vous empêtrez pas dans un filet, vous qui aspirez à la Connaissance, mais devenez lucides!

Une immuable contrainte d’expiation pèse, de par une Loi éternelle, sur vous, que vous ne pouvez jamais faire retomber sur d’autres. Ce dont vous vous chargez par vos pensées, paroles et œuvres, personne d’autre ne saurait le dénouer que vous-mêmes! Réfléchissez, autrement la Justice Divine ne serait qu’un son vide, avec Elle aussi, tout le reste s’effondrerait en ruine.

C’est pourquoi rendez-vous libres! Ne gaspillez pas une heure pour mettre, à cette contrainte d’expiation, un terme! Un vouloir sincère pour le Bien, le Mieux, qui, par une prière vraiment ressentie, reçoit une force plus grande, apporte la Rédemption!

Sans le sincère, ferme, vouloir pour le Bien, l’expiation ne peut jamais s’ensuivre. De façon continue, ce qui est bas se donnera, alors, à lui-même, toujours à nouveau, une nouvelle nourriture, pour continuer à se maintenir, et exiger ainsi, toujours à nouveau, de nouvelles expiations, sans interruption, de sorte que ce constant renouvellement ne vous apparaît que comme une seule tare, ou souffrance! Pourtant, c’est une chaîne entière, sans fin, liant constamment, de façon renouvelée, avant même que ce qui a précédé n’ait pu se dénouer. Il n’y a jamais, dès lors, de Rédemption, puisqu’il y a constante exigence d’expiation. C’est comme une chaîne qui vous tient rivés au sol. En outre, le danger est très grand que cela aille encore plus profondément vers le bas. C'est pourquoi ressaisissez-vous enfin pour le bon vouloir, vous qui êtes encore dans l'En-deçà ou bien, selon vos conceptions, déjà dans l'Au-delà! Grâce à un constant bon vouloir, la fin de toutes les expiations doit arriver, puisque celui qui veut le Bien et agit en conséquence n'accorde pas de nouvelle nourriture à une exigence d'expiation renouvelée. Et c'est ainsi qu'arrive la libération, la rédemption, qui seule permet l'ascension vers la Lumière. Ecoutez cet avertissement! Il n'y a pas d'autre chemin pour vous! Pour personne!

Mais ainsi chacun reçoit aussi la certitude qu'il ne peut jamais être trop tard. Certes, pour l'acte isolé, certainement, vous avez alors à l'expier, à le racheter, mais, dès l'instant où votre effort vers le Bien se met en place sérieusement, vous posez la borne pour la fin de votre expiation, êtes assurés que cette fin doit arriver un jour, et votre ascension commencera ainsi! Alors, vous pouvez joyeusement œuvrer à la liquidation de toutes les expiations. Ce qui, ensuite, vous arrive encore, arrive pour votre salut, vous rend plus proche l'heure de la Rédemption, de la Libération.

Comprenez-vous, à présent, la valeur, lorsque je vous conseille de commencer, de toutes vos forces, le bon vouloir, le pur penser? De ne pas vous relâcher, mais de vous y accrocher avec toute votre nostalgie, toute votre énergie? Cela vous élève haut! Cela transforme, vous et votre entourage! Réfléchissez au fait que chaque périple terrestre est une courte école qu'avec le dépôt de la chair, pour vous-mêmes, aucune fin n'arrive. Vous vivrez constamment ou vous mourrez constamment! Constamment jouirez du bonheur ou constamment souffrirez! Que celui qui s'imagine qu'avec l'enterrement terrestre, aussi, pour lui, tout est liquidé, tout est compensé, qu'il se détourne et aille son chemin; car, ainsi, il ne veut que se leurrer lui-même. Epouvanté, il se trouvera, alors, devant la Vérité et… devra commencer son chemin de douleur! Son vrai "Soi-même", dépouillé de la protection de son corps, dont la densité l'entourait comme un rempart, sera alors attiré, entouré et retenu par le même genre que lui.

Le ressaisissement, du sérieux vouloir pour le mieux, qui pourrait le libérer, le porter plus haut, lui devient plus difficile, pour longtemps impossible, parce qu'il n'est soumis qu'à l'influence de l'entourage, qui ne porte en lui aucune pensée de lumière de même genre qui puisse le réveiller, le soutenir. Il doit doublement souffrir sous tout ce qu'il s'est créé.

Pour cette raison, une progression vers le haut est alors beaucoup plus difficile que dans la chair et le sang, où le bien chemine à côté du mal, ce que rend seulement possible la protection du corps terrestre, parce que… cette vie terrestre est une école où, à chaque "Je", la possibilité de la poursuite de l'évolution est donnée, en fonction de son libre vouloir. C'est pourquoi, ressaisissez-vous enfin! Le fruit de chaque pensée retombe sur vous, ici ou là-bas, vous devez le savourer! Devant ce fait, aucun être humain ne peut fuir! A quoi cela vous sert-il si, comme l'autruche, vous cherchez à vous cacher la tête craintivement dans le sable, devant cette réalité? Regardez donc les faits hardiment en face! Vous vous rendrez, de ce fait, la chose facile; car, ici, on peut plus rapidement progresser. Commencez! Mais dans la conscience que tout l'ancien doit être compensé. N'attendez pas, comme de nombreux fous, que le bonheur vous tombe dans le giron immédiatement, par portes et fenêtres. Peut-être plus d'un, parmi vous, a-t-il encore à se défaire d'une chaîne gigantesque. Mais celui qui se décourage, à cause de cela, celui-là ne se nuit qu'à lui-même, parce que cela ne peut pas lui être épargné ni ôté. Par l'hésitation il se rend seulement tout plus difficile, peut-être même impossible, pour longtemps. Une stimulation, cela devrait être pour lui, à ne plus gaspiller une heure plus longtemps; car avec le premier pas il commence seulement à vivre! Heureux celui qui se ressaisit énergiquement, cela se détache de lui, maillon après maillon. Avec des bonds de géant il peut s'élancer en avant, exultant et remerciant, prendre aussi les derniers obstacles; car il devient libre!

