Ascension

Ne vous empêtrez pas dans un filet, vous qui aspirez à la Connaissance, mais devenez lucides!

Une immuable contrainte d’expiation pèse, de par une Loi éternelle, sur vous, que vous ne pouvez jamais faire retomber sur d’autres. Ce dont vous vous chargez par vos pensées, paroles et œuvres, personne d’autre ne saurait le dénouer que vous-mêmes! Réfléchissez, autrement la Justice Divine ne serait qu’un son vide, avec Elle aussi, tout le reste s’effondrerait en ruine.

C’est pourquoi rendez-vous libres! Ne gaspillez pas une heure pour mettre, à cette contrainte d’expiation, un terme! Un vouloir sincère pour le Bien, le Mieux, qui, par une prière vraiment ressentie, reçoit une force plus grande, apporte la Rédemption!

Sans le sincère, ferme, vouloir pour le Bien, l’expiation ne peut jamais s’ensuivre. De façon continue, ce qui est bas se donnera, alors, à lui-même, toujours à nouveau, une nouvelle nourriture, pour continuer à se maintenir, et exiger ainsi, toujours à nouveau, de nouvelles expiations, sans interruption, de sorte que ce constant renouvellement ne vous apparaît que comme une seule tare, ou souffrance! Pourtant, c’est une chaîne entière, sans fin, liant constamment, de façon renouvelée, avant même que ce qui a précédé n’ait pu se dénouer. Il n’y a jamais, dès lors, de Rédemption, puisqu’il y a constante exigence d’expiation. C’est comme une chaîne qui vous tient rivés au sol. En outre, le danger est très grand que cela aille encore plus profondément vers le bas. C'est pourquoi ressaisissez-vous enfin pour le bon vouloir, vous qui êtes encore dans l'En-deçà ou bien, selon vos conceptions, déjà dans l'Au-delà! Grâce à un constant bon vouloir, la fin de toutes les expiations doit arriver, puisque celui qui veut le Bien et agit en conséquence n'accorde pas de nouvelle nourriture à une exigence d'expiation renouvelée. Et c'est ainsi qu'arrive la libération, la rédemption, qui seule permet l'ascension vers la Lumière. Ecoutez cet avertissement! Il n'y a pas d'autre chemin pour vous! Pour personne!

Mais ainsi chacun reçoit aussi la certitude qu'il ne peut jamais être trop tard. Certes, pour l'acte isolé, certainement, vous avez alors à l'expier, à le racheter, mais, dès l'instant où votre effort vers le Bien se met en place sérieusement, vous posez la borne pour la fin de votre expiation, êtes assurés que cette fin doit arriver un jour, et votre ascension commencera ainsi! Alors, vous pouvez joyeusement œuvrer à la liquidation de toutes les expiations. Ce qui, ensuite, vous arrive encore, arrive pour votre salut, vous rend plus proche l'heure de la Rédemption, de la Libération.

Comprenez-vous, à présent, la valeur, lorsque je vous conseille de commencer, de toutes vos forces, le bon vouloir, le pur penser? De ne pas vous relâcher, mais de vous y accrocher avec toute votre nostalgie, toute votre énergie? Cela vous élève haut! Cela transforme, vous et votre entourage! Réfléchissez au fait que chaque périple terrestre est une courte école qu'avec le dépôt de la chair, pour vous-mêmes, aucune fin n'arrive. Vous vivrez constamment ou vous mourrez constamment! Constamment jouirez du bonheur ou constamment souffrirez! Que celui qui s'imagine qu'avec l'enterrement terrestre, aussi, pour lui, tout est liquidé, tout est compensé, qu'il se détourne et aille son chemin; car, ainsi, il ne veut que se leurrer lui-même. Epouvanté, il se trouvera, alors, devant la Vérité et… devra commencer son chemin de douleur! Son vrai "Soi-même", dépouillé de la protection de son corps, dont la densité l'entourait comme un rempart, sera alors attiré, entouré et retenu par le même genre que lui.

Le ressaisissement, du sérieux vouloir pour le mieux, qui pourrait le libérer, le porter plus haut, lui devient plus difficile, pour longtemps impossible, parce qu'il n'est soumis qu'à l'influence de l'entourage, qui ne porte en lui aucune pensée de lumière de même genre qui puisse le réveiller, le soutenir. Il doit doublement souffrir sous tout ce qu'il s'est créé.

Pour cette raison, une progression vers le haut est alors beaucoup plus difficile que dans la chair et le sang, où le bien chemine à côté du mal, ce que rend seulement possible la protection du corps terrestre, parce que… cette vie terrestre est une école où, à chaque "Je", la possibilité de la poursuite de l'évolution est donnée, en fonction de son libre vouloir. C'est pourquoi, ressaisissez-vous enfin! Le fruit de chaque pensée retombe sur vous, ici ou là-bas, vous devez le savourer! Devant ce fait, aucun être humain ne peut fuir! A quoi cela vous sert-il si, comme l'autruche, vous cherchez à vous cacher la tête craintivement dans le sable, devant cette réalité? Regardez donc les faits hardiment en face! Vous vous rendrez, de ce fait, la chose facile; car, ici, on peut plus rapidement progresser. Commencez! Mais dans la conscience que tout l'ancien doit être compensé. N'attendez pas, comme de nombreux fous, que le bonheur vous tombe dans le giron immédiatement, par portes et fenêtres. Peut-être plus d'un, parmi vous, a-t-il encore à se défaire d'une chaîne gigantesque. Mais celui qui se décourage, à cause de cela, celui-là ne se nuit qu'à lui-même, parce que cela ne peut pas lui être épargné ni ôté. Par l'hésitation il se rend seulement tout plus difficile, peut-être même impossible, pour longtemps. Une stimulation, cela devrait être pour lui, à ne plus gaspiller une heure plus longtemps; car avec le premier pas il commence seulement à vivre! Heureux celui qui se ressaisit énergiquement, cela se détache de lui, maillon après maillon. Avec des bonds de géant il peut s'élancer en avant, exultant et remerciant, prendre aussi les derniers obstacles; car il devient libre!

Les pierres que son activité, jusqu'ici fausse, a amoncelées devant lui, telles un mur qui devait empêcher la marche en avant, ne lui sont alors nullement enlevées, mais, au contraire, soigneusement placées devant lui, afin qu'il les reconnaisse et les surmonte, parce qu'il doit procéder à la compensation de toutes ses fautes. Cependant, étonné et émerveillé, il voit bientôt l'Amour qui, en cela, règne autour de lui, aussitôt que, seulement, il montre la bonne volonté. Le chemin lui est, par de délicats ménagements, tellement facilité, comme à un enfant par la mère, lors de ses premières tentatives pour marcher. Est-il des choses de sa vie jusqu'ici, qui l'effrayaient, en l'angoissant secrètement, et qu'il aurait voulu, de préférence, laisser continuellement dormir…, de façon tout à fait inattendue, il est placé devant! Il doit décider, agir. De manière frappante, il y est poussé par l'enchaînement. Ose-t-il ensuite faire le premier pas, dans la confiance en la victoire du bon vouloir, alors le nœud fatal se défait, il le franchit et s'en trouve libéré.

Mais, à peine cette faute est-elle dénouée, déjà, une autre s'approche de lui, sous une forme quelconque, exigeant pareillement d'être aussi dénouée. Ainsi éclatent, l'un après l'autre, les anneaux qui l'enserraient, devaient l'accabler. Pour lui cela devient si léger! Et ce sentiment de légèreté, que maint d'entre vous a, de façon tout à fait certaine, déjà, une fois, vécu, ce n'est pas une illusion, mais l'effet d'une réalité. L'esprit ainsi libéré de la pression devient léger et s'élance, conformément à la Loi de la pesanteur spirituelle, haut, vers cette région à laquelle, désormais, conformément à sa légèreté, il appartient. Ainsi cela doit constamment aller vers le haut, vers la Lumière tant désirée. Le mauvais vouloir oppresse l'esprit vers le bas et le rend lourd, tandis que le bon vouloir le pousse vers le haut.

Jésus vous a montré, pour ceci, déjà, le simple chemin qui, immanquablement, conduit au but; car une profonde vérité repose dans ces simples mots: "Aime ton prochain comme toi-même!"

Ainsi Il a donné la clef pour la liberté, pour l'ascension! Comment cela? Parce que cela vaut comme intangible: Ce que vous faites au prochain, cela vous ne le faites, en réalité, que pour vous! Pour vous seuls, puisque, suivant les Lois éternelles, tout retombe obligatoirement sur vous, le bien ou le mal, que ce soit déjà ici ou là-bas. Cela arrive! Ainsi le plus simple des chemins vous est-il indiqué comment vous devez entreprendre la marche vers le bon vouloir. Par votre manière d'être vous devez donner à votre prochain, votre genre! Pas obligatoirement avec argent et biens. Sinon, les démunis seraient exclus de la possibilité de donner. Et dans cette manière d'être, dans le "se donner" au cours de la fréquentation de votre prochain, dans les égards, la considération, que vous lui offrez volontairement, repose l' "Aimer", que Jésus nous mentionne, repose aussi l'aide, que vous accordez à votre prochain, parce qu'en elle il devient capable de se transformer lui-même ou d'escalader plus avant sa hauteur, parce qu'en elle il peut s'affermir.

Les rayonnements rétroactifs de cela, cependant, vous élèvent, dans leur fonction de réciprocité, vite. Par eux, vous recevez constamment une force nouvelle. Dans un enivrant essor, vous pouvez alors aspirer vers la Lumière…

Pauvres fous, qui peuvent encore demander: "Que gagne-je, si je renonce à tant de vieilles habitudes et me transforme?" Est-ce un marché qui doit être conclu? Et s'ils n'y gagnaient, en qualité d'êtres humains en soi, qu'en tant que tels, dans une manière d'être plus élevée, alors cela serait, en fait de récompense, déjà suffisant. Mais c'est infiniment plus! Je le répète: Avec le commencement du bon vouloir, chacun place aussi la borne pour la fin de sa contrainte d'expiation, qu'il doit accomplir, à laquelle il ne peut jamais échapper. Aucun autre ne peut, à cet égard, pour lui, intervenir. Il place ainsi, avec sa décision, à la contrainte d'expiation, une fin prévisible. C'est une valeur que tous les trésors du monde ne sont pas capables de contrebalancer. Il s'arrache ainsi des chaînes d'esclave, qu'il se forge constamment lui-même. Et c'est pourquoi debout hors de ce sommeil qui énerve. Laissez enfin survenir le réveil!

Au loin cette ivresse qui, de façon paralysante, procure l'illusion que la Rédemption par le Sauveur est un sauf-conduit par lequel vous pouvez, votre vie durant, avec insouciance, vous adonner à la "passion du Je", pourvu que, pour finir, vous deveniez encore croyants, vous convertissiez et vous sépariez de cette Terre avec la foi dans le Sauveur et dans Son Œuvre! Fous, d'attendre, de la Divinité, une telle pitoyable lacunaire œuvre-fragmentaire! Cela signifierait, oui, cultiver le mal! Pensez-y, rendez-vous libres!

Abd-ru-shin
Par Abd-ru-shin - Publié dans : Le Message du Graal (Extraits)
- Voir les commentaires - Recommander
Responsabilité

Cette question est toujours l'une des premières, puisque le plus grand nombre – et de loin – des êtres humains aimerait trop volontiers se décharger de toute responsabilité et en charger n'importe quoi d'autre en dehors d'eux-mêmes. Que ceci constitue en soi une dépréciation-de-soi-même ne joue, pour eux, en l'occurrence, aucun rôle. En cela ils sont réellement très humbles et modestes, mais uniquement pour pouvoir, de ce fait, vivre d'autant plus gaiement et sans scrupules.

Ce serait, en effet, si bien de pouvoir accomplir tous ses désirs et de pouvoir laisser se déchaîner, tranquillement impunies, toutes ses convoitises, même vis-à-vis de son prochain. Les lois terrestres se laissent, en cas de besoin, facilement contourner et les conflits éviter. Les plus adroits peuvent même, sous leur couvert, procéder à de très fructueux coups de filets et faire mainte autre chose, qui ne résisterait pas à un examen de plus près. Ils jouissent même, en l'occurrence, encore souvent, de la réputation d'êtres humains tout particulièrement capables. Il serait donc possible, avec quelque habileté, de vivre de façon réellement très agréable, conformément à ses propres conceptions, s'il… n'existait pas, quelque part, quelque chose qui éveille un ressenti inconfortable, si, de temps à autre, une inquiétude croissante ne se manifestait pas au sujet du fait que mainte chose, cependant, pourrait, finalement, être différente de ce que leur propre désir s'était formé.

Et il en est bien ainsi, en effet! La réalité est grave et inexorable. Les désirs des êtres humains ne peuvent, sous ce rapport, y provoquer aucune sorte de dérogation. D'airain demeure la Loi: "Ce que l'être humain sème, cela il le récoltera de multiples fois!"

Ces quelques mots recèlent et disent beaucoup plus que plus d'un ne se l'imagine. Au cheveu près et précisément, ils correspondent au processus réel de la fonction de réciprocité reposant dans la Création. Il ne pourrait pas être trouvé d'expression plus juste pour cela. Exactement comme la récolte rapporte le multiple d'une semence, l'être humain retrouve-t-il toujours, multiplié, ce qu'il éveille et émet, dans ses propres ressentis, selon le genre de son vouloir.

L'être humain porte donc spirituellement la responsabilité pour tout ce qu'il fait. Cette responsabilité se met déjà en place lors de la décision, pas seulement lorsque l'acte est accompli, lequel n'est, en effet, qu'une conséquence de la décision. Et la décision est l'éveil d'un sérieux vouloir!

Il n'y a pas de séparation entre l'En-deçà et l'ainsi dénommé Au-delà, mais tout est, au contraire, un unique grand Être. La puissante Création tout entière, visible et invisible aux êtres humains, s'engrène comme un mécanisme étonnamment ingénieux, jamais défaillant, ne va pas l'une à côté de l'autre. Des Lois uniformes portent le Tout, lesquelles, pareilles à des cordons nerveux, interpénètrent tout, le maintiennent uni et se répercutent l'une sur l'autre, dans une constante fonction de réciprocité!

Si les écoles et les églises, maintenant, à ce sujet, parlent du Ciel et de l'enfer, de Dieu et du diable, alors cela est juste. Mais fausse est la déclaration des forces bonnes et mauvaises. Cela doit plonger immédiatement tout chercheur sérieux dans les erreurs et le doute; car là où existent deux forces, doivent logiquement exister aussi deux souverains, en ce cas, par conséquent, deux dieux, un bon et un mauvais.

Et ce n'est pas le cas!

Il n'y a qu'Un Créateur, Un Dieu, et, par conséquent aussi, seulement Une Force, Qui transpénètre, vivifie et promeut tout ce qui existe!

Cette pure Force Créatrice de Dieu flue continuellement à travers la Création entière, Elle repose en elle, en est inséparable. Partout on peut La trouver: dans l'air, dans chaque goutte d'eau, dans la pierre en croissance, la plante en effort, l'animal, et naturellement aussi l'être humain. Il n'est rien où Elle ne serait pas.

Et de même qu'Elle flue à travers tout, de même transpénètre-t-Elle aussi sans interruption l'être humain. Celui-ci est alors ainsi constitué qu'il ressemble à une lentille. De même qu'une lentille rassemble les rayons du soleil qui fluent à travers elle et les transmet, réunis, de telle sorte que les rayons chauffants concentrés sur un point, roussissent et enflamment, en allumant un feu, de même l'être humain, par sa constitution particulière, concentre-t-il la Force-de-Création fluant à travers lui, grâce à son ressenti, et La dirige-t-il, concentrée, plus loin, par ses pensées.

Selon le genre de ce ressenti et des pensées liées à celui-ci, il dirige, par conséquent, la Force-de-Dieu Créatrice – agissant auto-activement – vers une bonne ou mauvaise répercussion!

Et c'est la responsabilité que l'être humain doit porter! Là réside aussi son libre vouloir!

Vous qui cherchez souvent si convulsivement à trouver le vrai Chemin, pourquoi vous rendez-vous la chose si difficile? Représentez-vous, en toute simplicité, l'image de la pure Force du Créateur qui, à travers vous, flue et que vous dirigez avec vos pensées vers la bonne ou la mauvaise direction. Ainsi vous avez tout sans peine et sans casse-tête! Réfléchissez qu'il repose dans la simplicité de votre ressentir et de votre penser que, par cette puissante Force, soit provoqué, maintenant, le bien ou le mal. Quelle puissance, promotrice ou destructrice, vous est ainsi donnée!

Vous n'avez pas besoin de faire des efforts au point que la transpiration coule sur votre front, n'avez pas besoin de vous cramponner à un soi-disant entraînement occulte pour atteindre, par toutes les contorsions, corporelles et spirituelles, possibles et impossibles, un quelconque degré ne signifiant, pour votre véritable essor spirituel, absolument rien.

Abandonnez cet amusement, dérobeur de temps, qui vous a déjà si souvent causé un pénible tourment, qui ne signifie rien d'autre que les anciennes autoflagellations et mortifications dans les cloîtres. C'est seulement une forme différente de la même chose, qui ne peut vous apporter que tout aussi peu de profit.

Les soi-disant maîtres et élèves occultes sont de modernes pharisiens! Dans le plus vrai sens du mot. Ils offrent le reflet fidèle des pharisiens à l'époque de Jésus de Nazareth.

Avec une joie pure, pensez que vous pouvez, sans peine, par votre ressentir et votre penser simples et bienveillants, diriger l'unique et puissante Force-de-Création. Exactement selon le genre de votre ressentir et de vos pensées la Force se répercute alors. Elle travaille seule, vous avez seulement besoin de La diriger. Et cela se produit en toutes simplicité et sobriété! Pour cela il n'est besoin d'aucune érudition, ni même de lire ou d'écrire. Cela est donné à chacun de vous dans une égale mesure! En cela n'existe aucune différence.

De même qu'un enfant peut, en jouant, avec le commutateur actionner un courant électrique qui exerce des effets extraordinaires, de même vous est-il offert, par vos simples pensées, de diriger la Force Divine. Vous pouvez vous en réjouir, pouvez en être fiers, aussitôt que vous L'utilisez pour le bien! Mais tremblez, si vous La gaspillez sans profit, ou, pire, l'employez pour l'impur! Car aux Lois de la fonction de réciprocité qui reposent dans la Création vous ne pouvez pas échapper. Et, eussiez-vous les ailes de l'aurore, la Main du Seigneur, de la Force Duquel vous auriez ainsi mésusé, vous atteindrait, par cette fonction de réciprocité travaillant auto-activement, où que vous vouliez vous cacher.

Le mal est effectué avec la même pure Force Divine que le bien!

Et ce genre, librement laissée à chacun, de l'utilisation de cette Force de Dieu unitaire, recèle en elle la responsabilité, que personne ne peut éviter. C'est pourquoi je lance, à tout chercheur, ce cri d'appel: "Garde le foyer de tes pensées pur, tu instaures ainsi la paix et es heureux!"

Réjouissez-vous, vous les ignorants et les faibles; car à vous est donnée la même puissance qu'aux forts! Ne vous rendez donc pas la chose trop difficile! N'oubliez pas que la pure Force de Dieu, créant par Elle-même, flue aussi à travers vous, et qu'en tant qu'êtres humains vous êtes aussi capables de donner à cette Force une direction déterminée par le genre de vos ressentis intérieurs, donc de votre vouloir, pour le bien comme pour le mal, dévastant ou construisant, apportant joie ou souffrance!

Puisqu'il n'existe que cette unique Force de Dieu, s'explique aussi par là le secret pourquoi les ténèbres doivent céder devant la Lumière, le mal devant le bien, dans chaque grave combat final. Dirigez-vous la Force de Dieu vers le Bien, alors Elle demeure, dans Sa Pureté-Originelle, inaltérée et Elle déploie, de ce fait, une Force beaucoup plus vigoureuse, tandis qu'avez le trouble dans l'impur, il se produit simultanément un affaiblissement. C'est ainsi que, dans un combat final, la Pureté de la Force agira toujours de façon efficace et s'avérera décisive.

Ce qui est bien et ce qui est mal, cela chacun le sent jusqu'au bout des doigts, sans même en parler. Ruminer à ce sujet ne ferait qu'embrouiller. Une étouffante rumination est un gaspillage de force, comme un bourbier, un marécage tenace qui étouffe et enserre, de façon paralysante, tout ce qu'il peut atteindre. Une rafraîchissante gaieté, cependant, déchire l'emprise de la rumination. Vous n'avez pas besoin d'être tristes ni oppressés! A tout instant vous pouvez vous engager sur le Chemin vers les Hauteurs et réparer le passé, quel qu'il soit! Ne faites rien d'autre que de penser au processus de la pure Force de Dieu Se répandant constamment à travers vous, alors vous craindrez vous-mêmes de diriger cette Pureté dans les canaux malpropres des mauvaises pensées, parce que, sans aucun effort, de la même manière, vous pouvez atteindre le plus haut et le plus noble. Vous avez seulement besoin, en effet, d'orienter, la Force agit alors seule, dans la direction voulue de vous.

Vous avez ainsi le bonheur ou le malheur en main propre. Levez donc fièrement la tête, et librement et hardiment le front. Le mal ne peut s'approcher, si vous ne l'appelez pas! Ainsi que vous le voulez, ainsi cela vous arrivera!

Abd-ru-shin
Par Abd-ru-shin - Publié dans : Le Message du Graal (Extraits)
- Voir les commentaires - Recommander
Sens humain et Volonté de Dieu dans la Loi de l'effet de réciprocité

S’il doit être parlé du sens humain et de la conception humaine, auxquels sont liés aussi le jugement terrestre, alors il ne faut pas s’attendre à ce que ceux-ci soient synonymes de Justice Divine, ou même, seulement, s’en rapprochent. Il doit, au contraire, malheureusement, être dit que, dans la plupart des cas, là, existe même "une largeur de ciel" de différence. Vis-à-vis de cette confrontation, l’expression populaire "large comme le ciel" est, dans son sens le plus vrai, parfaitement appropriée. Cette différence se laisserait souvent expliquer en considération de l’intellect de l’humanité limité à l’espace et au temps, qui, dans son étroitesse, n’est pas capable de reconnaître le véritablement non-juste et de le distinguer du juste, puisque celui-ci est rarement reconnaissable à travers les formes extérieures, mais réside exclusivement, au contraire, au plus intime de chaque être humain, pour le jugement duquel les paragraphes de loi rigides et la sagesse scolaire ne suffisent pas. Mais il est affligeant que, à cause de cela, tant de verdicts du jugement terrestre doivent se tenir en opposition abrupte avec la Justice Divine.

Il ne doit pas être parlé des temps du Moyen Âge, pas des tristes époques de tourmentantes tortures, ainsi que des ainsi dénommés bûchers de sorcières, et des autres crimes de la justice. Tout aussi peu doivent être concernés les nombreux bûchers, la torture et les meurtres, qui tombent dans le compte débiteur des communautés religieuses, et, de par leurs fonctions de réciprocité, doivent atteindre de façon doublement terrible leurs auteurs, parce qu’ils ont ainsi mésusé du Nom du Dieu Parfait, ont exécuté tous ces crimes en Son Nom, comme prétendument agréables pour Lui, et, ainsi, devant les êtres humains, L’en ont estampillé comme responsable. Des mésusages et des horreurs qui ne peuvent pas être si vite oubliés, mais qu’on devrait, au contraire, toujours à nouveau, aussi, lors des jugements actuels, comme avertissement, rappeler à son souvenir, précisément puisque les auteurs de jadis exécutèrent ces empiètements avec zèle, avec une apparence de plein droit et de meilleure foi.

Beaucoup de choses sont devenues différentes. Et pourtant, évidemment, aussi, le temps viendra en lequel on regardera rétrospectivement l’actuel exercice de la justice avec un frisson semblable à celui avec lequel nous regardons, aujourd’hui, les temps mentionnées plus haut, qui, selon notre reconnaissance actuelle, comportaient tant d’injustice. Tel est le cours du monde et il y a là un certain progrès.

Plus profondément considéré, cependant, le grand progrès apparent entre l’alors et l’aujourd’hui existe exclusivement dans les formes extérieures. La toute-puissance de l’individu, intervenant de façon si profonde sur l’existence de maint être humain, sans responsabilité personnelle à l’égard de ceux-ci, sur la Terre, est, bien souvent, toujours encore, la même. De même, les êtres humains eux-mêmes, et les mobiles de leur action, n’ont pas beaucoup changé. Et là où la vie intérieure est encore la même, sont aussi les mêmes fonctions de réciprocité, qui portent en elles le Jugement Divin.

Si l’humanité, en cela, soudain, devenait voyante, un unique cri de désespoir pourrait seulement en être la conséquence. Une terreur, qui se dépose au-dessus des peuples. Pas un seul n’élèverait sa main en reproche à l’encontre de son prochain, puisque chaque individu, d’une manière quelconque, devrait aussi sentir peser sur lui la même faute. Aucun n’a le droit de traiter l’autre, en cela, avec des reproches, étant donné que, jusqu’ici, chacun a jugé, de façon erronée, uniquement en fonction de l’apparence extérieure, et a négligé toute véritable vie.

Beaucoup désespéreraient d’eux-mêmes, au premier Rayon de Lumière, si celui-ci pouvait pénétrer en eux sans préparation, tandis que d’autres qui, pour eux, jusqu’ici, n’avaient jamais pris le temps de la réflexion, devraient éprouver, à ce sujet, une amertume sans mesure d’avoir si longtemps dormi.

C’est pourquoi l’impulsion à la tranquille réflexion est maintenant donnée, ainsi qu’au développement de la faculté personnelle en vue d’un jugement équitable, laquelle refuse tout appui aveugle sur des opinions étrangtères, et uniquement en fonction du propre ressenti accueille, pense, parle et agit!

Jamais l’être humain ne doit oublier que lui tout seul doit, pleinement et totalement, répondre de tout ce qu’il ressent, pense, et fait, même lorsqu’il l’a inconditionnellement accepté des autres!

Heureux celui qui atteint cette hauteur, et affronte tout jugement en examinant, pour n’agir alors que d’après ses propres intuitions. Il ne se rend pas ainsi co-coupable, comme des milliers, qui, souvent, uniquement par irréflexion et envie de sensation, par préjugé et par des propos malveillants, se chargent d’un lourd karma, lequel les conduit dans des domaines dont ils n’auraient jamais eu besoin de connaître la peine et les souffrances. Ils se laissent, de ce fait, aussi, déjà sur Terre, souvent, détourner de beaucoup de réellement bon et gaspillent ainsi non seulement beaucoup pour eux-mêmes, mais mettent, peut-être, tout, ainsi, en jeu, leur existence entière.

Ainsi en fut-il lors de la haine insensée qui flamba contre Jésus de Nazareth, et dont seuls quelques malveillants braillards connaissaient le véritable motif, tandis que tous les autres, en un zèle aveugle complètement ignorant, s’excitèrent simplement et crièrent avec les autres, sans, eux-mêmes, jamais, avec Jésus, personnellement, être entrés en contact. N’en sont pas moins perdus, aussi, tous ceux qui, sur la base des fausses conceptions des autres, se détournèrent de Lui et n’écoutèrent pas une fois Ses paroles, et, encore bien moins, se donnèrent la peine d’un examen objectif, ce par quoi ils auraient, finalement, quand même pu, encore, en reconnaître la valeur.

Uniquement ainsi put mûrir la tragédie insensée qui, de façon calculée, plaça le Fils de Dieu sous l’accusation de blasphème et Le conduisit à la croix ! L’Unique Qui venait Lui-même directement de Dieu, et leur annonça la Vérité au sujet de Dieu et de Sa Volonté!

L’événement est si grotesque que s’y manifeste, avec une éblouissante netteté, toute l’étroitesse des êtres humains!

Et l’humanité, depuis lors jusqu’à aujourd’hui, non seulement n’a pas intérieurement progressé, mais, précisément en cela, malgré toutes les découvertes et inventions, a, encore davantage, régressé.

A uniquement progressé, du fait de succès apparents, la présomption voulant, avec cela aussi, savoir plus, que, précisément, l’étroitesse engendre et cultive, qui est, à vrai dire, le signe caractéristique de l’étroitesse.

Et de ce terrain, depuis deux millénaires devenu toujours plus fertile, ont jailli les conceptions actuelles de l’humanité, qui agissent de façon décisive et dévastatrice, tandis que les êtres humains, eux-mêmes, sans s’en rendre compte, s’empêtrent, toujours plus, dans ces conceptions, vers leur propre épouvantable destin.

Qui, alors, pour tout, par de fausses conceptions, souvent de bonne foi, s’attire les mauvaises répercussions d’un courant de réciprocité, donc viole les Lois Divines, est, jusqu’ici, rarement devenu quelqu’un de lucide. Le nombre est grand et beaucoup en sont, dans leur superbe, dépourvus de pressentiment, même fiers, jusqu’à ce qu’un jour, en une épouvante remplie de tourment, ils doivent reconnaître la Vérité, Qui est si différente de ce que leur conviction leur laissait s’imaginer.

Alors, il est, toutefois, trop tard. La faute dont ils se sont chargés doit être expiée, souvent des dizaines d’années durant, en une pénible lutte contre eux-mêmes.

Le chemin est long et difficile jusqu’à la reconnaissance, aussitôt qu’un être humain a négligé l’occasion favorable de l’existence terrestre et s’y est même parfois chargé, de façon voulue ou par ignorance, encore, d’une nouvelle faute.

Des excuses ne peuvent, là, jamais être placées dans la balance. Chacun peut le savoir, s’il le veut!

Qui aspire à reconnaître, une fois, dans le cours des fonctions de réciprocité, la Justice Divine, par contraste avec les conceptions terrestres, qu’il s’efforce de considérer un exemple quelconque issu de la vie terrestre, et de l’examiner, de quel côté se trouve réellement le juste et le non-juste. Il lui en arrivera quotidiennement beaucoup.

Bientôt, sa propre faculté d’intuition se déploiera, plus forte et plus vivante, pour, en définitive, rejeter tous les préjugés appris de conceptions défectueuses. Ainsi naît une intuition de justice, qui peut se fier à elle-même, parce que, dans la reconnaissance de toutes les fonctions de réciprocité, elle saisit la Volonté Divine, s’Y tient et agit en Elle.

Abd-ru-shin
Par Abd-ru-shin - Publié dans : Le Message du Graal (Extraits)
- Voir les commentaires - Recommander
Il était une fois…!

Quatre mots seulement, mais ils sont comme une formule magique; car ils portent en eux la propriété de déclencher, en tout être humain, immédiatement, un ressenti spécial. Rarement ce ressenti est de genre semblable. Analogue à l'effet de la musique. Exactement comme la musique, les quatre mots trouvent aussi leur chemin, directement jusqu'à l'esprit de l'être humain, jusqu'à son véritable "Je". Naturellement, seulement chez ceux qui n'ont pas complètement enclos en eux l'esprit, et, de ce fait, déjà perdu la véritable humanité, ici sur Terre.

Chaque être humain, cependant, à ces mots, repense aussitôt, involontairement, à quelque ancienne expérience vécue. Celle-ci se dresse, vivante, devant lui, et, avec l'image, aussi, une intuition correspondante.

Douceur remplie de nostalgie chez l'un, bonheur mélancolique, aussi désir silencieux, irréalisable. Pour d'autres cependant, ce sera la fierté, la colère, l'horreur ou la haine. Toujours, l'être humain pense à quelque chose qu'il a autrefois vécu, qui a produit sur lui une impression extraordinaire, mais qu'il s'imaginait aussi, pourtant, éteint en lui depuis déjà longtemps.

Cependant, rien n'est éteint en lui, rien n'est perdu de ce que, réellement, jadis, il a, en lui, vécu. Tout cela, il peut encore le désigner comme son bien propre, comme réellement acquis et, ainsi, impérissable. Mais, aussi, uniquement le vécu! Autre chose ne pourra pas naître à ces mots.

L'être humain fait-il, une fois, avec soin, et le sens en éveil, exactement attention à cela, alors il reconnaîtra bientôt ce qui, réellement, est vivant en lui, et ce qui peut être considéré comme mort, comme une écorce sans âme d'inutiles souvenirs.

Raison d'être et profit, pour l'être humain – ce par quoi nous ne pouvons pas penser au corps –, a seulement ce qui, au cours de sa vie terrestre, a agi assez profondément pour imprimer sur l'âme un sceau qui ne passe pas, ne se laisse pas, de nouveau, effacer. Seules de telles empreintes ont une influence sur la formation de l'âme humaine, et, de ce fait, en se poursuivant, aussi, sur la progression de l'esprit en vue de sa constante évolution.

En réalité, est donc uniquement vécu et ainsi devenu propre ce qui laisse une impression d'une telle profondeur derrière soi. Tout le reste passe en bruissant, ou sert, tout au plus, comme adjuvant pour former des événements qui sont capables de produire d'aussi grandes impressions.

Heureux celui qui peut désigner comme son propre beaucoup de ces si fortes expériences, il est égal que, maintenant, cela ait été joie ou peine qui les aient provoquées, car leurs impressions sont, un jour, le plus précieux qu'une âme humaine emportera avec elle sur son chemin dans l'Au-delà. –

L'activité purement terrestre de l'intellect, telle qu'elle est, aujourd'hui, habituelle, ne sert, uniquement dans le cas d'une bonne utilisation, qu'à la facilitation de l'existence terrestre corporelle. Tel est, rigoureusement réfléchi, le véritable but final de toute activité de l'intellect! Elle n'a, en dernière extrémité, jamais d'autre résultat. Dans toute sagesse scolaire, quel qu'en soit le domaine, et aussi lors de toute activité, que ce soit dans l'organisation de l'état ou dans la famille, pour chaque être humain particulier ou pour les nations, comme, aussi, en définitive, pour l'humanité entière. Tout s'est, cependant, hélas, entièrement inconditionnellement, soumis uniquement à l'intellect et se trouve, de ce fait, lourdement dans les pesantes chaînes de l'étroitesse terrestre de la capacité d'entendement, ce qui, évidemment, devait entraîner avec soi de funestes conséquences dans toute activité et dans tout événement, et en entraînera encore d'autres avec soi.

Il n'y a qu'une exception à cela sur toute cette Terre. Cette exception, ce n'est pourtant par l'église qui nous l'offre, comme plus d'un le pensera, et aussi comme cela devrait être, mais l'art! Chez celui-ci, l'intellect joue, maintenant, inévitablement le second rôle. Là où, cependant, l'intellect, en cela, gagne la suprématie, l'art s'abaisse aussitôt au rang de métier, il décline immédiatement et s'enfonce aussi, tout à fait indiscutablement, profondément bas. C'est là une déduction qui, dans son simple naturel, n'est pas du tout possible autrement. Pas une exception ne peut y être démontrée.