Les pierres que son activité, jusqu'ici fausse, a amoncelées devant lui, telles un mur qui devait empêcher la marche en avant, ne lui sont alors nullement enlevées, mais, au contraire, soigneusement placées devant lui, afin qu'il les reconnaisse et les surmonte, parce qu'il doit procéder à la compensation de toutes ses fautes. Cependant, étonné et émerveillé, il voit bientôt l'Amour qui, en cela, règne autour de lui, aussitôt que, seulement, il montre la bonne volonté. Le chemin lui est, par de délicats ménagements, tellement facilité, comme à un enfant par la mère, lors de ses premières tentatives pour marcher. Est-il des choses de sa vie jusqu'ici, qui l'effrayaient, en l'angoissant secrètement, et qu'il aurait voulu, de préférence, laisser continuellement dormir…, de façon tout à fait inattendue, il est placé devant! Il doit décider, agir. De manière frappante, il y est poussé par l'enchaînement. Ose-t-il ensuite faire le premier pas, dans la confiance en la victoire du bon vouloir, alors le nœud fatal se défait, il le franchit et s'en trouve libéré.

Mais, à peine cette faute est-elle dénouée, déjà, une autre s'approche de lui, sous une forme quelconque, exigeant pareillement d'être aussi dénouée. Ainsi éclatent, l'un après l'autre, les anneaux qui l'enserraient, devaient l'accabler. Pour lui cela devient si léger! Et ce sentiment de légèreté, que maint d'entre vous a, de façon tout à fait certaine, déjà, une fois, vécu, ce n'est pas une illusion, mais l'effet d'une réalité. L'esprit ainsi libéré de la pression devient léger et s'élance, conformément à la Loi de la pesanteur spirituelle, haut, vers cette région à laquelle, désormais, conformément à sa légèreté, il appartient. Ainsi cela doit constamment aller vers le haut, vers la Lumière tant désirée. Le mauvais vouloir oppresse l'esprit vers le bas et le rend lourd, tandis que le bon vouloir le pousse vers le haut.

Jésus vous a montré, pour ceci, déjà, le simple chemin qui, immanquablement, conduit au but; car une profonde vérité repose dans ces simples mots: "Aime ton prochain comme toi-même!"

Ainsi Il a donné la clef pour la liberté, pour l'ascension! Comment cela? Parce que cela vaut comme intangible: Ce que vous faites au prochain, cela vous ne le faites, en réalité, que pour vous! Pour vous seuls, puisque, suivant les Lois éternelles, tout retombe obligatoirement sur vous, le bien ou le mal, que ce soit déjà ici ou là-bas. Cela arrive! Ainsi le plus simple des chemins vous est-il indiqué comment vous devez entreprendre la marche vers le bon vouloir. Par votre manière d'être vous devez donner à votre prochain, votre genre! Pas obligatoirement avec argent et biens. Sinon, les démunis seraient exclus de la possibilité de donner. Et dans cette manière d'être, dans le "se donner" au cours de la fréquentation de votre prochain, dans les égards, la considération, que vous lui offrez volontairement, repose l' "Aimer", que Jésus nous mentionne, repose aussi l'aide, que vous accordez à votre prochain, parce qu'en elle il devient capable de se transformer lui-même ou d'escalader plus avant sa hauteur, parce qu'en elle il peut s'affermir.

Les rayonnements rétroactifs de cela, cependant, vous élèvent, dans leur fonction de réciprocité, vite. Par eux, vous recevez constamment une force nouvelle. Dans un enivrant essor, vous pouvez alors aspirer vers la Lumière…

Pauvres fous, qui peuvent encore demander: "Que gagne-je, si je renonce à tant de vieilles habitudes et me transforme?" Est-ce un marché qui doit être conclu? Et s'ils n'y gagnaient, en qualité d'êtres humains en soi, qu'en tant que tels, dans une manière d'être plus élevée, alors cela serait, en fait de récompense, déjà suffisant. Mais c'est infiniment plus! Je le répète: Avec le commencement du bon vouloir, chacun place aussi la borne pour la fin de sa contrainte d'expiation, qu'il doit accomplir, à laquelle il ne peut jamais échapper. Aucun autre ne peut, à cet égard, pour lui, intervenir. Il place ainsi, avec sa décision, à la contrainte d'expiation, une fin prévisible. C'est une valeur que tous les trésors du monde ne sont pas capables de contrebalancer. Il s'arrache ainsi des chaînes d'esclave, qu'il se forge constamment lui-même. Et c'est pourquoi debout hors de ce sommeil qui énerve. Laissez enfin survenir le réveil!

Au loin cette ivresse qui, de façon paralysante, procure l'illusion que la Rédemption par le Sauveur est un sauf-conduit par lequel vous pouvez, votre vie durant, avec insouciance, vous adonner à la "passion du Je", pourvu que, pour finir, vous deveniez encore croyants, vous convertissiez et vous sépariez de cette Terre avec la foi dans le Sauveur et dans Son Œuvre! Fous, d'attendre, de la Divinité, une telle pitoyable lacunaire œuvre-fragmentaire! Cela signifierait, oui, cultiver le mal! Pensez-y, rendez-vous libres!

Abd-ru-shin
Par Abd-ru-shin - Publié dans : Le Message du Graal (Extraits)
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