Cette même conclusion est, cependant, évidemment, aussi, à tirer pour tout le reste! Cela ne donne-t-il pas, à l'être humain, à penser? Il doit, pourtant, lui tomber comme des écailles des yeux. A celui qui réfléchit ou qui compare, cela dit tout à fait distinctement que, pour tout le reste, que l'intellect domine, il ne peut obtenir qu'un ersatz, du médiocre! A ce fait objectif, l'être humain devrait reconnaître à quelle place l'intellect, par nature, appartient, si quelque chose de juste et de précieux doit être créé!

L'art seul est, jusqu'ici, né de l'activité de l'esprit vivant, de l'intuition. Lui seul a eu une origine et un processus de devenir naturels, donc normaux et sains. L'esprit ne s'exprime, toutefois, pas dans l'intellect, mais, au contraire, dans les ressentis et ne se manifeste que dans ce qu'on désigne si communément par le "cœur". Précisément ce que le si démesurément fier de lui-même être humain d'intellect d'aujourd'hui, volontiers, raille et ridiculise. Il bafoue ainsi le plus précieux en l'être humain, oui, précisément ce qui, de façon générale, fait de l'être humain un être humain!

Avec l'intellect, l'esprit n'a rien à voir. L'être humain veut-il enfin une amélioration, une fois, en tout, il doit tenir compte de la parole du Christ: A leurs œuvres vous devez les reconnaître! L'heure est là où ceci va se produire!

Seules les œuvres de l'esprit portent en elles, de par leur origine, la vie et, ainsi, durée et stabilité. Et tout le reste doit sur soi-même s'effondrer, lorsque son temps de floraison est passé. Aussitôt que les fruits correspondants doivent apparaître, la vacuité devient manifeste!

Considérez seulement l'histoire! Seule l'œuvre de l'esprit, donc l'art, a survécu aux peuples, qui, du fait de l'activité de leur – en lui-même dépourvu de vie – froid intellect, se sont déjà effondrés. Leur haut savoir, tellement vanté, ne put leur offrir, devant cela, aucun salut. Egyptiens, grecs, romains, suivirent ce chemin; plus tard aussi espagnols et français, à présent les allemands, – cependant les œuvres d'art authentiques leur ont à tous survécu! Elles ne peuvent, non plus, jamais périr. Personne, cependant, n'a vu la rigoureuse régularité dans le processus de ces répétitions. Aucun être humain n'a songé ici à sonder jusqu'à la véritable racine de ce pénible mal.

Au lieu de chercher celle-ci et de, à la décadence toujours répétée, une fois, imposer un arrêt, on s'est aveuglément avoué vaincu devant elle et on s'est soumis, avec plainte et rancœur, à ce grand "impossible-à-changer".

A présent, cela touche, désormais, pour finir, l'humanité entière! Beaucoup de misère repose déjà derrière nous, une encore plus grande se tient devant nous. Et une profonde douleur traverse les rangs serrés de ceux qui, en partie, déjà à présent, par elle, sont touchés.

Pensez à tous les peuples qui, déjà, durent s'effondrer, aussitôt qu'ils furent arrivés, au temps de la floraison, au point culminant de l'intellect. Les fruits mûrissant de ce temps de floraison étaient partout les mêmes! Immoralité, impudeur, débauche sous toutes sortes de formes, auxquelles, inévitablement, s'adjoignent la décadence et l'effondrement.

L'absolu genre semblable est, pour chacun, très frappant! Aussi, tout pensant doit trouver un genre et une logique tout à fait déterminés des lois les plus rigoureuses dans cet événement.

Ces peuples, l'un après l'autre, durent finalement reconnaître que leur grandeur, leur puissance et leur magnificence n'étaient qu'apparentes, n'étaient maintenues que par la violence et la contrainte, n'étaient pas, par santé, en elles-mêmes, affermies.

Ouvrez donc vos yeux, au lieu de vous décourager! Regardez autour de vous, apprenez du passé, comparez-le avec les Messages qui, du Divin, déjà, il y a des milliers d'années, vous sont parvenus, et vous devez trouver la racine du mal dévorant, qui, tout à fait exclusivement, forme l'obstacle vis-à-vis de l'ascension de l'humanité entière.

Seulement lorsque le mal, fondamentalement, aura été extirpé, le chemin pour l'ascension générale sera ouvert, pas plus tôt. Et celle-ci est alors faite de stabilité, parce qu'elle peut porter en elle le vivant de l'esprit qui, jusqu'alors, était exclu. –

Avant d'entrer plus dans le détail, je veux expliquer ce qu'est l'esprit, en tant qu'unique réellement vivant dans l'être humain. L'esprit n'est pas l'humour, pas l'intellect! L'esprit n'est pas non plus le savoir appris. Par erreur on qualifie donc un être humain de "riche d'esprit", s'il a beaucoup étudié, lu, observé, et, sur cela, sait bien converser. Ou s'il brille par de bonnes idées et par la plaisanterie intellectuelle.

L'esprit est quelque chose de tout autre. Il est une constitution indépendante. Venant du monde de son genre-semblable, qui est différent de la partie à laquelle appartient la Terre et, par là même, le corps. Le monde spirituel réside plus haut, il forme la partie supérieure et la plus légère de la Création. Cette partie spirituelle en l'être humain porte en soi, de par sa constitution, la mission de retourner vers le Pur-Spirituel, aussitôt que toutes les enveloppes matérielles se sont détachées d'elle. L'impulsion pour cela devient libre à un degré tout à fait déterminé de la maturité, et la conduit alors vers le haut, vers son genre-semblable, elle est élevée par sa force d'attraction.

L'esprit n'a avec l'intellect terrestre rien à voir, mais seulement avec la qualité qu'on désigne par le "cœur". Riche d'esprit est donc synonyme de "plein de cœur", mais pas de plein d'intellect.

Pour découvrir cette différence, une fois, plus facilement, que l'être humain utilise maintenant la phrase: "Il était une fois!" De très nombreux chercheurs trouveront, de cette manière, déjà, un éclaircissement. S'observent-ils attentivement eux-mêmes, alors ils peuvent reconnaître tout ce qui fut utile, au cours de la vie terrestre ayant existé jusqu'ici, à leur âme, ou ce qui leur servit exclusivement à faciliter leur réussite et leur travail dans l'entourage terrestre. Donc ce qui a une valeur, non seulement terrestre, mais aussi pour l'Au-delà, et ce qui sert uniquement aux objectifs terrestres, mais, pour l'Au-delà, demeure, au contraire, sans valeur. L'un, il peut l'emporter avec lui de l'autre côté, l'autre, cependant, il l'abandonne, lors du trépas, comme n'appartenant qu'à ici-bas, puisque cela ne peut plus, plus longtemps, lui servir à quelque chose. Ce qu'il laisse en arrière n'est, toutefois, qu'un outil pour l'événement terrestre, un auxiliaire pour le temps terrestre, sinon rien.

Si, maintenant, un outil n'est pas, toutefois, utilisé comme tel, mais placé beaucoup plus haut, alors il ne peut évidemment pas suffire à cette hauteur, il est à une fausse place, apporte naturellement ainsi aussi des carences de nombreuses sortes, qui, avec le temps, entraînent avec elles des conséquences tout à fait funestes.

De ces instruments fait partie, en tant que le plus élevé, l'intellect terrestre, qui, en tant que produit du cerveau humain, est obligé de porter en lui la limitation à laquelle tout le matériel-grossier-corporel, de par sa constitution propre, est toujours soumis. Et, différent de l'origine, le produit, non plus, ne peut pas l'être. Celui-ci demeure toujours lié au genre de l'origine. De même les œuvres qui naissent par l'intermédiaire du produit.

Cela entraîne pour l'intellect, naturellement, la plus étroite capacité d'entendement, uniquement terrestre, étroitement liée à l'espace et au temps. Etant donné qu'il provient de la matière grossière, morte en elle-même, qui ne porte aucune vie propre en elle, il est, lui aussi, sans force vivante. Cette circonstance se prolonge, évidemment, de même, dans toute action de l'intellect, auquel il est, de ce fait, impossible de poser, dans ses œuvres, aussi, le vivant.

Dans cet inflexible événement naturel réside la clef des événements troubles au cours de l'existence humaine, sur cette petite Terre.

Nous devons enfin apprendre à distinguer l'esprit de l'intellect, le vivant noyau de l'être humain de son instrument! Cet instrument est-il placé au-dessus du noyau vivant, comme cela s'est passé jusqu'ici, il en résulte quelque chose de malsain qui doit porter en soi le germe de la mort, dès la naissance, et le vivant, le plus haut, le plus précieux, s'en trouve ligaturé, lié, coupé de son indispensable activité, jusqu'à ce que, dans l'inévitable effondrement d'une construction morte, il s'élève, inachevé, libre, hors des décombres.

Représentons-nous, maintenant, au lieu de: "Il était une fois", la question: "Comment était-ce autrefois?" Combien différent est l'effet. On remarque aussitôt la grande différence. La première parle à l'intuition, qui se tient en liaison avec l'esprit. La deuxième, toutefois, s'adresse à l'intellect. De toutes autres images surgissent alors. Elles sont, dès l'abord, restreintes, froides, dépourvues de chaleur vitale, parce que l'intellect n'a rien d'autre à donner.

La plus grande faute de l'humanité, toutefois, est que, depuis le début, elle a placé cet intellect, qui, pourtant, ne peut créer que du lacunaire, dépourvu de vie, sur un haut piédestal et qu'elle a, en l'adorant, littéralement dansé autour de lui. On lui donna une place qui ne pouvait être réservée qu'à l'esprit.

Ce commencement se place, à tous égards, à l'encontre des déterminations du Créateur, et par là même contre la Nature, puisque celles-là, en effet, se trouvent ancrées dans l'événement naturel. C'est pourquoi rien ne peut, non plus, conduire vers un vrai but, mais, au contraire, tout doit échouer au point où la récolte doit commencer. Cela n'est pas autrement possible, mais, au contraire, un événement naturel, prévisible.

Uniquement dans la technique pure, il en va différemment, dans chaque industrie. Celle-ci est, à cause de l'intellect, parvenue à une grande hauteur et, dans l'avenir, progressera encore bien davantage! Le fait objectif sert, toutefois, comme preuve de la vérité de mes explications. La technique est et demeure, en toutes choses, toujours uniquement, purement terrestre, morte. Etant donné que l'intellect, maintenant, pareillement, appartient à tout le terrestre, il peut se déployer dans la technique brillamment et réellement accomplir grand. Il s'y trouve à sa juste place, dans sa véritable tâche! Mais là où, aussi, le "vivant", donc le purement humain, doit être pris en considération, l'intellect, du fait de son genre, n'y suffit pas, et doit donc défaillir, aussitôt qu'il n'est pas, en cela, guidé par l'esprit! Car seul l'esprit est vie. Le succès, dans un genre tout à fait déterminé, ne peut toujours l'apporter que l'activité du genre semblable. Jamais l'intellect terrestre ne pourra, par conséquent, œuvrer dans l'esprit! Pour cette raison, c'est devenu un grave crime de cette humanité que d'avoir placé l'intellect au-dessus de la vie.

L'être humain inversa ainsi sa tâche, à l'encontre de la Détermination Créatrice, donc tout à fait naturelle, et la plaça, pour ainsi dire, sur la tête, lorsqu'il accorda à l'intellect venant en seconde place, uniquement terrestre, la place la plus haute, qui appartient à l'esprit vivant. De ce fait, il est, à son tour, tout à fait naturel qu'il soit, désormais, contraint à chercher péniblement du bas vers le haut, cependant que l'intellect placé au-dessus, avec sa capacité d'entendement limitée, empêche toute perspective plus vaste, au lieu de pouvoir, grâce à l'esprit, regarder du haut vers le bas.

Veut-il s'éveiller, alors il est contraint, auparavant, d'abord, de "changer la place des lumières". Mettre l'intellect, qui, à présent, est en haut, à la place donnée à lui par la Nature, et l'esprit, de nouveau, le porter à la place la plus haute. Cette indispensable interversion n'est, pour l'être humain d'aujourd'hui, plus si facile.

L'acte d'inversion d'alors des êtres humains, qui se dressa si radicalement contre la Volonté du Créateur, donc contre les Lois de la Nature, fut la véritable "chute dans le péché", dont les conséquences, en effroyabilité, ne laissent rien à désirer; car elle se développa alors jusqu'à devenir le "péché héréditaire", parce que l'élévation de l'intellect au rang d'autocrate entraîna aussi, de nouveau, avec soi, la conséquence naturelle que des soins et une activation aussi unilatérales, avec le temps, fortifièrent aussi, unilatéralement, le cerveau, de sorte que seule la partie qui a à effectuer le travail de l'intellect se développa, et que l'autre dut s'atrophier. De ce fait, cette partie, atrophiée par négligence, ne peut plus, aujourd'hui, s'activer encore qu'en tant que cerveau-à-rêve peu fiable, qui, aussi en ce cas, se trouve encore sous la forte influence de l'ainsi dénommé cerveau diurne, lequel actionne l'intellect.

La partie de l'encéphale qui doit former le pont vers l'esprit, ou, mieux, le pont de l'esprit vers tout le terrestre, est donc, de ce fait, paralysée, la liaison interrompue ou, pour le moins, très fortement relâchée, ce par quoi l'être humain s'est à lui-même ligaturé chaque activation de l'esprit, et, par là même, la possibilité de rendre son intellect "animé", spiritualisé et vivifié. Les deux parties de l'encéphale auraient dû être développées de façon complètement équilibrée, en vue d'une commune activité harmonieuse, comme tout dans le corps. L'esprit dirigeant, l'intellect exécutant ici sur Terre. Que, de ce fait, aussi, toute l'activation du corps, et même celui-ci lui-même, jamais, ne puissent être comme ils doivent être, est évident. Cet événement s'étend, d'ailleurs, conformément à la Nature, à travers tout. Parce qu'ainsi la chose principale pour tout le terrestre fait défaut!

Qu'à la ligature, simultanément, aussi, l'éloignement et l'aliénation du Divin étaient liés, est un événement facilement compréhensible. Il n'y avait, en effet, pour Lui, plus aucun chemin.

Cela eut, en définitive, encore en plus, l'inconvénient que, déjà depuis des millénaires, chaque corps d'enfant qui naît, de par l'hérédité s'étendant toujours plus, apporte avec lui sur Terre un cerveau d'intellect antérieur si gros que, d'emblée, chaque enfant  – cette circonstance jouant – est à son tour soumis à l'intellect, aussitôt que ce cerveau déploie sa pleine activité. Le gouffre entre les deux parties de l'encéphale est devenu, maintenant, si grand, le rapport de leur possibilité de travail tellement inégal, que, pour le grand nombre de tous les êtres humains, sans catastrophe, une amélioration n'est plus possible.

L'actuel être humain d'intellect n'est plus un être humain normal, mais, au contraire, il lui manque tout développement de la partie principale de son encéphale, qui appartient à l'être humain accompli, du fait de l'atrophie depuis des milliers d'années. Tout être humain d'intellect ne possède, sans exception, qu'un cerveau-normal estropié! Des infirmes de l'encéphale dominent donc, depuis des millénaires, la Terre, considèrent l'être humain normal comme ennemi et cherchent à l'opprimer. Ils s'imaginent, dans leur atrophie, accomplir énormément, et ne savent pas que l'être humain normal est dans la situation d'en accomplir dix fois plus et crée des œuvres qui ont de la durée, qui sont plus perfectionnées que l'effort actuel ne le permet! Pour parvenir à cette capacité, à un chercheur réellement sérieux, le chemin est ouvert!

Un être humain d'intellect, cependant, ne pourra plus devenir aussi facilement capable de saisir quelque chose qui fait partie de l'activité de cette partie atrophiée de son encéphale! Il ne le peut simplement pas, même s'il le souhaitait, et ce n'est qu'à cause de sa restriction volontaire qu'il se moque de tout ce qui, pour lui, est inaccessible, et qui ne sera aussi jamais plus saisi par lui, en conséquence de son encéphale en réalité arriéré, non normal. Là réside, précisément, la partie la plus terrible de la malédiction de cette aberration contre Nature. L'harmonieux travail commun des deux parties de l'encéphale humain, absolument inhérent à un être humain normal, est, pour les êtres humains d'intellect d'aujourd'hui, qu'on nomme matérialistes, à jamais exclue. –

Être matérialiste n'est pas un louange, mais bien la preuve d'un encéphale atrophié.

A donc régné, jusqu'ici, sur cette Terre, l'encéphale antinaturel, dont l'activité, en définitive, évidemment, doit aussi apporter l'irrésistible effondrement en tout, puisque tout ce qu'il veut aussi apporter, du fait de l'atrophie, conformément à la Nature, recèle en soi dysharmonie et morbidité, dès le début.

A cela, il n'y a, maintenant, plus rien à changer, mais on doit, au contraire, tranquillement laisser subvenir l'effondrement se développant naturellement. Alors, cependant, vient le jour de la résurrection de l'esprit, et aussi une vie nouvelle! L'esclave de l'intellect, maniant la parole depuis des millénaires, est ainsi éliminé pour toujours! Jamais il ne pourra se relever, parce que la preuve et l'expérience vécue personnelle le contraindront finalement, en tant que malade et spirituellement appauvri, à enfin volontairement se courber devant ce qu'il ne pouvait pas comprendre. L'occasion de se dresser contre l'esprit ne lui sera plus jamais offerte, ni par la raillerie ni par une apparence de droit, par la violence, ainsi que cela fut, oui, utilisé même à l'encontre du Fils de Dieu, et qu'Il dut combattre. En ce temps-là, il aurait été encore temps de détourner beaucoup de malheur. A présent, cependant, ce n'est plus possible; car, entre-temps, la liaison relâchée entre les deux parties de l'encéphale ne se laisse plus rétablir.

Il y aura beaucoup d'êtres humains d'intellect qui, de nouveau, voudront se moquer des explications de cet exposé, mais sans pouvoir, en l'occurrence, comme toujours, en dehors de slogans vides, fournir une contre-preuve réellement objective. Cependant, tout chercheur et penseur sérieux devra considérer un tel zèle aveugle uniquement comme une preuve renouvelée de ce que j'ai, ici, tiré au clair. Les gens ne peuvent simplement pas, même s'ils s'y efforcent. Considérons-les donc, maintenant, à partir d'aujourd'hui, comme des malades, qui auront bientôt besoin d'aide, et… attendons cela tranquillement. Aucun combat et aucun acte de violence ne sont nécessaires pour forcer l'indispensable progrès; car la fin arrive d'elle-même. Aussi ici l'événement naturel s'effectue dans les inflexibles Lois de toutes les fonctions de réciprocité, tout à fait inexorablement et aussi ponctuellement. - -

Une "nouvelle génération" doit ensuite naître, selon tant d'annonciations en tous genres. Celle-ci ne se composera, toutefois, pas seulement de naissances nouvelles, comme elles ont, présentement, déjà été observées en Californie et aussi en Australie, en tant que doués d'un "sens nouveau", mais, au contraire, pour l'essentiel, d'êtres humains déjà vivants, qui, dans un proche avenir, deviennent "voyants" du fait de nombreux événements qui arrivent. Alors, ils auront le même "sens" que les actuels nouveau-nés; car celui-ci n'est rien d'autre que la faculté de se tenir dans le monde l'esprit ouvert et non rétréci, lequel ne se laissera plus opprimer par l'étroitesse de l'intellect. Le péché héréditaire sera ainsi enfin effacé!

Tout ceci n'a pourtant rien à voir avec les facultés jusqu'ici désignées par "facultés occultes". Il s'agit alors exclusivement de l'être humain normal, tel qu'il doit être! Le "devenir-voyant" n'a rien à faire avec la "clairvoyance", mais il signifie: "voir-clair", reconnaître.

Les êtres humains sont alors dans la situation de tout voir sans être influencés, ce qui ne signifie rien d'autre que juger. Ils voient l'être humain d'intellect tel qu'il est réellement, avec son étroitesse, pour lui et pour son entourage, si dangereuse, de laquelle, simultanément, proviennent l'autoritarisme prétentieux et la manie-d'avoir-toujours-raison, qui, à proprement parler, en fait partie.

Ils verront aussi comment, depuis des millénaires, en une rigoureuse logique, une fois sous cette forme-ci, une autre fois sous cette forme-là, l'humanité entière a souffert sous ce joug, et comment ce mal cancéreux, en tant qu'ennemi héréditaire, s'est toujours dressé contre l'évolution de l'esprit humain libre, contre le but principal au cours de l'existence de l'être humain! Rien ne leur échappera, pas même l'amère certitude que les tribulations, toutes les souffrances, chaque effondrement, devaient arriver à cause de ce mal et que l'amélioration n'a jamais pu survenir, parce que toute reconnaissance, d'emblée, à cause de la restriction de la capacité d'entendement, était exclue.

Mais avec le réveil, cependant, toute l'influence, toute la puissance de ces êtres humains d'intellect a aussi cessé. Pour tout le temps; car une époque nouvelle et meilleure pour l'humanité se met alors en place, en laquelle l'ancien ne peut plus tenir.

Ainsi arrive l'indispensable victoire – espérée déjà aujourd'hui par des centaines de milliers d'êtres humains – de l'esprit sur l'intellect défaillant. Beaucoup, parmi les masses jusqu'ici induites en erreur, reconnaîtront alors que, jusque là, ils avaient interprété l'expression "intellect" de manière complètement fausse. La plupart l'ont simplement acceptée comme une idole, de façon complètement invérifiée, uniquement parce que d'autres le leur proposaient comme tel, et parce que tous ses adhérents, constamment, surent jouer les souverains infaillibles sans limites, par la violence et par les lois. Beaucoup ne se donnent donc pas du tout la peine de dévoiler la réelle vacuité et les lacunes qui se cachaient derrière.

Il y en a, maintenant, pourtant, aussi, de nombreux qui, depuis déjà des dizaines d'années, combattent cet ennemi, avec une énergie et une conviction tenaces, en secret, et partiellement aussi ouvertement, parfois aussi exposés aux pires souffrances. Cependant, ils combattent sans connaître l'ennemi lui-même! Et cela rendit, évidemment, difficile le succès. Cela le rendit, dès l'abord, impossible. Le glaive des combattants n'était pas bien aiguisé, parce qu'au cours d'événements secondaires ils l'avaient constamment ébréché. Avec ces choses secondaires, cependant, ils frappaient aussi constamment à côté, dans le vide, gaspillaient leur propre force et ne faisaient que provoquer l'éclatement parmi eux.

Il n'y a, en réalité, q'un ennemi de l'humanité sur toute la ligne: La domination, jusqu'ici illimitée, de l'intellect! Cela fut la grande chute dans le péché, la plus lourde faute de l'être humain, qui entraîna tout le mal avec elle. C'est cela qui devint le péché héréditaire, et c'est aussi l'Antichrist, dont il est annoncé qu'il relèvera la tête. Plus distinctement exprimé, la domination de l'intellect est son instrument, par lequel les êtres humains lui sont échus. A lui, l'hostile à Dieu, l'Antichrist lui-même… Lucifer!

Nous nous tenons au milieu de cette époque! Il habite, aujourd'hui, en chaque être humain, prêt à le perdre, car son activité apporte aussitôt le détournement de Dieu comme conséquence toute naturelle. Il ampute l'esprit, aussitôt qu'il peut dominer.

Par conséquent, que l'être humain soit strictement sur ses gardes. –

Son intellect, il ne doit pas, pour autant, le rapetisser, mais en faire un instrument, ce qu'il est, et non pas la volonté déterminante. Pas le seigneur!

L'être humain de la génération à venir ne pourra considérer l'époque ayant existé jusqu'ici qu'avec dégoût, horreur et honte. A peu près comme cela nous arrive, lorsque nous entrons dans une ancienne chambre de torture. Là aussi, nous voyons les mauvais fruits de la froide administration de l'intellect. Car il est, certes, incontestable qu'un être humain avec seulement un peu de cœur, et, par conséquent, une activité de l'esprit, n'aurait jamais imaginé une telle horreur! Ce n'est, dans l'ensemble, aujourd'hui, du reste, pas différent, seulement un peu plus fardé, et les misères des masses en sont les mêmes fruits pourris que la torture individuelle d'alors.

Lorsque l'être humain, ensuite, jettera un regard en arrière, alors il n'en finira pas de secouer la tête. Il se demandera comment il fut possible de supporter en silence ces errements durant des millénaires. La réponse se présente d'elle-même, simplement: par la violence. Où qu'on regarde, c'est tout à fait distinctement reconnaissable. Abstraction faite des époques de la grise Antiquité, nous n'avons besoin que d'entrer dans les chambres de tortures déjà mentionnés, qui peuvent encore aujourd'hui être vues partout, et dont l'utilisation n'est pas à rechercher très loin en arrière.

Nous frémissons lorsque nous contemplons ces vieux appareils. Que de froide brutalité réside là, quelle bestialité! A peine un être humain de l'époque actuelle ne doutera que dans cette façon d'agir d'alors n'ait résidé le pire crime. Envers les criminels, était, en outre, commis un crime encore plus grand. Mais, arraché à sa famille et à la liberté, plus d'un innocent fut, lui aussi, brutalement jeté dans ces caves. Que de lamentations, que de cris de douleurs ont résonné ici de la part de ceux qui étaient abandonnés là, totalement privés de défense, à la merci des tortionnaires. Des êtres humains durent subir des choses devant lesquelles, en pensée, on ne peut se tenir qu'avec horreur et répulsion. Chacun se demande, involontairement, si c'était humainement possible tout ce qui arriva à ces sans-défense et, encore en plus, sous une apparence de plein droit. Un droit qu'on s'était, pourtant, jadis, uniquement arrogé par la violence. Et alors on obtint par la contrainte, de nouveau, par des souffrances corporelles, les aveux de culpabilité des suspects, afin qu'on puisse, ensuite, en toute tranquillité, les assassiner. Si ces aveux de culpabilité aussi n'étaient obtenus que sous la contrainte, afin d'échapper à ces tortures corporelles insensées, cela satisfaisait quand même les juges, parce qu'ils en avaient besoin pour satisfaire à la "lettre" de la loi. Ces tellement bornés s'imaginaient-ils réellement qu'ils pourraient, par ce moyen, se blanchir aussi devant la Volonté Divine? S'affranchir de la Loi fondamentale – travaillant inexorablement – de la fonction de réciprocité?

Ou bien tous ces êtres humains étaient le rebut des criminels les plus durs à cuire, qui avaient l'audace d'en passer d'autres en jugement, ou bien il s'y montrait très distinctement la maladive étroitesse de l'intellect terrestre. Un moyen terme, il ne peut pas y en avoir.

D'après les Lois Divines de la Création, tout dignitaire, tout juge, peu importe la fonction qu'il assume ici sur Terre, ne devrait, dans son activité, jamais être placé sous une protection de cette fonction, mais il doit, au contraire, seul et de façon purement personnelle, sans protection, comme tout autre être humain, pour tout, porter lui-même la pleine responsabilité de ce qu'il fait, dans sa fonction. Non seulement spirituellement, mais aussi terrestrement. Alors, chacun la prendrait beaucoup plus sérieusement, soigneusement. Et les prétendues "erreurs", de façon tout à fait assurée, ne se produiraient plus aussi facilement, avec les conséquences, qui, jamais, ne sont réparables. Abstraction complètement faite des souffrances corporelles et psychiques des concernés et de leurs apparentés.

Toutefois, considérons donc, une fois, en outre, le chapitre, faisant aussi partie du même sujet, des procès des prétendues "sorcières".

Qui, un jour, a eu accès aux actes de jugement relatifs à de tels procès souhaiterait, sous la flambée d'une cuisante honte, ne jamais devoir être compté parmi une telle humanité. Un être humain possédait-il, alors, ne serait-ce que la connaissance des herbes guérisseuses, que ce soit par expérimentations pratiques ou par traditions, et secourait-il ainsi les êtres humains souffrants qui l'en priaient, alors il arrivait inexorablement, à cause de cela, à cette torture, de laquelle, en définitive, seule la mort par le feu finissait par le délivrer, si son corps n'avait pas déjà auparavant succombé à ces cruautés.

La beauté corporelle elle-même pouvait, en ce temps-là, en donner le motif, notamment une chasteté qui n'était pas consentante.

Et, par la suite, les terreurs de l'inquisition! Ce ne sont que relativement peu d'années seulement qui nous séparent de cet "autrefois"!

De même que nous reconnaissons, au jour d'aujourd'hui, cette injustice, exactement pareil, la ressentait alors le peuple. Car celui-ci n'était, par l'"intellect", pas encore aussi rétréci; chez eux perçait encore, ça et là, la sensibilité, l'esprit.

Ne reconnaît-on pas, aujourd'hui, une totale étroitesse dans tout cela? Une irresponsable sottise?

On en parle avec supériorité et haussements d'épaules; pourtant, cela ne s'est, au fond, en rien modifié. La même prétention bornée vis-à-vis de tout incompris est encore là exactement pareille! Seulement, à la place de ces tortures, à présent, existe la raillerie publique à l'égard de tout ce que, du fait de sa propre étroitesse, on ne comprend pas. Que plus d'un se frappe donc une fois la poitrine et réfléchisse sérieusement, sans en l'occurrence se ménager, d'abord, à ce sujet. Est, d'emblée, par les héros de l'intellect, c'est-à-dire, par conséquent, par des êtres humains pas tout à fait normaux, considéré comme un escroc, peut-être même devant un tribunal, tout être humain qui possède la capacité de savoir quelque chose qui est fermé à d'autres, peut-être de voir avec les yeux matériels-fins aussi le monde matériel-fin , comme un événement tout naturel, ce dont, dans un temps tout à fait bref, on ne doutera plus, et ce qui, encore moins, ne sera plus férocement combattu.

Et malheur à celui qui ne sait lui-même rien faire avec, mais, en toute innocence, parle de ce qu'il a vu et de ce qu'il a entendu. Il doit, par crainte, s'en garder, comme les premiers chrétiens sous Néron, avec ses assistants, à tous moments prêts au meurtre.

Si, maintenant, il possède, même, encore d'autres facultés qui, des êtres humains d'intellect avérés, ne peuvent jamais être comprises, alors il sera, inconditionnellement, sans pitié, poursuivi, calomnié, rejeté, s'il ne fait pas la volonté de chacun; si c'est, de quelque manière, possible, il sera rendu "inoffensif", comme on affecte si joliment de s'exprimer. Personne ne s'en fera quelque remords que ce soit. Un tel être humain, aujourd'hui encore, est considéré comme hors-la-loi par chacun de ces êtres humains, intérieurement, parfois, très malpropres. Plus étroits, d'autant plus grands sont l'illusion de la sagacité et le penchant à la surestimation.

On n'a, de ces événements de l'ancien temps, avec leurs tortures et bûchers, et des si ridicules actes de procès, rien appris! Car chacun peut, encore aujourd'hui, impunément souiller et insulter l'extra-ordinaire, l'incompris! Ce n'est, en cela, pas différent de ce que cela était jadis.

Encore pire que la justice furent les inquisitions, qui eurent l'église comme point de départ. Ici, les cris des torturés étaient couverts par de pieuses prières. C'était un outrage à la Volonté Divine dans la Création! Les représentants ecclésiastiques de ce temps-là prouvèrent ainsi qu'ils n'avaient aucun pressentiment du véritable Enseignement du Christ, ni de la Divinité et de Sa Volonté Créatrice, dont les Lois reposent inébranlablement dans la Création, et y agissent de la même manière, déjà depuis le commencement et jusqu'à la fin de tous les jours.

Dieu donna à l'esprit humain, dans sa constitution, la libre volonté de la décision. Dans celle-ci uniquement il peut mûrir comme il doit, se polir et pleinement se développer. Seulement en cela réside, pour lui, la possibilité pour ceci. Ce libre vouloir vient-il à être ligaturé, alors c'est une entrave si ce n'est pas même une violente projection en arrière. Les églises chrétiennes, cependant, comme de nombreuses religions, combattirent alors cette Détermination Divine, s'y opposèrent avec la plus grande cruauté. Par le martyre et, pour finir, par la mort, elles voulurent contraindre les êtres humains à prendre et à suivre des chemins, à faire des professions de foi, qui étaient contre leur conviction, donc contre leur volonté. Ainsi elles violèrent le Commandement Divin. Cependant, pas seulement cela, mais elles entravèrent les êtres humains dans la progression de leur esprit, et les repoussèrent, encore, de plusieurs siècles en arrière.

S'il s'y était montré ne serait-ce qu'une étincelle de véritable sensibilité, donc d'esprit, alors une telle chose n'aurait jamais dû, jamais pu, arriver! C'est, par conséquent, uniquement la froideur de l'intellect qui produisit l'inhumain.

Combien de papes ont, eux-mêmes, de façon historiquement prouvée, fait jouer le poison et le poignard pour réaliser leurs désirs purement terrestres, leurs objectifs. Cela ne put exister que sous la souveraineté de l'intellect, qui, dans sa marche victorieuse, subjuguait tout et ne faisait halte devant rien. –

Et, au-dessus de tout, résidait et réside, en un inéluctable processus, la Volonté d'airain de notre Créateur. Lors du passage dans l'Au-delà, chaque être humain est dévêtu de la puissance terrestre et de sa protection. Son nom, sa position, tout est resté en arrière. Seule une pauvre âme humaine passe de l'autre côté, pour y recevoir, y déguster ce qu'elle sema. Pas une exception n'est possible! Son chemin la conduit à travers tous les rouages de l'absolue fonction de réciprocité de la Justice Divine. Là, il n'y a aucune église, aucun état, mais, au contraire, uniquement des âmes humaines individuelles, qui, personnellement, ont à rendre compte pour chaque erreur qu'elles ont commise!

Qui agit contre la Volonté de Dieu, donc pèche dans la Création, est soumis aux conséquences de cette transgression. Peu importe qui cela peut être et sous quel prétexte cela fut commis. Que ce soit un être humain individuel sous le couvert de l'église, de la justice… un crime contre le corps ou contre l'âme est et demeure un crime! Il ne peut être changé par rien, pas même par une apparence de droit, qui n'est absolument pas toujours le droit; car, évidemment, les lois, elles aussi, n'ont été établies que par les êtres humains d'intellect, et doivent, à cause de cela, porter la restriction terrestre en elles.

Qu'on considère, une fois, le droit de tant d'états, notamment en Amérique Centrale et du Sud. L'être humain qui, aujourd'hui, dirige le gouvernement, et dispose, de ce fait, de tous les honneurs, peut, demain déjà, en tant que criminel, se retrouver au cachot, ou être exécuté, si cela réussit à son adversaire, de se saisir du gouvernement, par un acte de violence. S'il n'y réussit pas, il sera, au lieu d'être reconnu comme le régent, considéré comme un criminel et poursuivi. Et tous les organes officiels servent avec empressement l'un comme l'autre. Même un voyageur à travers le monde doit souvent changer sa conscience comme un vêtement, lorsqu'il passe d'un pays dans un autre, pour être considéré, partout, comme bien. Ce qui, dans un pays, est considéré comme un crime, est, dans un autre, très souvent permis, voire même salué.

C'est naturellement seulement possible à cause des conquêtes de l'intellect terrestre, mais jamais là où l'intellect doit assumer son rang naturel d'instrument de l'esprit vivant; car qui écoute l'esprit ne négligera jamais les Lois de Dieu. Et là où celles-ci sont prises pour base, là il ne peut y avoir ni défauts ni lacunes, mais seulement l'Unité qui entraîne avec elle bonheur et paix. Les expressions de l'esprit ne peuvent, partout, dans leurs traits fondamentaux, qu'être toujours tout à fait les mêmes. Elles ne s'opposeront jamais l'une à l'autre.

L'art du droit, l'art de guérir, l'art de l'état, ne peuvent demeurer que métiers défectueux là où seul l'intellect en constitue la base et où le Spirituel fait défaut. Ce n'est simplement pas possible autrement. En l'occurrence, naturellement, toujours en partant de la véritable notion d'"esprit". –

Le savoir est  produit, mais l'esprit est vie, dont la valeur et la force ne peuvent être mesurées qu'en fonction de son lien avec l'origine du Spirituel. Plus intime est ce lien, plus précieuse, plus puissante est la partie issue de l'origine. Plus lâche, cependant, devient ce lien, d'autant plus éloignée, étrangère, isolée et faible doit aussi être la partie issue, donc l'être humain concerné.

Ce sont là de tellement simples évidences qu'on ne peut pas comprendre comment les êtres humains d'intellect égarés, toujours et toujours à nouveau, comme des aveugles, passent outre. Car, ce que la racine apporte, le reçoivent le tronc, la fleur et le fruit! Mais, là encore, se manifeste cette désespérante autorestriction dans la compréhension. Péniblement, ils se sont érigé une muraille devant eux, et ne peuvent, maintenant, plus regarder par dessus, encore moins à travers.

A tous les spirituellement vivants, cependant, ils doivent, avec leur sourire supérieurement infatué, railleur, leur présomption et leur condescendance vis-à-vis des autres pas aussi profondément asservis, apparaître comme de pauvres fous malades, qu'on doit, en dépit de toute compassion, laisser dans leur illusion, parce que leur limite de compréhension elle-même les fera passer, sans impressions, devant les réalités des preuves contraires. Tout effort d'y améliorer quoi que ce soit doit ressembler uniquement à la tentative sans succès de procurer, aussi, simultanément, la santé à un corps malade, par l'endossement d'un mantelet neuf et brillant.

Déjà, à présent, le matérialisme est au-delà de son point culminant et doit, maintenant, partout défaillant, bientôt s'écrouler sur lui-même. Non sans entraîner avec lui beaucoup de bon. Les adhérents sont déjà au bout de leur pouvoir, seront bientôt déconcertés au sujet de leurs œuvres, et puis au sujet d'eux-mêmes, sans reconnaître le précipice qui, devant eux, s'est ouvert. Ils seront bientôt comme un troupeau sans berger, l'un ne faisant pas confiance à l'autre, chacun suivant son propre chemin, tout en s'élevant, en l'occurrence, malgré cela, encore fièrement au-dessus des autres. Sans y avoir réfléchi, uniquement en suivant une habitude antérieure.

Avec tous les signes d'apparence extérieure de leur vacuité, ils s'effondreront, pour finir, aussi, aveuglément, dans l'abîme. Ils tiennent encore pour esprit ce qui n'est que produits de leurs propres cerveaux. Mais comment la matière morte pourrait-elle engendrer l'esprit vivant? En de nombreuses choses ils sont fiers de leur pensée exacte, mais laissent, en ce qui concerne les choses principales, sans aucun scrupule, les lacunes les plus irresponsables.

Chaque nouveau pas, chaque tentative d'amélioration, devra toujours porter, à son tour, en elle, toute la sécheresse de l'œuvre de l'intellect et, de ce fait, le germe de l'inéluctable ruine.

Tout ce que je dis de cette manière n'est pas prophétie ni inconsistante prédiction, mais l'immuable conséquence de la Volonté Créatrice vivifiant tout, dont j'ai déjà expliqué les Lois dans mes nombreux exposés passés. Celui qui, avec moi, en esprit, suit le chemin précisément indiqué en eux, doit aussi embrasser du regard et reconnaître l'inévitable fin. Et tous les signes pour cela sont déjà là.

On se plaint et hurle, on voit avec écœurement comment, aujourd'hui, les excroissances du matérialisme se manifestent en des formes qui sont à peine croyables. On implore et prie pour la libération hors du tourment, pour l'amélioration, la guérison de la décadence sans bornes. Les quelques-uns qui purent sauver une quelconque émotion de la vie de leur âme de cette marée d'incroyables événements, qui, spirituellement, n'ont pas été étouffés dans la décadence générale, laquelle, trompeusement, porte fièrement au front le nom de "progrès", ceux-là se sentent comme des expulsés, des demeurés en arrière, et sont aussi considérés comme tels et ridiculisés par les suiveurs sans âme de l'époque moderne.

Une couronne de lauriers pour tous ceux qui ont eu le courage de ne pas se joindre aux masses! Qui, fièrement, sont demeurés en arrière, sur la pente abrupte et escarpée!

Un somnambule, celui qui, aujourd'hui encore, pour cela, veut encore se considérer comme malheureux! Ouvrez les yeux! Ne voyez-vous donc pas que tout ce qui vous oppresse est déjà le commencement de la fin subite du matérialisme, ne dominant plus à présent qu'en apparence? L'édifice entier est déjà sur le point de s'effondrer, sans intervention de ceux qui en ont souffert et doivent encore en souffrir. Le genre humain d'intellect doit, désormais, récolter ce que, au cours de milliers d'années, il a produit, nourri, cultivé et adulé.

Pour le calcul humain, une longue période; pour les meules autoactives de Dieu dans la Création, un court laps de temps. Où que vous regardiez, partout arrive la faillite. Cela déferle et s'amoncelle, de façon menaçante, comme une lourde muraille, pour bientôt, en se précipitant et s'effondrant, profondément enterrer sous elle ses adorateurs. C'est l'inexorable Loi de l'effet de réciprocité, qui, lors de ce déclenchement, doit se manifester de façon effroyable, parce que, durant des milliers d'années, malgré toutes sortes d'expériences, jamais un changement vers le plus haut n'a eu lieu, mais qu'au contraire le même faux chemin fut encore élargi.

Découragés, le temps est là! Levez le front, que vous avez dû, souvent, remplis de honte, baisser, lorsque l'injustice et la bêtise vous causaient une si profonde souffrance. Considérez, aujourd'hui, tranquillement, l'adversaire qui voulait ainsi vous opprimer!

L'habit d'apparat jusqu'ici est déjà très sévèrement râpé. Par tous les trous, on voit, enfin, la silhouette sous sa véritable forme. Mal assuré, mais pas moins infatué, regardant à travers, le produit exténué de l'encéphale humain, l'intellect, qui se faisait élever au rang de l'esprit… sans rien comprendre, surgit!

Ôtez donc, réconfortés, le bandeau et regardez plus précisément autour de vous. Rien que l'examen de journaux, par ailleurs tout à fait bien, donne, à un regard clair, bien des choses à connaître. On voit l'effort convulsif pour se cramponner encore à toute l'ancienne apparence. Avec prétention et des plaisanteries souvent très lourdaudes, on cherche à dissimuler une absence de compréhension se montrant toujours plus distinctement. Avec des expressions insipides, un être humain veut souvent juger quelque chose dont il n'a, pourtant, en réalité, de façon frappante pour l'œil, aucune notion de compréhension. Même des êtres humains avec de tout à fait bonnes dispositions se réfugient, aujourd'hui, désemparés, sur ces chemins malpropres, uniquement pour ne pas avouer que tant de choses dépassent la capacité d'entendement de leur propre intellect, auquel, uniquement, ils ont voulu, jusqu'ici, s'abandonner. Ils ne ressentent pas le ridicule de ce comportement, ne voient pas les points faibles qu'ils contribuent seulement ainsi à agrandir. Déconcertés, aveuglés, ils se tiendront, bientôt, devant la Vérité, et, affligés, embrasseront du regard leur vie ratée, y reconnaissant enfin, honteux, que ne résidait que sottise précisément là où on se croyait sage.

Jusqu'où cela en est-il, aujourd'hui, déjà arrivé? L'homme-muscle, voilà l'atout! Un chercheur sérieux qui, au cours de dizaines d'années de lutte, a trouvé un sérum qui, à des centaines de milliers d'êtres humains, chaque année, parmi grands et petits, offre protection et aussi assistance, en face de maladies mortelles, a-t-il jamais pu célébrer des triomphes pareils à un boxeur, qui, avec une brutalité purement terrestre et grossière, terrasse l'être humain d'à côté? Pourtant, y a-t-il en cela, pour une seule âme humaine, un quelconque profit? Uniquement terrestre, entièrement terrestre, ce qui veut dire inférieur par rapport à l'Œuvre entière de la Création! Tout à fait correspondant au veau d'or de l'activité de l'intellect. En tant que triomphe de ce tellement lié à la Terre pseudo-prince d'argile sur l'humanité rétrécie! - -

Et personne ne voit cette vertigineuse glissade vers l'horrible abîme!

Qui la ressent s'enveloppe, provisoirement, encore, dans le silence, avec la conscience humiliante d'être ridiculisé s'il parle. C'est déjà un fol étourdissement, en lequel, cependant, réside, déjà, la conscience germante de l'impuissance. Et avec le pressentiment de cette conscience, tout ne fait que se cabrer encore davantage, déjà par bravade, par vanité, et, pas en dernier, par crainte et horreur devant ce qui arrive. On ne veut, à aucun prix, déjà, penser à la fin de cette immense erreur! Cela devient un cramponnement convulsif au fier édifice des millénaires écoulés, qui ressemble tout à fait à la tour de Babel et finira aussi de la même manière!

Le matérialisme, jusqu'ici indompté, porte le pressentiment de la mort en lui, lequel, chaque mois, arrive plus distinctement au jour. –

Cependant, en de nombreuses âmes humaines, cela s'anime, en tous lieux, sur la Terre entière! Au-dessus de l'éclat de la Vérité n'est plus répandue qu'une mince couche des anciennes fausses conceptions, que balayera le premier coup de vent de la Purification, afin de libérer le Noyau, dont le brillant s'unira à tant d'autres, pour déployer son cône de rayonnement, qui, tel un feu de gratitude, s'élèvera vers le Royaume de la joie lumineuse, aux pieds du Créateur.

Ce sera l'époque du tellement espéré Royaume Millénaire, qui, devant nous, se tient, comme une grande étoile d'espérance, en une rayonnante promesse!

Et ainsi est enfin dénoué le grand péché de toute l'humanité contre l'esprit, qui, par l'intellect, le retenait attaché à la Terre! Cela uniquement est alors le juste chemin du retour  au naturel, le chemin de la Volonté du Créateur, Qui veut faire que les œuvres des êtres humains soient grandes et pénétrées de vivantes intuitions! La victoire de l'esprit sera, cependant, simultanément, aussi, la victoire du plus pur Amour!

Abd-ru-shin
Par Abd-ru-shin - Publié dans : Le Message du Graal (Extraits)
- Voir les commentaires - Recommander

Beaucoup de personnes qui réfléchissent et se posent des questions, en dépit de leurs croyances ou de leur foi en Dieu, se demandent: "Mais si Dieu existe, pourquoi laisse-t-Il faire de telles choses, comme les guerres, les nombreuses injustices ou souffrances qui marquent notre monde? Pourquoi n'intervient-Il pas?"


Abd-ru-shin, dans son Message du Graal, répond clairement à ces questions, au besoin de comprendre que nous portons en nous, quelle que soit notre vision du monde, notre foi, nos croyances, en accord avec l'Ordre Naturel et les Lois de la Création.


Tout d'abord, Dieu n'est pas ce Vieillard dans les cieux, avec une barbe blanche et sur les nuages, que beaucoup se représentent à l'évocation du mot "Dieu", conformément à l'imagerie populaire, issue de l'inconscient collectif, provenant de la façon dont le Divin a longtemps été représenté par les différents polythéismes ou monothéismes, comme par les différentes églises chrétiennes, de la même façon que dans d'autres religions également. Il s'agit là du problème de l'anthropomorphisme, c'est-à-dire le fait de se représenter un être sous des traits humains, sous une apparence humaine, à l'image de l'être humain et, pour Dieu, finalement, comme un superlatif de l'humain, à sa plus haute perfection. Cela induit le fait de penser que Dieu, avec Sa Puissance Divine, peut agir de façon arbitraire, comme le font les êtres humains, selon une appréciation bien limitée des choses.


Abd-ru-shin, dans son enseignement, présente plutôt Dieu, donc le Pur-Divin, comme la "Lumière-Originelle", la VIE Elle-même, à l'état pur, Absolue, Eternelle, Infinie et Illimitée, Indicible et sans forme, c'est-à-dire non pas forcément "Quelqu'Un", mais plutôt, d'une certaine manière, "Quelque Chose", Quelque Chose Qui porte en Soi la Vie, Qui est même la Vie, Qui puise en Soi Sa propre énergie et Se renouvelle Soi-même éternellement, l'Origine de tout l'Être, la Source de tout ce qui est, existe, vit, se développe et s'épanouit, la Force, incroyablement bienveillante et bienfaisante, Qui régit l'ensemble de tout ce qui existe. De Son Esprit, c'est-à-dire de Sa Volonté, sont issues les Lois de la Création, ou Lois de la Nature, qui sont l'expression de Sa Volonté Créatrice, parfaite depuis le commencement, et qui portent en elles Sa Volonté Créatrice, agissent et régissent l'ensemble de tout ce qui existe, visible et invisible, mais partout naturel, car appartenant à la Nature, qui n'est autre que l'Œuvre de Dieu, le Créateur.


Or, l'être humain, de par son origine et son essence spirituelles, comme le dit la Bible, est, en quelque sorte, porteur de cet Esprit, le Souffle de Dieu, en partie; il est donc, dans son noyau intérieur vivant, "esprit", autrement dit "souffle ou étincelle de Vie", et dispose ainsi, à l'image de la Volonté Divine Qui est Esprit, d'un libre arbitre, c'est-à-dire d'une libre volonté, libre faculté de résolution, tout en étant ensuite, systématiquement, conformément aux Lois, soumis aux conséquences de ses propres résolutions, et donc non seulement ainsi responsables de ses actes, mais également de ses paroles et même de ses pensées. Il doit donc inévitablement récolter ce qu'il a semé, par ses pensées, ses paroles et ses actes. Et, suivant ses propres choix, eh bien, l'être humain est ainsi capable du meilleur comme du pire. Le Créateur ne peut donc pas obliger l'humanité, seulement l'inciter, en prenant conscience de ses capacités et de ses responsabilités, à prendre une autre orientation, d'autres directions, qui la mènent vers le haut plutôt que vers le bas, c'est-à-dire qui lui apportent paix, bonheur et joie, plutôt que guerre, malheur et souffrance.


Ainsi furent envoyés au cours de l'histoire des êtres, des messagers, dont le but était d'apporter, par leur parole, leur enseignement, leur message, des images de la Création et de son activité, afin d'éveiller spirituellement, donc humainement, les êtres humains, afin qu'ils se développent et s'épanouissent pleinement en tant qu'êtres véritablement "humains". C'est ainsi que naquirent les différentes religions. Malheureusement, plutôt que d'accepter ces messages voulus du Divin comme le nécessaire mode d'emploi de la Vie, de la Création, et de les appliquer, de s'en servir, afin de trouver la plénitude et le bonheur, les êtres humains en firent des religions, c'est-à-dire quelque chose qui repose à côté de l'existence, non pas au coeur de l'existence, ils recouvrirent les purs enseignements de leurs propres interprétations erronées, de leurs restrictions de compréhension, les déformèrent et se perdirent dans des choses finalement secondaires, dans des formes bien souvent uniquement extérieures, matérielles, qui n'avaient plus la même signification que le noyau. Certains instrumentalisèrent même le tout afin de s'en servir égoïstement pour rassembler des richesses matérielles ou exercer le pouvoir terrestre. Cela devint alors uniquement une organisation humaine terrestre qui lutte, dans des vues purement matérielles et terrestres, afin de se maintenir et de se développer.


C'est pour cette raison que, à travers l'histoire des religions, monothéistes comme polythéistes, en laissant de côté les déformations, déviations ou récupérations, on assiste en fait à une construction continue vers le haut, ce sont des éléments qui sont parties intégrantes du Tout, comme les pièces d'un puzzle, comme des clichés indépendants permettant à la fin d'obtenir une image en trois dimensions.


Et, de la même façon que le christianisme, par exemple, trouve ses racines dans, se base et s'appuie sur le judaïsme, de la même façon aussi que l'islam trouve ses fondements dans ces deux religions qui le précède, de même l'enseignement de Abd-ru-shin, dans son Message du Graal, se fonde également essentiellement sur ces trois religions monothéistes, en particulier sur le christianisme. Raison pour laquelle les adhérents, les adeptes ou plutôt les "fidèles" du Message du Graal peuvent être considérés comme une communauté spirituelle de croyants, plutôt de sensibilité chrétienne, mais dont les conceptions incluent également les vérités présentes dans les différentes religions ou  autres enseignements spirituels et philosophies de vie existant par ailleurs sur Terre.


Avec le Message du Graal, il ne s'agit pas non plus d'un syncrétisme, mais en fait du développement d'une image de la Création, des Lois Divines Naturelles qui la régissent et de leur activité, image qui permet de remettre chaque chose, chaque pièce du puzzle à sa place, en les reliant justement de la bonne manière, afin d'obtenir un Tout logique et cohérent, dans lequel chaque question trouve sa réponse, juste, logique et objective, en corrélation avec le reste, avec la Réalité, l'Univers et la Vie!


C'est pourquoi aussi, du vivant de Abd-ru-shin, beaucoup d'adeptes de son enseignement appartenaient à d'autres religions et continuaient à pratiquer leur propre religion, en cherchant cependant à insuffler la vie aux enseignements de cette religion et à en devenir des membres vivants et constructifs. Des êtres humains finalement authentiquement "humains", adultes et responsables. Ce qui ne peut apporter que profit à tout peuple, à toute société, à tout pays comme à toute l'humanité dans son ensemble, évidemment dans le sens d'un ennoblissement de l'humanité et non pas dans le sens de l'accumulation de richesses matérielles ou de l'exercice de la puissance terrestre.


Telle est l'image globale développée par Abd-ru-shin dans son Message du Graal, tel est aussi ce qu'il a vécu et voulu transmettre! Evidemment, ce n'est qu'un résumé succinct, condensé, à chacun maintenant de se plonger lui-même dans la lecture, l'étude et l'examen, afin de voir ensuite comment il peut s'en servir pour développer sa propre existence dans un bel et noble épanouissement humain vers le haut!

Par Alexandre Emmanuel - Publié dans : Le Message du Graal (Divers)
- Voir les commentaires - Recommander
Abdruschin, dans son Message du Graal, ne dit absolument rien du tout sur la façon de se soigner, et de soigner le corps malade, même s'il donne quelques recommandations d'ordre général sur la nécessité de d'abord prendre soin du corps en bonne santé, attire l'attention sur l'importance de la composition et de l'irradiation du sang, d'une alimentation équilibrée, d'un exercice physique régulier, d'un sommeil suffisant, etc..., et sur le côté vivifiant des cures ou des changements temporaires et raisonnés d'alimentation. Il donne aussi, enfin, à l'occasion d'une question, une indication sur l'importance de la santé du foie dans les cas de cancer, mais uniquement comme une approche complémentaire, et certainement pas comme une méthode de soin exclusive!

D'ailleurs, d'une façon générale, à aucun moment, à aucun endroit, dans son œuvre tout entière, il ne dit: "Faites ceci exactement!" ou "Faites cela exactement!". Ainsi, ce que font les gens en général, quels qu'ils soient, d'ailleurs, adeptes du Message du Graal, de la Bible, du Coran, membres du "Mouvement du Graal", de l'église chrétienne catholique, d'un parti politique, du fan-club d'une star ou autres, ils ne le font que de leur propre chef, conformément à leur libre faculté de résolution, de décision, en fonction aussi, bien évidemment, de leurs convictions, représentations, selon leur degré de compréhension, de maturité, etc...

Je ne rentrerai pas en cela dans le détail.
Le but de cet article est surtout de montrer à quel point sont faux, malveillants, nuisibles et répréhensibles les amalgames qui sont faits parfois entre les actions, aussi aberrantes et dangereuses soient-elles, d'individus isolés et le "Mouvement du Graal" ou, pire encore, le Message du Graal et son auteur. Tout cela n'est que mensonge grossier et relève tout simplement de la diffamation! Mais c'est finalement tellement humainement stupide, méprisable et indigne, que cela ne mérite pas de s'en offusquer, de s'en énerver, ni de s'y attarder ou de s'y pencher plus longuement. En cela, chacun récoltera ce qu'il a semé, non seulement en actes, mais aussi en paroles et même en pensées.

Prenons, tout d'abord, l'exemple simple des vaccinations. La seule chose que dit Abdruschin, dans toute son œuvre, quant aux vaccinations, c'est la suivante:

"Jusqu'où cela en est-il, aujourd'hui, déjà arrivé? L'homme-muscle, voilà l'atout! Un chercheur sérieux qui, au cours de dizaines d'années de lutte, a trouvé un sérum qui, à des centaines de milliers d'êtres humains, chaque année, parmi grands et petits, offre protection et aussi assistance, en face de maladies mortelles, a-t-il jamais pu célébrer des triomphes pareils à un boxeur, qui, avec une brutalité purement terrestre et grossière, terrasse l'être humain d'à côté? Pourtant, y a-t-il en cela, pour une seule âme humaine, un quelconque profit?"

Exposé "Il était une fois!..." {I-19}

Ce qui laisse bien entendre qu'il considère comme bien plus important pour l'humanité,
et par conséquent digne d'être fêté, d'élaborer un vaccin permettant de sauver des êtres humains que de battre un autre être humain par la violence physique.

Quant aux controverses sur la vaccination, son efficacité, la façon dont les vaccins sont élaborés et fabriqués, ainsi que sur le lobbying pharmaceutique, c'est un tout autre sujet, qu'il appartient à chacun d'examiner, et par rapport auquel chacun peut se déterminer et se positionner comme il le veut, en fonction de ses connaissances, convictions, etc..., mais qui n'a plus rien à voir avec le "Mouvement du Graal", encore moins avec le Message du Graal et son auteur.

Il en va de même pour bien d'autres choses...

Dans son Message du Graal, Abdruschin ne parle pas, non plus, par exemple, à aucun moment, d'homéopathie ou de toute autre approche alternative dans le domaine de la santé physique et psychique! Mis à part, peut-être, du "magnétisme-guérisseur", mais jamais comme une méthode exclusive se substituant à la médecine conventionnelle ou à tout le reste de ce qui est à disposition de chacun pour se soigner, plutôt comme une approche complémentaire, enrichissante et non négligeable.

Abdruschin ne prône pas, non plus,
une alimentation exclusivement végétarienne, car il écrit même le contraire, il ne proscrit nullement le fait de boire de l'alcool ou de fumer (même s'il met en garde contre les effets néfastes du tabac comme de l'abus d'alcool), ni de regarder la télévision, de prendre des calmants, antidépresseurs, anxiolytiques, antibiotiques, etc..., il ne parle pas, non plus, encore une fois, à aucun moment, de transfusion sanguine ou de dons d'organes, d'opérations chirugicales, il n'est pas contre la médecine allopathique ou contre la chimiothérapie, tout simplement parce qu'il ne parle pas de la plupart de ces choses, surtout du fait que certaines d'entre elles n'existaient même pas à son époque ou n'étaient pas développées ou répandues comme elles le sont aujourd'hui!!

De plus, en passant, le Message du Graal laisse également penser que Abdruschin n'était ni pour le suicide, ni pour l'avortement. Car il explique clairement les conséquences de tels actes conformément à l'Ordre de la Création et aux Lois Divines Naturelles qui la régissent. Mais, là encore, de manière tout à fait objective et impersonnelle, sans jugement de valeur sur les personnes et ce qu'elles ont à vivre. Ce qui ne doit pas non plus, encore une fois, être naïvement interprété comme une prise de position contre ces actes, seulement comme l'explication objective du type de conséquences auxquelles s'expose celui qui commet de tels actes; tout cela, cependant, l'être humain doit le savoir afin d'assumer pleinement les conséquences de ses décisions, conformément aux Lois de la Création. La profondeur de la vision de la Création et la Sagesse qu'offre le Message du Graal en confondent encore un grand nombre, qui ne saisissent pas toute la dimension et la portée de ce qu'ils lisent dans les exposés de Abdruschin.

Tout cela pour répondre aux sombres inepties répandues par des personnes ou des associations si visiblement ignorantes, stupides, bornées, pleines de préjugés et de bêtise aveugle, parfois haineuses, agressives et violentes, de manière totalement irraisonnée et incompréhensible, à tel point que c'en est proprement ridicule et tout à fait humainement méprisable! Il est facile, derrière une telle attitude, un tel comportement, de tels discours, en examinant précisément et objectivement les choses, de discerner la bêtise humaine dans toute sa splendeur, voire la malveillance, la malfaisance et la pure volonté de nuire, à moins encore que ce ne soit plus trivialement l'indice révélateur d'une instabilité ou d'une maladie mentale!

Bref!

De toute façon, ce que dit fondamentalement Abdruschin dans son Message du Graal, c'est que l'être humain dispose à tout instant du libre arbitre, de la libre faculté de résolution, qui réside dans son esprit, au cœur de lui-même, et est ainsi entièrement responsable de chacune de ses décisions, de chacune de ses pensées, de  chacune de ses paroles et de chacun de ses actes!

Pour tous ces sujets, il appartient donc à chacun de se déterminer en son âme et conscience, de faire ses propres choix et d'assumer ensuite personnellement les conséquences de ses propres décisions. Il n'y a pas lieu de faire de quelconques amalgames et confusions, par ignorance, bêtise ou malveillance, malfaisance et volonté de nuire.

Enfin, il faudrait aussi, quand même, que les gens se rendent compte, en particulier ceux qui luttent contre les "sectes", qu'on ne peut pas retirer à chaque individu sa libre faculté de résolution, son libre arbitre, et nier sa propre responsabilité vis-à-vis des conséquences de ses propres décisions, qu'on ne peut empêcher personne d'être bête, de faire des erreurs, de croire à tout et n'importe quoi, que ce soit vrai ou faux, et d'agir en conséquence,
puisque, d'ailleurs, personne ne peut prétendre détenir à lui seul toute la Vérité absolue et en juger. On ne peut donc pas non plus empêcher les gens d'aduler un écrivain, une star de la chanson ou du cinéma, ou bien un messie quelconque, de suivre un gourou, un prêtre ou un homme politique, de faire partie d'un groupe ou d'une secte, d'un parti politique ou d'une religion, de se soigner comme ils l'entendent, de faire des dons à une église, à un parti politique, à un laboratoire de recherche médicale ou à la secte de leur choix, etc... Tout cela ne relève plus que du libre arbitre de chacun. Ensuite, des gens bêtes, bornés et méchants, il y en a partout! Et le problème des tendances et dérives sectaires provient surtout de là: de la bêtise individuelle additionnée à celle des autres!

Tout cela paraîtra évident à tout être réfléchi et posé, mais peut-être était-il malgré tout nécessaire de le rappeler, car, en effet, un raisonnement aussi simplement clair, objectif et logique semble bien souvent totalement hors de portée de beaucoup d'êtres humains qu'il faut qualifier, sans fausse indulgence, de stupides et bornés, et qu'on rencontre aussi, contrairement à ce que pourraient penser certaines personnes, dans les couches aisées et instruites de la population, parmi les personnes politiques, les hommes d'affaire, les religieux, les médecins, les scientifiques, etc... La bêtise humaine est indubitablement la chose la mieux partagée, répartie et répandue au monde, et comme dit l'adage: "Contre la bêtise, même les dieux sont impuissants!"
Par Alexandre Emmanuel - Publié dans : Le Message du Graal (Divers)
- Voir les commentaires - Recommander
Les extraits qui suivent, tirés du Message du Graal, doivent permettre au chercheur de se faire une juste idée des considérations qui sont celles de Abd-ru-shin vis-à-vis de la science et qui sont développées dans son enseignement, selon un point de vue totalement nouveau, en une vision ou conception du Monde, de l'Univers, totalement novatrice et bouleversante par sa logique, sa simplicité et son caractère d'évidence, unissant ainsi enfin harmonieusement science et religion ou spiritualité. Certains extraits montrent même également les contributions non négligeables qu'apporte Abd-ru-shin dans la compréhension de la dimension spirituelle de certaines découvertes scientifiques.


"Evénements universels" {II-38}

"Le Christ enseigna, en premier lieu, le total naturel, ce qui veut dire s'insérer dans les Lois de la Nature, donc de la Création. S'insérer, toutefois, le peut seulement celui qui connaît les Lois de la Nature. Les Lois de la Nature, à leur tour, portent en elles la Volonté du Créateur et peuvent ainsi aussi offrir le chemin vers la reconnaissance du Créateur Lui-même. Celui qui, maintenant, connaît les Lois de la Nature, expérimente, cependant, aussi, combien inamoviblement celles-ci, en agissant, s'engrènent; sait donc que cette activité, dans sa constante propulsante logique, est immodifiable, de même que, avec elle, aussi, la Volonté du Créateur, Dieu le Père.

Toute déviation devrait signifier une modification de la Volonté Divine. Cependant, une modification indiquerait une imperfection. Mais, puisque la Source-Originelle de tout Être, Dieu le Père, est uniquement Unitaire et Parfaite, alors la plus petite déviation dans le cadre des Lois de la Nature, donc des Lois de l'évolution, doit aussi simplement être impossible et, d'emblée, exclue. Ce fait implique que la science de la religion et la science de la Nature, aussi, doivent, sous tous rapports, être une, en une clarté et une logique sans lacunes, si elles doivent retransmettre la Vérité.

Que la science de la Nature, aujourd'hui encore, ait, par rapport à la Création entière, une limite de savoir très basse n'est pas nié, puisqu'elle s'est exclusivement tenue au Matériel-Grossier, parce que l'intellect, au sens actuel, n'est, en effet, capable d'aborder que ce qui est lié à l'espace et au temps. La seule faute, sans doute aussi impardonnable, est, en l'occurrence, uniquement que les disciples de cette science cherchent à nier railleusement, comme inexistant, tout ce qui va au-dessus et au-delà, à l'exception de quelques érudits qui ont dépassé la moyenne et sont devenus voyants-loin, et qui se sont refusés à recouvrir le ne-pas-savoir avec de la présomption.

La science de la religion, quant à elle, intervient beaucoup plus loin, mais, malgré cela, demeure, elle aussi, contrôlée par les Lois de la Nature, intervenant au-delà de ce qui est lié à l'espace et au temps, qui, arrivant de la Source-Originelle, pénètrent dans le terrestrement visible, sans interruption et sans modification de leur genre. Pour cette raison, les enseignements religieux, non plus, ne peuvent receler ni lacunes ni contradictions, s'ils doivent réellement correspondre à la Vérité, donc aux Lois de la Nature ou à la Volonté Divine, s'ils doivent, par conséquent, receler la Vérité. Les libertés d'une foi aveugle, des enseignements servant à la conduite et riches de responsabilité ne peuvent pas se les permettre!"


"La séparation entre l'humanité et la science" {II-40}

"Cette séparation n'aurait pas besoin d'exister; car l'humanité entière a plein droit à la science. Celle-ci cherche seulement, en effet, à rendre plus compréhensible le cadeau de Dieu de la Création. L'activité réelle de chaque branche de la science réside dans la tentative d'approfondir de plus près les Lois du Créateur, afin que celles-ci, grâce à leur connaissance plus exacte, puissent, pour le profit et le service de l'humanité, être plus largement utilisées.

Tout cela n'est rien d'autre qu'un vouloir-se-subordonner à la Volonté Divine.

Mais, puisque, maintenant, la Création et les Lois - de la Nature ou de Dieu - qui la portent, sont, dans leur perfection, si extrêmement claires et simples, alors la conséquence naturelle devrait aussi offrir une explication sobre et simple de la part de celui qui les a véritablement reconnues."

"Le vrai Savoir ne doit pas avoir besoin de se rendre incompréhensible; car, en lui réside, simultanément, aussi, la faculté, et même le besoin, de s'exprimer en mots sobres. La Vérité est, sans exception, pour tous les êtres humains; car ceux-ci proviennent d'Elle, oui, parce que la Vérité, dans l'Entéallique-Spirituel, le point d'origine de l'esprit humain, est vivante. Cela laisse inférer que la Vérité, dans sa sobriété naturelle, peut aussi de tous les êtres humains être comprise. Mais, aussitôt que, au cours de la reproduction, elle est rendue compliquée et incompréhensible, alors elle ne reste plus pure et vraie, ou bien les descriptions se perdent dans l'accessoire, qui n'a pas la même signification que le noyau. Ce noyau, l'authentique Savoir, doit à tous être compréhensible. Ce qui est artificiellement échaffaudé ne peut, dans son éloignement du naturel, receler en lui que peu de sagesse."


"La création de l'être humain" {II-3}

" "Dieu créa l'être humain à Son Image-même et lui insuffla Son Souffle!" Ce sont deux événements: le créer et le vivifier.

Les deux processus, comme tout, ont été rigoureusement soumis aux Lois Divines existantes. Rien ne peut se produire hors de leur cadre. Aucun Acte-de-Volonté Divin ne s'opposera à ces Lois immuables, portant en elles-mêmes la Volonté Divine. De même, chaque révélation et chaque promesse se produisent en considération de ces Lois et doivent s'accomplir en elles, pas autrement!

Ainsi aussi du devenir-être-humain sur la Terre, qui fut un progrès de la puissante Création, le passage du Matériel-Grossier à une séquence d'évolution toute nouvelle, élevée.

Parler de l'incarnation de l'être humain conditionne le savoir du monde matériel-fin; car l'être humain dans la chair et le sang est placé, en tant que chaînon promoteur de liaison, entre la partie matérielle-fine et la matérielle-grossière de la Création, tandis que sa racine demeure dans le Pur-Spirituel.

"Dieu créa l'être humain à Son Image-même." Ce façonner ou créer fut une longue chaîne de l'évolution, qui se déroula rigoureusement à l'intérieur des Lois tissées par Dieu Lui-même dans la Création. Instaurées par le Plus-Haut, ces Lois travaillent, avec une puissance d'acier, inébranlablement, à l'accomplissement de Sa Volonté, auto-activement, en tant qu'une Fraction de Lui, en direction de leur achèvement.

Aussi ainsi avec la création de l'être humain, en tant que couronne de l'Œuvre entière, en lequel devaient se réunir tous les genres qui reposent dans la Création. C'est pourquoi fut formé, dans le monde matériel-grossier, la matière terrestrement visible, peu à peu, au cours de la poursuite de l'évolution, le réceptacle, en lequel une étincelle, issue du Pur-Spirituel, put être incarnée, laquelle était immortelle. Par cette formation en constante aspiration, naquit, avec le temps, l'animal le plus hautement évolué, qui, pensant, se servait déjà de différents moyens, pour l'entretien de sa vie et pour sa défense. Nous pouvons, aujourd'hui encore, observer des espèces animales inférieures, qui se servent de moyens particuliers pour l'obtention et la conservation de leurs besoins vitaux, et qui, pour leur défense, manifestent souvent une ruse époustouflante.

Ces animaux hautement évolués mentionnés ci-dessus, qui furent enlevés au cours des bouleversements terrestres ayant eu lieu, on les désigne, aujourd'hui, par le nom d' "êtres-humains-originels" [NdT: en fait, en français: "primates"]. Mais, les appeler ancêtres de l'être humain est une grande erreur! Avec le même droit on pourrait désigner les vaches comme "mères-partielles" de l'humanité, puisque le plus grand nombre des enfants, au cours des premiers mois de leur vie, a directement besoin du lait de la vache pour l'édification de leur corps, grâce à leur aide, demeurent donc viables et grandissent. Bien plus, l'animal, noble et pensant, "être-humain-originel" [NdT: "primate"], n'a pas, non plus, à voir avec l'être humain réel; car le corps matériel-grossier de l'être humain n'est rien de plus que l'indispensable aide, dont il a besoin pour pouvoir agir, dans chaque direction, dans le Matériel-Grossier terrestre et s'y rendre compréhensible.

Avec l'affirmation que l'être humain descend du singe, "l'enfant" est littéralement "versé avec le bain". Ainsi, on dépasse de beaucoup l'objectif. Elève un processus partiel au niveau de tout-unique fait objectif complet. La chose-principale y fait défaut!

Cela serait pertinent si le corps de l'être humain était effectivement "l'être humain". Mais le corps matériel-grossier n'est que son vêtement, qu'il dépose aussitôt qu'il retourne dans la Matérialité-Fine.

Comment s'effectua donc la première incarnation?

Après l'apogée dans le monde matériel-grossier avec l'animal le plus achevé, un changement en vue de l'évolution ultérieure devait survenir, pour qu'aucune stagnation ne puisse intervenir, qui, avec ses dangers, aurait pu se transformer en régression. Et ce changement était prévu et arriva: Parti en tant qu'étincelle d'esprit, ayant traversé le monde matériel-fin en renouvelant et élevant tout, à la limite de celui-ci, à l'instant où le réceptacle matériel-grossier-terrestre, dans son évolution, avait atteint son point culminant, l'être humain spirituel-matériel-fin se tenait, de même, fin prêt à se relier avec le Matériel-Grossier, pour le promouvoir et l'élever.

Par conséquent, tandis que le réceptacle, dans la Matérialité-Grossière, était parvenu à maturité, l'âme s'était, dans la Matérialité-Fine, tellement développée qu'elle possédait une force suffisante pour, lors de l'entrée dans le réceptacle matériel-grossier, conserver son indépendance.

La liaison de ces deux parties signifiait donc une union plus intime du monde matériel-grossier avec le monde matériel-fin, jusqu'en haut, dans le Spirituel.

Ce processus uniquement fut la naissance de l'être humain! "

"Donc la grande séquence dans l'évolution de la Création était arrivée: D'un côté, dans le monde matériel-grossier, se tenait l'animal le plus hautement évolué, qui devait fournir le corps matériel-grossier, en tant que réceptacle pour l'être humain en train d'arriver, de l'autre côté, dans le monde matériel-fin, se tenait l'âme humaine évoluée, qui, venant à sa rencontre, attendait la liaison avec le réceptacle matériel-grossier, afin de donner ainsi, à tout le Matériel-Grossier, un nouvel essor, en vue de sa Spiritualisation.

Lorsque, alors, se produisit un acte de procréation chez le couple plus noble de ces animaux hautement évolués, ce ne fut plus, à l'heure de l'incarnation, comme jusqu'ici, une âme animale, mais, à sa place, s'incarna l'âme humaine, se tenant prête pour cela, qui portait en elle l'immortelle étincelle de l'Esprit."


"L'Univers" {I-13}

"L'Univers! Lorsque l'être humain emploie ce mot, il le prononce souvent sans y réfléchir, sans se faire une image au sujet de comment cet Univers mentionné par lui est véritablement. Cependant, beaucoup de ceux qui essayent, en l'occurrence, de se représenter quelque chose de déterminé voient, en esprit, d'innombrables corps cosmiques, de constitution et de grandeur les plus diverses, ordonnés en systèmes solaires, suivre leurs orbites dans l'Univers. Ils savent qu'il y a toujours plus de nouveaux corps cosmiques à voir, au fur et à mesure que, toujours plus pointus et atteignant toujours plus loin, les instruments sont créés. L'être humain moyen s'accommode alors du mot "infini", avec lequel naît, chez lui, l'erreur d'une représentation fausse.

L'Univers n'est pas infini. Il est la Création, c'est-à-dire l'Œuvre du Créateur. Cette Œuvre, comme toute œuvre, se tient à côté du Créateur et est, comme telle, limitée.

Des soi-disant avancés sont souvent fiers d'avoir la reconnaissance que Dieu repose dans la Création entière, dans chaque fleur, chaque rocher, que Dieu est dans les forces motrices de la Nature, c'est-à-dire tout l'Impénétrable, ce qui se rend perceptible, mais ne peut être réellement saisi. Une Force Originelle constamment en action, la Source de Force se renouvelant éternellement d'Elle-même, la Lumière Originelle Inentéallique. Ils s'imaginent puissamment évolués dans la conscience de trouver Dieu partout, de Le rencontrer partout, Tel une Force motrice pénétrant tout, agissant toujours avec comme unique but la poursuite de l'évolution vers la perfection.

Mais ce n'est juste que dans un certain sens. Nous ne rencontrons dans la Création entière que Sa Volonté, et ainsi Son Esprit, Sa Force. Il Se tient Lui-même bien au-dessus de la Création. La Création, en tant que Son Œuvre, en tant que l'expression de Son Vouloir, fut liée, dès la naissance, aux Lois immuables du devenir et de la décomposition; car ce que nous nommons Lois de la Nature est la Volonté-de-Création de Dieu qui, en se répercutant continuellement, forme et dissout des mondes. Cette Volonté-de-Création est unitaire dans la Création entière, à laquelle les mondes matériel-fin et matériel-grossier appartiennent en tant que un. L'unité absolue et inébranlable des Lois Originelles, donc de la Volonté Originelle, entraîne cela avec soi que, dans le plus petit processus de la Terre matérielle-grossière, toujours exactement, cela se déroule comme lors de tout événement, donc aussi dans les plus puissants événements de toute la Création, et comme dans le créer même.

La forme rigoureuse de la Volonté Originelle est sobre et simple. Nous la retrouvons, une fois reconnue, facilement, en tout. L'enchevêtrement et l'incompréhensibilité de tant de processus résident uniquement dans l'engrènement multiple des détours et des chemins latéraux formés par le vouloir divers des êtres humains.

L'Œuvre de Dieu, l'Univers, est donc, en tant que Création, soumise aux - demeurant en tout les mêmes et parfaites - Lois Divines, et aussi née d'elles, et, de ce fait, limitée.

L'artiste, par exemple, est aussi dans son œuvre, s'investit totalement en elle et se tient pourtant, personnellement, à côté d'elle. L'œuvre est limitée et éphémère, le pouvoir de l'artiste pas pour autant. L'artiste, donc le créateur de l'œuvre, peut anéantir son œuvre, dans laquelle réside son vouloir, sans qu'il en soit atteint lui-même. Il demeurera, malgré cela, toujours encore l'artiste. Nous reconnaissons et retrouvons l'artiste dans son œuvre, et il nous devient familier, sans que nous ayons besoin de l'avoir vu personnellement. Nous avons ses œuvres, son vouloir réside dedans et agit sur nous, il vient au devant de nous en elles, et peut, pourtant, lui-même, loin de nous, vivre pour lui.

L'artiste créant-par-lui-même et son œuvre retransmettent un pâle reflet du rapport de la Création au Créateur.

Eternel et sans fin, donc infini, seul l'est le parcours circulaire de la Création, dans le constant devenir, le disparaître et le se reformer de nouveau.

Dans cet événement s'accomplissent également toutes les révélations et promesses. Finalement, s'y accomplira aussi, pour la Terre, le "Jugement Dernier"!

Le plus récent, c'est-à-dire le dernier Jugement, arrive un jour pour chaque corps cosmique, mais il ne se produira pas simultanément dans la Création entière.

C'est un processus indispensable dans cette partie de la Création concernée, qui, dans son cycle, atteint le point en lequel doit commencer sa dissolution, pour, au cours du chemin ultérieur, pouvoir, de nouveau, se reformer.

Avec ce cycle éternel n'est pas signifiée la course de la Terre et d'autres astres autour de leurs soleils, mais le grand puissant cercle que, à leur tout, doivent parcourir tous les systèmes solaires, tandis qu'ils effectuent, en eux-mêmes, en particulier, encore leurs mouvements propres.

Le point en lequel la dissolution de chaque corps cosmique doit commencer est précisément défini, aussi, de nouveau, en raison de la logique des Lois Naturelles. Un emplacement tout à fait déterminé, à partir duquel le processus de la décomposition doit se dérouler, indépendamment de l'état du corps cosmique concerné et de ses habitants. Irrésistiblement, le cycle y entraîne chaque corps cosmique, sans délai s'accomplira l'heure du déclin, lequel, comme toute chose dans la Création, en réalité, ne signifie qu'une transformation, l'occasion d'une évolution ultérieure. Alors, l'heure du "ou bien-ou bien" est là, pour chaque être humain. Ou bien il est élevé vers la Lumière, s'il aspire au Spirituel, ou bien il demeure enchaîné à la matière, à laquelle il est accroché, si, par conviction, il déclare seulement le Matériel comme précieux. En un tel cas, il ne peut pas, dans la conséquence, conforme aux Lois, de son propre vouloir, s'élever de la matière et est alors entraîné avec elle sur l'ultime trajet du chemin dans la dissolution. C'est alors la mort spirituelle! Equivalent à l'effacement du Livre de la Vie. Ce processus, tout à fait naturel en soi, est aussi désigné comme la damnation éternelle, parce que celui qui est ainsi entraîné dans la décomposition, "doit cesser d'être". Le plus terrible qui puisse atteindre l'être humain. Il a valeur de "pierre de rebut", qui ne peut pas servir à une édification spirituelle et doit donc être broyée.

Cette séparation de l'esprit d'avec la matière se produisant aussi sur la base de processus et de lois tout à fait naturels est le "Jugement Dernier" ainsi dénommé, lequel est lié à de grands bouleversements et transformations.

Que cette dissolution ne se produise pas en un jour terrestre, est, certes, pour chacun, facilement compréhensible; car, dans l'événement cosmique, mille ans sont comme un jour.

Mais nous nous trouvons au milieu du début de ce laps de temps. La Terre arrive à présent au point où elle s'écarte de la voie suivie jusqu'ici, ce qui, grossier-matériellement aussi, doit se rendre très perceptible. Alors, le tri entre tous les êtres humains se met en place de façon plus tranchée, qui a déjà été préparé au cours du temps dernier, mais ne s'est fait connaître, jusqu'ici, que par "des opinions et des convictions".

Chaque heure d'une existence terrestre est donc précieuse, plus que jamais. Qui cherche sincèrement et veut apprendre, qu'il s'arrache, avec tous ses efforts, aux pensées inférieures, qui doivent l'enchaîner au terrestre. Il court, sinon, le danger de demeurer accroché à la matière, et d'être entraîné, avec elle, au devant de la complète dissolution. Mais les aspirants à la Lumière sont, peu à peu, délivrés de la matière et élevés, pour finir, vers la patrie de tout spirituel.

Alors la scission entre Lumière et ténèbres est définitivement consommée et le Jugement accompli.

"L'Univers", donc la Création entière, ne périt pas en cette circonstance, mais les corps cosmiques ne sont entraînés dans le processus de la dissolution qu'au moment où leur course atteint le point en lequel la dissolution, et ainsi aussi la séparation préalable, doit commencer.

L'accomplissement surgit de par la répercussion conforme à la Nature des Lois Divines, qui, dès le commencement originel de la Création, reposaient en elle, qui produisaient la Création elle-même et, tant aujourd'hui qu'à l'avenir, portent inébranlablement la Volonté du Créateur. Dans le cycle éternel, il existe un constant créer, semer, mûrir, récolter et fondre pour, fraîchement renforcé dans l'alternance de la liaison, adopter, à nouveau, d'autres formes, lesquelles se hâtent au-devant d'un prochain cycle.

Pour ce cycle de la Création, on peut se représenter un entonnoir géant, ou une cavité géante, de genre matériel-fin, à partir duquel, en un flot irrésistible, jaillit constamment la semence originelle, également matérielle-fine, laquelle, en des mouvements giratoires, tend vers une nouvelle liaison et évolution. Exactement comme la science le sait déjà et l'a justement noté. Des nébuleuses compactes, grossier-matériellement naissantes, se forment par frottement et par assemblage, à partir desquelles, à leur tour, des corps cosmiques, qui, en vertu de Lois inflexibles, selon une logique certaine, se groupent en systèmes solaires et, en tournant sur eux-mêmes, doivent, comme un tout, suivre le grand cycle, qui est l'éternel. Comme, dans l'événement visible à l'œil terrestre, à partir de la semence s'ensuivent le développement, la formation, la maturation et la récolte ou le déclin, ce qui entraîne avec soi une transformation, une décomposition en vue d'une évolution ultérieure, pour les corps végétaux, animaux et humains, il en va exactement ainsi aussi lors du grand événement cosmique. Les corps cosmiques grossier-matériellement visibles, qui emmènent avec eux un bien plus grand entourage matériel-fin, donc non visible à l'œil terrestre, sont soumis au même événement, dans leur cours éternel, parce que les mêmes Lois sont en eux actives.

L'existence de la semence originelle, même le sceptique le plus fanatique ne peut la nier, et, pourtant, elle ne peut être vue d'aucun œil terrestre, parce qu'elle est d'un autre genre de matière, "de l'Au-delà". Qualifions-la tranquillement, de nouveau, de matérielle-fine.

Il n'est pas, non plus, difficile de comprendre que, conformément à la Nature, le monde se formant d'abord d'elle est, de même, matériel-fin et n'est pas reconnaissable avec les yeux terrestres. Seul le plus grossier précipité - en résultant ensuite, plus tard, plus loin - forme, à partir et de façon dépendante du monde matériel-fin, peu à peu, le monde matériel-grossier, avec ses corps matériels-grossiers, et cela seulement est observable, à partir des plus petits débuts, avec les yeux terrestres, et tous les moyens auxiliaires matériels-grossiers qui s'y ajoutent.

Pas autrement de l'enveloppe de l'être humain proprement dit, dans son genre spirituel, sur lequel j'en viens encore à parler, en propre. Au cours de ses pérégrinations à travers les mondes de genres différents, son vêtement, manteau, écorce, corps ou instrument - peu importe comment on veut nommer l'enveloppe - doit toujours être du même genre de matériau que l'entourage du moment, dans lequel il pénètre, pour s'en servir comme protection et moyen auxiliaire indispensable, s'il veut avoir la possibilité de s'y activer directement efficacement. Puisque, maintenant, le monde matériel-grossier procède et est dépendant du monde matériel-fin, de là s'ensuit aussi la répercussion de tout événement dans le monde matériel-grossier vers le monde matériel-fin.

Cet immense entourage matériel-fin a été créé à partir de la semence originelle, parcourt le cycle éternel et est, finalement, aussi, poussé et aspiré dans le côté arrière de cet entonnoir géant, déjà mentionné, où s'effectue la décomposition, pour, de l'autre côté, à son tour, être expulsé, en tant que semence originelle, en vue d'un nouveau cycle. Semblable à l'activité du cœur et à la circulation du sang, ainsi l'entonnoir est comme le cœur de la Création matérielle. Le processus de décomposition atteint donc la Création entière, aussi la partie matérielle-fine, puisque tout se dissout, de nouveau, en semence originelle pour nouvellement se former. Nulle part il n'est possible de trouver en cela un arbitraire, mais tout se développe, au contraire, à partir de la logique évidente des Lois Originelles, qui n'admettent pas un autre chemin. A un certain point du grand cycle arrive, pour tout le créé, matériel fin ou grossier, l'instant où le processus de décomposition, à partir du créé, indépendamment se prépare et, finalement, surgit."

Remarques:
On sait désormais - ce qui semblerait confirmer scientifiquement les explications données par Abd-ru-shin - que la matière visible connue (dite matière  "baryonique") ne représente en fait qu'une toute petite partie seulement de la masse totale de l'Univers, d'où les concepts de "matière noire" et d' "énergie noire" élaborés par les scientifiques afin de rendre compte, au moins partiellement et temporairement, de ces observations, en attendant de pouvoir les expliquer véritablement.
De même, la nouvelle théorie dite "du rebond", qui a de bonnes chances de remplacer l'ancienne théorie bien connue "du Big Bang", et d'après laquelle l'Univers ne serait pas né de rien, mais préexistait déjà, se serait effondré sur lui-même avant de "rebondir" et d'entrer ainsi à nouveau en expansion, cette nouvelle théorie, donc, se révèle en parfaite adéquation avec la description que fait Abd-ru-shin de ces processus dans leurs grandes lignes. Il existait d'ailleurs déjà une théorie de ce genre, quelques centaines d'années avant Jésus-Christ, en Inde, au sein d'un système philosophique hindou ("Vaiseshika"): la matière est formée d'éléments fondamentaux indestructibles, leur assemblage forme donc les choses visibles, mais est dégradable, et, après une période du monde, les liaisons entre ces éléments fondamentaux se dissolvent, puis, après une phase de repos, ces éléments fondamentaux se réunissent à nouveau pour former un nouveau monde.
Par Alexandre Emmanuel - Publié dans : Le Message du Graal (Divers)
- Voir les commentaires - Recommander

Beaucoup de personnes, qui abordent l'œuvre "Dans la Lumière de la Vérité" de Abd-ru-shin pour la première fois, sont pour le moins décontenancées et éprouvent des difficultés avec le ton employé par l'auteur dans ses exposés, en particulier, et surtout, dans le premier tome du Message du Graal. Ces personnes trouvent en effet la parole de Abd-ru-shin très dure, sévère et incisive.


Ceci est tout à fait compréhensible. A cela, il y a plusieurs éléments d'explication, qui méritent d'être développés dans le but d'aider ceux qui sont de bonne volonté et qui, sincères, en dépit de ces difficultés, souhaitent malgré tout approfondir l'enseignement de Abd-ru-shin, parce qu'ils en pressentent l'intérêt et l'éminente valeur. Evidemment, par conséquent, ces quelques lignes ne s'adressent pas à ceux qui se focalisent sur cet aspect du Message du Graal (notamment dans le tome I), donc uniquement sur la forme, sur la façon dont cela est dit, et qui ne sont plus capables de considérer la seule chose véritablement importante, autrement dit le fond, c'est-à-dire ce qui est dit.


Il faut tout d'abord savoir et prendre en compte, sans le perdre de vue, le fait que  Oskar Ernst Bernhardt, l'auteur du Message du Graal, sous le pseudonyme "Abd-ru-shin", est né en Allemagne à la fin du 19ème siècle, en 1875, dans un milieu protestant. Lui-même fut d'ailleurs baptisé chrétien protestant, élevé ensuite dans la foi protestante, et a même exprimé dans sa jeunesse le désir de devenir pasteur, ce qui était manifestement l'expression d'une vocation spirituelle. Tout cela, ainsi que son milieu, son environnement, a nécessairement fortement influé sur sa personnalité, ainsi que sur son genre d'expression dans le style des prédicateurs protestants. Il faut également savoir, par ailleurs, que Abd-ru-shin a écrit l'ensemble de ses exposés entre 1923 et 1937, donc dans la première moitié du 20ème siècle. Il a, par conséquent, dû inévitablement s'adapter aussi au genre et au style de son époque et de ses contemporains, à leurs représentations, mentalités, capacités de compréhension, modes de communication et d'expression. Il ne faut donc pas se préoccuper du style, du genre, donc de la forme, mais uniquement du fond, du contenu, du sens, de la même façon que lorsque nous lisons aujourd'hui d'anciens textes "sacrés", comme la Bible, par exemple, un minimum de connaissances sur le contexte social, politique, culturel de l'époque, ainsi que sur les modes d'expression, s'avère indispensable afin de "traduire" en quelque sorte ces écrits dans notre langage moderne actuel, selon nos conceptions actuelles, afin d'en dégager le sens, qui réside seulement dans l'image développée par les mots, la seule chose finalement qui ait une valeur véritable.


Ensuite, oui, le Message du Graal, la parole de Abd-ru-shin, est sévère et impitoyable, quand il s'agit de démasquer le faux ainsi que les chemins erronés sur lesquels les êtres humains se sont engagés. Mais, là encore, seul celui qui est capable de regarder autour de lui, de voir l'humanité, le monde et la société moderne tels qu'ils sont, celui qui est à même de considérer objectivement la situation mondiale actuelle, avec les inévitables conséquences que cela implique, donc aussi celui qui a suffisamment souffert ici bas de tout ce qui est faux, injuste et erroné pour le reconnaître comme tel, celui-là, donc, saluera cette sévérité impitoyable comme salutaire, indispensable, et même libératrice, salvatrice! Car, finalement, pour celui qui se refuse à faire l'autruche, mais qui assume le fait de voir la réalité en face, sans se voiler justement la face par complaisance, vanité ou faiblesse, pour celui-là, la sévérité, qui porte en elle le pressentiment, voire la (re)connaissance de ce qui est juste, ainsi que la droiture, l'honnêteté et le goût de l'effort et du dépassement de soi, sans égards pour soi-même, dans le respect de l'autre, cette sorte de sévérité, donc, est la seule chose vitale, essentielle, d'une importance capitale, qui peut éventuellement permettre à l'humanité de s'extraire, de revenir et de se sauver elle-même du bourbier infâme dans lequel elle s'est enfoncée, comme tout un chacun peut aujourd'hui le constater librement et objectivement à travers les nombreuses aberrations ainsi que les germes de souffrance et de mort que porte la société humaine mondiale moderne.


Il est vrai cependant qu'il n'est pas donné à tout le monde de pouvoir supporter d'être exposé aux rayons de la Lumière de la Vérité, d'accepter de se voir soi-même et de voir ses semblables, ainsi que le monde, tels qu'ils sont réellement. Plus d'un préfère en effet se leurrer sur lui-même ou sur le monde, par vanité, par complaisance, par confort, ou bien encore par faiblesse, paresse et lâcheté, parce que cela nécessite un effort intellectuel, humain et spirituel, et implique également des responsabilités que beaucoup préfèrent fuir.


Mais celui qui est capable de se surmonter lui-même, et de traverser cette épreuve du feu d'une saine sévérité, notamment avec le premier tome du Message du Graal, sera également capable d'en découvrir et reconnaître la grande valeur et l'immense richesse.


C'est la raison pour laquelle, déjà à son époque, Abd-ru-shin s'exprimait lui-même à ce sujet en ses termes:


"En vérité, cela résonne bizarrement, mais c'est, hélas!, un fait objectif, que la plus grande partie des êtres humains ne sait pas du tout ce que cela signifie lorsque je dis que la parole doit être minutieusement "examinée" par chacun, afin qu'à partir de sa conviction intime il puisse vivre en fonction d'elle.

Examiner n'est pas critiquer, mais c'est là quelque chose qui fait largement défaut à l'être humain: le ressenti intérieur! Et c'est ici que se présente le premier écueil.

Ce ressenti intuitif libre de préjugés, l'être humain ne le connaît plus, mais il approche toutes choses avec sa propre petite dose de sagesse, pour tout évaluer d'après elle. Cette faute, presque chacun la commet. Mais ceux qui pèchent le plus en cela, ce sont les associations et, avant tout, les rédactions des journaux, dans l'illusion qu'elles doivent absolument dire quelque chose, lorsqu'un membre ou un lecteur questionne, bien qu'elles n'aient, bien souvent, pas le temps d'aborder sérieusement la question.

Si donc la petite dose de savoir personnel n'y suffit pas, ainsi que cela n'est que trop naturel vis-à-vis de la Parole Vivante, on se met alors, plus ou moins, à "faire de l'esprit", en brocardant ou raillant, en partie par réelle étroitesse d'esprit, en partie pour masquer ainsi sa propre incapacité. Maintenant, celui à qui il est commode de se reposer sur une sagesse terrestre de ce genre, qui s'y conforme ou s'en irrite, celui-là devient victime de cette commodité corruptrice pour lui, néglige l'instant où le Salut l'a effleuré, et court à sa perte.

Quant à ceux qui propagent, légèrement, un tel malheur, au travers de leurs "traits d'esprit", qu'ils ne font que trop volontiers briller en voulant enseigner, leurs victimes s'accrocheront à eux dans l'Au-delà, telles un fardeau, de telle sorte qu'ils ne pourront plus, un jour, parvenir à l'Ascension que lorsque toutes leurs victimes auront trouvé le chemin vers les Hauteurs, pas avant! Ce que cela signifie, tout chercheur peut facilement se l'expliquer.

Sur cet écueil de la commodité, consistant à écouter les autres, à aller d'abord chercher l'opinion des autres, nombreux, à nouveau, sont ceux qui échouent, exactement comme pour l'écueil de l'incapacité d'un juste examen.

Le véritable examen, que j'ai tant de fois exigé, requiert, dès l'abord, la tension des facultés personnelles et de la propre force! Et ainsi s'y trouve aussi étroitement et simultanément lié, dans la fonction de réciprocité, ... le réveil de chacun en particulier, pour lui-même. La bénédiction, liée à l'effort, suit donc immédiatement. Elle ne peut, cependant, jamais survenir, lorsque quelqu'un prend pour base l'opinion d'autrui.

L'examen, donc le sérieux ressenti intuitif, chaque être humain doit donc le réaliser pour lui seul, tout à fait tranquillement, dans son intérieur. Il doit écouter en lui-même! Il doit prêter l'oreille pour percevoir si se présentent en lui-même des résonances analogues, à l'encontre d'une conception ayant existé jusqu'ici.

[...]

Quant à celui qui ne peut pas suivre spirituellement le Message du Graal, il est mieux pour lui qu'il poursuive sa route, sans y prêter attention, plutôt que de vouloir manifester à son sujet les traits de sa sagesse; car l'heure ne tarde pas où il aimerait, mais alors trop tard, réfléchir à quelque chose de meilleur, cependant que son actuelle puérile présomption forme une lourde meule de pierre qui le retient. - -

* * *

Le Message du Graal saisit tous les êtres humains par leur point le plus faible: leur présomption nourrie pendant des millénaires! C'est le pourquoi de tant de susceptibilité, de tant de sourires railleurs, et, encore davantage, de l'indulgence d'une apparente supériorité, qui n'exprime que trop distinctement le plus profond dépit et témoigne précisément, au bout du compte, de ce que dit le Message du Graal au sujet de l'humanité. Dans toutes leurs pirouettes, virevoltes, voltefaces, railleries, emportements, haines et vouloir-être-avisés, ils montrent à l'observateur réfléchi, ainsi que dans le plus clair des miroirs, l'existence effective de tout ce qu'ils veulent ne pas reconnaître et combattre! Mais la lutte est complètement vaine! C'est bien dommage pour la force ainsi déployée; car cette Vérité maintient tout avec une inexorable fermeté et Elle triomphe. Cette fois, les rébellions et les pirouettes ne serviront à rien aux êtres humains.

Ils ne font ainsi que se paralyser eux-mêmes et, dans l'épuisement qui en résulte, ils doivent aller par le fond, ou alors ils doivent se décider à s'engager sur la bonne voie. Déjà à présent, et pour leur salut, cela se fixe en de nombreuses âmes, même si cela n'est d'abord perceptible que par l'inquiétude, jusqu'à ce qu'un jour, de façon inattendue, la claire flamme de la sainte Reconnaissance jaillisse à travers les scories qui la recouvrent encore aujourd'hui et qui, malgré l'opposition, remplissent leur fonction, en développant, grâce à la lourde résistance, jusqu'à l'intensité la plus grande, toute la force de l'étincelle couvant sous elles. Donc, le mal doit, lui aussi, désormais, être profitable au bien."

"Toutes sortes de choses remarquables" [12-09]
"L'Appel" Cahier 10-11-12 (juin 1928)

De même:

"Ce que les êtres humains disent, aujourd'hui, de mon Message et de mes réponses aux questions, m'est parfaitement égal. Il m'est indifférent que cela leur plaise ou non. Les approbations les plus chaleureuses me touchent tout aussi peu que les lettres d'enseignement bien intentionnées, ou que les attaques acharnées, que celles-ci soient du genre correct ou méprisant. Je sais que pour beaucoup d'esprits humains l'heure n'est plus éloignée en laquelle ils briseront violemment la limitation de leur ne-pas-pouvoir-comprendre, du fait de la détresse des âmes. Ainsi seulement ils apprendront alors à comprendre et à saisir mes paroles, ce qu'ils doivent faire, s'ils ne veulent pas sombrer dans leur confusion actuelle. "

"Déclaration-finale" [12-11]
"L'Appel" Cahier 10-11-12 (juin 1928)
Par Alexandre Emmanuel - Publié dans : Le Message du Graal (Divers)
- Voir les commentaires - Recommander
Il est indispensable, surtout pour les nouveaux lecteurs et étudiants débutants du Message du Graal, de se pencher quelque peu sur les notions essentielles utilisées par Abd-ru-shin pour aborder et transmettre le Savoir de la Création, la connaissance de sa structure et de son organisation.

Deux de ces principales notions sont celles exprimées par les termes allemands "wesenlos" et "wesenhaft", traduits jusqu'ici d'abord par les expressions "insubstantiel" et "substantiel", puis, plus récemment, par les mots "inessentiel" et "essentiel".

En fait, concrètement, dans le Message du Graal, Abd-ru-shin utilise le terme "wesenlos" ("insubstantiel", "inessentiel") pour caractériser Dieu, le Pur-Divin, le Créateur, l'Origine de la Vie, si tant est que cela puisse être possible, et, par opposition, le terme "wesenhaft" ("substantiel", "essentiel") pour désigner tout ce qui existe en dehors de Dieu, donc tout ce qui fut créé, s'est formé et développé, par la Volonté du Créateur.

Et, afin de bien comprendre toute la portée de ces désignations, ainsi que les notions fondamentales qu'elles véhiculent, il nous faut les examiner plus précisément.

Tout d'abord, pour en comprendre la signification, il suffit de décomposer ces termes en distinguant le radical commun "wesen" et le suffixe "haft", d'une part, et "los", d'autre part. Ainsi, "wesenlos" signifie textuellement "sans wesen", tandis que "wesenhaft" veut littéralement dire "avec wesen".

Quant au terme "wesen", il est assez complexe à cerner et à traduire. En général, deux types fondamentaux de traduction sont possibles: on peut en effet traduire le substantif "wesen", d'une part, par les termes "essence", "nature", "genre", et, d'autre part, par les mots "entité", "créature", "être créé" ou "être formé", désignant ainsi, alors, "ce qui a pris forme".

Mais pour aller plus loin, il est nécessaire de se pencher sur l'étymologie du terme "wesen". Or, en allemand, le participe passé du verbe "sein", le verbe "être", se forme en "gewesen". Il y a donc incontestablement un lien entre le verbe "être", la notion de l' "être", et le mot "wesen". Pour l'approfondissement, on peut ici renvoyer à l'étude de l'étymologie du verbe "être" que fait Martin Heidegger dans son "Introduction à la métaphysique", publiée en 1935.

Disons simplement ici que Heidegger dégage trois racines principales du verbe "être" pour les langues indo-européennes:

1) "Es", du sanskrit "Asus" qui signifie la "Vie", le "Vivant", désignant ainsi plutôt l'Absolu, l'Infini (illustré par l'infinitif) qu'est l'Être, en tant qu' "Être-Vie", "Être-Origine".

2) "Bhû" ou "Bheu", dont dérive le grec "fuo" ou "phuo", qui signifie "croître", "s'épanouir", mais aussi "fuein", qui veut dire "briller", et "fusiz" ou "phusis", la "nature", désignant ainsi l'être qui s'épanouit, parvient à la conscience et à la forme, et se développe dans le temps.

3) "Ves" ou "Wes", du sanskrit "vasami", qui veut dire "demeurer", "habiter", et dont provient le vieil anglo-saxon "wesan", qui signifie "être" dans le sens d' "exister", "rester", "demeurer", "habiter", désignant ainsi l'être qui demeure, dans le temps et la durée, autrement dit l' "étant" de chaque chose, c'est-à-dire, de quelque chose, "ce que cela est", son essence, son genre, sa nature, ses caractéristiques, qualités, attributs, et ainsi, par extension, ce qui a pris forme, poids et mesure, ce qui est dicible et descriptible, ce qui est créé, formé, développé, et qui s'inscrit ainsi forcément dans l'existence, le devenir et le temps.

Evidemment, il s'agit là d'un condensé d'analyse et de réflexion sur cette étude de Heidegger, avec ses raccourcis, présenté succinctement dans un souci de simplification et de concision, seulement dans ses grandes lignes.

Ainsi, une autre traduction des termes allemands originaux utilisés par Abd-ru-shin dans son Message du Graal est possible. On peut, en effet, prendre pour base, comme équivalent du radical "wesen", afin de transcrire en français cette notion d' "étant", le participe présent "ens, entis" du verbe "esse", le verbe "être" en latin. Ce qui donne donc: pour les adjectifs "wesenlos" et "wesenhaft", respectivement, "inentéallique" et "entéallique"; pour les substantifs "die Wesenlosigkeit" et "die Wesenhaftigkeit", "l'Inentéallité" et "l'Entéallité"; enfin, pour les adjectifs subtantivés "ein Wesenhaftes", au singulier, "die Wesenhaften", au pluriel, on obtient respectivement "un entéal", "des entéaux", termes désignant alors, par extension, les entités ayant pris forme dans la Création et donnant forme à tout ce qui existe, donc les façonneurs de forme, dont font partie les entités de la Nature agissant dans la Matérialité.

On peut ainsi à juste titre désigner Dieu, le Pur-Divin, la Lumière-Originelle, comme "inentéallique", c'est-à-dire, à partir de ce qui a été dit, comme "sans étant", "dépourvu d'étant", puisqu'il s'agit de la Pure Vie Créatrice, Absolue, Infinie, Eternelle, Indicible, sans forme et sans limite. Par opposition, on peut qualifier tout ce qui existe en dehors de Dieu-Créateur, donc tout ce qui a pris forme dans l'irradiation de la Lumière-Vie, comme "entéallique", c'est-à-dire "avec étant", "pourvu d'un étant", cela désigne alors ce qui est créé, formé, façonné, développé, ce qui a pris forme, poids et mesure, ce qui est limité à soi-même, donc
nettement défini, déterminé, mesurable, dicible.
Par Alexandre Emmanuel - Publié dans : Le Message du Graal (Divers)
- Voir les commentaires - Recommander

Présentation

  • : Les Hauteurs du Graal
  • leshauteursdugraal
  • : Blog consacré au "Message du Graal", "Dans la Lumière de la Vérité", de "Abd-ru-shin"
  • : 20/02/2008
  • Retour à la page d'accueil

Recommander

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés